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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:29

La lettre de Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes

« Ces poèmes comptent beaucoup pour moi.

Je ne vivrais pas heureux sans eux »

(août 2011)

 

 

 

Alors âgéde 88 ans, Stéphane Hessel a présenté88 poèmes d'auteurs français, anglais et allemands les trois langues maîtrisées par cet Européen accompli qu'il avait la fierté de connaître par cœur et aimait réciter entre amis, en public ou simplement pour lui-même, en marchant dans les rues, en prenant le métro.

 

Intitulé« O ma mémoire : la poésie, ma nécessité », cet ouvrage disponible en édition de poche porte en exergue ces vers d'Apollinaire qui en explicitent le titre :

«Mon beau navire, ô ma mémoire,

Avons-nous assez navigué».

 

Dans la belle introduction qui précède ce recueil, Stéphane Hessel écrit qu'au soir de sa vie, le temps lui a semblé venu d'évoquer ce goût de la poésie qui n'a cessé de vivre en lui, de le rendre heureux et confiant, de nourrir ses combats et de l'aider à affronter les

épreuves de l'histoire.

 

Ces poèmes, certains appris très jeune, d'autres beaucoup plus tard, ont été, nous dit-il, « la plus nécessaire des ressources » pour celui qui se décrit comme « un ruminant de poésie » désireux de transmettre à son tour ses «plaisirs de haute gourmandise ».

 

La poésie, pour lui, était fille de la complexité(terme cher à son ami Edgar Morin) et de la transparence, c'est pourquoi il recommandait de l'accueillir avec un esprit multiple et un cœur simple.


Il remerciait les poètes, créateurs d'imaginaires et de langues affranchies des discours dominants, de soustraire ceux qui les écoutent aux chaînes de l'ordre établi.

Ils nous protègent, n'a cessé de penser Stéphane Hessel, « contre l'automatisation, contre la rouille » qui menacent, si l'on n'y prend garde, nos façons de vivre, de penser et de dire l'amour, la révolte, la lutte, la réconciliation, nos sentiments et nos convictions.

 

Du moins était-ce ainsi qu'il aimait Villon le rebelle, Apollinaire dont il ne se lassait jamais, Keats qu'il tenait pour « un ruisseau de pur plaisir poétique », Ronsard dont les mots simples réussissent une combinaison explosive de la beauté, de l'amour et de la mort, Rimbaud l'indispensable, Rilke le compagnon du temps de vie et du temps d'approche de la mort, Joachim du Bellay et ses sonnets d'un exiléévoquant avec nostalgie l'amour de la patrie, les romantiques allemands, l'humour de Queneau et tous ces autres qu'il avait en

mémoire et en bouche.

 

La poésie, ultime recours, ultime secours

 

Stéphane Hessel raconte comment, dans les moments les plus dramatiques qu'il dut affronter, la poésie lui fut d'un immense secours.

 

Il se souvient du jeune homme de 26 ans, arrêtépar la Gestapo, démasquécomme agent venu de Londres et dont le sort semblait scellé: il allait mourir. Pour sa jeune femme et comme ultime message, il inscrivit sur un bout de papier un vers d'un sonnet de Shakespeare qu'il aimait particulièrement et le glissa, à certains égards soulagé,

dans la poche de sa veste.

 

Plus tard, emprisonnédans le camp de Rottleberode, c'est un poème d'Edgar Poe qui lui permit d'affronter ces nuits sans sommeil où, entassés nombreux sur les bas-flancs, il fallait éviter de bouger, ne pas bousculer un voisin mort de fatigue : « aucun poème, écrit-il, ne m'a mieux aidédans cette position que Le Corbeau de Poe, dont les vers de huit pieds, en strophes symétriques, s'écoulent sans grand effort de mémoire et dont le refrain, «Nevermore » (jamais plus), qui a troubléBaudelaire et inspiré Mallarmé, peut faire émerger une forme de sérénitéqui s'apparente au sommeil et en remplace les bienfaits ».

Dans les baraques glaciales des camps de Buchenwald, Schönebeck puis Dora, c'est le Cimetière marin de Valéry qu'il se remémore, qui l'apaise et l'aide àtenir.

