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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 21:16

Le 20/11/2010 à Niort, l'Union Régionale Socialiste de Poitou-Charentes organisait une journée d’échanges et de débats sur les axes sociaux des politiques conduites par Ségolène ROYAL depuis 2004.


Séquence "Droits des Femmes", animée par Nathalie LANZI, Vice-Présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes en charge des droits des femmes et Geneviève COURAUD, membre de l'Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes.

 

Les videos ici :

 

 
 
Merci à Sabine
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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 09:03

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Ségolène Royal au Conseil de l'Internationale Socialiste le 15 novembre (Flickr/Ségolène Royal)

Ségolène Royal interviendra au Sommet 2010 des Leaders Climatiques (Climate Leaders Summit 2010) organisé par l’ONG The Climate Group du 6 au 8 décembre 2010 à Cancún, au Mexique.

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Au même moment les délégations officielles des pays du monde entier se rencontreront dans la station balnéaire mexicaine pour des discussions sur le climat de haut niveau (COP16, 16ème Conférence des Parties signataires de la Convention Climat de Rio de 1992).

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The Climate Group est une ONG qui travaille dans le monde entier avec des dirigeants de gouvernements et d’entreprises et avec des décideurs économiques, pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et pour accélérer l’avènement d’une révolution industrielle propre. Cette coalition reconnaît les impératifs économiques et environnementaux d'entreprendre des actions dès aujourd’hui. Les principes auxquels souscrivent les membres du Climate Group s’articulent autour de 6 convictions et de 8 objectifs.

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Les membres gouvernementaux sont au nombre de 23, dont la région du Grand Londres, l’Etat et la ville de New-York, la Californie, l’Etat de São Paulo, le plus riche et le plus peuplé du Brésil, plusieurs régions d’Angleterre, plusieurs provinces du Canada, plusieurs Etats d’Australie et d’Allemagne, la Catalogne, le Pays Basque espagnol, et 2 régions françaises.

Les entreprises membres sont 51, dont Alstom, Cathay Pacific, China Mobile – plus grand opérateur de téléphonie mobile au monde avec 554 millions d’abonnés en août 2010, Coca Cola, Dell, la Deutsche Bank, Google, HP, HSBC, JP Morgan Chase, Munich Re et Swiss Re, Nike, Philips, ou Peugeot Citroën.

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La présidente de la Région Poitou-Charentes participera au deuxième jour du sommet, mardi 7 décembre 2010, qui traitera de la Révolution Propre (The Clean Revolution). La Révolution Propre s’intéresse tout particulièrement aux initiatives et aux actions prise par les décideurs politiques et économiques qui permettent, tout en assurant une transition vers une économie moins gourmande en produits carbonés par une révolution industrielle propre, de créer une croissance économique et des emplois, ainsi que d’assurer un futur plus prospère à tous.

Un petit-déjeuner « véhicule électrique » - thème cher à Ségolène Royal -  aura lieu de 7h30 à 9h heure locale, qui sera suivi de 10h à 12h d’un plateau des leaders politiques et économiques à la pointe en matière de Révolution Propre. Les leaders présents partageront les engagements et les initiatives qu’ils ont pris. Ils feront un compte-rendu des actions réalisées depuis Copenhague et des nouvelles initiatives qu’ils prendront pour l’après-Cancún.

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2ème à partir de la gauche : Michael R. Bloomberg, maire de New-York, Steve Howard, directeur général du Climate Group, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, et William Daly, Vice-Président de la banque Chase à Times Square à New-York le 5 juin 2008 (Life)

Les interventions de la matinée sur la Révolution Propre seront divisées en 3 parties :

-un message de bienvenue du directeur général de The Climate Group, Steve Howard, et du gouverneur de l’Etat de Quintana Roo, où se trouve Cancún, Félix González ;

-les intervenants institutionnels et économiques : le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), la Banque Mondiale,  la commissaire européenne à l’Action pour le climat, Connie Hedegaard, Barclays Capital, le Groupe des Investisseurs Institutionnels sur le Changement Climatique (IIGCC en anglais), le fondateur et PDG de Broad Air Conditioning – société chinoise atypique de climatisation sans électricité – Zhang Yue, Global CCS Institute (Carbon Capture and Storage, Capturer le Carbone et le Stocker), une compagnie à but non lucratif lancée en 2009 par le gouvernement australien et dont les membres sont des Etats, des pays ou des sociétés, et Lord Nicholas Stern, du Grantham Research Institute sur le Changement Climatique et l’Environnement, auteur du rapport Stern « Economie du Changement Climatique » de 2006 pour le gouvernement britannique et membre en 2009 de la Commission Stiglitz (nouveaux indicateurs de richesse) ;

-les intervenants des gouvernements régionaux : le Premier ministre de l’Australie-Méridionale (capitale Adélaïde), le Premier ministre du Québec Jean Charest, le Président de la Région Bretagne Jean-Yves Le Drian, la Présidente de la Région Poitou-Charentes Ségolène Royal, le Ministre de l’Environnement et de l’Energie de la Haute-Autriche, la Ministre de l’Environnement et du Logement du Pays de Galles, la Vice-Présidente écologiste chargée de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Energie de la Région Île-de-France Hélène Gassin, le Vice-Ministre de l’Environnement et le Vice-Ministre de l’Industrie et de l’Energie de la Communauté autonome du Pays Basque en Espagne, la Ministre flamande de l’Environnement, de la Nature et de la Culture, le Ministre de l’Environnement de Bavière, le Ministre du Transport, des Infrastructures et du Changement climatique écossais, le Secrétaire à l’Environnement du gouvernement de la Région Administrative Spéciale de Hong Kong, et le Directeur adjoint de la Commission pour le Développement et la Réforme de la Province du Guangdong (Canton et Shenzhen).

Puis suivra, de 12h30 à 13h30 un déjeuner sur le thème : comment financer les grands projets de la Révolution Propre ?

La séance de l’après-midi, de 14h à 16h, aura pour thème : « Transformation des marchés : les politiques nécessaires pour permettre la Révolution Propre », avec une première partie sur l’efficacité énergétique et les technologies de l’information, et une seconde partie sur les Energies Propres, autre thème cher à Ségolène Royal.

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Ségolène Royal dans la région de Fatick au Sénégal en avril 2009 : bourses tremplins pour l'emploi et développement des énergies renouvelables (Flickr/Ségolène Royal)

Après une pause, une session aura lieu de 16h30 à 18h sur le thème : « Une Révolution Propre pour tous : travailler ensemble pour les régions développées et les régions en voie de développement », un thème où Ségolène Royal possède une expérience indéniable, notamment avec le partenariat au long cours établi par la Région Poitou-Charentes avec la Région sénégalaise de Fatick.

La journée se terminera sur une réception en l’honneur des leaders politiques et économiques participant au sommet et qui mènent des actions audacieuses sur leurs territoires ou dans leur domaine.

Vous trouverez ci-dessous le document de travail adressé par Ségolène Royal au Climate Group.

Frédérick Moulin

-oOo-

 

Sommet mondial sur le climat

Cancun 29 novembre au 10 décembre 2010

Document de travail adressé par Ségolène Royal,

Ancienne Ministre de l’Environnement,

Présidente de la Région Poitou-Charentes,

Présidente de l’Association internationale des Régions francophones,

au Climate Group

 

 

Mesdames, Messieurs,

Cher collègues et cher amis,

Je suis particulièrement heureuse de m’adresser à une assemblée qui regroupe des collectivités territoriales très engagées dans la lutte contre le changement climatique et des entreprises qui ont, elles aussi, un rôle majeur à jouer pour que nous réussissions la conversion écologique de nos économies et de nos sociétés.

