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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:53

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Service civique : les acteurs toujours mobilisés

La région au premier rang pour l'utilisation des crédits européens

Poitou-Charentes s'envole sur France 3

La Fête culturelle des lycéens le 4 mai au Futuroscope

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 09:46
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 09:42

 

Ségolène Royal a présenté à Rouen le rôle de la Banque Publique d'Investissement puis recu une délégation de salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne

France 3 Haute Normandie - Ségolène Royal présente à Rouen le rôle de la Banque Publique d'Investissement

Ségolène Royal, la Vice-présidente de la BPI, est venue à l'Hôtel de Région à Rouen présenter aux élus et acteurs économiques de Haute-Normandie ce que sera la Banque Publique d'Investissement...

"Il n'y a aucune raison de baisser les bras devant le spectre du recul économique. Cet outil doit permettre de reprendre confiance. Face à la frilosité bancaire, il faut entraîner les banques. Elles doivent être au service de l'économie réelle et non à celui de l'économie financière". La Présidente de la Région Poitou-Charentes développe, point par point. "La BPI n'est pas un bâtiment, c'est une mise en réseau de ceux qui interviennent déjà, avec des moyens, et de la rapidité."...

Lire la suite...

AFP - Déclarations du DG de la BPI sur Petroplus et Florange: grave dérapage selon Segolene Royal

... le directeur général (de la BPI avait) déclaré mercredi que le sauvetage de Petroplus ou des hauts-fourneaux de Florange n'aurait pas représenté un bon business.

... (il s'agit d'un) grave dérapage, déjà condamné par le ministre du Redressement productif, qui n'ont aucune raison d'être et qui ne se reproduiront pas, a déclaré Ségolène Royal devant une délégation de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne près de Rouen.

... (elle) a affirmé que la BPI aurait aidé le site si un repreneur avait été retenu par le tribunal de commerce...

La BPI est là pour prendre des risques, parfois elle perdra, parfois elle gagnera, a expliqué Ségolène Royal...

 

 

 

France Bleu - Pétroplus : Ségolène Royal dénonce un "grave dérapage" de son directeur

... "La Banque publique d'investissement n'est pas là pour faire du business" a dit Ségolène Royal : "Elle serait intervenue si un repreneur avait été désigné par le tribunal de commerce"...

Petroplus, visite de Ségolène Royal, par elisa6666

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 08:36

Les dernières mises en examen de Nicolas Sarkozy, ancien président de la république, pour abus de faiblesse et de Jérôme Cahuzac, ancien ministre du budget, pour fraude fiscale , devrait inexorablement voir réapparaitre le « tous pourris » cher au Front National et à Marine Le Pen .

Malheureusement pour elle, Marine Le Pen ferait mieux de ne pas s’aventurer davantage sur le terrain glissant qu’elle affectionne en s’appuyant sur la mise sur le devant de la scène médiatique de ces affaires juridico-politiques dont les médias se régalent et font leurs choux gras.

En effet, après une discussion intéressante avec quelques amis internautes, je me suis livrée à une rapide pré-étude de la situation en utilisant les données disponibles sur le net afin de cerner si nous étions face à une impression ou si l’ébauche d’une vérité scientifiquement démontrable apparaissait.

Je vous en donne le résultat et la succincte analyse qui en ressors.

Eléments de méthode: 
J’ai commencé par rechercher des informations sur les condamnations par la justice, entre 1997 et 2012, des élus de 3 partis: le Front National – puisqu’il se pose en pourfendeur des "pourris"- l’UMP et le Parti Socialiste, que l’on nous présente comme les seuls partis dignes du bipartisme.

Puis, pour ces trois partis, j’ai rapporté le nombre des condamnations de chacun à leur nombre d’élus sur la même période.

Les résultats:

Les résultats sont surprenants et viennent considérablement contredire l’impression de « tous pourris ».

Avant de présenter ce résultat, je crois qu’il est bon de rappeler le nombre d’élus en France : 
La France compte 577 députés, 343 sénateurs, 2040 conseillers régionaux, 4042 conseillers généraux, 36 635 maires, 78 députés européens.

Soit un total de 43715 élus susceptibles de pouvoir utiliser leurs fonctions électives à des fins illégales.

 

Le Front National, entre 1997 et 2012, a eu environ 357 détenteurs d’un mandat électif . 
Pendant la même période, il totalise 56 condamnations est mises en examen

Ce qui représente 15,68 % d’ élus du FN condamnés ou mis en examen.

L’UMP, entre 1997 et 2012, a eu environ 2115* détenteurs d’un mandat électif 
pendant la même période il totalise 66 condamnations ou mises en examen.

Ce qui représente 3,12 % des élus de l’UMP condamnée ou mis en examen.

Le parti socialiste, entre 1997 et 2012, a eu environ 2262 élus*. 
Pendant la même période il totalise 44 condamnations ou mises en examen.

Ce qui représente 1,94 % des élus du parti socialiste condamné ou mis en examen.

 

Un premier constat s’impose statistiquement : c’est de très loin le Front National qui présente le plus fort taux d’élus condamnés ou mis en examen par la justice.

Un second constat s’impose: au regard des 156 condamnations ou mises en examen que totalisent le Front National, l’UMP, le PS et de la population des élus français, l’impression de « tous pourris » est infondée.

En effet, sur une population de 33 715 élus susceptibles de pouvoir utiliser leurs fonctions électives à des fins illégales, seul 0,35 % d’entre eux abusent de la situation et sont condamnés par la justice **.

