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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 20:46
Ségolène Royal médiatrice ?


La Région Poitou-Charentes a décidé d'apporter 500 000 euros d'aide pour soulager les difficultés des familles des marins-pêcheurs.

Lire aussi le communiqué de Ségolène Royal à ce sujet





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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 18:52



Ouverture par Ségolène Royal des 4èmes Rencontres le 23 mai 2008 Maison de la Région Poitou-Charentes


1) 1ères Rencontres 2005 : le Budget Participatif des Lycées

Je me souviens de nos 1ères Rencontres, en juin 2005. La nouvelle majorité régionale était élue depuis moins d'un an.

Nous avions pris devant les électeurs l'engagement de mettre la démocratie participative en pratique, non pas comme un petit supplément d'âme sur des sujets périphériques mais comme une démarche permanente appliquée aux priorités de l'action régionale.

Nous avons présenté, dans cet hémicycle, le Budget Participatif des Lycées créé quelques mois plus tôt et le choix qui était le nôtre: commencer par le coeur de métier historique des Régions françaises, les lycées, et un domaine qui engage, en Poitou-Charentes, presque le quart du budget régional.

Notre conviction était que la participation des citoyens ou des usagers d'un service public ne doit pas être une vague consultation aux règles floues et aux conséquences opérationnelles incertaines. Cette forme de démocratie doit donner à ceux qui acceptent de s'y engager un vrai pouvoir d'influer sur les politiques conduites en leur nom et, dans le cas des Budgets Participatifs, d'orienter la dépense publique.

Ce n'est pas la même chose, en effet, de concéder à la marge une petite enveloppe ou de permettre de peser sur les orientations budgétaires d'une collectivité. C'est pourquoi nous avons décidé d'affecter chaque année à notre Budget Participatif la somme globale de 10 millions d'euros.
(...)

2) 4èmes Rencontres 2008 : Ateliers Participatifs et Jurys Citoyens

Je sais que l'expression « jury citoyen» est souvent mal comprise, en France, à cause de son rapport avec les jurys d'Assises et peut laisser croire qu'il y a là un pouvoir de condamnation. C'est pourquoi nous les appellerons Ateliers Participatifs d'évaluation citoyenne.

Nous voilà maintenant en 2008 et je suis heureuse, à l'occasion de ces 4èmes Rencontres, de vous annoncer que nous venons de franchir un nouveau pas en mettant en place ces Ateliers Participatifs tirés au sort et chargés d'évaluer l'efficacité des politiques régionales dans différents domaines où la Région intervient.

C'est, là aussi, un engagement que nous avions pris devant les électeurs.
(... )

3) La remise en cause de nos façons de travailler

Cela suppose d'accepter l'impact en retour de la démocratie participative sur nos façons de travailler. Ce choc-là n'est pas le moindre ! Pour les élus comme pour les fonctionnaires. Il a bousculé l'idée que chacun se faisait de l'exercice de son mandat ou de son métier.

Nous avons été confrontés à une obligation de transparence et de reddition des comptes que je crois salutaire mais qui constitue une petite révolution culturelle, parfois vécue comme déstabilisante. Chacun, cependant, s'est peu à peu aperçu de l'intérêt qu'il y avait à pouvoir s'appuyer sur l'intelligence collective des citoyens. Les préjugés et les préventions ont battu en retraite. Et c'est pour moi une grande satisfaction de découvrir que, de lui-même, tel ou tel service de la Région prend aujourd'hui l'initiative d'une démarche participative qui lui semble aller de soi.

Ces citoyens que certains disaient trop ignorants pour juger en connaissance de cause, trop égoïstes pour se hisser au niveau de l'intérêt collectif, trop naturellement dépensiers pour optimiser la dépense publique, trop ceci ou pas assez cela,

eh bien ils se sont révélés à l'usage fort sensés, fort responsables, capables de poser des questions très pertinentes et d'effectuer des choix judicieux.
(...)


4) Légitimité politique et expertise d'usage des citoyens

Budget Participatif ou Atelier Participatif d'évaluation citoyenne, c'est la même conviction qui nous anime : les citoyens ont une légitimité politique à s'occuper des affaires communes non seulement lors des rendez-vous électoraux mais pendant toute la durée d'une mandature. Ils ont en outre une expérience concrète de ce qu'ils vivent quotidiennement, une expertise d'usage que des traditions politiques jacobines, un certain tropisme technocratique et une conception souvent frileuse de la démocratie nous ont, en France, trop longtemps dissuadés de mobiliser.
(...)

