Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 22:43

 

Repost 0
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 20:23

 

 

 

73754 1600660909919 1637944400 1441271 1780178 n

 

C'est une Ségolène Royal très enthousiaste qui a défendu, jeudi soir sur BFMTV, la Banque publique d'investissement (BPI) dont elle est la nouvelle vice-présidente. "C'est une nouvelle énergie pour l'ensemble de nos entreprises. Les entrepreneurs doivent savoir qu'ils ont désormais un outil financier à leur disposition."

A lire aussi - La BPI sur la voie Royal

"Cette banque aura une priorité : aider les entreprises à changer de taille et à grandir, a-t-elle poursuivi. En Allemagne, cela fonctionne bien. La BPI va non seulement apporter des soutiens financiers, mais aussi moderniser le regard sur le monde économique et l'entreprise."

"Je ne suis pas rémunérée, je suis là pour servir"

Elle a par ailleurs répondu aux critiques de la présidente du Medef sur la BPI, qui jugeait sa nomination "étrange". "Laurence Parisot devrait venir dans ma région pour voir comment les entreprises se sentent épaulées. Elle devrait faire en sorte qu'au sein du Medef, certaines entreprises baissent leur train de vie et certains patrons leurs salaires provoquants. La réussite économique, elle n'est ni de droite ni de gauche."

Elle a enfin répété qu'elle n'avait pas été désignée par ses "copains" du gouvernement, comme le laissait entendre la droite, mais "par l'ensemble des 26 régions. Je ne suis pas rémunérée, je suis là pour servir."

Son objectif désormais ? "Rester vigilante pour que la BPI reste une banque publique."

 

Repost 0
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 07:43

Le Nouvel Observateur

 

Créé le 20-02-2013 à 12h13 - Mis à jour à 13h00

 

Ségolène Royal. (MAXPPP)

Ségolène Royal. (MAXPPP)
SUR LE MÊME SUJET

La présidente de la région Poitou-CharentesSégolène Royal, devrait être désignée, jeudi 21 février, vice-présidente de laBanque publique d'investissement (BPI), a annoncé son président, le patron de la Caisse des dépôts Jean-Pierre Jouyet. "Compte tenu de ses capacités en termes de communication, elle pourra jouer un rôle important en tant que porte-parole", a-t-il estimé. Sauront-ils faire bon ménage ?

Premier engagement de campagne de François Hollande, la BPI a pour but de réunir derrière un guichet unique diverses institutions se partageant aujourd'hui le soutien aux entreprises : la Caisse des dépôts et le Fonds stratégique d'investissement, la banque publique Oseo, et enfin Ubifrance, chargé d'accompagner les entreprises à l'export. L'idée est ainsi d'offrir à l'Etat un bras armé économiqueintervenant à plusieurs échelles. Les entreprises bénéficiant de ses services seront sélectionnées selon des critères définis par ses dirigeants. Mais parmi ces derniers, certains sont issus de cultures différentes.

Deux visions d'une même banque

D'un côté, une culture bancaire centralisée, représentée par son président Jean-Pierre Jouyet. Cet inspecteur des finances, ancien directeur du Trésor et de l'Autorité des marchés financiers, semble avant tout soucieux de la crédibilité financière de la nouvelle institution, qu'il voit s'en tenir à donner aux entreprises le moyen de s'adapter à une conjoncture économique difficile. Pas question donc pourla BPI de venir en aide "aux canards boîteux", avait ainsi déclaré Jean-Pierre Jouyet au sujet du siteArcelorMittal de Florange, annonçant clairement la couleur dès sa nomination.

De l'autre côté, Ségolène Royal, qui porte l'idée de cette BPI depuis des années, semble en avoir une vision un peu différente. Elle le confiait le 12 janvier dernier lors d'une visite de l'usine Alstom de La Rochelle avec Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France et qui siège également au conseil d'administration de la nouvelle banque. "Les dossiers de la BPI se décideront au niveau local", disait alors l'ancienne candidate à la présidentielle. "Oseo, la CDC et le FSI, avec leurs rivalités, c'est un canard boîteux administratif. Et si elles fonctionnent comme des banques, ça ne marchera jamais !"