 

Quand il est, àBuchenwald, menacé de pendaison, c'est dans le souvenir du mythe d'Orphée et Eurydice, dans la force de ce drame antique qu'il puise cette certitude qui ne l'a jamais quitté : la mort n'est pas plus forte que la vie car elle en est l'envers, l'expérience

suprême, non la fin mais l'accomplissement, ce qu'il en appelle «le seuil accueillant ».

 

Une source de sérénitéface à la mort

 

A plusieurs reprises, dans le texte introductif à son recueil de poèmes, Stéphane Hessel y revient : l'émotion poétique, nous dit-il, fut pour lui source de liberté et de sérénitéface àla mort, vers laquelle il souhaitait aller sans angoisse mais plutôt avec gratitude, comme l'écrivain qui inscrit le mot «fin » au terme de l'oeuvre achevée.

Peut-être, ajoute-t-il, est-ce là le secret de ma singulière relation avec la poésie : sa manière d'unir la vie et la mort plutôt que des opposer, la mort comme présence qui encadre la vie, le poème comme un pont jeté entre la beauté et la mort.

 

D'Apollinaire qu'il aimait tant, il appréciait qu'il ait franchi «la fausse clôture entre la vie et la mort »car il savait, en poète, que l'une et l'autre ne font qu'une.

Il remerciait les poètes de lui permettre de faire, l'âge venant, l'expérience de ce qu'il ne craint pas d'appeler « cet état à demi-amoureux de la mort »: « plus je remue de poésie dans ma tête, plus j'en éprouve l'apaisante proximité ».

 

Des poèmes rassemblés dans cet ouvrage, Stéphane Hessel disait aussi : « chacun de ceux d'oùme parvient une émotion particulière me prépare àmieux accueillir la mort ».

Et de citer une lettre de Rilke qui décrit ce va et vient entre ceux d'avant et ceux d'après dans un monde ouvert à tous, les vivants et les morts, les butineurs du visible et les abeilles de l'invisible.

 

Les vertus de la mémoire et le plaisir de connaître par coeur

 

Stéphane Hessel fut un homme de mémoireau meilleur sens du terme, attentif à transmettre les leçons de l'histoire pour en fortifier les curiosités, les engagements et les solidarités d'aujourd'hui.

 

Toujours, il voulut exercer sa propre mémoire pour que, comme il l'écrit, elle « porte dans ses flancs, comme un beau navire chargé de voiles, toutes les richesses de la poésie ».

C'est ainsi qu'à60 ans révolus, il s'attela àapprendre par cœur Le bateau ivre d'Arthur Rimbaud, qu'il tenait pour le plus libérateur de tous les poèmes ; et encore après 85 ans, des vers de Rilke dont sa mère lui avait, très jeune, donnéla passion.

 

Je trouve, pour ma part, d'une grande justesse les pages où il évoque le plaisir d'apprendre par cœur des poèmespour les inscrire « dans les deux chambres de la mémoire, la mentale et la corporelle ».

Il dit que c'est ainsi, sous l'influence de ses parents, de l'école, de rencontres, qu'il en prit l'habitude précoce, apprenant àgoûter et à admirer.

 

La poésie, disait-il, est fille de la mémoire et de la voix, ses deux instruments.

Apprendre par cœur, c'était pour lui s'approprier intimement un texte, l'incorporer au point de pouvoir le savourer, le restituer, le partager.

Il y excellait dans les trois langues qu'il pratiquait et dans lesquelles il voyait trois façons différentes de faire surgir l'émotion poétique : en français, la mélodie d'un poème ne se dévoile pleinement qu'une fois révélés son sens et son thème ; en anglais, c'est d'abord le son des premiers mots qui interpelle l'oreille et la surprise poétique vient de l'écho que ces mots vont rencontrer quand le poème prend corps ; en allemand, la construction même de la langue oblige àconserver le mystère de l'intention poétique jusqu'à

l'éclosion finale de la strophe.