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Sommet de la Terre de Rio en 1992

J’étais en 1992 au Sommet de la Terre de Rio où, jeune Ministre de l’Environnement, je représentais la France aux côtés du Président François Mitterrand.

Ce fut l’amorce d’une prise de conscience planétaire et d’une action concertée des nations.

Cela fera bientôt 20 ans et je mesure, malgré les retards pris, le chemin parcouru, dans les têtes et dans les faits.

 

I.- Pas de pessimisme : la prise de conscience est générale

Bien sûr, au regard de l’urgence écologique et de ce que nous savons de l’accélération de la dégradation de notre environnement, la mobilisation mondiale nous semble encore trop lente, trop hésitante, trop entravée de soupçons et de querelles qui font obstacle aux coopérations nécessaires.

Bien sûr, Copenhague, malgré l’espoir soulevé, fut décevant.

Et sans doute le Sommet de Cancun ne sera-t-il qu’une étape sur une route scandée par d’autres rendez-vous, dont celui de l’an prochain en Afrique du Sud.

J’espère toutefois que les Etats ici réunis dans le cadre multilatéral de l’ONU auront à cœur de conclure ce qui peut l’être et d’avancer sur les questions de la biodiversité, de la lutte contre la déforestation, des transferts de technologie, du Fonds Vert et des financements innovants dont le monde a besoin pour hâter l’avènement d’une justice climatique nouant solidement les dimensions écologiques, économiques et sociales de la protection de notre biosphère.

Je sais les raisons que l’on pourrait avoir de céder au pessimisme en constatant le décalage entre ce que nous savons et ce qu’ensemble nous peinons à faire.

Mais y céder serait une erreur de perspective et même une démission.

Je préfère prendre la mesure de ce qui s’est accompli.

Et plus encore de ce qui s’accomplit aujourd’hui, sur le terrain, et prouve l’étendue du possible.

Premier constat encourageant : la prise de conscience est aujourd’hui générale. Du côté des gouvernements, des mouvements sociaux, des sociétés civiles. Aucun Etat n’y échappe et même les plus rétifs aux accords internationaux contraignants engagent, à l’intérieur de leurs frontières, des politiques de plus en plus volontaristes.

Quant aux citoyens, ils perçoivent très bien que ça ne peut plus continuer comme avant. Tout particulièrement les jeunes générations, très sensibilisées à la menace climatique comme aux conséquences sanitaires et sociales des pollutions multiples issues de l’activité humaine, a fortiori quand domine la recherche exclusive du profit à tout prix.

Là est le premier acquis.

 

II.- L’échec de la campagne de dénigrement

Et cela malgré l’offensive d’une campagne de dénégation et de dénigrement abondamment financée par des lobbies hostiles au changement et aux régulations publiques. Ceux-là nous refont, avec le réchauffement climatique, le coup des fabricants de cigarettes contestant hier les liens scientifiquement établis entre le tabac et le cancer.

Mais en dépit de ce matraquage de think thanks aux ordres, la conviction qu’il faut agir et vite l’emporte sur les doutes semés çà et là dans l’opinion.

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4ème rapport d'évaluation du GIEC à l'ONU en 2007 : "Changements Climatiques 2007"

Les Etats ne s’y sont pas laissés prendre et ont renouvelé leur confiance au GIEC.

Les citoyens non plus ne sont, dans leur majorité, pas tombés dans le panneau.

Reste, c’est le plus important, à convaincre que la crise écologique en général et les émissions de gaz à effet de serre en particulier ne sont pas une fatalité s’abattant sur une humanité impuissante et condamnée à subir.

 

III.- Les crises sont aussi des chances de métamorphose

Cela suppose, à mon sens, deux parti-pris indissociables.

Premier parti-pris : dire le vrai, ne rien cacher aux peuples du monde des dégâts et des menaces qui résulteraient du laisser-faire, mais sans jamais verser pour autant dans ces discours catastrophistes voire apocalyptiques dont l’effet de sidération n’aboutit qu’à désarmer les volontés.

Car les crises sont aussi des chances de métamorphose.

Ce sont des opportunités historiques à saisir pour se déprendre des vieux modèles à bout de souffle. Pour changer nos façons de penser et de faire. Pour définir de nouveaux objectifs et de nouvelles règles du jeu. Pour inventer de nouveaux équilibres et lancer les chantiers positifs d’un nouveau modèle de développement partagé.

Les citoyens ne veulent pas, et ils ont raison, d’une écologie-punition, d’une écologie ennemie de l’emploi et du pouvoir d’achat, d’une écologie culpabilisatrice qui alourdit de contraintes supplémentaires les difficultés d’une vie déjà pas facile.

Les citoyens sont en revanche prêts à tous les tournants qui améliorent, ici et maintenant, leurs conditions de vie et de travail tout en protégeant mieux la planète que nous laisserons en héritage à nos enfants.

 

IV.- Régions : la preuve concrète qu’il est possible d’agir

Mais à la condition, c’est le 2ème parti-pris, d’administrer la preuve concrète qu’il est possible d’agir, d’inverser la tendance, d’obtenir des résultats et de partager équitablement les bienfaits économiques et sociaux d’un engagement écologique global qui, pour être efficace, doit concerner tous les domaines d’activité.

Cette politique par la preuve, nous la devons à nos concitoyens.

Cette politique par la preuve, les Régions qui « pensent globalement et agissent localement » ont le devoir et le pouvoir de la mettre en pratique, au plus près des besoins et en mobilisant tous leurs moyens d’action.

D’après l’ONU, 50% à 80% des actions publiques contre le changement climatique sont déjà le fait des Régions.

Et ce n’est qu’un début car je suis frappée de voir combien la mobilisation des collectivités territoriales va croissant et combien leurs coopérations ouvrent de nouveaux chemins.

Certains Etat, j’en parle d’expérience comme française et comme européenne, prennent aujourd’hui prétexte de la crise financière et de ses désastreuses conséquences économiques, sociales et budgétaires pour prétendre que la mobilisation écologique ne serait plus de saison. Quel contresens ! Quel aveuglement court-termiste !

C’est justement pour sortir plus vite et par le haut des difficultés économiques, sociales et financières actuelles qu’il faut, dès maintenant, des politiques industrielles volontaristes qui investissent dans une croissance verte réductrice des émissions de gaz à effet de serre et porteuse d’emplois durables. Certains Etats l’ont compris. D’autres pas encore.

Les Régions, elles, passent à l’acte tous les jours.

Elles sont certes conscientes du besoin de cadres nationaux et internationaux plus porteurs mais elles prennent, à leur échelle, leurs responsabilités. Elles prouvent, ce faisant, qu’on peut avoir une prise sur le désordre des choses. Elles montrent les bénéfices concrets d’une croissance social-écologique, capable également de concilier solidairement les intérêts bien compris des Régions riches et des Régions pauvres.

Il est là le laboratoire des nouvelles coalitions intelligentes et des coopérations fructueuses dont le monde a besoin.

Elle est là, portée par les Régions, cette politique des possibles qui commence à dessiner un nouveau modèle de développement dont il faudra bien que le monde finisse par s’emparer quand il mesurera le surcoût des décisions qui tardent, clairement chiffré par le rapport Stern et, plus récemment, par l’Agence Internationale de l’Environnement.