Un troisième constat est beaucoup plus alarmant.

Il porte sur l’analyse des motifs des condamnations qui ont frappé la population d’élus étudiés.

Dans la très grande majorité des cas, les élus du Front National sont condamnés pour des violences physiques, des incitations à la haine raciale, et des fraudes financières ou électorales.

Reconnaissez que ce type de condamnations dément la conformité aux principes démocratiques et républicains qu’affiche le Front National et vient casser l’image de parti convenable  que les médias veulent nous vendre !

Les élus de l’UMP semblent eux être "spécialisés", au regard des condamnations et mises en examen dont ils font l’objet, dans l’abus de biens sociaux et détournements de fonds publics.

Quant aux élus du parti socialiste, il semble que le délit de favoritisme soit une de leurs « spécialités ».

J’ai tout à fait conscience de l’aspect succinct de cette pré-étude ** qui demanderait d’être approfondie, affinée sur le plan statistique, élargie à d’autres partis politiques, etc. etc.

Néanmoins, comme je le disais au début, il ne s’agissait pour moi que de cerner une impression et non de démontrer scientifiquement si la classe politique française était vraiment et dans son ensemble toutes pourris. Pour cela, je pense que notre pays est suffisamment doté en étudiants, en institut divers et variés mieux équipés et plus disponibles que moi pour effectuer une enquête approfondie sur le sujet.

En attendant, et jusqu’à plus ample informé, je reste sur les constats que c’est le Front national qui présente le plus fort taux d’élus condamnés par la justice et que l’on ne peut dire, avec un taux de 99.65% d’élus jamais condamnés ou mis en examen, que la classe politique française est dominée par le "tous pourris"

* Sur la base d’un renouvèlement de la moitié des effectifs sur 15 ans et en tenant compte que bon nombre d’élus cumulent les mandats en nombre et dans la durée, ce qui minore le nombre d’élus de la population étudiée. 
** Bien entendu, on ne peut dans ce type d’études, comptabiliser ceux qui ne sont pas rattrapés par la justice.

Sources: 

http://bibifa.wordpress.com/2013/04/03/comme-une-impression-de-tous-pourris/

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 18:49

Après la France: la fin de l'hégémonie néolibérale?

 "La social-écologie, un autre modèle" Ségolène Royal


Raymond CotareloRaymond Cotarelo García (né à Madrid en 1943), est un professeur de Science politique et d'administration publique à la Faculté des Sciences Politiques et Sociologie de l'Université Nationale d'Education à distance, dont il a été vice doyen entre 1984 et 1988. Il est l'auteur de 145 articles dans des revues spécialisées espagnoles et étrangères et a traduit en Espagnol les oeuvres de divers auteurs classiques et contemporains, dont Jürgen Habermas.

Collaborateur habituel des médias, dans lesquels il a publié plus d'un millier d'articles journalistiques, il est actuellement membre du Conseil Éditorial du journal Public. De la même manière, il anime un blog quotidien pointé sur une analyse politique et des questions littéraires ou artistiques : http://www.cotarelo.blogspot.com/. 

 Ecrivain de nombreux livres dont les plus récents qui se sont fait remarquer : la Politique et la Littérature (l'oeuvre d'Ayn Rand); La fable de l'autre je; La figure du double dans la littérature; La gauche du XXIe siècle; La politique dans l'ère d'Internet; La mémoire du Franquisme; Le souhait de la vérité; L'Espagne en crise; et bien d'autres encore.

Il a accepté de répondre à mes questions.

 

 

Ahmed Laaraj : Monsieur le professeur, vous avez organisé une table ronde le 24 Mai 2012, suite à la victoire de la gauche lors des dernières élections, en ouvrant un débat autour de la question : "Après la France, la fin de l'hégémonie néolibérale?". C'est un sujet vaste car il signale la fin d'un modèle économique et d'un mécanisme auquel tout le monde jure qu'il est quasi impossible d'en sortir. Est ce une pensée de société qui vient à la fin de son souffle? Quels sont les éléments, de votre point de vue, qui vous mènent à cette interrogation? Pourquoi le choix de ce sujet?

R. Cotarelo : Au début de la crise, certains experts et personnalités de la politique, notamment M. Sarkozy, alors président de la France, disaient qu’il fallait absolument “réfonder le capitalisme”. On était alors clairement conscient que le modèle néolibéral du capitalisme –c’est à dire, la prévalence de l’économie financière sur l'économie réelle- était épuisé, sans futur. On disait être en quête d’une nouvelle alternative. Cinq ans plus tard on sait que, dans le cadre du mode capitaliste de production (mcp), cette alternative n’existe pas. Pour la trouver il faudrait rompre avec le modèle, puisque “refonder” le capitalisme ne serait pas suffisant.

Mais il ne semble pas y avoir d’autres modes de production. Depuis l’éffondrement des systèmes communistes dans les années quatre-vingt, la gauche conserve son opposition et critique le capitalisme, mais elle ne dispose pas de modèle alternatif propre. Ce n’est pas question d’accepter l’idée de Hayek selon qui les crises cycliques sont inhérentes au capitalisme et donc inévitables. Mais nous, n’étant pas des Hayeks, il nous manque une alternative. Nous ne disposons pas d’une théorie satisfaisant un mode de production autre que le capitalisme.

La raison et le sens commun nous forcent à reconstituer l’ancienne pensée socialdémocrate, c’est à dire l’acceptaction du mode capitaliste de production, le réformer et le réguler à fin d’en faire un système plus humain et plus juste. C’est ce que le PSOE (Parti Socialiste d'Espagne) a essayé de mettre en place ces deux dernières législatures en échouant à cause de la violence de la crise.