L'opposition, gage d'efficacité

Balayant d'un trait les craintes de voir les élus locaux se livrer au clientélisme, en poussant par exemple pour que certaines entreprises condamnées économiquement mais connues de longue date obtiennent des crédits, la présidente de Poitou-Charentes expliquait qu'au contraire, aujourd'hui, c'étaient les banques qui demandaient aux entreprises si elles avaient reçu l'aide de la Région avant de s'engager : "Elles savent que nous avons les compétences techniques qu'elles n'ont pas pour examiner les projets".

Mardi, l'élue s'est ainsi félicitée des commandes de voitures Mia, ex-Heuliez, entreprise pour laquelle elle s'est beaucoup impliquée :

 

 

Très bonne nouvelle pour les salariés de Mia (ex Heuliez):500 voitures électriques commandées par l'Ugap et une commande du Mexique en vue!

 

 

 

La région a bien fait de tenir bon avec cette PME. Beau symbole , l'avant veille de la réunion du CA de la Banque publique d'investissement

 

l'administration bancaire. "Quand on voit les salaires des patrons, toute cette administration… aucun élu ne se permettrait d'avoir leur train de vie. Contrairement aux banques, il y a un contre-pouvoir au conseil régional : l'opposition !" déclarait-elle le 12 janvier à La Rochelle.

Elle a insisté sur cette exemplarité mardi sur Twitter : 

 

Au sein du Conseil d'administration de la BPI, comportement exemplaire : fonction gratuite, pas de rémunération et surveillance des dépenses

 

Les deux visions sauront-elles se compléter ?

 

Repost 0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 16:45

Benoît Biteau, installé près de Saujon, prône une agriculture écologique. Il prêche par l'exemple et en vit normalement.

 

Benoît Biteau a réintroduit la prairie sur son exploitation et zéro chimie, quand elle pèse jusqu\'à 60% du budget de fonctionnement d\'une exploitation classique. Une aberration économique selon lui. Photo I. D.

Le conseil régional comme le Salon de l'agriculture sont ses tribunes. Benoît Biteau, installé près de Saujon, prône une agriculture écologique. Il prêche par l'exemple et en vit normalement.
Benoît Biteau a réintroduit la prairie sur son exploitation et zéro chimie, quand elle pèse jusqu'à 60% du budget de fonctionnement d'une exploitation classique. Une aberration économique selon lui. Photo I. D. 

Ce matin à Paris, il rencontre le nouveau président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Xavier Beulin, modèle type de l'agriculture industrielle triomphante, son exact contraire. Mardi prochain, il sera au Salon de l'agriculture pour la journée des régions et la remise du trophée de l'agriculture durable qu'il a remporté en 2009.

 

Ce vendredi à Poitiers, il assistera à la commission permanente du conseil régional où il siège aux côtés de Ségolène Royal depuis un an.


Benoît Biteau vit à cent à l'heure, porté par sa passion, la terre. Il est à la tête d'une exploitation de 180 hectares à Sablonceaux, près de Saujon: 180 hectares en culture bio (orge, pois blé, lentilles, etc.) «zéro chimie». «Quand je me suis installé en 2006, mon père me disait: ''pas de traitement, pas de récolte''. L'été suivant, je l'ai prié de faire la moisson de l'orge de brasserie. Vu le rendement, il a depuis reconsidéré son a priori. C'est mon plus beau succès.»

Moustache à la José Bové, cheveux jais attachés en catogan, allergique au costume cravate, Benoît Biteau n'aura pas eu besoin d'une année de mandat pour se faire entendre au conseil régional. Sa voix porte dès qu'il est question d'agriculture, irrigation, élevage, lait, circuits courts. L'opposition ne s'y frotte pas. Il a de l'épaisseur. Fils et petit-fils d'agriculteur, 43 ans, il a vécu plusieurs vies. Ses racines plongent loin. «Dans l'agronomie, celle du bon sens paysan, forgée par des siècles de savoir-faire, que les deux dernières générations ont remplacée par la technique et la chimie.»