V.- Une réponse globale à une crise globale : dans tous les secteurs et avec tous les acteurs

Telle est ma conviction, tirée de l’expérience de la Région que je préside et qui a décidé de s’appliquer les objectifs du Protocole de Kyoto, de réduire de 30% ses émissions de CO² d’ici 2020 et de porter dès 2015 les énergies renouvelables à hauteur de 26% de la consommation régionale (soit un objectif plus ambitieux que celui retenu par l’Union européenne à l’horizon 2020).

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Nous avons fait, depuis 2004, le choix économique et social de l’excellence environnementale. Nous avons fait, depuis cette date, le choix de répondre à une crise globale par une politique globale qui mobilise tous les secteurs et tous les acteurs : les entreprises, les laboratoires de recherche, les structures de formation, les associations et les citoyens.

Car il ne s’agit pas, pour nous, de verdir légèrement des activités pour l’essentiel inchangées mais d’entreprendre une mutation radicale qui transforme en profondeur toute la chaîne des activités humaines.

Cela veut dire que nous poussons la production à devenir éco-industrielle.

L’agriculture, que nous voulons sans OGM ni pesticides, à devenir de plus en plus biologique.

Nos trains régionaux (dont la fréquentation a augmenté de 65%, preuve qu’un service de qualité offre une alternative à la voiture ) s’orientent vers les éco-carburants et l’énergie solaire.

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Ouverture du Lycée Kyoto à Poitiers (La Nouvelle République)

Les dépenses énergétiques de nos lycées sont de plus en plus couvertes par des énergies renouvelables et le dernier établissement que nous avons construit est le premier lycée français « zéro énergie fossile », raison pour laquelle nous l’avons baptisé « Kyoto ».

Dans les logements sociaux, nous promouvons les critères de Très Haute Performance Energétique, ce qui est bon pour l’environnement et allège les factures de gaz et d’électricité des ménages populaires.

Nous aidons un grand nombre de manifestations culturelles et sportives à la condition qu’elles soient écologiquement exemplaires.

Nous ouvrons à tous les niveaux de qualification des formations initiales et continues qui préparent jeunes et adultes aux nouveaux métiers verts.

Nous favorisons les circuits courts dans l’agro-alimentaire, l’éco-design dans l’emballage et l’écotourisme, des hôtels aux campings.

Nous tenons aussi à ce que l’administration régionale donne l’exemple de l’utilisation de produits verts, de la sobriété énergétique et de l’éco-mobilité.

Nous sommes la seule Région de France à orienter prioritairement les fonds européens que nous recevons en direction de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

Des grandes aux petites choses, toutes doivent concourir au même but.

Soutien à l’innovation, aux entreprises, à l’emploi et à l’équipement des ménages : cette action conjointe sur l’offre et la demande nous paraît nécessaire pour changer les manières de produire, de se déplacer, de consommer. Et pour que chacun puisse éprouver, dans sa vie de tous jours, les bénéfices écologiques, économiques et sociaux de cette orientation pour nous prioritaire.

 

VI.- Le choix de la croissance verte et des industries écologiques

C’est pourquoi nous nous sommes engagés de toutes nos forces dans le développement des industries écologiques et de filières d’excellence que nous avons structurées en un Pôle de compétitivité régional de la croissance verte et des industries écologiques.

Il rassemble aujourd’hui près de 900 entreprises, regroupements professionnels, centres de formation et laboratoires de recherche. J’y vois la preuve que le dynamisme scientifique, technologique et économique est toujours au rendez-vous quand une action publique déterminée lui ouvre de nouveaux chemins et s’emploie à faciliter la tâche des chercheurs, des entrepreneurs et des consommateurs.

Nous avons été précurseurs et aujourd’hui, les résultats sont là : 15.000 emplois (ce qui, à notre échelle démographique, est beaucoup), des dizaines de brevets dont la Région est propriétaire, un territoire en pointe dans les technologies vertes.

Nous avons identifié 6 chantiers stratégiques correspondant à des marchés potentiellement porteurs :

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Plan Solaire Régional : 200 M€ pour soutenir les industriels qui viennent s'installer en Poitou-Charentes

1) le photovoltaïque pour lequel nous avons noué, dans le cadre de notre plan solaire régional, un partenariat très novateur avec la Banque européenne d’investissement, afin de favoriser la mise au point et la diffusion de technologies innovantes qui abaissent notamment les coûts des panneaux solaires ;

2) les véhicules décarbonés, autrement dit la voiture électrique bon marché parce que la conversion des habitudes automobiles doit être à la portée de toutes les bourses, même les plus modestes. Question d’efficacité écologique et de justice sociale. Nous nous sommes battus contre la fermeture d’une entreprise, Heuliez, qui disposait des savoir-faire nécessaires et pour sa reconversion dans la fabrication de véhicules électriques régionaux destinés aux entreprises, aux collectivités et aux particuliers que nous aidons à les acquérir. Car il faut agir aux deux bouts de la chaîne pour développer ce marché créateur d’emplois et réducteur d’émissions de gaz à effet de serre.

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Ségolène Royal au volant de la Mia, sortie des bureaux d'études d'Heuliez (AFP)

Et puisque, chez nous, l’Etat tardait à faire son devoir et les investisseurs à miser sur cette activité économique d’avenir, eh bien c’est la Région, parce qu’elle y croyait, qui a pris une participation au capital pour consolider la transition. C’était une première en France. Cela bousculait les habitudes mais aujourd’hui où les premières voitures sortent des chaînes, je me réjouis de ce risque réfléchi que nous avons pris ;

3) les bio-carburants de 2ème et 3ème générations qui ne font pas concurrence aux productions alimentaires puisque nos sites pilotes de production utilisent soit la biomasse d’algues de culture, soit des déchets cellulosiques textiles et agricoles ;

4) les biomatériaux et la chimie verte afin de développer dans l’industrie, l’agriculture et le commerce des procédés et des produits à base de carbone renouvelable (bioplastiques végétaux, isolants, etc.) ;

5) les énergies marines et notamment les hydroliennes car notre Région dispose en mer d’un fort potentiel énergétique et veut stimuler, là aussi, l’émergence d’une nouvelle filière industrielle régionale.

6) Enfin les réseaux intelligents et le stockage d’énergie afin d’anticiper les besoins qui résulteront du développement des véhicules électriques et de lisser la production intermittente d’énergie solaire ou éolienne.

À cela s’ajoute le soutien de la Région à la construction de maisons en bois accessibles aux budgets populaires. Et l’incitation à créer des éco-villages et des éco-quartiers qui permettent aux voisins de se regrouper autour d’une source locale d’énergie renouvelable qu’ils gèrent ensemble, manière de faire vivre une démocratie écologique de proximité.

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Nous protégeons également la biodiversité régionale, nos sites littoraux et nos espèces poissonnières qui, comme dans beaucoup d’autres endroits, subissent déjà les effets du changement climatique. Nous avons constitué des Réserves naturelles régionales et planté 1,3 million d’arbres, aujourd’hui suivis par un million de plantations supplémentaires.

J’ajoute que nous avons créé, pour évaluer objectivement les résultats de ces efforts, un Observatoire régional de l’énergie et des gaz à effet de serre et associé un Jury de Citoyens tirés au sort à l’évaluation et à l’enrichissement de nos politiques régionales d’excellence environnementale.

Pour la première fois cette année, nous avons élaboré notre budget carbone régional pour une meilleure lisibilité de l’empreinte écologique de chacune de nos décisions.