Nous avions choisi ce thème "Après la France : la fin de l'hégémonie néolibérale?" pour la table ronde, puisque le socialisme démocratique ayant triomphé en France - l’un des pays européens dont l’exemple est souvent suivit ailleurs - on pouvait se poser à nouveau la question d'un retour à un programme de gauche qui, sans casser les modes capitalistes, donnait lieu à une rééddition de "l’économie sociale de marché” qui avait si bien fonctionné dans les années 50 et 60 en Europe.

Le socialisme français, était-il en situation de combattre la crise, montrer le chemin, être avant-gardiste pour l’Europe? Cette année il y aura des élections législatives en Allemagne. Si les suffrages se concrétisent par une victoire de la socialdémocratie, alors il y aura des nouvelles expectatives pour donner une réponse viable à la crise.



En 1981, le monde assistait à la victoire de la gauche en France avec l'élection de
François Mitterrand. Un an plus tard, c'était au tour de l'Espagne, avec Felipe Gonzàlez.
Nous étions en pleine apogée du néolibéralisme, ce sujet se soulevait-il à cette époque
là ?

Bien sûr! Peu avant Mitterrand en France et González en Espagne, Margaret Thatcher et Ronald Reagan l’avaient emporté en Angleterre (1979) et aux États-Unis (1980). L’attaque contre le Welfare State (WS) se déclencha alors en force, grâce à l’hégémonie conservatrice des think-tanks républicains et apparentés qu’en fournissaient la théorie. C’était un mouvement d'anciens intellectuels de la gauche passés à droite. Ils connaissaient très bien les thèses de Gramsci sur l’importance de la lutte idéologique, surtout aux temps des moyens de communication de masse.

Les années 80 assistaient à un combat idéologique pour conquérir l’âme des classes moyennes aux sociétés développées. C’était les classes qui avaient appuyé les programmes sociaux du Welfare State mais qui, asphixié par la politique fiscale des partis socialistes, rédistributive et progressive, cherchaient une nouvelle alliance avec les secteurs aisés au détriment des classes populaires. La question, jusqu’alors indécise, se trancha dix ans après à cause de l’éffondrement du communisme présenté comme la victoire définitive du mode capitaliste de production et du néolibéralisme. On commençait à faire de la propagande avec le soi-disant “dividende de la paix” juste au moment où l’on déclenchait la “première guerre du Golfe” ou première guerre du nouveau impérialisme.


À ce moment là, début des années quatre-vingt-dix, la nouvelle crise de 1992 frappe surtout l’Europe qui doit en plus faire face aux conséquences de la réunification allemande, c’est à dire, le moment où un état européen de 60 millions d’habitants avalait tout à coup un autre état de 17 millions et se préparait à en faire la digestion. C’est la crise qui marque la fin du keynesianisme, une crise appellée de stagflation tout à fait nouvelle. Impossible de l'amménager avec la politique économique de l’entre-guerre. C’est alors que la social-démocratie adopte partiellement des repères néoliberaux, avec l’espoir d’améliorer ses fortunes électorales.

 

              



La gauche espagnole, la gauche française et au niveau de l'Union Européenne avec le PSE
dont elles font parties ne sont-ils pas, finalement eux-même néolibéraux? Le socialisme
existe-il vraiment ?L'échec de R. Zapatero, n'est-il pas dû à des politiques néolibérales? Et
cet échec devrait-il alerter le gouvernement de F. Hollande ?



La social-démocratie prend des allures néolibérales, pressée pour son besoin de gagner des élections face à des électeurs qui sont devenus de plus en plus conservateurs. A mon avis le socialisme existe comme il l’a fait toujours à nos sociétés démocratiques, sous la forme d’un “État social et démocratique de Droit”, pour invoquer le Préambule de la Constitution espagnole de 1978, c’est à dire, ce que certains auteurs (Elías Díaz) appelaient “la juridification de la voie au socialisme”. Le socialisme apparaissait ici plus comme un processus, un chemin, une voie, que comme une réalité définitive. C’est une polémique vénérable. On se souvient ici de la célèbre polémique entre Eduard Bernstein “la fin n’est rien; le mouvement, tout” et Rosa Louxembourg “le mouvement n’est rien; la fin, tout".

Prima facie, bien sûr, l’échec de Zapatero se doit à ses politiques néolibérales. Pour preuve il suffit de voir les résultats électoraux du 20 Novembre 2011 (38ème anniversaire de la mort de Franco) pour le constater. Mais je trouve encore plus intéressant de se demander si ces politiques n'étaient pas l'effet  plutôt que la cause de l’échec de l’ex-président. Comment oublier que, de 2008 à 2010, Zapatero a essayé de vaincre la crise avec des politiques expansives classiques à la Keynes qui ne feront qu’aggraver la situation, jusqu’à l’experience de l’échec de cette politique qui le força à changer de braquet?

Pas besoin d’alerter le gouvernement Hollande de l’échec du socialisme espagnol. Il semble avoir déjà pris bonne note. D’un autre coté, à mon avis, le principal problème de la gauche française (comme il le fût auparavant pour la gauche espagnole et l’est toujours encore) reste sa capacitè d’être à la hauteur des espoirs éveillés par la victoire de F. Hollande sur une droite épuissée et rongée par des contradictions internes.