Voilàpourquoi, dans son livre qui vibre de tant de passion poétique, les poèmes qu'il a choisis nous sont donnés dans leur langue d'origine avant leur traduction.

 

Mémorisation et récitation étaient pour lui étroitement liées : le plaisir qu'il y prenait était aussi physique, respiration du corps autant que du texte.

 

Le testament poétique de Stéphane Hessel

 

Ces poèmes qu'il a tenu à nous offrir quelques années avant sa mort constituent une sorte d'autobiographie et de testament poétiques.

C'est le geste d'un homme convaincu que le propre de l'humanité est de poursuivre des fins qui dépassent la finitude individuelle et que la poésie, parce qu'elle subvertit et transgresse, parce qu'elle nous ouvre à des émotions bouleversantes et touche aux sentiments les plus profonds, représente une nourriture vitale à laquelle chacun doit pouvoir accéder, source de bonheur et de courage.

 

Merci, Stéphane Hessel, pour ce beau message d'humanisme et pour cette invitation au partage poétique.

 

Ségolène Royal

 

Site : www.presidente.poitou-charentes.fr

Compte Facebook : facebook.com/segoleneroyal

Compte twitter : twitter.com/royalsegolene

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 10:46

 

L'Essentiel Poitou-Charentes
La lettre d'info de la Région Poitou-Charentes 359
Vendredi 1er Mars 2013   
Magasins fermiers

De la fourche à la fourchette : une solution pour la sécurité alimentaire

Comme chaque année, la Région est présente au Salon International de l'Agriculture et met l'accent pour cette édition sur les circuits courts. Mercredi 27 février, Ségolène Royal a remis un trophée à chacun des deux jeunes exploitants de Poitou-Charentes sur « Les circuits courts pour une alliance producteurs-consommateurs » à l'espace Poitou-Charentes.
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Femmes entrepreneures

Entreprendre au féminin : 100 créatrices en région le 25 février

Le 25 février, Ségolène Royal et Najat Vallaud-Belkacem ont visité l'entreprise Futuramat dirigée par Sandra Martin à Vouneuil-sous-Biard avant de débattre avec une centaine d'entrepreneures réunies à la Maison de la Région sur le thème « entreprendre au féminin ».
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Ernest et Celestine

César 2013 : « Ernest et Célestine » meilleur film d'animation

En ce début d'année 2013, les savoir-faire régionaux sont une nouvelle fois à l'honneur avec le César obtenu par ce film d'animation conçu à Angoulême au sein du Blue Spirit Studio avec l'aide de la Région.
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Edito de Segolene Royal
«  Mercredi 27 février, j'ai visité le Salon International de l'Agriculture et j'ai remis le trophée régional des circuits courts à deux jeunes exploitants de Poitou-Charentes qui développent la vente à la ferme. Les 10 magasins fermiers « de la fourche à la fourchette » créés par la Région et constitués d'une centaine de producteurs locaux sont une autre forme de circuits-courts. La vente directe du producteur au consommateur d'aliments de qualité propose une solution pour la sécurité alimentaire. 

Terre de tradition agricole, la Région Poitou-Charentes compte 16 produits labellisés et de nombreuses spécialités « Signées Poitou-Charentes ». La Région soutient ce secteur majeur de notre économie pour une agriculture durable et de qualité avec ses 10 filières d'élevage, ses 21 unités de production de biogaz grâce la méthanisation, ses 2 300 entreprises agro-alimentaires, ses 900 exploitations en Agriculture Bio, et ses 14 lycées agricoles régionaux. 

Avec les aides aux circuits courts, à l'installation de nouveaux agriculteurs, aux filières d'élevage et à la diversification agricole, la Région est aux côtés des exploitants pour développer une agriculture de qualité ». 