5) Pour des politiques publiques réactives

Au fil d'une assez longue expérience politique, j'ai souvent constaté que des politiques publiques animées des meilleures intentions pouvaient rater leur objectif, ne pas atteindre ceux auxquels elles étaient destinés ou les enferrer dans la situation dont elles devraient les aider à sortir ou encore s'accompagner d'effets pervers non pris en compte à l'origine. Les signaux d'alerte ne fonctionnent pas toujours et elles continuent sur leur lancée jusqu'à la prochaine échéance électorale comme s'il s'agissait de tankers trop lourds à manier pour qu'on rectifie le cap en cours de traversée.

Ma conception de l'action publique est à l'inverse. Il faut, bien sûr, fixer un cap et des objectifs auxquels mesurer les résultats. Mais, de nos jours, les politiques publiques doivent être plus réactives. Elles doivent pouvoir être ajustées, chemin faisant, aux attentes des citoyens et être rectifiées dans une temporalité plus brève que l'écart entre deux mandats.

L'expertise technique est nécessaire mais elle doit pouvoir être croisée avec l'expertise citoyenne. La modernisation de l'action publique comme la revitalisation de la démocratie sont à ce prix. C'est pour cela que nous mettons en place des Ateliers Participatifs Citoyens qui évaluent nos politiques dans différents domaines : les bourses d'aide à la création d'activités et d'emplois, la lutte contre le changement climatique, les actions variées mises en place dans les lycées, le micro-crédit régional, l'installation des jeunes agriculteurs, etc.

6) Un faux procès en populisme

Je me souviens d'avoir parlé pour la première fois des Jurys Citoyens en 2002, à la tribune de l'Assemblée nationale. Dans l'indifférence générale. En 2004, nous avons intégré ce projet dans notre programme régional pour la mandature. Mais lorsqu'en 2006, je les ai à nouveau évoqués, quel tollé !

Je vous fais grâce de tous les noms d'oiseaux dont on m'afffubla alors mais je ne résiste pas au plaisir de vous citer cet extrait d'une des charges les plus virulentes : « Depuis plusieurs années, on cherche par tous les moyens à donner le pouvoir à des non élus pour éviter et contourner le suffrage uninversel. Des peureux et des battus, des riches, des prétentieux, certains intellectuels, des ratés et j'en passe, veulent gouverner sans l'onction du peuple. C'est contraire aux principes fondamentaux de la République. On sait bien que tout cela déborde très vite sous la pression des petits justiciers de chef-lieu de canton qui crient plus fort que les autres. Pourquoi aussi ne pas embarquer les élus sur un cheval et les emmener dans la pampa pour les pendre haut et court, comme au bon vieux temps du Far West ? Trêve de plaisanteries : la démocratie est fragile et doit rester à l'abri des gadgets ».
(...)

7) Démocratie participative et démocratie représentative : mieux exercer son mandat

J'entends dire, parfois, que la démocratie participative nierait la compétence et ferait bon marché de la responsabilité élective. Quel contre-sens ! La démocratie participative n'est pas l'ennemie de la démocratie représentative mais son renfort, son complément, son aiguillon indispensable.

Ici, en Poitou-Charentes, ces confusions nous font sourire car les élus régionaux savent bien, d'expérience, que, loin de les dessaisir, le Budget Participatif et les Ateliers Participatifs d'évaluation citoyenne les aident à mieux exercer leur mandat et à agir plus juste.

Je ne crois pas, chers amis venus de Suède, de République dominicaine et de Catalogne, que vous viviez la démocratie participative que vous mettez en pratique comme un amoindrissement de vos responsabilités. Chez vous comme chez nous, les élus qui s'engagent dans ces démarches ne sont pas masochistes mais soucieux de renouer avec la force originelle de la démocratie : le droit égal de tous à prendre part aux affaires communes.

8) Tirage au sort : mieux refléter la diversité sociale

J'ajoute que mon expérience personnelle de responsable politique m'a très tôt convaincue de ce que nombre d'enquêtes de terrain mettent également en évidence : les dispositifs participatifs fondés sur le volontariat tendent à rassembler en priorité ceux qui ont l'habitude de s'exprimer, ceux sont assurés de leur compétence culturelle, technique ou civique, ceux qui ont le temps. Généralement sous-représentés : les femmes salariées qui ont de jeunes enfants (du fait de la double journée qui pèse prioritairement sur leurs épaules), les salariés de toutes origines qui sont les moins qualifiés, les jeunes aussi.