Faisons un peu de fiction, le système néolibérale s'effondre, quel est selon vous aujourd'hui le régime socio-économique le plus apte à le remplacer?
Au sein de Désirs d'Avenir, la social-écologie est au coeur de nos débats, pensez-vous que
cela puisse être la base d'une relance économique ?

Le mode capitaliste de production ne me semble pas ménacé. Surtout depuis l’incorporation de la République Populaire de Chine au "Mainstream" du capitalisme mondial. Ce sont les formes de le gèrer qui s’éffondrent. Si l’approche néolibéral perd sa main mise (et ce n’est pas tout à fait clair), l’alternative –s’il y en a une- sera le résultat de la corrélation de forces en présence, mais il semble raisonnable de supposer qu’on essayera de rétablir l’une ou l’autre forme d’économie sociale de marché (soziale Markwirtschaft) ou de néokeynesianisme.

L’écologie est une impérative politique. Mais il y en a d’autres et non seulement en tant que quête de nouvelles formes d’activités industrielles, voire productives en général, qu'en tant que quête de nouvelles formes de gestion des activités déjà en place. Il faudra explorer des nouvelles lignes de production, des nouveaux gisements d’emploi (dont on parlait déjà dans le Livre Blanc de Delors en 1995), des nouvelles reformes du droit au travail, de nouvelles relations industrielles (porquoi ne pas essayer de généraliser les formes comme la Mitbestimmung allemande?), d’innovations comme l’établisement du minimum vital, etc.

Quand on est forcé à chercher des alternatives par besoin de survivance, on doit considérer toutes les possibilités, ne pas se concentrer à une seule et admettre qu’à la fin du jour, la solution peut être l’une de compromis, un mélange imparfait, impur, peut- être contradictoire, mais de nature pratique, quelque chose de réalisable. Il ne faut pas oublier le fameux apophtegme de Holderlin en Hypéron: “Ce que fait de ce monde un enfer est l’obsession pour le changer en un ciel”.

Ségolène Royal

 (Photo. du journal Le Monde de Ségolène Royal, présidente de Désirs d'Avenir, pensant à une nouvelle gauche, elle déclare "La social-écologie, un autre modèle")

               

Je remercie M. Raymond Cotarelo Garcia, pour cet entretien. Un remerciement également à François Coll, pour sa collaboration. J'espère que cet article vous aura éclairé sur les enjeux actuels. Merci à vous lecteurs et lectrices de votre fidélité. Vous pouvez partager cette article par mail, sur vos blogs, pages Facebook ou Twitter, en copiant, collant cette URL : http://loeildelajeunesse.blogs.nouvelobs.com/archive/2013...

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:23

Ces précieux pollinisateurs que l’on éradique

Les abeilles domestiques ou mellifères et les abeilles sauvages exercent un rôle majeur dans la production de notre nourriture. D’autres insectes tels que les papillons et les mouches font aussi un précieux travail de pollinisation.

Bees on a Honeycomb in the Netherlands<br /> Bijen op een Honingraat

 

Sans eux, les hommes et de nombreuses espèces animales seraient privés d’une partie des aliments constitutifs de leur régime de base. La production mondiale de nourriture dépend à 35% des insectes pollinisateurs. Sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, 71 dépendent des abeilles pour leur pollinisation. 4000 variétés de légumes cultivés en Europe n’existeraient pas sans le travail assidu des abeilles.

Depuis quelques années, on observe dans le monde entier un déclin massif des abeilles

Les principales raisons du déclin des abeilles sont multiples : des parasites et maladies comme l’acarien Varroa ou le champignon Nosema ceranae, la disparition des biotopes, les dommages liés aux insecticides et de manière générale, une diminution des résistances immunitaires.

Un focus particulier doit être fait sur les pesticides

Greenpeace publie aujourd’hui un rapport intitulé Le déclin des abeilles qui propose une analyse des facteurs mettant en péril les pollinisateurs et l’agriculture en Europe.

Les pesticides employés principalement dans l’agriculture mais aussi dans les jardins et les parcs affectent les abeilles.
Les fabricants eux-mêmes ne nient pas qu’un contact direct avec ces produits est extrêmement toxique pour les abeilles. Même exposées à de faibles doses mais de manière constante, les effets sont ravageurs. C’est-à-dire que les abeilles sont non seulement affectées lorsqu’elles sont exposées régulièrement à de faibles doses de pesticides, mais aussi lorsqu’elles sont en contact avec leurs résidus dans le nectar, le pollen et l’eau des plantes de cultures et autres végétaux.

Les pesticides dits systémiques sont particulièrement dangereux pour les abeilles, car ils ne sont pas seulement pulvérisés sur les végétaux mais pénètrent dans toute la plante. En font partie les insecticides de la classe des néonicotinoïdes utilisés depuis le milieu des années 90 en traitement prophylactique sur les semences ou les sols ou pulvérisés directement sur les cultures. Les néonicotinoïdes sont cent fois plus toxiques que d’autres insecticides. Un seul grain de maïs enduit de 0,5 mg de clothianidine peut tuer 80 000 abeilles.

Greenpeace révèle dans ce rapport les sept pesticides tueurs d’abeilles qui devraient être interdits en priorité en Europe en raison de leur extrême toxicité pour les abeilles. Il s’agit de l’imidaclopride, du thiaméthoxame, de la clothianidine, du fipronil, du chlorpyriphos, de la cyperméthrine et la deltaméthrine.

Il faut agir : dès maintenant et sur le long terme !