Ségolène Royal 
Présidente de la Région 
Poitou-Charentes
Ancienne Ministre
Députée honoraire
les Brèves
Du 6 mars au 6 avril 2013, informez-vous avec les Journées Portes Ouvertes 
Les Portes Ouvertes de l'apprentissage et de la formation professionnelle sont l'occasion de découvrir et d'approcher de près les métiers de demain. Découvrez la date et les animations de l'établissement qui vous intéresse ainsi que les formations qu'il propose !
En savoir plus
L'esprit Nature, ça se cultive 
Le Centre de ressources documentaires du Conservatoire Botanique National Sud Atlantique est en ligne. 17 500 documents conservés, des fonds documentaires sur la flore sauvage, les habitats naturels et semi-naturels... Un catalogue de 8 500 références bibliographiques ! Une initiative soutenue par la Région.
En savoir plus
Plan Musiques Actuelles : focus sur 10 groupes de la jeune scène régionale 
Retrouvez la vidéo de la formation poitevine « Arkanson », dixième et dernier groupe des 10 lauréats du concours numérique organisé par VideoTrack avec le soutien de la Région.
En savoir plus
Appel à projets
La Région lance régulièrement des appels à projets pour la mise en œuvre des politiques régionales. Retrouvez sur le site de la Région les derniers appels à projets :
Agenda
3 mars 
Ce dimanche, les filles du Stade poitevin rugby, « les Mandragores », reçoivent « les lionnes » d'Arras dans un match décisif pour le championnat de Fédérale 1. Alors tous au stade Paul Rebeilleau à Poitiers à 11H. Elles ont besoin de vous ! Entrée libre. 

Affiche de la manifestation 
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9 au 24 mars 
Contes, concerts, expo, laissez vous emporter par l'invitation au voyage de « Quand on conte » (canton de Villedieu du Clain). De l'Algérie au Québec en passant par le Mali et l'Ukraine, vous verrez que la parole est plus que jamais au coeur de ce festival. 

Homo Plebis Ultimae Tour 
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Le 22 mars
L'Orchestre Poitou-Charentes et Gilles Apap vous livrent un concert découverte ou vous rencontrerez tour à tour Prokofiev, Marc Monnet et Robert Schumann. « L'Eveil des arts », un spectacle pour tous les âges. A 20H30 au Théâtre de la Coupe d'Or à Rochefort. 

Reveillon St Sylvestre
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La Région Poitou-Charentes est aussi...
sur Facebook sur smartphone en vidéo sur Dailymotion
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 18:04

Lien direct vers l'actualité

Affiche campagne 2013 : Égalité Femmes-Hommes
Il y a 8 ans, en 2004, une seule femme était élue à la tête d'une Région, Ségolène Royal. Depuis 8 ans, le 8 mars c'est toute l'année. Droits des femmes, la Région joue le jeu

 

La Région joue le jeu de :

 

Calendrier du mois des femmes en région

 

Diaporama les femmes en entreprises : "Mémoires ouvrières" de 1900 à 1975

 http://www.poitou-charentes.fr/actus-region/a-la-une/-/alaune/34ae43e4-8270-11e2-9833-37ddc7c99dbf

 
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 17:53

Hommage à Stéphane Hessel

Ségolène Royal et Stéphane Hessel

Stéphane Hessel lors d'une Université Populaire Participative de Désirs d'avenir en 2011Il aimait la justice et la poésie. Il fut de tous les combats de son temps, défenseur inlassable de la dignité humaine, porteur d’espoir souriant et déterminé.

A la mi-temps du siècle, il paya le dur prix de son courageux engagement dans la résistance.

Sa vie durant, il sut être attentif aux révoltes nouvelles et solidaire de celles et ceux qui se dressent pour bâtir un monde plus humain. Les jeunes ont reconnu en lui un passeur et un compagnon d’espérances.

Merci, Stéphane Hessel, pour cette belle leçon de vie et de fraternité.

Ségolène Royal

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 14:03

«CE QUE JE DOIS »

Elle n’aura pas été épargnée, Ségolène Royal, depuis son échec face à Nicolas Sarkozy. Dernières humiliations en date : son échec à la primaire socialiste de novembre 2011 et sa lourde défaite aux législatives à La Rochelle face à un candidat que soutenait la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler. Mais elle a décidé de tourner la page grâce à un livre, « Ce que je dois », qui sortira au printemps chez Grasset.

 

Photo : Parti socialiste/Flickr cc.

