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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:46
Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 14:00

bandeau blog Segolene Royal 2012

Chers amis, chères amies,

 

Je me rendrai, dans les jours qui viennent, dans plusieurs écoles occupées pour soutenir les actions contre la dégradation de l’Education.

C'est ainsi que demain, Mardi 26 Avril, à 16 h, je soutiendrai les parents de l'école primaire, 33 place Jeanne d’Arc, située dans le 13ième arrondissement à Paris et vendredi 29 Avril, en Gironde.

Demain, je serai accompagnée par le vice- président de la FCPE Paris qui avait participé à l’Université Populaire Participative sur l'Education organisée par Désirs d'Avenir.

La droite a supprimé 60.000 emplois en quatre ans et la régression de l'égalité des chances est une atteinte grave à la promesse républicaine.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 12:17

 

 

Segolene-royal-mardi-26-avril-2011-a-paris.jpgSégolène Royal, candidate aux primaires socialistes pour l'élection présidentielle, a lancé mardi lors d'une rencontre avec des parents d'élèves d'une école parisienne un "appel à la résistance" face aux 1.500 fermetures de classes annoncées par Luc Chatel.
  
Le ministre de l'Education a annoncé mardi sur RMC qu'"environ 1.500" classes seraient fermées dans le primaire à la prochaine rentrée confirmant l'évaluation donnée la semaine dernière par le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire.
  
En visite dans l'après-midi dans une école élémentaire du 13ème arrondissement, Ségolène Royal a lancé "un appel à la résistance, un appel à se battre pour l'essentiel, pour les valeurs éducatives, pour la réussite scolaire des enfants, pour la lutte contre les violences scolaires".
  
Les parents de cette école l'occupent tous les mardis pour demander l'ouverture d'une classe supplémentaire afin de faire face à un afflux de nouveaux élèves à la prochaine rentrée.
  
"Je dis aux Français de résister, de tenir bon, de continuer les occupations d'école, de continuer les protestations, d'exiger les non fermetures de classe et les réouvertures de classe et je vous le dis : en 2012, l'éducation sera au coeur du projet que je présenterai. L'éducation, encore l'éducation, toujours l'éducation", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes.
  
"Quand on vous dit que l'éducation coûte cher, moi je riposte", a ajouté Mme Royal. "Essayez donc l'ignorance! Essayez donc la violence à l'école! Essayez donc l'échec scolaire, et vous verrez donc combien ça coûtera cher!".
  
"Je pense que dans les quartiers où les élèves sont hétérogènes, il ne faut pas dépasser 17 élèves par classe", a suggéré l'ancienne ministre, candidate à la présidentielle en 2007.
  
"L'école de la République est fragilisée : ils ont à la fois supprimé la formation des enseignants (...), ils ont supprimé 62.000 emplois dans l'Education nationale", a t-elle dit. "C'est du jamais vu, même une entreprise privée ne se le permettrait pas!"

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:31
Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 09:31

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Chères amies, chers amis,

Le 10 Mai prochain aura lieu le trentième anniversaire de l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République.

 

Ayant passé sept ans à ses côtés comme chargée de mission à l' Elysée, puis ministre de l'Environnement dans son gouvernement, élue députée des Deux-Sèvres dans la circonscription du Marais poitevin qu'il aimait tant, et aujourd'hui Présidente de la région qui l'a vu naître, je lui dois bien un moment fort de réflexion et de rassemblement.

Ce moment aura lieu LE DIMANCHE 8 MAI de seize heures à 17 heures 30 salle des Blancs Manteaux à Paris dans le 4ième arrondissement, suivi d'un verre de l'amitié.

 

Pour une fois, je serai la principale intervenante de cette Université Populaire Participative.

Je vous dirai comment je vois la permanence des idées et des actions de François Mitterrand. Et ce qu'il faut en retenir pour les temps présents.Les raisons d'espérer la victoire en 2012. Et ce qu'il faudra faire de cette victoire pour se mettre au service de la France.

 D'ailleurs vos idées sur vos blogs, vos twitter et vos facebook, sont bienvenues. Pour les plus jeunes d'entre vous, 1981 paraît loin. Pourtant, vous verrez, certaines intuitions puissantes éclairent les temps présents, comme celle concernant l'oligarchie financière dont la voracité n'est jamais abreuvée tant qu'il y a quelque chose à gratter.

 

Aujourd'hui c'est facile, puisqu'il sont au pouvoir, dans une confusion totale des réseaux d'intérêts et des égoïsmes féroces, se distribuant avantages, exonérations fiscales, légions d'honneur, et bonne conscience.

Mais je vous en dirai plus le 8 Mai prochain. Avec des solutions concrètes pour répondre aux problèmes dont les Français nous parlent tous les jours.

Soyons très nombreux à nous retrouver dans le bonheur d'être ensemble, de réfléchir ensemble. Et d'ouvrir un avenir.

Faites savoir si vous venez, envoyez ce message à vos amis pour que l'accueil soit bien organisé.

Je me réjouis vraiment de ce moment à venir.

Amitiés,

 

 

 

Ségolène Royal

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 16:29

  

Chatel approuve un "pass" contraception pour les élèves d'Ile-de-France

 

PARIS —

Les élèves franciliens disposent depuis mardi d'un "pass" pour accéder quelques mois gratuitement à la contraception, un dispositif régional approuvé par l'Education nationale qui s'était pourtant élevée contre une initiative similaire de Ségolène Royal en Poitou-Charentes en 2009.

 

Ce "pass" prend la forme d'un chéquier de six coupons, délivré par l'infirmière d'un établissement scolaire à l'élève qui le demande. Les coupons donnent droit, gratuitement et anonymement, à deux consultations médicales, des examens biologiques, et à la délivrance de contraceptifs, pour trois à six mois.