Les abeilles sont beaucoup trop précieuses pour que les responsables politiques continuent à rester passifs face à leur déclin spectaculaire. Des mesures doivent être prises !
D’abord, l’Union européenne doit agir immédiatement afin d’interdire durablement l’ensemble des pesticides les plus destructeurs pour les abeilles.

L’interdiction des pesticides chimiques doit devenir la norme. Contrairement à l’agriculture conventionnelle, l’agriculture écologique n’utilise aucun insecticide chimique. L’élimination des mauvaises herbes se fait mécaniquement, la biodiversité est la norme. L’agriculture écologique utilise la diversification des cultures comme un outil pour combattre les dégâts des insectes nuisibles dans les champs.

Il est également nécessaire de mettre en œuvre des mesures de promotion de la biodiversité sur les terres agricoles et de protection et de restauration des écosystèmes pour préserver l’environnement dont les abeilles et autres pollinisateur ont besoin pour vivre. En font partie: les haies, les jachères florales et les réseaux de biotopes.

Les jardins et parcs naturels où poussent des espèces indigènes sont d’autres atouts. Il faut aussi renoncer aux pesticides chimiques dans ces espaces et favoriser une large biodiversité.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 18:23
L'Essentiel Poitou-Charentes
La lettre d'info de la Région Poitou-Charentes 365
Jeudi 11 Avril 2013   
Regionlib

Régionlib pour tous !

Le 11 avril 2013 à Niort, Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, et Geneviève Gaillard, députée-maire de Niort, ont inauguré la première station du service régional d'auto-partage Régionlib, située rue des Equarts dans le quartier du Clou Bouchet.
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Innovation entreprises

Encourager l'innovation dans les entreprises

Lors de la réunion publique du 12 avril, la Région votera le soutien aux programmes d'actions 2013 du Centre Régional d'Innovation et de Transfert de Technologies (CRITT) Matériaux et du CRITT Informatique.
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Campagne dans le Metro parisien

Le Comité Régional du Tourisme à Pékin du 11 au 14 avril

Le Comité Régional du Tourisme participe cette année à l'opération « Art de vivre à la française » menée par l'agence La Maison de Voyages - Fa Zhong Zhi Jia (Maison de la Chine) à Pékin, à l'occasion du salon "France Performances".
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Edito de Segolene Royal
«  Lors de la réunion publique du 12 avril, la Région accentuera sa dynamique en faveur de l'emploi et de l'économie. Ainsi, pour faciliter la création/reprise d'entreprise, elle accordera de nouvelles Bourses Régionales Désir d'Entreprendre - 12 000 depuis 2004 - et de nouvelles aides au recrutement pour les jeunes et les seniors. 

Elle renouvellera par ailleurs son soutien à la filière caprine en finançant cinq acteurs majeurs de Poitou-Charentes dans le cadre de leurs programmes d'actions 2013. Et pour permettre à cette filière d'excellence d'évoluer vers des systèmes plus autonomes, le vendredi 12 avril à Lusignan sera inauguré le dispositif expérimental Patuchev mis en place par l'INRA et soutenu par la Région. Il permettra notamment de concevoir et évaluer des systèmes d'élevage caprin plus autonomes et respectueux de l'environnement. 

Dans le domaine de la santé, la Région lancera également un appel à projets afin d'étudier la corrélation entre l'utilisation des pesticides et l'apparition récurrente de certaines pathologies chez les agriculteurs. 

Dans le domaine de l'alimentation plus saine enfin, la Région votera le financement de trois nouveaux jardins solidaires, portant ainsi à 29 le nombre de projets soutenus. Dans une logique gagnant-gagnant, elle développera l'approvisionnement de 12 épiceries sociales par les circuits-courts, avec 25 producteurs locaux engagés  ».


Ségolène Royal 
Présidente de la Région 
Poitou-Charentes
Ancienne Ministre
Députée honoraire
les Brèves
Jardins potagers collectifs : 29 projets et 371 familles aidées 
Depuis 2011, la Région aide les collectivités, associations et bailleurs sociaux pour la création ou l'extension de jardins potagers collectifs. Le 12 avril prochain, la Région votera le soutien à de nouvelles opérations.
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La Région engagée pour la santé de la population agricole 
Le 12 avril, la Région lancera un appel à projets pour la mise en oeuvre de programmes de recherche en santé environnementale concernant les pesticides.
En savoir plus
Solidarité : quand les circuits-courts alimentent les épiceries sociales 
Le 12 avril, la Région poursuivra son engagement auprès du réseau des épiceries sociales (ANDES) pour la distribution de produits frais et de qualité aux foyers les plus démunis :12 épiceries solidaires ouvertes à 3000 bénéficiaires seront ainsi approvisionnées
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Appel à projets
La Région lance régulièrement des appels à projets pour la mise en œuvre des politiques régionales. Retrouvez sur le site de la Région les derniers appels à projets :
Agenda
Du 17 au 20 avril 
« Melle en Scène » est un festival conçu et organisé par un groupe de 15 jeunes de 15-18 ans. Depuis plusieurs mois, ils concoctent une programmation de spectacles, arts de rue, cirque et musique sélectionnés sur différents festivals de la région. « Melle en Scène » 2013 sera riche en découvertes et s'adresse à toute la famille. 

Melle en scene 
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Le 19 et 20 avril 
Méli Mélo Music présente le « MMM Fest » au Théâtre Geoffroy Martel à Saintes. Ouverture des portes à 19h30 avec Dj Tom's. 

mmm affiche 
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Le 16 avril
Une soirée de rencontre et d'échanges organisée par la Région Poitou-Charentes et le Musée du papier d'Angoulême "Mémoires ouvrières de l'Angoumois : hommes et femmes du papier" à 18 h 30, à Angoulême, École Européenne Supérieure de l'Image (ÉESI), Salle aux Colonnes, 134 rue de Bordeaux. Entrée libre. 