 

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, s'apprête à sortir un nouveau livre « Ce que je dois », chez Grasset. Une occasion pour l’ancienne candidate de faire le deuil de certaines épreuves lourdes tant pour sa vie politique que personnelle.

Pourquoi un livre ?

« L'idée de ce livre est née de la question que m'ont tant de fois posée des proches comme des inconnus, des militants et des citoyens, en France et hors de France : « Comment faites-vous ? »Pour tenir ? Pour encaisser ? Pour repartir ? Avec ce mot de « courage », qui revient sans cesse », explique-t-elle. « Longtemps, j'ai répondu que l'engagement politique est fait de succès et d'insuccès qu'il faut savoir accueillir, dans toute la mesure du possible, avec une égale sérénité et en gardant son cap. Longtemps, j'ai dit aussi que les solides convictions qui me portent et les idées que je veux mettre au service de mon pays sont le seul secret de la force qu'on me prête car la cause, toujours, est plus grande que nous. »

« Mais je m'inscris dans une histoire jalonnée de repères forts et dont certaines figures, pour lesquelles j'éprouve une tendresse particulière, m'inspirent depuis bien longtemps ; elles continuent d'influer sur ma vision du monde et ma conduite politique. Notoires ou inconnues, "belles personnes" d'hier et d'aujourd'hui, elles ont en commun d'avoir osé l'espoir, parfois quand tout semblait perdu. C'est vers elles que je me tourne aujourd'hui : c'est une dette ; c'est un partage ; et c'est un combat. »

Vie politique très difficile

Le 20 février dernier, elle déclarait sur France Inter : « On n'imagine jamais la difficulté des coups qu'on peut prendre dans la vie politique ». Mais elle ne veut rien lâcher : « Je crois avoir la volonté, le courage et la ténacité nécessaires pour continuer à agir au profit des idées que je crois bonnes pour notre pays », explique-t-elle. Un programme qu’elle devrait détailler dans son livre.

Mais c’est aussi sur sa défaite de 2007 qu’elle reviendra. « C'était une campagne très organisée, le choix du mot était travaillé par la droite, par les conseillers en communication », a-t-elle lancé, ce mardi 5 mars sur France 2« Bourde, ça rime avec ‘gourde’. Systématiquement, lorsque je faisais une erreur, c'était une bourde. Pour faire entendre aux gens que c'est une gourde. »

Des souvenirs douloureux pour la vice-présidente de la Banque publique d'investissement(BPI) ? « C'est à la fois un souvenir extraordinaire, parce que mener une campagne présidentielle avec des millions de gens qui sont là à partager une espérance c'est extraordinaire », a-t-elle ajouté. « Et, en même temps, ce sont des moments très durs pour une femme. J'ai senti beaucoup de machisme. Il faut que les mentalités évoluent. J'ai parfois entendu : 'est-ce que c'est la place d'une mère de quatre enfants ? »


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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 10:13
    • Sortira début Mai


Editeur: Grasset & Fasquelle  ce que je dois
EAN: 9782246804598

« L'idée de ce livre est née de la question que m'ont tant de fois posée des proches comme des inconnus, des militants et des citoyens, en France et hors de France : « comment faites-vous ? ». Pour tenir ? Pour encaisser ? Pour repartir ? Avec ce mot de « courage », qui revient sans cesse.

Longtemps, j'ai répondu que l'engagement politique est fait de succès et d'insuccès qu'il faut savoir accueillir, dans toute la mesure du possible, avec une égale sérénité et en gardant son cap.

Longtemps, j'ai dit aussi que les solides convictions qui me portent et les idées que je veux mettre au service de mon pays sont le seul secret de la force qu'on me prête car la cause, toujours, est plus grande que nous.

Mais je m'inscris dans une histoire jalonnée de repères forts et dont certaines figures, pour lesquelles j'éprouve une tendresse particulière, m'inspirent depuis bien longtemps ; elles continuent d'influer sur ma vision du monde et ma conduite politique. Notoires ou inconnues, « belles personnes » d'hier et d'aujourd'hui, elles ont en commun d'avoir osé l'espoir, parfois quand tout semblait perdu.