J'en ai tiré deux leçons :

– la plupart des gens n'ont pas de temps à perdre dans des réunions sans enjeux ou des simulacres de participation où ils ne peuvent peser sur rien d'essentiel ;

– le tirage au sort permet, s'il est bien fait, de corriger cette sous-représentation structurelle de catégories entières de la population, à commencer par les milieux populaires.

Je suis donc très heureuse que, dans l'Atelier Participatif Citoyen chargé d'évaluer nos politiques régionales de lutte contre le changement climatique, se soient mêlés (grâce à un tirage au sort appuyé sur les données socio-démographiques régionales de l'INSEE) des actifs et des chômeurs, des retraités et des mères au foyer, des salariés du public et du privé, des ouvriers et des cadres, des enseignants et des artisans, venus de nos différents territoires urbains et ruraux.

9) L 'espoir que ce ne soit pas pour rien

J'ignore, à ce stade, ce qu'il nous en dira dans l'Avis qui sera remis publiquement aux élus régionaux le 23 juin et les propositions qu'il formulera. Car la Région, initiatrice et organisatrice de cet Atelier Citoyen, a pris soin de ne pas assister à ses discussions et à ses délibérations pour ne pas les influencer.

Ce que je sais c'est ce que les participants nous ont dit de l'expérience qu'ils ont vécue : leur étonnement d'avoir été contactés et d'être pris au sérieux, l'envie suscitée lorsqu'ils en ont parlé autour d'eux, leur prise de conscience de problèmes dont ils n'étaient pas familiers, l'effort fait par chacun pour s'approprier un sujet complexe et tenir un rythme de travail intensif, leur volonté d'élaborer ensemble un Avis motivé et sérieux, dans une ambiance où la parole de chacun était respectée.

Leur espoir, surtout, que ce ne soit pas pour rien : que la Région tienne parole en leur donnant clairement les raisons pour lesquelles, le cas échéant, elle refuse certaines de leurs propositions et en leur indiquant précisément les conséquences concrètes qu'elle tire des propositions qu'elle retient pour améliorer ou réorienter ses politiques.
(...)

10) 2002 : 1ère occasion manquée

C'est pourquoi je voudrais élargir mon propos à ce que je tiens pour quelques rendez-vous manqués de mon pays avec la démocratie participative. Et cela malgré les expériences qui, depuis quelques années, se développent à l'initiative d'élus motivés. Depuis un quart de siècle, nous avons décentralisé, hardiment au début des années 80, plus confusément au début des années 2000. Il le fallait. Cela n'a pas toujours été fait dans l'équité financière ni avec un grand souci de cohérence et de solidarité territoriale. Et cela n'a que très peu contribué à démocratiser le fonctionnement de nos institutions.

Les espaces ouverts à la participation des citoyens ont toujours été des plus modestes et des plus encadrés. Rien de décisionnel, que du consultatif, du facultatif et, souvent, du cosmétique.

Lors de la discussion parlementaire de la loi de 2002 qui a institué les conseils de quartier, l'expression « démocratie participative » a très vite cédé la place à celle, minimaliste, de « démocratie de proximité ».

Les conseils de quartier, dont la création devait initialement concerner toutes les communes de plus de 20.000 habitants, n'ont finalement été rendu obligatoires que pour celles de plus de 80.000 habitants.
(...)

11) 2003 : 2ème occasion manquée

En 2003, cette fois sous un gouvernement de droite, nouveau rendez-vous manqué à l'occasion d'une réforme qui inscrit dans notre Constitution la décentralisation mais toujours pas la démocratie participative.

Je m'en tiens ici à ce qui concerne la participation des citoyens (il y aurait beaucoup à dire du reste !) : tout juste a-t-on concédé, au titre de ce que le Premier Ministre de l'époque avait pompeusement baptisé « République des proximités », un modeste droit de pétition qui permet aux citoyens de solliciter l'inscription d'un sujet à l'ordre du jour d'une collectivité. Et encore ce droit mineur était-il encadré par de strictes conditions pour ne pas, comme l'a dit alors un sénateur, donner lieu « à des demandes répétées ou abusives ».