Reveillon St Sylvestre
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Région Poitou-Charentesl'Essentiel 
Directeur de la publication : Jean-Luc Fulachier 
Editeur : Conseil régional Poitou-Charentes - 15, rue de l'Ancienne-Comédie BP 575 
86021 Poitiers Cedex 
Tél. 05 49 55 77 00 - Fax. 05 49 55 77 88 

Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés). 
Pour l'exercer, envoyer un courriel à cil@cr-poitou-charentes.fr 
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:57

 

Ségolène Royal · 46 014 personnes aiment
mercredi ·  ·  
  • Commission Permanente du 12 avril 2013

    Emploi pour tous : la Région accentue sa dynamique

    Lors de la réunion publique du 12 avril, la Région poursuivra son effort en faveur de l'emploi et de l'économie, pour permettre à chacun, quels que soient son âge et ses qualifications, de (re)trouver un travail en soutenant notamment :

    1/ La création et la reprise d'entreprise
    Pour faciliter la création ou la reprise d'entreprises, la Région a créé les Bourses Régionales Désir d'Entreprendre (BRDE). En 2012, 1 303 BRDE ont été accordées par la Région pour un montant de 5,7 M€ avec : 
    -une stabilité du nombre de bourses attribuées par rapport à 2011 ;
    -un nombre de reprises d'activité qui a progressé pour atteindre 33,6% contre 32% en 2011 ;
    -73% des personnes aidées sont des demandeurs d'emplois ;
    -un tiers des projets est porté par des femmes ;
    -404 jeunes de moins de 30 ans qui ont bénéficié d'une bourse pour la création de leur entreprise ;
    -des secteurs d'activités concentrés principalement dans : le commerce (694), les services aux particuliers (266), le bâtiment et les travaux publics (101).

    Depuis 2004, près de 12 000 BRDE ont été attribuées, générant ainsi 9 000 emplois en plus de celui des créateurs.

    Exemple d'une aide votée le 12 avril prochain dans le domaine des métiers de l'image : création d'une activité indépendante de graphiste à Saint-Sauveur d'Aunis (17 540). 

    2/ Le recrutement
    En 2011, la Région a créé le Pacte de confiance pour l'emploi des jeunes. Il a pour objectif de proposer à chaque jeune, quel que soit sa situation ou son niveau d'études, une solution positive en matière d'activité. Parmi les aides de la Région, on compte notamment :
    -le Tremplin pour les Jeunes Diplômés qui vise à faciliter le recrutement de jeunes diplômés, en particulier ceux âgés de moins de 26 ans et issus des quartiers difficiles. Depuis 2006, 271 jeunes en ont bénéficié, avec 4 nouveaux soutiens votés le 12 avril prochain ;
    -le Tutorat Tremplin Insertion qui permet aux jeunes, en particulier de 16 à 25 ans et issus des quartiers, d'acquérir une expérience professionnelle dans différents secteurs d'activités avec la perspective d'un emploi ou de se reconvertir dans des métiers pour lesquels ils n'ont pas de qualification. Depuis 2004, 591 aides ont été attribuées, avec deux nouveaux soutiens votés le 12 avril prochain. 

    Avec le Plan Seniors, la Région agit selon trois axes : le retour à l'emploi, la lutte contre l'isolement et la précarité des retraités et l'accompagnement des grands seniors. 
    Grâce à l'Emploi Rebond Seniors, la Région facilite le recrutement des seniors, en particulier ceux âgés de 50 ans et plus. Depuis février 2012, 35 contrats « Emploi rebond Seniors » ont été conclus. Quatre nouvelles aides seront votées le 12 avril prochain.
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 17:08
Vienne - Poitiers, Vouneuil-sous-Biard -

L'agriculture poitevine mise sur le plastique végétal



Sandra Martin a reçu Najat Vallaud-Belkacem et Ségolène Royal en février dernier.Sandra Martin a reçu Najat Vallaud-Belkacem et Ségolène Royal en février dernier. - (Photo d'archives Patrick Lavaud)

A Vouneuil-sous-Biard, la société Futuramat créée avec le soutien de cinq coopératives agricoles fabrique des polymères à base végétale. Innovant.

Dans le bureau de Sandra Martin, quatre petits pots contiennent les ingrédients à la base de toutes les recettes de Futuramat : des granulés de polymère végétal, de la craie, de la farine de blé et de la poudre de fibre de bois. La société qui a repris les procédés développés par le laboratoire de recherche poitevin Valagro est spécialisée dans la fabrication des compounds qui permettent d'élaborer des plastiques végétaux. Un secteur encore en développement.