C'est vers elles que je me tourne aujourd'hui : c'est une dette ; c'est un partage ; et c'est un combat. »

Sortira en Mai
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 20:26

La Région pourrait louer ou acheter le R + 2 de ce bâtiment pour y installer le service culturel notamment et s'offrir une vitrine dans l'hyper centre de Poitiers. Ségolène Royal a fait de 2013 l'année de la culture en Poitou-Charentes.La Région pourrait louer ou acheter le R + 2 de ce bâtiment pour y installer le service culturel notamment et s'offrir une vitrine dans l'hyper centre de Poitiers. Ségolène Royal a fait de 2013 l'année de la culture en Poitou-Charentes.

Le conseil régional de Poitou-Charentes souhaite une vitrine au cœur de la capitale régionale. L’ancien théâtre municipal abriterait son service culturel.

La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, qui a vu l'annonce dans la presse, a informé le maire de Poitiers de son souhait de récupérer une partie de l'ancien théâtre municipal, place du Général Leclerc. Un rachat ou une location, « la forme reste à définir », explique-t-on dans son entourage.

Ségolène Royal, qui« n'exclut pas un rachat », a demandé une estimation financière et demandé à son directeur général des services de se rapprocher de son homologue de la mairie.

Alain Claeys a reçu en direct, lundi 25 février, la proposition de Ségolène Royal dans le cadre de la venue de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud Belkacem, à la Région.
L'histoire s'est déroulée au cours de la visite de la société Futuramat installée à Vouneuil-sous-Biard, où la porte-parole du gouvernement Ayrault et de nombreux élus découvraient les vertus des bio plastiques produits par la jeune entreprise.

 " Une opportunité pour créer une vitrine de la Région "

Le maire de Poitiers, qui a mis en vente l'ancien théâtre, n'a pas encore répondu à la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Mais il serait d'accord « pour en discuter », rapporte un élu régional. (Lire ci-dessous).

Ségolène Royal souhaite profiter de l'offre pour installer dans ces locaux, au cœur de la ville, le service culturel de la Région. « Ce serait une opportunité pour créer une vitrine de la Région dans la capitale du Poitou-Charentes, a estimé Jean-François Macaire, premier vice-président du conseil régional, où la collectivité est enclavée dans le tissu urbain. »

Le service culturel de la Région est situé dans une ancienne morgue, rue Guillaume-Le-Troubadour. Dans des locaux qui ont été entièrement conçus, selon les nouvelles normes privilégiant l'excellence environnementale, pour recevoir une trentaine de personnes. (1) Mais les bureaux ne bénéficient d'aucune visibilité.

 
Si la transaction entre les deux collectivités se réalise, le maire de Poitiers pourrait faire d'une pierre deux coups : éteindre le feu, sinon calmer la douleur au sein de sa propre famille politique avec Europe - Ecologie-Les Verts et garder, ce qui constitue un élément essentiel du patrimoine du centre-ville, la plus grande partie de l'édifice dans le domaine public. « Nous souhaitons que le théâtre soit maintenu dans le domaine public », déclaraient voilà peu, Christiane Fraysse et Robert Rochaud, adjoints au maire de Poitiers.

 (1) Plusieurs services travaillent dans ce bâtiment : le service culturel, le service des sports, service de la vie sociale, le service de l'administration générale. Environ une trentaine de personnes sont affectées dans ces locaux.

en savoir plus

" Nous sommes en discussion "