Le referendum d'initiative locale qui a, lui, une portée décisionnelle fut réservé aux exécutifs des collectivités territoriales. Démocratie fort descendante et bien peu ascendante.
(...)

12) Participer : une injonction paradoxale

Depuis ces deux rendez-vous manqués, nous sommes toujours sous le règne de l'injonction paradoxale : participez, répète-t-on aux citoyens sur tous les tons, mais si vous parlez trop fort, on vous coupera la parole, si vous sortez des clous, on vous tapera sur les doigts et, de toute façon, les choses importantes se passent ailleurs.

Quand j'entends stigmatiser à tort et à travers l'égoïsme, l'individualisme, la fixation sur les intérêts particuliers, le désintérêt pour la chose publique et autres défauts sempiternellement imputés à nos concitoyens, je me dis qu'en démocratie, on récolte ce qu'on sème.
(...)

13) 2008 : 3ème occasion manquée

Aujourd'hui, voilà qu'à nouveau on s'apprête à modifier notre Constitution (le tiers de ses articles) et que l'occasion n'est, une fois encore, pas saisie d'y faire entrer la démocratie participative. On modifie quelques équilibres entre l'exécutif et le législatif, encore que, dans l'exercice effectif du pouvoir, les choses risquent d'être moins radieuses que ce qui est annoncé.

Mais, pour les citoyens, on n'a quasiment rien prévu si ce n'est la possibilité de saisir le Conseil Constitutionnel dans le cadre d'une procédure juridique que le justiciable considérerait comme contraire aux droits fondamentaux constitutionnellement garantis et la création d'un Défenseur des Droits du Citoyen qui réunit trois Autorités indépendantes jusque là distinctes. Je n'ai rien contre mais le compte n'y est pas !

Pas de garantie claire, non plus, sur l'éventualité d'introduire enfin le référendum d'initiative populaire que nombre de pays voisins pratiquent depuis belle lurette.

Et pas un mot de ce qui constitue depuis toujours le frein majeur à toute démocratisation de la démocratie française : le Sénat et son mode d'élection archaïque, injuste, qui garantit depuis un demi-siècle l'inamovibilité d'une majorité de droite quelles que soient, dans le pays, les alternances politiques.

Tout se tient : une démocratie représentative verrouillée et la mise à distance obstinée de quelque forme que ce soit de démocratie participative.
(...)

14) La démocratie participative pour réussir des réformes justes

Je ne commenterai pas ici l'exercice très particulier du pouvoir qui se donne aujourd'hui à voir à la tête de l'Etat. J'observe simplement qu'une fois encore, on traite avec bien peu d'égards ce tiers encombrant, ce tiers intempestif, ce tiers sans lequel, en démocratie, rien n'est possible : le citoyen. On le harcèle de sondages, on convoite périodiquement ses suffrages, mais on n'attend pas de lui qu'il s'implique, réfléchisse et propose avec d'autres.

J'observe également qu'à surjouer la toute-puissance du chef solitaire, on récolte l'inefficacité, la déception, les conflits.

Je ne crois pas aux « réformes » qui s'abattent sur les citoyens comme un oukase. Même quand elles sont animées de principes de justice, elles doivent être débattues et, le cas échéant, amodiées par une discussion démocratique qui, de nos jours, doit associer bien plus largement et plus directement élus et citoyens.

On ne pilote plus comme avant les sociétés complexes qui sont les nôtres.

On ne décide plus comme avant dans les situations d'incertitude qui sont désormais notre lot.

On ne consent pas d'efforts sans avoir débattu de leur bien-fondé et pu arbitrer entre les priorités. La concertation avec les corps intermédiaires (associations, syndicats) est nécessaire. La consultation directe des citoyens l'est aussi.

15) De l'importance des questions pour des réponses efficaces et une démocratie forte

J'entends dire, parfois, que poser des questions prouve qu'on n'a rien à dire.

Je crois, tout au contraire, qu'interroger les citoyens sur leurs attentes et sur les effets des politiques publiques, leur permettre de peser effectivement sur leur définition et leur conduite, cela enrichit l'action dont on a la charge, renforce la légitimité des décisions politiques, aide à mieux assumer ses responsabilités électives et, au bout du compte, ce que je ne crains pas d'appeler le leadership politique.

La démocratie participative n'est pas le risque d'une démocratie faible mais la condition d'une démocratie forte, capable d'empoigner son temps et de vaincre pire que la peur de l'avenir : la peur de ne pas avoir d'avenir.