«Ils sont lobotomisés!»

Armé de deux BTS agricoles, il a été jeune directeur d'un bureau d'études en irrigation et drainage puis, au sein d'une coopérative, technicien chargé de l'adaptation à la nouvelle politique agricole commune (PAC). «J'ai dû suivre 500 dossiers individuels courant 1992 et 1993, une bonne formation aux arcanes de Bruxelles», se souvient-il. Dans le même temps, il fut aussi un coureur cycliste amateur de haut niveau, avec deux participations au Tour de Poitou-Charentes. Il a refusé la «chimie», déjà, et n'a pas franchi l'échelon pro.

 

À 27 ans, il a repiqué aux études. Quatre ans plus tard, il sortait major de sa promotion de l'Enita de Bordeaux, diplôme d'ingénieur agro en poche. Retour dans le monde coopératif, toujours dans sa Saintonge natale, ingénieur en développement. L'orge de brasserie puis le maïs destiné au pop-corn en Charente-Maritime et Sud-Charente, ce sont ses idées.

«Jusqu'à la fusion de coopératives, la goutte qui fait déborder le vase, le symbole de la fuite en avant de l'agriculture intensive. Je ne pouvais plus faire le grand écart entre mes convictions pour une agriculture réinventée et un boulot alimentaire», résume-t-il avec des mots durs pour les dirigeants coopérateurs. Il a le style direct: «J'ai le sentiment qu'ils sont lobotomisés, dans un moule destructeur qu'ils ont accepté sans broncher.»

En 1999, Benoît Biteau est recruté par le Parc du Marais poitevin. Il en sera le directeur adjoint en charge de l'hydraulique, de l'environnement et de l'agriculture, missionné aussi pour créer un conservatoire des espèces rares, sa passion annexe.

 

Il a sur sa propre exploitation des chèvres poitevines, des baudets du Poitou et des traits mulassiers poitevins, une race de chevaux menacée d'extinction. Il restera sept ans au parc. Il y croisera Ségolène Royal, qui en était alors la présidente. «Elle connaissait le sujet. Elle était exigeante, mais savait formidablement valoriser notre travail.»

 

La preuve par l'exemple


Ségolène Royal avait de bonnes raisons pour le recruter en 2010. Il avait le bon profil pour faire contrepoids aux Verts qui avaient choisi de faire liste à part au premier tour.

 

Entre un solide dossier sur la nouvelle PAC remise à Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture, et sa collaboration aux films documentaires écologistes de son copain Jean-Paul Jaud, Benoît Biteau veut croire que de nouvelles graines lèveront. Foi de terrien.

 

http://www.charentelibre.fr/2011/02/16/pour-un-changement-agricole-radical,1021764.php

Repost 0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 16:01

 

 

 

logoregionPC.gif

 

 

Sur proposition de Ségolène Royal, la Région Poitou-Charentes a adopté le 15 février son Schéma Régional Climat Air Énergie.


L’ambition de la Région à travers ce Schéma Régional Climat Air Énergie, réalisé en concertation avec les associations, collectivités et professionnels du secteur, est de :

  • réduire les consommations d’énergie de 20% à l’horizon 2020 et de 38% à l’horizon 2050, plus rapidement qu’à l’échelle européenne ;
  • développer les actions en faveur des énergies renouvelables pour les porter à hauteur de 33% à l’horizon 2020. 