Joint au téléphone, Alain Claeys, le maire, a délégué Marc Barreau, directeur général des services pour nous répondre. Ce dernier confirme : « Nous sommes en discussion avec les services de la Région depuis la semaine dernière. » La vente de l'ensemble de l'ancien théâtre municipal au conseil régional de Poitou-Charentes n'est cependant pas d'actualité. Mais une partie de cet édifice pourrait bien faire le bonheur de la Région. Il s'agirait « du R+2, qui représente environ 500 à 600 m2 de bureaux », explique le directeur général des services. « Nous voyons avec mon homologue de la Région ce qui est possible de faire, en fonction de leurs besoins. » Pas de transactions pour l'instant ni d'évaluation. « Pour la valeur de ce bien, il n'y a pas de marché », souligne Marc Barreau. 
Le prix du mètre carré sera pourtant fixé car le maire et une partie des élus souhaitent vendre toute la partie hall et R+1 à des commerçants. « Nous conserverons toute la partie patrimoine mais nous céderons le reste », rappelle le fonctionnaire. « Il s'agit de créer un flux et d'ouvrir sur la rue du plat d'Etain pour donner de la vie. » L'idée, qui a déclenché la polémique avec les élus d'Europe Ecologie-Les verts, reste donc toujours à l'ordre du jour : l'installation des commerces au rez-de-chaussée et au R+1, ces élus-là n'en veulent pas et n'en démordent pas.

Didier Monteil
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:25


3-segolene.jpg
Lundi matin sur France Inter, Ségolène Royal, récemment nommée à la tête de la Banque publique d'investissement (BPI), a annoncé sa volonté de donner un coup de pouce aux femmes qui souhaitent créer leur entreprise. L'idée : faciliter leur accès au crédit bancaire et leur permettre d'emprunter plus que les hommes. 


À peine nommée à la tête de la Banque publique d’investissement (BPI), Ségolène Royal entend marquer de son sceau les politiques d’encouragement à l’entrepreneuriat, notamment auprès des femmes. « Parmi les créateurs d’entreprise il n’y a que 25% de femmes, alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes », soulignait ce matin la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes sur France Inter. Son idée : favoriser l’accès à l’emprunt des entrepreneuses, afin de les aider à créer leurs PME et PMI. Ségolène Royal compte soumettre un projet en ce sens au conseil d’administration de la BPI le 28 avril prochain. « J’entends en tant que vice-présidente de cette Banque publique d’investissement généraliser ce que nous faisons déjà dans nos régions en donnant un coup de pouce aux femmes qui entreprennent, parce qu’elles ont plus de difficulté que les hommes d’accès au crédit bancaire », a expliqué la socialiste. Elle compte ainsi s’inspirer des politiques qu’elle met en œuvre au sein de sa propre région pour inciter les femmes à entreprendre. Notamment d’une mesure qui consiste à permettre aux entrepreneuses en herbe d’emprunter 20% de plus que les hommes.

Vers 20% d’emprunt de plus pour les femmes
« Dans ma région, je donne 20% de plus aux femmes dans le cadre de la bourse Désir d’entreprendre, qui peut aller jusqu’à 10 000 euros, donc pour les femmes 12 000 euros », une somme qui leur permet de créer leur activité. « Ça leur met le pied à l’étrier », souligne la présidente de région, qui précise par ailleurs que les femmes sont également accompagnées « dans la formation en management et aux nouvelles technologies ». Autant de mesures qu’elle souhaite voir appliquées au travers des actions de la BPI, « parce que nous nous rendons compte (que les femmes) ont davantage de difficultés à se projeter dans un rôle de leadership en entreprise ». Et alors que les femmes ont plus difficilement accès au crédit bancaire, Ségolène Royal ne veut plus qu’être une femme soit pénalisant pour monter une société. « D’autant qu’on observe que les entreprises gérées par les femmes sont souvent mieux gérées et en particulier dans le cadre de la microfinance », souligne-t-elle.

Sources : Terrafemina.com :
http://www.terrafemina.com/emploi-a-carrieres/creer-sa-boite/articles/23243-segolene-royal-a-la-bpi-son-coup-de-pouce-aux-femmes-qui-entreprennent.html

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:02

 

Ce que je dois

deSégolène Royal

Editeur : GrassetParution : 2 Mai 2013Commandez avec 5% de remise sur Fnac.com - livraison gratuite