 " On est parti très tôt et tout était à inventer "

« La filière reste à créer », explique la patronne qui a été lauréate du concours d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes. « On est encore entre le pilote et l'industrie pour exploiter des niches du marché. Les gros acteurs sont dans le secteur du plastique souple, notamment dans la sacherie ; il n'y a que des petites entreprises dans les matières rigides. »
Six ans après sa création, Futuramat ne compte que trois employés, dont la gérante, même s'il est régulièrement fait appel à des renforts du groupement d'employeurs. Et la société n'a dégagé que 400.000 € de chiffre d'affaires l'an dernier. « La moitié de ce qu'il faudrait pour dépasser le seuil de rentabilité », précise Sandra Martin qui a personnellement investi dans le projet avec le soutien toujours renouvelé des cinq coopératives agricoles poitevines qui l'accompagnent depuis le départ.
Pour le moment, la production de granulés pour le traitement des effluents liquides dans l'assainissement individuel représente 30 % de ce chiffre. Pour ce qui concerne la production de compounds pour la plasturgie, les choses se mettent lentement en place : « On a développé une filière avec un producteur de plantes suisse pour fabriquer des pots de fleurs biodégradables ; c'est pour le moment le marché le plus abouti. On a aussi des contrats pour des embouts de manches à balai, des boomerangs et d'autres objets… Ainsi qu'une piste pour des plateaux-repas. On est parti très tôt et tout était à inventer dans le secteur. »
Malgré les difficultés rencontrées, Sandra Martin est persuadée que la production de plastique peut offrir de nouvelles perspectives à l'agriculture en permettant de lutter contre l'effet de serre. « Les agriculteurs ont toujours fourni des matériaux et de la nourriture pour l'humanité », explique-t-elle en réponse à ceux qui s'inquiètent de voir des terres agricoles consacrées à ce type de production. Déterminée à placer le Poitou-Charentes en pointe dans cette filière en plein développement.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:12

de Ségolène Royal


      3-segolene

La candidate Ségolène Royal répond positivement aux 13 propositions pour une révolution éthique d’anticor :

“Je souhaite remettre la France debout. Cela ne sera possible qu’en redonnant aux Françaises et aux Français confiance en notre démocratie.

C’est donc avec la plus grande attention que j’ai pris connaissance de votre courrier relatif à la lutte contre la corruption.

Je me suis engagée à faire adopter par référendum d’importantes réformes de nos institutions, et me suis prononcée sans ambiguïté pour l’instauration d’une VIème République qui rééquilibrera les pouvoirs en faveur du Parlement et des citoyens. A ces réformes, je souhaite associer un volet « éthique » et diverses mesures de lutte contre la corruption. Je suis heureuse de les développer ici, en réponse aux propositions faites par l’association ANTICOR.

- Réforme de la justice (nominations, carrière des magistrats, indépendance, etc.)
Il n’y a pas d’ ordre juste sans une justice indépendante et impartiale. Ce que la gauche a commencé à faire avec la réforme conduite par Elisabeth Guigou doit être poursuivi et approfondi en particulier s’agissant de la carrière et des nominations de magistrats.

- Non cumul des mandats et des fonctions.
Dans mon pacte présidentiel, je propose le mandat parlementaire unique, afin de revitaliser l’action du Parlement qui est garant, lui aussi, de l’intérêt général. Je propose également la mise en place de jurys de citoyens afin de renforcer la transparence et l’évaluation des politiques publiques. Il s’agit de garantir une régénération démocratique ainsi qu’une gestion saine des deniers publics contre toute forme de gaspillages ou de détournements. Il faudra également limiter drastiquement les frais qui ne sont pas liés directement à l’exercice d’un mandat ainsi que le train de vie trop souvent dispendieux des institutions publiques. Je m’y suis engagée dès le début de ma campagne : « chaque euro dépensé sera un euro utile ».

- Formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de gestion
La complexité des politiques publiques, notamment en ce qui concerne les règles qui régissent les appels d’offre et les passations de marchés publics, aboutit parfois à la mise en examen d’élus honnêtes qui peuvent involontairement commettre des erreurs de gestion. Aujourd’hui, la formation est une dépense obligatoire des collectivités. Elle est un droit pour les élus. Je propose qu’elle devienne systématique pour tout nouvel élu en charge d’une délégation.

- Reconnaissance du droit d’alerte pour protéger du licenciement les salariés révélant des malversations dans leurs entreprises
L’article 40 du Code de Procédure Pénale prévoit, s’agissant des fonctionnaires, l’obligation de dénonciation des crimes et délits. Il en va de même pour tout citoyen, selon l’article 341-1 qui dispose que chacun doit dénoncer la préparation ou la commission d’un crime dont il aurait connaissance. Il s’agit donc d’un véritable « devoir d’alerte » plutôt que d’un droit. Dans l’entreprise, les salariés ont un droit d’expression, mais ceux qui tirent la sonnette d’alarme face à des malversations ou refusent d’exécuter un ordre manifestement illégal, se trouvent en pratique souvent licenciés. C’est pourquoi, je propose, comme c’est le cas notamment aux Etats-Unis pour le « Withleblowing » (sonneur d’alerte) une protection explicite du licenciement dans le code du travail selon les règles suggérées par la CNIl saisi de cette demande pour éviter la délation anonyme.

- Etablissement d’un contre-pouvoir citoyen par le renforcement des outils de la démocratie participative (conseils de citoyens par exemple)
La VIème République comprendra de nouvelles modalités de démocratie participative et d’association des citoyens à la vie publique. Elles seront un outil majeur de régénération et de contrôle démocratiques de l’action publique. Parmi celles-ci, figurerait la création de jurys citoyens tirés au sort destinés à éclairer la décision publique ou à en évaluer les effets, la mise en place de l’initiative législative par pétition nationale d’un million de signatures et la revitalisation de la démocratie locale. J’ajoute qu’il s’agit là d’un des thèmes majeurs que j’ai développé tout au long de ma campagne.

- Réglementation stricte du lobbying
De plus en plus fréquemment, des intérêts privés tentent d’influencer les acteurs publics par le biais d’un démarchage agressif. Garante de l’intérêt général, je demanderai une surveillance et un encadrement strict de ces pratiques, en particulier une obligation de transparence et une restriction de l’accès aux institutions publiques.