Tout cela pour vous dire qu’en matière de lutte contre le changement climatique, tout se tient et rien n’est à négliger.

 

VII.- Anticiper, accélérer, accompagner

Ma conviction est que les Régions ont un rôle déterminant à jouer pour tarir à la source les émissions de gaz à effet de serre, pour traiter la pollution de l’air, pour protéger les ressources en eau et les sols.

Ma conviction est que tous ces domaines constituent pour les entreprises un apport de croissance et de compétitivité créatrices de richesse et d’emplois.

Ma conviction est que les pouvoirs publics régionaux, quelles que soient les différences de leur organisation selon les pays, anticipent, accélèrent et accompagnent cette grande transformation écologique. Y compris à l’aide d’outils financiers innovants quand les circuits traditionnels de financement hésitent à faire leur métier et à épauler des PME innovantes.

Je tiens d’ailleurs à souligner le paradoxe qui consiste à faire sans cesse l’éloge du risque d’entreprendre tout en restant d’une grande frilosité à son égard et tout en prenant, dans des opérations spéculatives déconnectées de l’économie réelle, des risques inconsidérés dont nous voyons les résultats. Nous avons, dans ma Région, pris l’initiative de stimuler une offre régionale de financements en fonds propres qui soutient l’innovation et le dynamisme des entreprises pionnières de la croissance verte.

Ma conviction est que les Régions sont aujourd’hui l’aile marchante de cette croissance verte qui réconcilie et conjugue l’excellence écologique, la performance économique, la justice sociale et la qualité de la vie.

Car nous pouvons, nous les Régions, fédérer les énergies et démontrer concrètement que le plus coûteux, ce ne sont pas les investissements d’avenir, c’est le non investissement.

Nous pouvons, nous les Régions, démontrer que le plus efficace, ce n’est pas le marché laissé à lui-même et à ses appétits à court terme, mais les efforts conjoints de politiques publiques volontaires, cohérentes et constantes, et d’entrepreneurs capables d’inventer demain.

Car je le crois profondément : du Nord au Sud, le potentiel est là, l’imagination est là, la créativité est là. Et notre devoir à nous, pouvoirs publics régionaux, est d’en faciliter l’éclosion, quoi qu’il en soit des Etats qui tardent ou des Sommets qui déçoivent.

Oui, du Nord au Sud, des forces vives sont à l’œuvre.

Elles prouvent qu’un autre monde est possible et qu’il est en germes dans celui d’aujourd’hui.

Elles prouvent aussi que les bonnes coopérations, les coopérations mutuellement profitables, sont celles, humainement si riches, que l’on scelle entre égaux qui s’apportent et apprennent les uns des autres.

 

VIII.- De nouvelles coopérations décentralisées contre le réchauffement climatique

Je crois beaucoup à cette nouvelle coopération décentralisée qui tourne le dos aux solutions toutes faites élaborées par des experts du Nord à destination de territoires du sud dont les populations sont considérées comme des bénéficiaires passifs, sans que leurs savoirs, leurs savoir-faire et leurs propres capacités d’expertise soient réellement sollicités et respectés.

Ce n’est pas ainsi qu’on paye sa « dette écologique ».

Ce n’est pas ainsi qu’on construit des projets durables parce que conçus ensemble. Ces charités condescendantes et parfois arrogantes, cela ne marche pas et les peuples, à raison, n’en veulent plus.

Le partenariat au long cours que nous avons construit avec la Région sénégalaise de Fatick procède d’une tout autre démarche : rechercher ensemble les bonnes réponses aux problèmes posés sur le terrain, mettre en commun nos expériences, commencer par écouter les besoins locaux et consolider les initiatives portées par les habitants eux-mêmes.

Notre démarche commune est née autour de la filière caprine, spécialité de nos deux régions, et s’est vite élargie aux énergies renouvelables.

Nous avons promu ensemble une exploitation durable des ressources forestières ainsi qu’un reboisement qui fait obstacle à la salinisation des terres agricoles résultant de la déforestation.

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Ségolène Royal et Abdoulaye Sene dans la région de Fatick au Sénégal en avril 2009 : lancement d'un programme de développement des énergies renouvelables (Flickr/Ségolène Royal)

Nous avons mis au point ensemble, avec l’aide de techniciens de ma région, des artisans locaux et de regroupements féminins villageois, des fourneaux économes en bois et diffusé cette énergie solaire dont regorge l’Afrique pour éclairer les villages, les équipements sanitaires et scolaires, les fromageries qui valorisent désormais la production laitière.

Nous développons l’écotourisme et nous venons de lancer ensemble un programme expérimental d’éoliennes. Nous multiplions les échanges entre acteurs locaux de nos deux régions.

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Ségolène Royal, élue présidente de l’Association internationale des Régions Francophones le 28 octobre 2010, lors de son discours de remerciement

Nous étions à Copenhague pour y défendre ensemble l’apport des Régions et de leur coopération à la nécessaire mobilisation écologique mondiale. Nous étions ensemble, plus récemment, au Sommet de l’Association internationale des Régions francophones. Et nous sommes fiers, ensemble, que le PNUD ait choisi Fatick comme région pilote de son programme « Approche territoriale du changement climatique » , avec l’objectif ambitieux de devenir la première Région du Sud neutre en émissions de gaz carbonique.

C’est la même démarche que nous mettons en œuvre dans nos coopérations régionales avec le Tamil Nadu, en Inde, avec le Vietnam, avec Haïti.  Je voudrais juste en indiquer ici ce prolongement prometteur : une coopération Sud-Sud-Nord qui voit aujourd’hui notre partenaire indien (International Netwok for Development and Peace) partager avec nos amis de Fatick et nous-mêmes son savoir faire en matière de microcrédit cependant que les Bourses régionales Désir d’entreprendre que nous avons lancées en Poitou-Charentes (pour que chacun puisse, s’il le souhaite, créer son activité et son emploi) inspirent aujourd’hui, chez nos partenaires de nouvelles formes de soutien aux projets individuels et collectifs.

La même conviction écologique est à la base de notre partenariat avec le Québec. Cette coopération  dans le domaine de la recherche nous permet de mener ensemble des travaux sur les technologies agro-environnementales, sur les éco-carburants (non concurrents des productions alimentaires), sur les énergies renouvelables et sur la construction bois.

 

IX.- Agir localement pour transformer globalement

Voilà comment nous prenons les moyens, dans la transparence et l’efficacité, pour que les financements mobilisés aillent directement à leurs destinataires sur le terrain.

Voilà comment nous joignons nos forces pour lutter ensemble contre les émissions de gaz à effet de serre.

Voilà comment, à nos échelles régionales, nous défrichons ensemble les nouveaux territoires d’une croissance verte qui réponde aux problèmes du Sud comme aux problèmes du Nord car ce n’est pas les uns contre les autres mais les uns avec les autres que nous relèverons le défi du changement climatique, de la protection de la biodiversité et d’emplois permettant à chacun de vivre dignement de son travail.

Voilà comment, en agissant localement, on transforme aussi globalement.

Voilà comment, je l’espère, nous contribuons à hâter l’instauration d’un ordre international juste qui ne sépare plus arbitrairement et artificiellement mais au contraire lie solidement ensemble les dimensions écologiques, économiques et sociales du développement humain et planétaire. Car, n’en déplaise aux lobbies arc-boutés dans la défense d’un statu quo que tout condamne ou aux Etats crispés sur une conception égoïste de leur souveraineté, tel est le nouveau modèle de développement dont le monde a besoin.

De nombreuses Régions y sont aujourd’hui activement engagées.