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RÉSUMÉ DU LIVRE

L'idéede celivre est née de la question que m'ont tant de fois posée des proches comme des inconnus, des militants et descitoyens, enFranceet hors de France : comment faites-vous ? Pour tenir ? Pour encaisser ? Pour repartir ? Avec ce mot de 'courage', qui revient sans cesse. Longtemps,j'ai répondu que l'engagementpolitiqueest fait de succès et d'insuccès qu'il faut savoir accueillir, dans toute la mesure du possible, avec une égale sérénité et en gardant son cap.
Longtemps,j'ai dit aussi que les solides convictions qui me portent et les idées que je veux mettre auservicede mon pays sont le seul secret de la force qu'on me prête car la cause, toujours, est plus grande que nous. Mais je m'inscris dans unehistoire jalonnéede repères forts et dont certaines figures, pour lesquellesj'éprouve une tendresse particulière, m'inspirent depuis bien longtemps ; elles continuent d'influer sur ma vision dumondeet ma conduite politique.
Notoiresou inconnues, 'belles personnes' d'hier et d'aujourd' hui, elles ont en commun d'avoir osé l'espoir, parfois quand tout semblait perdu. C'est vers elles que je me tourne aujourd'hui : c'est une dette ; c'est un partage ; et c'est un combat.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:59

(Montage Le Lab via Reuters et Maxppp)

(Montage Le Lab via Reuters et Maxppp)

Par Delphine Legouté

| 04/03/13 - 10:38

"Il faut voir un peu plus loin". Invitée de France Inter ce 4 mars, Ségolène Royal a donné une petite leçon d'écologie au gouvernement sur le diesel, tout particulièrement à Delphine Batho et Cécile Duflot, toutes deux favorables à une hausse de la fiscalité de ce carburant.

 

La désormais vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI) refuse la solution évoquée par la ministre de l'Ecologie qui reviendrait à augmenter le prix à la pompe du diesel, aujourd'hui moins taxé que l'essence :

 

On a encouragé les Français pendant des années à acheter des voitures diesel, on ne va pas du jour au lendemain leur taper sur la tête avec un impôt supplémentaire.

 

Je considère que l’écologie ne doit pas être punitive.

 

Si à chaque fois qu’on fait de l’écologie on met un impôt supplémentaire, alors les Français se détourneront de l’écologie.

 

L'ancienne candidate à la présidentielle plaide plutôt pour une "révolution des transports" en "donnant la priorité aux véhicules électriques".

 

Le 1er mars, après la diffusion d'un rapport de la Cour des comptesremettant en cause le régime dérogatoire du diesel (les conducteurs de véhicules diesel gagnent 18 centimes par litre), Delphine Batho a indiquédans Le Parisien qu'une hausse de sa fiscalité était "incontournable" mais devrait être "progressive" :

 

Une évolution de la fiscalité sur le diesel ne pourra s'envisager d'abord que de façon progressive et surtout devra être accompagnée de mesures de justice sociale

 

Une idée applaudie le 3 mars par Cécile Duflot, ministre du Logement et surtout ancienne secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, au nom de la "santé publique".

 

A l'inverse, le même jour et dans le Grand rendez-vous d'Europe 1 - i>TELE - Le Parisien, Arnaud Montebourg s'est fermement opposé à l'alourdissement de la fiscalité préconisé par la Cour des comptes et envisagé par Delphine Batho :

 

 

Pour moi, utiliser le diesel comme outil de financement de l’État n'est vraiment pas la bonne politique. (...) Notre souhait est de trouver une formule qui n'attaque pas le diesel, car attaquer le diesel c'est attaquer le made in France.

 

Au milieu de ces désaccords entre ministres, le gouvernement n'a pas tranché. Le 3 mars, les services du Premier ministre ont fait savoir à l'AFP et à Reuters que la convergence des taxations entre essence et diesel était une "piste de travail". Aucune concrétisation n'est prévue avant la loi de finances 2014, présentée en septembre de cette année.

 

Au-delà du prix à la pompe, le gouvernement s'interroge également sur une incitation à la transition écologique. Delphine Batho et Arnaud Montebourg sont raccords sur ce point et envisagent une "aide au remplacement des véhicules les plus émetteurs de particules par des véhicules peu polluants". Dans leur jargon, cette aide s'appellerait une "prime à la reconversion". Son financement, lui, reste problématique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://lelab.europe1.fr/t/diesel-la-petite-lecon-d-ecologie-de-segolene-royal-7814

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