- Renforcement des chambres régionales des comptes et élargissement de leur saisine
Ce renforcement devra se faire dans le cadre d’un renforcement général de la Justice de notre pays. L’institution judiciaire, actuellement, n’a pas les moyens, en effet, de lutter efficacement contre la corruption, pas plus d’ailleurs que contre les autres formes de délinquance. J’ai la ferme volonté de donner plus de moyens à la Justice. Je me suis engagée à doubler son budget. Dans ce contexte, les chambre régionales deviendront de véritables juridictions financières.

- Lutte contre les paradis fiscaux, bancaires et judiciaires (possibilité d’instauration d’un blocus)
La lutte contre le blanchiment de l’argent a été engagée par le gouvernement Jospin, sous l’impulsion de la mission parlementaire conduite par Arnaud Montebourg et Vincent Peillon. Il convient en effet de mener une lutte sans merci contre le blanchiment de l’argent sale et contre les paradis fiscaux. Il faudra également demander aux Etats et territoires étroitement associés à notre pays, tels que Monaco ou l’Andorre, d’appliquer les normes qui sont les nôtres en matière de transparence des flux financiers. La déclaration des Parlements de l’Union Européenne, dite « Déclaration de Paris » a d’ores et déjà inscrit une importante série d’engagements. Mais il ne faut pas en rester là. J’engagerai une action résolue pour chercher un accord international, et en premier lieu au niveau européen, afin de faire disparaître, à terme, les pratiques de blanchiment d’argent et ce qu’il est convenu d’appeler les paradis fiscaux et bancaires. Par ailleurs je veillerai à ce que le Secret Défense ne soit pas, dans notre pays, détourné de son objet légitime pour dissimuler des informations qui n’ont pas à être protégées par ce secret.

- Renforcement de la transparence sur les déclarations de patrimoine et de revenu des élus et des candidats
Une déclaration à la Commission de la Transparence Financière de la Vie Publique est obligatoire à l’entrée et à la sortie de la charge. J’ai moi-même rendu public mon patrimoine car je considère qu’un élu, et a fortiori celle ou celui qui préside notre pays, doit être exemplaire. Les élus honnêtes n’ont rien à redouter d’une telle transparence.

- Transparence sur les prix et revenus tirés de l’exploitation et de la gestion de l’énergie et des ressources naturelles (eau, gaz, pétrole …)
Je suis favorable à une totale transparence dans les comptes des entreprises quelles qu’elles soient.

- Inéligibilité définitive des élus condamnés pour délits financiers
Quand un élu est corrompu, c’est toute la démocratie qui est en péril, c’est la confiance des citoyens dans leurs représentants qui s’effrite, c’est l’extrémisme qui se renforce. Il convient cependant de respecter un principe de notre droit selon lequel la peine doit être adaptée au cas traité. Plutôt que d’exclure définitivement de la vie publique les élus corrompus par une peine unique et aveugle, ce qui ne respecterait pas ce principe d’adaptation de la peine, je demanderai que soit étudiée l’opportunité de faire de l’absence de condamnation pour délits financiers une condition d’éligibilité. Une telle mesure à caractère préventif serait de nature à moraliser notre vie politique.

Suppression de l’amnistie des délits financiers
J’y suis favorable.

Suspension de marchés publics à une entreprise condamnée pour avoir versé des pots de vin
Il faut revenir aux seuils qui étaient fixés dans la loi Sapin et appliquer enfin les sanctions prévues par le code des marchés publics. Le décroisement des capitaux des entreprises sera aussi une obligation en cas d’entente entre des grands groupes qui pratiquent les mêmes prix et empêchent toute concurrence réelle. J’ajoute que je propose de réserver une part des marchés publics aux PME, ceci stimulera la réduction du favoritisme envers certains grands groupes.

La lutte contre la corruption et la moralisation de la vie publique sont, pour moi, un enjeu majeur, et je souhaite rajouter quelques propositions qui complèteront ce qui précède.

Lorsque j’étais ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, j’ai beaucoup œuvré au renforcement de l’instruction civique. L’éducation étant à la base de tout, je pense qu’une sensibilisation des élèves au problème de la corruption pourrait être intégrée à cette matière.

Je suis également favorable à la présentation d’un rapport annuel au Parlement sur les efforts de la France en matière de lutte contre la corruption. Ce rapport pourrait être établi sous l’égide du Service Central de Prévention de la Corruption qui sera doté de moyens renforcés.

Enfin, il faudra revisiter notre politique d’aide au développement. Un grand débat sur l’aide au développement sera organisé avec tous les Français qui sont tous concernés et ont tous le droit de savoir où va l’argent consacré au développement des pays du Sud, quelles sont les garanties contre la corruption, les gaspillages et le détournement de certaines aides. Il faudra passer à un véritable co-développement qui en associant directement les bénéficiaires favorisera les projets concrets, ainsi que je le fais dans la Région que je préside. Il faudra réorienter radicalement ces aides vers les circuits courts, vers le micro crédit, les associations de femmes, les aides directes à la santé et au développement durable, et cesser d’alimenter les gouvernements corrompus.

Restant bien sûr à votre disposition et vous assurant de ma volonté d’émanciper la vie publique d’intérêts financiers qui en corrompent le sens,

Je vous prie de croire, Madame la Présidente, en l’assurance de ma plus respectueuse considération.

Ségolène ROYAL”

 

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