Les actions mises en œuvre dans le cadre de ce schéma s’articulent autour de 6 grands axes :

  1. Efficacité énergétique et maîtrise de l’énergie (secteurs du bâtiment, de l’urbanisme et de l’industrie, éclairage public) ;
  2. Réduction des émissions de gaz à effet de serre (mobilité, fret et agriculture durables, recours aux matériaux bio-sourcés) ;
  3. Développement des énergies renouvelables (actions par filières et menées par l’ensemble des acteurs) ;
  4. Prévention et réduction de la pollution atmosphérique (information sur les émissions des polluants atmosphériques et la qualité de l’air, information sur les expositions aux polluants) ;
  5. Adaptation au changement climatique dans les domaines suivants : ressources en eau ; agriculture, sylviculture et conchyliculture ; biodiversité ; aménagement urbain et bâtiment ; santé ; risques naturels ;
  6. Information au public (formation des acteurs, exemplarité, développement de l’éco-citoyenneté).

La Région accélère son avance dans le domaine des énergies renouvelables :
méthanisation, transports propres, solaire électrique.

 

Les documents sont téléchargeables sur les liens ci-dessous

Repost 0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 11:31

blogSR2010def

 

 

PAS CONTENTE - Comme l’ont annoncé les Echos, "la facture d’électricité pourrait bondir de 30% d’ici à 2017". Une forte augmentation qui pourrait être imputable, pour "plus du tiers", au coût des énergies renouvelables.

 

Cette information a fait fortement réagir Ségolène Royal, pas franchement heureuse de cette hausse prévisionnelle de l'énergie et de la stigmatisation du coût des énergies renouvebales.

 

Ainsi, la présidente de la Région Poitou-Charentes a-t-elle ciblé "une propagande inadmissible" de la part d’EDF comme elle l’explique dans un tweet enragé :

 

Ségolène Royal @RoyalSegolene

Propagande inadmissible d'EDF qui attribue aux énergies vertes la hausse des factures. Et le gouffre EPR? Et la sécurité nucléaire?

 

 

Des propos aussitôt relayés par François de Rugy, patron des députés EELV, ainsi que par Sergio Coronado, député EELV, qui a retweeté la remarque de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle, regrettant, avec humour, d’avoir perdu des followers en accomplissant un tel acte.

 

sergio coronado @sergiocoronado

Je retwitte Ségolène Royal et je perds des followers. :-(

Repost 0
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 16:55

 

Si vous aimez les produits frais et cultivés localement, les magasins « de la Fourche à la Fourchette » sont faits pour vous... avec 4 nouvelles opérations soutenues le 19 novembre par la Région. Alors n'hésitez plus !

Par l'Appel à projets « de la Fourche à la Fourchette en Poitou-Charentes», qui sera renouvelé en 2013, la Région soutient les magasins fermiers en vente directe. Les produits s'acheminent directement du producteur fermier au consommateur tout en :

  • développant une production et une consommation durable et responsable,
  • favorisant une agriculture de proximité,
  • renforçant le lien au territoire.

A ce titre, 4 nouvelles opérations ont été soutenues par la Région Poitou-Charentes lors de la Commission Permanente du 19 novembre 2012 :

 

SARL Plaisirs Fermiers à Niort (79)

Créée par 9 producteurs fermiers des Deux-Sèvres, cette société a été soutenue par la Région pour la création d'un premier magasin fermier. Le 19 novembre, pour faire face à la demande, la Région a voté une aide au financement pour l'extension du magasin avec l'agrandissement :
  • de la chambre froide,
  • du laboratoire de découpe,
  • de la salle de lavage,
  • de la création d'une cuisine destinée à la fabrication de plats cuisinés.
Ce projet va permettre la création de 2 nouveaux emplois.


SARL Les Délices du Terroir à Niort (79)

Il s'agit de la construction d'un second magasin fermier sous l'enseigne "Plaisirs fermiers". Ce magasin d'une surface de 260 m2 est situé sur la zone de Sainte Pezenne. 7 des 9 producteurs de la SARL Plaisirs Fermiers sont à l'origine de ce second magasin auxquels se sont associés 2 nouveaux producteurs de la région.

Ce projet s'accompagne de la création de 6 emplois.