J'entends dire, parfois, que les gens n'ont que faire des questions et se moquent bien qu'on les interroge : ce qu'ils veulent, ce sont des réponses.

Bien sûr, les Français veulent des réponses aux difficultés qui les assaillent mais pas n'importe quelles réponses : des réponses efficaces parce que construites avec eux, témoignant d'une juste perception de leurs craintes et de leurs espérances, attentives aussi à ce qu'ils sont capables de proposer.

Les bonnes réponses procèdent des questions bien partagées et bien posées.

Le temps passé à y réfléchir avec celles et ceux qu'elles concernent directement n'est pas du temps perdu : c'est du temps gagné pour l'action.

A tous ceux qui croient pouvoir sauter directement aux réponses sans prendre le temps des questions, je dédie cette phrase de Saul Alinski, dans le sillage duquel Barak Obama fit jadis ses classes d'organisateur de quartier à Chicago : « Ce n'est pas un hasard, écrivait Saul Alinski, si le point d'interrogation ressemble à une charrue renversée qui retourne la terre dure des vieilles croyances et la prépare pour de nouvelles semailles »...

16) Pas une affaire de « pédagogie » ou de « communication » !

J'entends aussi dire, parfois, que la démocratie participative doit se borner à une « pédagogie » des élus à destination des électeurs. Mais cela se saurait si les dysfonctionnements actuels de notre démocratie se limitaient à un banal problème de « communication » ou de « pédagogie » !

Cette conception verticale, paternaliste, d'une parole qui circule à sens unique : de ceux qui savent (élus, experts) à ceux réputés ne pas savoir ou ne pas comprendre (citoyens, usagers), cette conception-là est totalement dépassée.
(...)

17) Des règles formalisées pour un contrat participatif loyal

Pour ne pas être un leurre ou une promesse mal tenue, la participation citoyenne suppose quelques règles du jeu claires et formalisées car elles sont la base d'un engagement réciproque, d'un contrat participatif loyal. Les procédures n'ont pas besoin d'être sophistiquées à l'extrême car je crois qu'en matière de démocratie participative, le mieux, s'il débouche sur des usines à gaz, devient vite l'ennemi du bien. Elles doivent garantir que les conditions de la délibération citoyenne ne sont pas biaisées, instrumentalisées, manipulées car, comme l'a écrit Bernard Manin, « la décision légitime n'est pas la volonté de tous mais celle qui résulte de la délibération de tous ». Cela suppose une information contradictoire, l'égalité de traitement des participants et, en contre-partie de leur engagement, le pouvoir d'influer effectivement sur tout ou partie de la décision.
(...)

18) Des nos Rencontres annuelles à quelques coopérations européennes

Ces Rencontres annuelles, ce sont aussi des amitiés et des complicités qui débouchent sur des coopérations au long cours. Je pense aux projets européens qui associent aujourd'hui le Poitou- Charentes, la Catalogne et la Toscane.

Je pense en particulier à celui qui nous permettra d'organiser, en novembre prochain, une Assemblée participative électronique qui se déroulera simultanément dans nos trois Régions sur le thème du changement climatique.

Je pense aussi au Réseau Européen pour la Démocratie participative dont avons jeté ensemble les fondations pour mettre en commun les bonnes pratiques et favoriser la construction d'un savoir commun accessible à tous.
(...)

Lire le texte entier

Lire aussi la contribution de Françoise Ménard, vice-présidente de la région Poitou-Charentes


Consulter le site de démocratie participative en Poitou-Charentes :





 
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 23:04


La Région invite le grand public à découvrir in situ des réalisations inovantes et des modèles dans le domaine des énergies renouvelables et de l'écoconstruction. Ces réalisations ont bénéficié du soutien de son soutien.

Ces journées portes ouvertes, organisées les 16, 17 et 18 mai chez des particuliers ou dans des entreprises, s'inscrivent dans le cadre du projet European Solar Day organisant la première édition des Journées européennes du solaire.

Première Région à organiser un Printemps des énergies renouvelables, la Région Poitou-Charentes est aussi la seule Région « partenaire associée » des Journées européennes du solaire.

Cent quatre-vingts participants ouvrent leurs portes pour montrer et inciter à suivre l'exemple de leurs réalisations. A voir :

  • des installations solaires thermiques ;
  • des installations photovoltaïques ;
  • des installations performantes de chauffage au bois ;
  • des constructions de qualité environnementale avec des maisons bois, terre crue ou paille ;
  • des installations de géothermie ou pompe à chaleur ;
  • des presses à huile végétale ;
  • une éolienne ;
  • une unité de méthanisation.