Elles préfigurent ce qui, demain, devra être possible aux échelles continentale et multilatérale. Seules, elles ne peuvent pas tout mais ensemble, elles peuvent déjà beaucoup.

 

X.- Préfigurer une nouvelle politique de civilisation

Les crises financières se jouent des frontières et déstabilisent bien au-delà de leur point d’origine.

Les pandémies (et ce sera encore plus vrai avec les effets du changement climatique) se déplacent d’un bout à l’autre de la planète.

Ceux qui croient encore, parce qu’ils sont éloignés de l’Arctique et de l’Antarctique, que la fonte des glaces de mer ne nous concerne pas tous, se trompent lourdement.

Ceux qui croient encore que la destruction des forêts tropicales ou la désertification des terres agricoles ou l’acidification des océans ou les dérèglements climatiques violents ne nous concernent pas tous, se trompent lourdement.

Ceux qui pensent encore que le manque d’eau potable (34.000 personnes en meurent chaque jour dont 5.000 enfants) ou la marchandisation du vivant ou la menace de cette « 6ème extinction » dont nous parlent les spécialistes de la biodiversité ne nous concernent pas tous, se trompent lourdement.

Ceux qui pensent que les pollutions, les spéculations et les addictions aux énergies fossiles ne doivent pas nous mobiliser tous, se trompent lourdement.

De même que se trompent ceux qui, se croyant à l’abri, n’aperçoivent pas combien le laisser-faire écologique est lourd de conflits sociaux et politiques que le refus d’agir porte dans ses flancs comme autant d’orages à venir : guerres de l’eau ou du pétrole, déplacés et réfugiés climatiques en nombre croissant, violences agraires et urbaines…

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Octavio Paz (1914-1998), poète, essayiste et diplomate mexicain, prix Nobel de littérature en 1990

J’emprunte, pour conclure, à un très grand poète du Mexique qui accueille ce Sommet de Cancun, Octavio Paz, cette mise en garde qui vaut aussi pour le cas où les nations du monde, prisonnières d’égoïsmes à courte vue, tarderaient trop à se rejoindre en un combat commun contre le réchauffement climatique et ses conséquences destructrices : « toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. À l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations ». De nos jours, l’isolement écologique est le comble du non-sens.

Dans ce moment de transition où l’histoire humaine hésite encore sur la voie à emprunter, les Régions font, de plus en plus nombreuses, le choix de faire vivre, à leur échelle et avec leurs moyens, une nouvelle politique de civilisation sociale-écologique. Elles le font avec lucidité, avec détermination, avec pragmatisme aussi. Et avec la conviction que, comme le disait un autre poète, « là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ».

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 18:14

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                                              Le CPA de Lathus : Une association au service de son territoire

Croissance verte : anticiper, mobiliser, accompagner

 

 

 « Depuis 2004, la Région anticipe, accélère et accompagne la création des nouveaux marchés de la croissance verte. Ouvert hier, la Salon de la croissance verte et des industries écologiques en témoigne : le potentiel est là, la créativité est là, l'imagination est là, le désir d'entreprendre est là.

 

Ici, en Poitou-Charentes, se créent ces nouvelles coalitions intelligentes entre les territoires et les citoyens, qui donneront naissance à un modèle de développement qui prendra le relais d'un système à bout de souffle.

Je crois que les Régions peuvent beaucoup à condition de mettre en place une politique globale, cohérente, qui mobilise tous les secteurs et administre la preuve qu'il est possible d'inverser la tendance, d'obtenir des résultats.

C'est pourquoi je m'attache à rendre concrètes toutes les actions de la région, pour qu'elles soient visibles et exemplaires. »
Ségolène Royal

 

   C'est la preuve que le dynamisme scientifique, technologique et économique est toujours au rendez-vous quand une action publique déterminée lui ouvre de nouveaux chemins, s'emploie à faciliter la tâche des chercheurs et des entrepreneurs, veille à rester à l'écoute de tous les acteurs susceptibles de concourir à l'immense chantier de la conversion écologique.

 

Nous avons eu le lundi 29 novembre à au cpa de LATHUS dans le Sud-Vienne un bel exemple de réalisation de ce type.

 

Ce centre, aux activités les plus diverses : hébergement , sportifs, centre-Equestre, ferme pédagogique structure d'insertion, service de formation professionnel, ce centre se veut être un pôle d'excellence en matière d'environnement...

Situé dans un petit village sur les bords de la Gartempe...

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Des visiteurs invités à cette inauguration, sous la présidence du directeur du centre Guy Gévaudan, en présence de notre Conseillère Régionale Reine-Marie Wasack , de notre député Jean-Michel Clément, se sont montrés heureux d'inaugurer la centrale photovoltaïque de la ferme pédagogique et du centre équestre de Lathus.

 

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L'énergie fournie par le soleil est captée par des panneaux solaires : 1000 m2 à ce jour et 3000m2 sur le centre équestre, cette installation est connectée à un réseau de distribution, et est munie d'ondulateurs constamment surveillés, ces onduleurs transforment le courant continu en courant alternatif qui alimente le centre et le village proche..

 

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                                       Les ondulateurs

 

 

Le supplément d'électricité est revendu à l'organisme électrique de la région...

 

 

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Ce panneau pédagogique vous montre que l'économie en CO2 depuis juillet est de 22  tonnes...

La puissance instantanée varie avec l'ensoleillement plutôt boudeur à ce jour...

 


 

Le centre de Lathus qui a reçu l'écolabel européen s'équipe d'une voiture électrique fabriquée à Chauvigny : La simplicy...

 

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Nous sommes en Région Poitou-Charentes fiers de mettre en évidence le travail collectif de la région, des acteurs sociaux et des entreprises innovantes pour donner aux jeunes ( des élèves et leur professeur étaient présents) un espoir de trouver dans ce cadre d'avenir, de nouveaux emplois....

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 22:12

Ségolène Royal, Poitou-Charentes, SCOP et Autogestion

 

J'ai eu 20 ans dans les années 70. En sabots et jupe à fleurs , j'ai été de tous les combats alternatifs de cette époque : antinucléaire, Larzac, la gueule ouverte, objection de conscience, bal folk et musique bretonne et j'en passe , j'ai même assisté a une conférence incroyable de René Dumont a l'Université de Poitiers... et de tous ces combats , il y en a un que je trouvais essentiel :  c'était le combat pour l'autogestion. Je trouvais l'idée magnifique de permettre à chacune et chacun d'être acteur de sa vie et de son environnement.

 

ET puis, le temps passant , j'ai eu le sentiment que cette utopie était vraiment lointaine. Néammoins, soucieuse de participer au monde qui m'entoure, je me suis engagée dans des associations d'éducation populaire,  en politique et aussi professionnellement comme déléguée syndicale.

 

Et puis ,  ma route a d'abord croisé la 6 éme République d'Arnaud Montebourg. Une belle idée que cette "République des citoyens" ou a chaque pouvoir devait correspondre un contre pouvoir citoyen. Mais la encore, cette belle idée s'est éloignée victime des mauvais coups de ceux qui ne veulent rien lacher de leur pouvoir.

 

Et puis, ma route a croisé celle de Ségolène Royal. C'était une réunion à Melle en 2003, elle avait fait une longue intervention sur 2 idées fortes : la démocratie participative et cette idée de l'experimentation locale pour aller vers l'action générale. Il est ainsi des moments clés ou l'on se dit "bon sang mais c'est bien sur" ( ndlr :ca c'est pour celles et ceux qui lisaient la Rubrique a brac!).