 

Association Panier de nos Campagnes à La Rochelle (17)

Il s'agit de l'extension du magasin fermier "Panier de nos campagnes" ouvert depuis septembre 2009 à la périphérie de La Rochelle. Le doublement de la surface de vente permet de créer une meilleure organisation et valorisation des produits. L'extension permet également :

  • d'accueillir de nouveaux producteurs,
  • d'améliorer l'efficacité énergétique du magasin
  • de proposer une nouvelle gamme de produits tels que le sel ou la viande d'autruche.

Les produits proviennent exclusivement des exploitations en proximité et sont de saison.

Ce projet permet de transformer les 2 emplois à temps partiel en temps complet.

 

GIE Ferme de Varenne à Tonnay-Charente (17)

Le GIE Ferme de Varenne regroupe 7 exploitations agricoles qui a pour objectif la création d'un grand local de vente de produits fermiers. A ces 7 exploitations s'ajoutent 12 autres qui fourniront le local de vente avec leurs produits via des contrats d'engagements réciproques GIE/Producteurs.

Une large gamme de produits seront disponibles (viande bovine, volaille, fruits et légumes, vins, céréales, miel, huile de noix, fromages de vache et de chèvre, sel, ...).

 

Repost 0
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 16:34

 

 
Ségolène Royal n'a pas hésité à entraîner sa majorité pour sauver Heuliez, en chômage partiel. Ségolène Royal n'a pas hésité à entraîner sa majorité pour sauver Heuliez, en chômage partiel.

 

Le conseil régional a misé, à nouveau, sur l’industriel deux-sévrien. Une prise de risque que Ségolène Royal et des élus de droite assument.


Une nébuleuse pour l'opposition, « une chance énorme » pour la majorité régionale. Le carrossier Heuliez SAS, basé à Cerizay qui vient de se recentrer sur son cœur de métier, va recevoir 2,4 M€ de la région Poitou-Charentes, qui rentre au capital de la société deux-sévrienne.


 " Nous n'avons pas le droit de ne pas agir "

 

En fait, la Région a transformé son avance remboursable en participation. Ségolène Royal n'a pas hésité une seconde pour entraîner sa majorité régionale dans ce nouveau tour de table « quand on a la chance d'avoir un patron comme François De Gaillard à la tête de cette entreprise ». Le P-DG, qui a travaillé outre-Rhin, pourrait sauver la société, actuellement en chômage partiel. Un constructeur automobile allemand (*) confierait, à Heuliez, les pièces détachées de modèles anciens à fabriquer. Le donneur d'ordre fournirait même l'outil au sous-traitant.


L'enjeu est important pour les 300 salariés. Pas pour certains élus de droite qui s'interrogent sur le carrossier : « Nous n'avons aucun résultat, pas de bilan, aucune information financière » s'inquiète Philippe Rabit. « C'est une galaxie d'entreprises Heuliez, pour Olivier Chartier, qui ne comprend pas la stratégie de la Région en terme d'investissement ? ».

 

L'opposition, constructive, réclame plus de transparence pour voter en connaissance de cause. Ségolène Royal n'a pas le temps d'attendre. Et le fait savoir : « Nous n'avons pas le droit de ne pas agir. Ça dépend de notre territoire. C'est un combat permanent et une prise de risque. »


A une large majorité
Philippe Mouiller, l'élu UMP des Deux-Sèvres, qui connaît bien le dossier, interroge la présidente de Région : « Quel message doit-on porter aux entreprises en difficultés sur notre territoire ? » Réponse de Ségolène Royal : « Ces entreprises doivent se présenter à la Région. » L'élue PS tend la main à la droite en proposant d'associer un de leurs membres à l'agence PME de la Région. La délibération est adoptée à une large majorité, les voix de l'opposition deux-sévrienne y contribueront. Les autres s'abstiendront. Affaire à suivre. Naguère, la collectivité territoriale avait voté 5 M€ pour l'entreprise Mia Électric.

Repost 0
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 09:31

 

 

                                                                                                                                   

La Ministre déléguée aux Droits des femmes le 25 février à Poitiers

 

Ségolène Royal approuve la volonté de Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes,

de s’appuyer sur l’expérience de la Région Poitou-Charentes et de venir voir les réalisations intéressantes en matière d’accès à l’égalité et à la parité pour mener les actions innovantes de son Ministère.