Plus d'infos : suivez ce lien...

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 23:26

Journée de tous les citoyens de l'Union Européenne : Il y a 58 ans, le 9 mai 1950, Robert Schuman présentait sa proposition d'organisation de l'Europe pour le maintien de relations pacifiques, connue sous le nom de "déclaration Schuman" et considérée comme l'acte de naissance de l'Union Européenne. Aujourd'hui, l’Union Européenne continue à agir sur le quotidien des habitants de Poitou-Charentes en soutenant des projets menés sur l'ensemble du territoire avec pour objectifs la compétitivité et l’attractivité de notre région, l'innovation, la création d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité, le développement durable. Pour permettre à chacun de s'informer rapidement et simplement sur l'action de l'Union Européenne en région, la Présidente du Conseil Régional et le Préfet de région ont souhaité développer un site Internet dédié aux nouveaux programmes européens 2007-2013, opérationnel en septembre 2008.

Plus d'infos :
suivez ce lien...

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 22:14
 
 

Ségolène Royal« Pour la troisième année, la Région présente le rapport de ses activités. Soumis aux élus régionaux lundi, il révèle notre souci de transparence et l'importance que nous accordons à vous rendre des comptes.

Ce bilan 2007 témoigne aussi de l'utilité des aides et de notre volonté de les faire évoluer selon vos besoins autant que nécessaire, grâce à une bonne évaluation. Il reflète enfin la forte implication des élus et des services de la Région au service d'une vie meilleure pour tous en Poitou-Charentes. »

Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes

 

Découvrez le bilan 2007 de l'action régionale : Comme les élus régionaux s'y sont engagés en 2004 au titre de la transparence, poitou-charentes.fr vous propose de découvrir tous les projets soumis aux élus lors des réunions du Conseil Régional avant le vote. Les projets de délibération de la Session du 31 mars sont ainsi en ligne sur poitou-charentes.fr, dont le bilan d'activités 2007.
En avant-première et en 250 pages très documentées, découvrez un panorama concret et complet de la situation de Poitou-Charentes et de l'activité de la Région l'année passée. L'action régionale en 2007, c'est entre autres :

  • pour l'éducation

  • pour la formation

    • 12 211 stagiaires de la formation professionnelle rémunérés,
    • 500 nouvelles places supplémentaires d'apprentis du BEP au bac + 5 pour porter le nombre d'apprentis à 14 395, soit une hausse de 14% par rapport à 2004  
    •  
  • pour l'environnement

    • 1 089 chauffe-eau solaires individuels installés en 2007, soit en cumulé 4 329 chauffe-eau et plus de 25 000 m² de capteurs solaires installés grâce au Fonds Régional d'Excellence Environnementale Région / Ademe ;
    • 711 000 arbres plantés depuis 2004 dans le cadre de l'opération « Un habitant un arbre » ;
    • 104 maisons bois financées en 2006 et 2007 dans le cadre du plan « 1000 maisons bois économes en énergie » ;
    • 65 000 tonnes équivalent CO² évitées par an grâce au Plan Régional Initiatives Climat  
    •  
  • pour l'agriculture et les cultures marines

    • 100 projets individuels de diversification agricole aidés ;
    • 443 éleveurs soutenus ;
    • aide à l'installation de 140 jeunes agriculteurs ;
    • soutien à 50 opérations de modernisation des entreprises aquacoles et des navires de pêche
    •    
  • pour la culture

  • pour le sport

    • 21 505 places de matches mises à disposition ;
    • 83 manifestations, 45 clubs amateurs et 10 clubs professionnels aidés, soit plus d'un million de personnes ayant assisté à un spectacle sportif soutenu par la Région  
    •  
  • pour le logement

    • 259 logements programmés dans le cadre d'un plan régional unique en France « 100% de logements sociaux Très Haute Performance Energétique »   
    •  
  • pour les transports

    • augmentation de 6% du trafic TER, de 9% de ses abonnés et de 17% des détenteurs de la Cartes Jeunes TER

     

       pour les technologies de l'information

    • 136 espaces publics numériques et 240 accès publics à Internet aidés par la Région recensés sur le territoire de Poitou-Charentes ;
    • 135 créateurs d'entreprises ayant bénéficié du « chèque TIC » ;
    • 4 500 logements sociaux bénéficiaires de la technologie du courant porteur en ligne afin d'offrir ainsi de nouveaux services aux locataires et aux bailleurs à bas prix

     

      pour la santé, l'adolescence et les personnes en situation de handicap


Retrouvez  ici  tout le bilan d'activités 2007 

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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 23:09

« En quatre ans seulement, le Budget Participatif des Lycées a prouvé sa pertinence bien au-delà de nos espérances : associer tous les membres de la communauté éducative des lycées et EREA aux décisions qui les concernent, c'est la bonne méthode.