 

Et puis , elle est devenue Présidente de la Région Poitou-Charentes. Il y a eu la mise en place de la "croissance verte"  qui conjugue  conversion écologique de l'économie, sécurisation des entreprises TPE/PME et des salariés, et création de nouveaux circuits économiques soucieux du pouvoir d'achat des habitants.

 

Et puis, face au système financier qui démantèle les entreprises du Poitou-Charentes, Ségolène Royal a décidé en 2008 de  soutenir la reprise des entreprises par les salariés en SCOP . Ma région est devenue la première région pour la création de SCOP avec 400 emplois sauvés. Et ca marche. Aujourdhui, face au blocage de l'état et des industriels de l'automobile , elle dit pourquoi pas une SCOP pour "Heuliez".

 

Et de me dire que mon vieux reve d'autogestion est peut etre en train de devenir possible !!

 

Pour lire les commentaires :

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/francoise-mesnard/030410/segolene-royal-poitou-charentes-scop-et-autogestion

 

Le meilleur de Pénélope

 

Et encore ce petit témoignage, cette fois, en rapport avec les SCOP !

 

Bonsoir à tous, j'ai quelque chose à raconter
qui m'a fait plaisir aujourd'hui. C'était au boulot, et j'assistais à
une conversation entre deux collègues, dont l'une est très politisée,
au Pg. Plusieurs fois je l'ai entendue pester contre les socialistes.
Elle connaît mon engagement, et me dit une fois, avec un air dégoûté :
" S Royal ne m'intéresse pas plus que ça"

Ces deux collègues évoquèrent longuement la situation du textile, de
Michelin, du capitalisme financier. Et tout d'un coup, ma collègue
s'écria "il y en a une qui a tout compris, c'est Ségolène Royal ! Si tu vas sur le site Poitou-Charentes, toutes les SCOP qui existent !"Je restai interdite, pas tout à fait, puisque je murmurai un "merci C..."
un peu décalé, puisque je ne suis pour rien dans l'initiative des SCOP
en Poitou-Charentes, mais C. se tourna alors vers moi et me dit d'un
air entendu : "ah, mais tu sais .... Je n'ai pu poursuivre ce
soir, appelée à une tâche urgente, mais je voulais raconter cela, pour
montrer qu'on peut être à 'gauche toute', mais aussi être honnête
intellectuellement en s'intéressant vraiment, à la politique, et aux
solutions qui peuvent être apportées. C'est possible, certain(e)s y
arrivent.

Je peux vous dire que cette petite tranche de vécu, tombée du ciel,
en quelque sorte, et connnaissant la grande gueule de ma collègue C..,
de culture plutôt stalinienne, athée, communiste, rouge, restera gravée
dans mon souvenir  : il y a comme ça, des jours bénits des dieux.

07/04/2010 20:47Par peneloppe


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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 17:41

Vienne

Service civique : un objectif de 500 volontaires en 2011

27/11/2010 05:40            

Ségolène Royal, Martin Hirsch et Jeannette Bougrab ont signé hier un accord liant l'État et la Région pour la promotion du service civique.

Les signataires de l'accord étaient Martin Hirsch, président de l'Agence du service civique, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, Jeannette Bougrab, secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de la vie associative, et Stéphane Jarlégand, sous-préfet de la Vienne.
Les signataires de l'accord étaient Martin Hirsch, président de l'Agence du service civique, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, Jeannette Bougrab, secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de la vie associative, et Stéphane Jarlégand, sous-préfet de la Vienne.  - Photo NR

C'était la matinée des premières, hier, au Centre régional d'information jeunesse de Poitiers.

 

Première sortie officielle de la toute nouvelle secrétaire d'État chargée de la jeunesse et de la vie associative, Jeannette Bougrab. Mais aussi première signature de convention entre une région métropolitaine et l'Agence du service civique, présidée par Martin Hirsch. « J'ai également eu l'impression d'assister au premier meeting des primaires du parti socialiste en vue de l'élection présidentielle », souriait le président départemental de l'UMP, Olivier Chartier, alors que la présidente du conseil régional, Ségolène Royal, venait de signer le protocole d'accord pour le développement du service civique dans les associations agréées de Poitou-Charentes.

'' L'objectif est d'atteindre 2.000 services civiques dans trois ans ''

Seul manquait à l'appel le préfet de région, qui avait pourtant insisté pour figurer en bonne place sur le carton d'invitation, mais qui était finalement convoqué à Paris pour une réunion interministérielle. C'est son directeur de cabinet, Stéphane Jarlégand, qui a donc paraphé la convention liant l'État à la Région.

 

Avant cette séance de signature à quatre mains, l'ancien Haut-commissaire en charge de la jeunesse et des solidarités actives avait pris la parole : « Je crois que Ségolène Royal avait défendu le service civique durant sa campagne, en 2007, a lancé Martin Hirsch. Tout comme Nicolas Sarkozy, d'ailleurs. On peut donc dire que 100 % des Français ont voté pour le service civique en 2007. »

Pacte de confiance

Saluant ce protocole d'accord visant à développer le service civique en direction de 500 jeunes de Poitou-Charentes (lire ci-dessous), Martin Hirsch a insisté sur l'effort fait par la Région en terme d'aide à la mobilité des futurs volontaires et d'articulation avec les filières de formation professionnelle.

 

« Il s'agit d'une des premières actions concrètes du Pacte de confiance pour l'emploi des jeunes adopté par la Région le 18 octobre, a souligné Ségolène Royal. L'objectif est d'atteindre 2.000 services civiques dans trois ans, en répondant à une attente des jeunes qui est forte aujourd'hui. »
Quant à Jeannette Bougrab, elle a rappelé que 28.000 jeunes s'étaient déjà inscrits sur le site de l'Agence du service civique et que l'engagement de l'État sur ce dossier allait s'élever à 500 millions d'euros d'ici 2014.

à savoir

 

La présidente et les primaires du PS

Ségolène Royal, hier, dans le secret de son bureau, et sans la presse régionale, a abordé le sujet des primaires socialistes. Face à trois confrères (de la presse nationale), elle est donc revenue sur les propos tenus par Martine Aubry mercredi soir. La patronne du PS avait alors déclaré que Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et elle s'étaient mis d'accord pour choisir lequel d'entre eux serait candidat à la primaire du PS. « Il y a eu ambiguïté dans ce qui a été dit, à savoir qu'on se mettrait d'accord avant les primaires. Non ! » a souligné Ségolène Royal. « Il n'y a pas d'alliance pour empêcher les primaires » au PS a-t-elle affirmé. C'est un peu ambigu. Mais c'est dit.

repères

 

Le protocole d'accord signé hier prévoit, pour chaque volontaire de 16 à 25 ans en service civique :
- Le versement par l'État d'une indemnité de 542 euros nets par mois
- La prise en charge par l'État de la couverture sociale et des cotisations retraite.
- La prise en charge par la Région des déplacements en TER ou le financement du permis de conduire.
- Le versement par la Région d'une « prime de civisme » de 400 euros à l'issue de la mission qui dure de 6 à 24 mois (pour un minimum de 24 heures par semaine).
- L'accueil de 40 jeunes dans les services de la Région, pour assurer l'information sur le service civique et sur la croissance verte.

www.service-civique.gouv.fr

Laurent Favreuille
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 16:35

Ségolène Royal :la métaphore du cognac

La présidente de Région se prépare pour les primaires du PS. Sans s'affoler….