Najat Vallaud-Belkacem sera en déplacement le 25 février prochain à la Maison de la Région pour une rencontre avec 100 femmes qui ont mené une action exemplaire en région Poitou-Charentes, suivie d’un débat sur l’entreprenariat féminin à partir des expériences menées en région et pouvant servir d’exemple nationalement.


En effet, la Région Poitou-Charentes a engagé de nombreuses actions innovantes depuis plusieurs années :

  • le « Pass-Contraception » qui fut difficile à faire accepter, mais qui est aujourd’hui repris par de nombreuses régions,
  • les Bourses Régionales Désir d’Entreprendre qui ont été augmentées pour les femmes,
  • la charte d’engagements réciproques où les entreprises aidées par la Région s’engagent à obtenir l’égalité dans le recrutement entre homme et femme, le déroulement de carrière et le niveau de salaire,

  • l’entrée facilitée sur le Service Public Régional de la Formation Professionnelle,
  • l’accompagnement des femmes pour la Validation des Acquis de l’Expérience
  • la lutte contre les violences faites aux femmes,
  • l’accompagnement aux métiers dits « masculins ».

La Région a également mis en oeuvre des actions pour faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie de famille, actions de formation avec notamment

« Femmes, osez d’autres métiers ».

 

Parce que les femmes sont les premières victimes de la pauvreté, la Région a créé le micro-crédit et le soutien aux familles monoparentales.

Repost 0
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 11:50

 

 

Dévoilé depuis vendredi, son rapport fait déjà du bruit. Thierry Tuot, 52 ans, est conseiller d'État. En 2000, ce spécialiste des questions d'intégration publie sous pseudonyme le livre Les indésirables, dans lequel il se montre intraitable avec l'action de l'État. Dix ans plus tard, il récidive avec un rapport intitulé "La grande nation : pour une société inclusive", commandé par Jean-Marc Ayrault lui-même, et dans lequel il suggère de créer un "titre de tolérance", qui vise à régulariser progressivement les clandestins non expulsables. Une proposition qui n'a pas été bien accueillie par Manuel Valls, qui ne souhaite "aucune régularisation massive". Qu'importe, le conseiller d'État n'estime pas avoir les bonnes solutions. Mais il veut jeter les bases d'un débat sain. Entretien :

 

Le Point.fr : Vous critiquez d'emblée "l'invocation rituelle" des grands symboles de la nation française comme facteurs d'intégration. "Dans quel monde faut-il vivre pour croire un instant opérante la frénétique invocation du drapeau ?" écrivez-vous. C'est un discours que peu de gens tiennent...

Thierry Tuot : Il faut s'adapter aux réalités et ne pas partir d'une réalité que l'on voudrait se faire de la France. D'une certaine façon, on vient tous d'arriver en France. Le drapeau français, il faut y être attaché. Mais il faut arrêter d'invoquer à tout-va les grandes mannes de la République. Et de ne traiter la question de l'intégration que par des injonctions morales et moralisatrices. Les valeurs et les objectifs, c'est important bien sûr. Mais concrètement après, on fait quoi ? L'intégration ne concerne pas que les immigrés, mais également ceux qui vivent avec. Je n'ignore rien du "syndrome du petit Blanc", comme on l'appelle parfois, pour désigner ceux qui vivent dans les quartiers défavorisés.

"Préjugés", "fausses vérités"... Il faut, selon vous, en finir avec les propos qui instrumentalisent l'intégration. La France doit avoir un discours "fier, conquérant, réaliste". Ce sont là les bases de ce que vous appelez une "société inclusive" ?