En 258 rencontres par an, avec une participation en constante augmentation, plus de 1000 projets ont été votés - 1015, précisément. Une meilleure écoute, c'est aussi une administration plus réactive et une dépense publique plus efficace. »
Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes


Ségolène Royal 


Le Budget Participatif des Lycées passe le cap des 1000 projets


 Pour Denis, lycéen au LPII (Chasseneuil-du-Poitou), le BPL c'est clairement positif. Les preuves sont là : en moins de quatre ans, plus de 20 000 jeunes et adultes ont adopté cette nouvelle façon de décider dans les Lycées et EREA de Poitou-Charentes. « Le fait de décider tous ensemble, lycéens, professeurs, administration, c'est déjà très bien ! Et en plus, c'est une vraie expérience de la citoyenneté ! ».

Le résultat ? Il parle de lui-même : pas moins de 1015 projets votés à ce jour dans les assemblées du BPL. Pour quoi faire ?
  • mieux vivre au lycée, dans les internats, les Maisons des Lycées et Foyers Socio-Educatifs, les restaurants scolaires, équipements sportifs, etc ;
  • exprimer les talents lycéens, se cultiver et manifester sa solidarité, avec par exemple la création de salles de musiques, de théâtre, de radios lycéennes, mais aussi des formations au secourisme ou le développement des échanges inter-lycées en France, en Europe, en Afrique, etc ;
  • faire avancer l'excellence et l'éducation environnementales, en choisissant d'installer des panneaux solaires dans les établissements, d'adopter le tri sélectif dans des classes, etc ;
  • offrir de meilleures conditions de travail à toutes les catégories de personnel dans les établissements : aménagement de salles pour les professeurs, pour les agents techniques, amélioration des accueils - vie scolaire, etc.
Plus d'infos ? Pour découvrir en photos et cinquante écrans quelques-uns des 1015 projets déjà adoptés, suivez ce lien... Et pour visiter le site du BPL, suivez ce lien...

 
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 01:11
undefined« Le bio, c'est bon pour la diversification de nos productions agricoles, pour la protection de notre eau potable et pour l'emploi en région. C'est bon aussi pour le pouvoir d'achat quand on travaille le développement des circuits courts, c'est-à-dire les relations directes du producteur au consommateur.

Forte de l'étude sur la structuration de la filière Agriculture Biologique en Poitou-Charentes, la Région vient de lancer son Plan Agriculture Biologique pour la période 2008-2012. Malgré le défaut de crédits de l'Etat pour la conversion et la concurrence des marchés de produits agricoles conventionnels, notre objectif est que 5 % de la surface agricole régionale, près de 90 000 hectares, produise bio en 2012. »

Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes

Un nouveau plan régional pour l'Agriculture Biologique
Poitou-Charentes aujourd'hui, ce sont 449 exploitations « bio », soit une place de 10ème région française pour l'Agriculture Biologique. Pour amplifier son soutien, et après avoir notamment déjà décidé de servir 850 000 repas bio dans les lycées en 2007-2008, le Conseil Régional a adopté lundi 25 février un plan quinquennal pour soutenir la production et la consommation de produits issus de l'Agriculture Biologique en région.