L'agenda de Ségolène Royal est surchargé. Entre ses multiples apparitions médiatiques, ses voyages à l'étranger pour le compte de l'Internationale socialiste ou pour l'Association des régions francophones, qu'elle préside depuis peu, elle trouve également le temps de labourer le terrain de sa région, participant à quantité de manifestations, organisant nombre de rencontres, comme si elle était en pleine campagne électorale.

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En fait, elle l'est… Elle ne fait pas mystère de son intention de prendre part à la compétition interne au Parti socialiste pour la désignation de son candidat à la présidentielle de 2012. Et, faisant allusion à sa défaite de 2007, elle rappelle que le produit phare de Poitou-Charentes, le cognac, a besoin de passer « deux fois dans l'alambic » avant d'atteindre sa plénitude…

Reste donc à attendre le moment où Ségolène Royal annoncera sa participation à ces primaires. La seule chose qui soit certaine, c'est qu'elle a promis d'en réserver la primeur à la presse régionale.

D'ici là, elle demeure sereine. Les discussions autour de l'aménagement du calendrier en vue de ces primaires la laissent de marbre. « Attention aux polémiques, dit-elle. Nous ne sommes pas tenus de calquer notre calendrier sur celui des autres. Ce qui est important, c'est que les socialistes soient en ordre de marche lorsqu'il le faudra. »

En attendant, elle semble roder ses arguments, décochant flèche sur flèche aux deux têtes de l'exécutif. « En trois ans, le couple Sarkozy-Fillon a pris quelle initiative ? Sur quoi a-t-il marqué le terrain ? Quel espoir a-t-il donné à la France ? » s'interroge-t-elle, parlant d'« effrayant bilan », de « crise morale », de « mise sous tutelle de la justice et des médias », de « manipulation des esprits ».

Enfin, réagissant à la nomination d'Éric Besson au ministère de l'Industrie, elle a glissé : « De toute façon, l'autre [NDLR : Christian Estrosi] ne faisait pas grand-chose. Il n'y a pas de politique industrielle en France, ce n'est pas maintenant que ça va commencer. »

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:38

 

L'Elysée a beau affirmer que l'affaire de Karachi «ne concerne en rien» Nicolas Sarkozy, les éléments contenus dans le dossier judiciaire démontrent le contraire. Plusieurs documents impliquent directement le chef de l'Etat dans ce dossier de corruption qui ébranle sa présidence. Mediapart les publie.
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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 09:52
Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /2010 07:09

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Jeudi 18 novembre, Ségolène Royal a inauguré à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, la chaîne de montage des préséries de la Mia, la voiture électrique sortie des bureaux d’étude d’Heuliez. Dans quelques jours, les premières préséries sortiront de cette chaîne ; elles sont destinées à valider le véhicule et son process de fabrication. Puis viendront la production en série au printemps prochain, les premières livraisons en juin 2011, et les premières ventes aux particuliers en 2012.

« C’est une voiture très silencieuse et agréable. », a souligné la présidente de la Région Poitou-Charentes après avoir conduit une Mia quelques kilomètres dans Cerizay.

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Ségolène Royal lors de l'essai d'une Mia, jeudi 18 novembre 2010 à Cerizay (AFP, comme la photo précédente)

Le nouveau constructeur automobile français, issu de la reprise d’Heuliez le 30 juin 2010, est détenu à 31% par la région et à 69% par la société allemande Mia Electric GmbH (= Sarl), qui a pour associés l’entrepreneur sarrois Edwin Kohl et des experts en énergie d’Essen, la société Conenergy AG (=SA). Pour la Mia, le châssis est fabriqué par la branche emboutissage d’Heuliez, reprise par le groupe français Baelen Gaillard Industries

Redessinée par l’ancien designer en chef de Volkswagen, Murat Günat, la voiture est présentée en 3 versions.

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La Mia

La Mia trois places peut atteindre 110 km/h, possède une autonomie de 100 km sans recharger la batterie standard de 8 kWh, et offre, avec le siège conducteur placé au centre, une vue dégagée optimale. La batterie se recharge sur le secteur (220 volts) en 2,5 heures ; une recharge rapide de 10 minutes permet d’effectuer un trajet de 8 km.

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Une version existe aussi avec une batterie de 12 kWh, plus puissante, qui permet une autonomie accrue de 30%. Le coût des 100 km est très faible car la Mia est économe en électricité : 1,50 € seulement, soit un coût très inférieur à celui d’une voiture à essence, ce qui n’est pas un mince avantage.

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La Mia L

La Mia L quatre places est plus longue de 32 cm – son volume de chargement passe de 260 à 420 litres par rapport à la Mia - et la banquette 3 places à l’arrière est rabattable pour agrandir l’espace de chargement.

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La Mia utilitaire

Enfin, la Mia utilitaire a un seul siège – celui du conducteur – et son volume de chargement est multiplié par plus de 3 par rapport à la Mia L, à 1500 litres.

La mise en vente de la Mia a débuté le 6 octobre 2010, il y a moins d’un mois et demi, et le succès est déjà au rendez-vous : entre 500 et 1000 commandes auraient déjà été passées selon Le Parisien, 1000 selon d’autres sources.

Quelques succès ont été remportés en France, avec des commandes du Conseil général des Deux-Sèvres présidé par le socialiste Eric Gautier, de la Région Poitou-Charentes, de la mairie de Nice, ville dirigée par Christian Estrosi, ministre sortant de l’Industrie et principal protagoniste de Ségolène Royal dans le dossier de la reprise d’Heuliez, de la communauté de 25 communes du Pays de Matha en Charente Maritimes, et de la ville de Billère, 14 000 habitants, dans les Pyrénées-Atlantiques, dont le maire est le socialiste Jean-Yves Lalanne, vice-président de la communauté d’agglomération de Pau. D’autre part, la Mia est actuellement en lice pour les marchés d’autopartage des villes de Nice et de La Rochelle, dont l’attribution sera rendue publique prochainement. Gageons que ces villes donneront la victoire à la Mia.

L’Allemagne est le second marché-cible de la Mia et le premier marché automobile d’Europe : avec les relations et les réseaux de distribution auxquels les associés de Mia Electric GmbH ont accès, la Mia y rencontre ses plus beaux succès, surtout dans le secteur de l’énergie, qui est celui de Conenergy AG. L’alliance que Ségolène Royal a contracté au nom de la Région Poitou-Charentes avec les associés allemands de Mia Electric GmbH apparaît pleine de promesses.

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Roman Dudenhausen, directeur général de Mia Zlectric GmbH, Georg Müller, président du Conseil d'Administration de MVV Energie AG, et Matthias Brückmann, membre du CA de MVV Energie AG, posant avec une Mia devant le siège de MVV Energie AG

 Le groupe énergétique MVV Energie, basé à Mannheim mais ayant de nombreuses implantations en Allemagne, ainsi qu’en République tchèque, a été séduit : c’est aujourd’hui le plus gros client de la Mia. Fort de ses 3,2 Md€ de chiffre d’affaires annuel et de ses 6000 employés, il proposera la Mia à ses partenaires dans les sphères publiques et privées.


 

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Station de chargement en électricité Future Fleet, projet d'une flotte commune à SAP et MVV Energie AG de 100 voiture électriques

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La Mia à Aix-La-Chapelle, à la première station de rechargement en électricité de la STAWAG en libre-service de la ville

La société des services municipaux d’électricité d’Aix-La-Chapelle, la STAWAG Stadtwerke Aachen AG, qui compte 365 employés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 419 M€, a également passé commande ; Aix-La-Chapelle est la 27ème ville d’Allemagne et compte 260 000 habitants.