Depuis trente ans, le Front national nous promet l'apocalypse pour le lendemain. La vérité, c'est que ça va plutôt bien. Mais il y a trop peu d'experts qui pourraient apporter une solution plus nuancée. La France doit impérativement relancer le financement de la recherche. Elle doit avoir conscience que le rang d'un pays dépend de son ouverture à l'étranger. Sinon, on se contente de fausses vérités qui sont le miroir des attentes de ceux qui les écoutent. Le Haut Conseil à l'intégration (HCI) doit être réformé et doit pouvoir donner chaque année les chiffres des flux migratoires. On doit pouvoir séparer les migrants qui viennent pour le travail de ceux qui viennent pour étudier ou rejoindre leur famille.

Les immigrés viennent d'Afrique ? Faux ! Les quatre cinquièmes viennent d'Europe. On ne nous parle que des quartiers, alors qu'une grande partie des immigrés vivent en milieu rural. Et pourquoi craindre un choc démographique musulman, alors qu'il y a un effondrement de la natalité dans les classes immigrées ? Lorsque les partis politiques évoquent la question de l'intégration, ils se bornent à parler d'immigration et de flux migratoires. Le discours doit être plus bienveillant. Il faudrait mener une étude sur l'équilibre des régimes sociaux depuis 1960. Je suis convaincu qu'en matière de vieillesse, de maladie et d'accidents du travail, les immigrés ont plus rapporté à l'État qu'ils ne lui ont coûté.

Dans votre rapport, vous accordez une place significative à la mémoire. Cela passe par l'installation de carrés musulmans dans les cimetières, la rénovation des foyers de travailleurs migrants ou encore un meilleur accès au droit des personnes âgées issues de l'immigration. C'est fondamental, selon vous ?

C'est même vital. Il faut célébrer la mémoire, cesser d'effacer la trace immigrée dans notre histoire. Arrêtons d'agiter les grands mots et regardons plutôt leur signification. "Patrie", ça veut dire quoi ? La terre des pères. Si les parents d'enfants immigrés ne sont pas enterrés en France, alors la France n'est pas leur terre. C'est aussi simple que cela. L'insalubrité des foyers de travailleurs migrants est également un enjeu de taille. Si on les laisse en l'état, l'enfant se dit : "Regardez comment vous traitez mon père, comment il est enterré, comment vous me traitez à l'école et dans les quartiers."

L'intégration est peu prise en compte dans la politique de la ville ou dans l'accès au logement social...

Il faut arrêter de s'acharner à distinguer les publics, on n'y arrivera jamais. La solution est de mener une politique territoriale efficace. Pour le logement social, il faut une prise de décision locale mais transparente, objective, démocratique. Combien de personnes sont devant nous ? Et pourquoi certaines qui sont derrière nous sur la liste sont-elles finalement prioritaires ? Les foyers modestes sont persuadés que les étrangers sont favorisés pour obtenir une HLM et inversement. Il faut clarifier tout ça, c'est une question de paix sociale. Cécile Duflot m'a dit qu'elle était très intéressée par les propositions du rapport et s'est penchée sur la question.

Par ailleurs, nous devons faire ce que la France fait très bien : créer de la valeur ajoutée avec de la réglementation. Nous pourrions prévoir certaines dérogations aux règles d'urbanisme. Par exemple, autoriser dans un immeuble la construction d'un étage supplémentaire, si le propriétaire s'engage à faire de ses biens des logements sociaux.

Et concernant la lutte contre les discriminations, que reste-t-il à faire ?

Dans la classe politique, la haute fonction publique, ou encore les hôpitaux, il y a peu de gens issus de l'immigration. Si ne serait-ce qu'un dixième des juges avait la même couleur de peau que les prévenus assis sur le banc, je suis persuadé que cela changerait la donne. Pourquoi y a-t-il de telles discriminations ? À cause du recrutement dans les facultés, du système de parrainages dans les écoles ? S'il n'y a pas de personnes originaires des quartiers dans votre entreprise, demandez-vous pourquoi ! Il faut crédibiliser notre discours, le rendre cohérent. Sinon l'enfant ne comprend pas et se rebelle. "Et aujourd'hui, que reste-t-il à un enfant des quartiers ? Rien. La Harley Davidson, ça ne marche plus !"

 

Repost 0

Recherche

Pages