Reposant sur une étude sur la structuration de la filière Agriculture Biologique en Poitou-Charentes, il prévoit huit grandes actions : 
*soutien aux producteurs engagés dans une conversion à l'Agriculture Biologique ou souhaitant reprendre une exploitation qui bénéficiait auparavant du Signe Officiel de Qualité Agriculture Biologique, ceci afin de maintenir en agriculture biologique les exploitations qui changent d'exploitant. 
*développement des circuits courts entre la production et la consommation avec la création de 20 nouveaux points de vente de produits issus de l'Agriculture Biologique. 60 producteurs seront engagés dans cette action. 
*mise en place d'outils de stockage et de transformation afin de remédier au déficit existant dans les secteurs des céréales, des oléo-protéagineux, de la viande ovine et bovine, du lait. 
*promotion d'une alimentation de qualité tout en développant les filières Agricoles Biologiques :
-objectif 2007-2008 : atteindre 10 % de repas biologiques servis en restaurants scolaires soit 850 000 repas. -objectif 2010 : atteindre au moins 20 % de produits issus de l'Agriculture Biologique régionale dans les repas de la restauration lycéenne. 
*conversion en Agriculture Biologique de l'exploitation agricole du Lycée de Venours. 
*ouverture de formations en Poitou-Charentes sur l'Agriculture Biologique, ses modes de production et de distribution. 
*développement de la recherche agronomique, en partenariat avec l'INRA. 
*soutien aux structures d'animation et de coordination de l'Agriculture Biologique, telles que l'association Agrobio Poitou-Charentes.

En savoir plus...



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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 19:03
Ségolène Royal a exprimé « son indignation et sa colère à l'encontre de la décision du Ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables de recaler le projet de charte du Parc du Marais poitevin ». La Présidente de Région, qui a exprimé ce mécontentement par téléphone au Ministre Jean-Louis Borloo dénonce « cette décision incompréhensible, prise une nouvelle fois sans réelle concertation avec les organismes compétents que sont la Fédération des Parcs Naturels Régionaux ou le Conseil National de Protection de la Nature et contre l'avis de la commission d'enquête publique. Elle va à l'encontre des positions favorables prises par la grande majorité des collectivités territoriales. »

La Région Poitou-Charentes s'associera à la Région Pays de la Loire pour contester cette décision devant le Conseil d'Etat.

Lire
l'intégralité du communiqué



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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 23:19

Plan Numérique Régional : Etre exemplaire, impulser une dynamique régionale autour du développement des usages, mutualiser les actions régionalesportées par nos différentes collectivités ou partenaires : tels sont nos objectifs et nos premières actions menés à travers le plan Numérique Régional de Poitou-Charentes.

Ségolène ROYAL

Pour que chacun bénéficie de l'Internet haut débit y compris dans les zones rurales actuellement mal desservies, l'Etat et la Région ont décidé jeudi 14 février lors d'un Comité Régional Unique de Programmation d'affecter à la résorption des « zones blanches » des fonds du Contrat de Projets 2007-2013 et des Programmes Opérationnels européens dont la Région assure la gestion.

Cela va permettre d'améliorer la couverture haut débit:

  • dans les Deux-Sèvres, 49 stations WIMAX sont prévues, le plus souvent sur des points hauts existants (chateaux d'eau, pylônes), ce qui permettra une couverture Internet sur plus de 200 communes. La Région versera 1,5 million d'euros de subvention et 2,2 millions d'euros du FEDER dont elle assure la gestion;
  • dans la Vienne, 21 stations vont être installées (10 supplémentaires sont prévues après évaluation), pour couvrir 278 communes, avec la même préoccupation d'utilisation des points hauts. La Région versera 1,9 million d'euros de subvention et 2,5 millions d'euros de FEDER.

Concrètement, ces crédits serviront aux travaux nécessaires pour faire avancer la couverture du territoire régional en haut débit par WiMax, c'est-à-dire par ondes radio.
Plus d'infos sur le Plan Numérique Régional : ici


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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 23:38

« Elle s'appelle Sabine, c'est un portrait sensible de Sabine Bonnaire par Sandrine Bonnaire, sa soeur la plus proche », comme l'expliquent les producteurs. Récit de l'histoire d'une autiste de 38 ans à travers des archives personnelles, filmées par la comédienne sur une période de 25 ans, le fim est aussi un témoignage de sa vie aujourd'hui dans une structure adaptée à Montmoreau, en Charente. De juin 2006 à février 2007, Sandrine Bonnaire y a tourné ce long métrage qui est aussi sa première oeuvre en tant que réalisatrice.

Soutenu par la Région au titre de ses aides à la production cinématographique en Poitou-Charentes, Elle s'appelle Sabine contribue aussi à changer le regard sur le handicap : un objectif pour lequel la Région agit dans l'ensemble des politiques qu'elle conduit.


Pour connaître toutes les dates de diffusion dans les cinémas de Poitou-Charentes, rendez-vous sur cinema.poitou-charentes.fr

 
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