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Présentation de la Mia sur le stand de N-ERGIE AG lors du Salon des consommateurs le 2 novembre 2010 à Nuremberg (N-ERGIE)

Enfin, N-ERGIE AG, fournisseur régional d’énergie basé à Nuremberg, est également client : le fournisseur régional réalise 1,8 Md€ de chiffre d’affaires, emploie 2600 personnes et se classe parmi les 10 premiers producteurs d’électricité en Allemagne.

Côté prix, la Mia sera vendue 19 900 euros TTC, mais avec le bonus écologique, son prix s’établira en France à environ 16 000 euros TTC selon Mia Electric. La Région Poitou-Charentes attribuera même à ses habitants une aide qui permettra au prix de la Mia de tomber à 13 900 euros TTC.

La Région a d’ailleurs décidé poursuivre son pari dans la voiture électrique et de lancer un fonds de 12 M€ pour son développement : aide à l’acquisition, développement de l’offre (taxi électrique, autopartage, …), développement des stations de recharge et de stockage de l’énergie électrique, développement de solutions de location de voiture ou de batteries de longue durée, développement de nouvelles voitures électriques.

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« La forte demande dont la Mia fait l’objet depuis l’ouverture des ventes est un signal très encourageant, qui confirme le réalisme des objectifs de production que nous nous sommes fixés. Notre ambition est en effet de mettre sur les routes 5000 Mia entre le début de la production de série en juin et la fin de l’année 2011 », a déclaré Roman Dudenhausen, directeur général de Mia Electric GmbH. Si 1000 Mia ont été commandées en un mois et demi, l’objectif de 5000 Mia pour 2011 devrait être tenu. Le constructeur automobile compte vendre 10 000 Mia en 2012, ce qui représente la fourchette basse de l’estimation de la capacité de production de l’usine de Cerizay.

Cette montée en puissance permet aux salariés de l’ex-Heuliez d’être optimistes, aussi bien pour la branche emboutissage, qui produira le châssis de la Mia, que pour la branche voiture électrique, qui produira la voiture électrique. Actuellement, pour la branche voiture électrique – le nouveau constructeur automobile – 158 personnes sont sous contrat dont 50 prises en charge par une convention régionale pour la sécurisation des parcours professionnels : c’est la fameuse Sécurité sociale professionnelle mise en place par Ségolène Royal dans la région, et c’est aussi un exemple parlant de « politique par la preuve ».

Les perspectives sont bonnes pour les ventes de Mia : « Je suis persuadé qu’il va nous falloir augmenter nos capacités de production dès l’an prochain. Le marché a mûri et nous avons six mois d’avance sur nos concurrents », affirme, Laurent Buffeteau, le directeur général de Mia en France, qui prévoit de réembaucher près d’une centaine de personnes d’ici à juin 2011. L’usine de Cerizay devrait produire 40 voitures électriques par jour dès 2011.

 

Salon de la croissance verte et des éco-industries à Poitiers : sur l'invitation et les affiches, la Mia, en bas, à gauche

La Mia sera prochainement très présente aux grands rendez-vous professionnels, comme le Salon des Maires et des Collectivités Locales qui se tiendra à Paris du 23 au 25 novembre, le Salon de la croissance verte et des éco-industries organisé du 25 au 27 novembre à Poitiers, et le Salon Pollutec, du 30 novembre au 3 décembre à Lyon.

Incontestablement, la Mia, voiture électrique, est en passe de devenir un succès, autour d’un axe franco-allemand qui réussit. C’était aussi autour de cet axe que Victor Hugo voyait se construire les Etats-Unis d’Europe…

Frédérick Moulin

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 21:14

 


Présentation du sixième salon des éco-industries

 

Laetitia Sardet-gibert Professionnels et particuliers, rdv au SALON DE LA CROISSANCE VERTE ET DES ECO-INDUSTRIES (25-27/11), pour y découvrir les dernières innovations du secteur des éco-industries : agro-industrie, traitement et valorisation des co-produits et des déchets, éco-habitat, maîtrise de l'énergie, énergies renouvelables, véhicul...e électrique, traitement de l'eau et de l'air, audit-conseil-ingéniérie, laboratoires de recherche, organismes financiers et assurances, formation et emploi.

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 16:03

Région : la Charente Libre

Royal sur tous les fronts

Ne pas se faire oublier, surtout quand les sondages dévissent. De Cancun à Cerizay, de Paris à Ruelle, Ségolène Royal se démultiplie.

Ne pas oublier, quand les sondages donnaient Delanoë gagnant...c'est elle qui fut à Reims la première et c'était elle encore qui remplissait les salles !!!

 

L\'emploi du temps de Ségolène Royal est agencé afin qu\'elle garde un rayonnement national, voire international. Photo AFP

L'emploi du temps de Ségolène Royal est agencé afin qu'elle garde un rayonnement national, voire international. Photo AFP 

 

Une dose d'international, une dose de terrain, une dose de rendez-vous très politiques avec les élus et les militants:

 

Ségolène Royal, la présidente de Poitou-Charentes, n'a pas le vent dans le dos dans la perspective des primaires socialistes à la présidentielle, mais elle tient bon la veille et le fait savoir. D'ordinaire, elle distille son emploi du temps au jour le jour ou presque.

Or, elle a communiqué en début de semaine à la presse son programme pour les deux mois à venir. Il est ainsi agencé qu'il doit lui permettre de garder un rayonnement national, voire international, de lui offrir des tribunes pour se faire entendre, tout en s'appuyant sur la réalité du terrain. «La politique par la preuve», comme elle aime à la répéter.

 

Positionnée pour rester dans la course des primaires

 

Exemples.

 

Fin novembre, elle organise à Poitiers un salon des éco-industries.

 

C'est mercredi au Méridien de Paris-Montparnasse qu'elle a présenté ce rendez-vous de «l'excellence environnementale».

 

Jeudi prochain, elle sera à Cerizay pour la présentation de la présérie des voitures électriques d'Heuliez.

 

Vendredi, elle présentera à Poitiers «un pacte pour l'emploi des jeunes» et inaugurera à Ruelle une maison de santé pluridisciplinaire.

 

Entre-temps, aujourd'hui même, elle aura assisté à Istanbul à l'assemblée générale de l'Assemblée des régions d'Europe.

 

Du 6 au 9 décembre, elle sera à Cancun, au Mexique, en sa qualité de présidente de l'Association internationale des régions francophones.

Elle aura aussi, le 23 novembre, animé l'université populaire participative sur la liberté de la presse à Paris, répondu le lendemain à l'invitation à déjeuner de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, prononcé le samedi 27 le discours de clôture de la convention nationale du Mouvement des jeunes socialistes.

 

Elle a promis de réserver à la presse régionale la primeur de sa décision de se présenter ou non aux primaires de son parti en vue de l'élection présidentielle. Elle est certes devancée, et même nettement distancée dans les sondages, par Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, voire François Hollande. De toute évidence, elle se positionne pour rester dans la course. À ce jour, ce n'est pas le oui ou le non de sa participation qui pose question. C'est la date à laquelle elle le rendra public.


 

Quand on a besoin de Ségolène Royal, en région, elle est là !

Son équipe du Conseil Régional est à l'oeuvre sur le terrain au plus prêt des gens,  à l'action dans tous les territoires...

Ce n'est pas de la Com...Elle propose et elle fait...

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