 

Sont concernés les élèves de seconde ou niveau équivalent dans les centres de formation des apprentis et les instituts de formation sanitaire et social, soit 159.000 jeunes (77.000 filles et 82.000 garçons), selon la région, qui a imprimé 15.000 "pass" et en a envoyé quelque 6.200 dans des établissements franciliens.

Il s'agissait de lever "deux obstacles", a souligné le président PS du Conseil régional

 

Jean-Paul Huchon, lors de la présentation du dispositif au lycée Elisa-Lemonnier (XIIe arr.): les difficultés que peut rencontrer un jeune à parler de sexualité avec sa famille, et "l'obstacle financier" (coût de la consultation et des contraceptifs).

 

La mesure vise également "à faire reculer le nombre d?interruptions volontaires de grossesse (IVG) ou de grossesses non désirées". Au niveau national, plus de 13.200 IVG ont été réalisées sur des mineures en 2006, selon l'Inspection générale des affaires sociales, un chiffre en hausse continue (10.722 en 2002).

 

Le ministère de l'Education ne finance pas la mesure, mais ses services ont travaillé avec les trois rectorats franciliens et surtout autorisation a été donnée aux infirmières scolaires de délivrer le "pass".

 

Ce n'est pas le cas en Poitou-Charentes, où le ministre Luc Chatel s'oppose depuis 2009 à ce que les proviseurs distribuent dans les lycées le "pass contraception" lancé par Ségolène Royal pour délivrer la pilule aux jeunes filles.

"Nous nous sommes inspirés de l'esprit de ce qu'avait lancé ma collègue de Poitou-Charentes Ségolène Royal", a déclaré Jean-Paul Huchon, en lui rendant "hommage".


Luc Chatel a expliqué son soutien au dispositif francilien par trois "différences" avec celui de Mme Royal: il concerne "les garçons, comme les filles", il offre toute une palette de contraceptifs répondant "à la situation de chacun" et il est une "démarche globale à vocation éducative", permettant un "suivi des jeunes".

 

Luc Chatel a affirmé être "prêt à dialoguer" avec les conseils régionaux et être "prêt à reproduire" ce partenariat, "mais à la condition que ce soit une démarche globale à vocation éducative". Il n'a pas évoqué le financement.

 

Si les six coupons sont utilisés, chaque "pass" coûtera 170 euros à la région, qui finance entièrement la mesure.

 

Dans un communiqué, Ségolène Royal "s'est réjouie de voir que la Région Ile-de-France (prenait) le relais dans la diffusion du Pass contraception".

Les tickets du "pass contraception" de Poitou-Charentes sont disponibles depuis juillet 2010 directement chez les professionnels de santé libéraux.

M. Huchon s'est dit "certain que maintenant, en Poitou-Charentes, les choses vont se débloquer".

 

Enfin, M. Chatel a annoncé que les infirmières scolaires, sur tout le territoire, allaient bientôt pouvoir prolonger pendant six mois les prescriptions médicales en matière de contraception, à la faveur d'un décret qui doit être publié dans les prochaines semaines

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 16:21

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 10:11

Royal a toujours la flamme

Invitée de BFMTV mardi en fin de journée, Ségolène Royal, de retour dans l'arène médiatique après plusieurs semaines de silence, s'est montrée extrêmement combative. Posture de façade ou réelle volonté de se battre jusqu'au bout, la candidate à l'investiture socialiste l'affirme haut et fort: quoi qu'en disent les sondages, elle est "encore debout".

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Seule Madame Royal ?? vous voulez rire ! où aider ceux qui veulent la voir ainsi....Je suis venue à ses idées en 2006 parce que l'idée que je me faisait du socialisme elle l'avait mis dans ses mots et  dans ma région Poitou-Charentes j'ai constaté que les mots n'étaient pas que des mots mais des réalisations en phase avec ce socialisme proche de tous les Français et pour une meilleure égalité des chances dans le travail, l'aide à une révolution écologique et un apport culturel à tous,  dans l' éducation et le culturel pur : Nuits Romanes. Donc je suis toujours là et nous sommes nombreux à agir pour ce socialisme là...( Monique Ayrault)

 

Ségolène Royal s'est montrée très déterminée sur le plateau de BFMTV mardi soir. (Maxppp)

Retour dans le passé, ce mardi, sur la scène politique hexagonale. Alors que Nicolas Sarkozy a choisi de revenir dans les Ardennes là, où cinq ans plus tôt, il accrochait à ses épaules ses galons de "candidat du pouvoir d'achat", Ségolène Royal a repris, elle, sur le plateau de BFMTV, certains accents qui étaient les siens lors de la campagne présidentielle de 2007. Après une cure d'abstinence médiatique remarquée et à peine interrompue la semaine dernière par un passage sur i-Télé, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes a empoigné, face à Ruth Elkrief, son bâton de pèlerin, assurant qu'elle n'avait "pas le droit d'arrêter" sa course vers la magistrature suprême.

Une course qui serait de lenteur à en croire les différents sondages qui la placent régulièrement derrière ses rivaux à la primaire socialiste, mais qui n'entament en rien sa combativité. Comme aux plus belles heures de la campagne 2007, Ségolène Royal a ainsi cherché, à la télévision, à se montrer en prise directe avec les Français. "Ce n'est pas pour moi que j'avance, ce n'est pas par ambition personnelle que j'avance, c'est parce qu'il y a des millions de gens qui m'ont fait confiance et qui ne comprendraient pas que je m'arrête", a-t-elle clamé, n'hésitant pas, par moments, à s'adresser directement aux téléspectateurs face caméra. "Je ne veux pas parler du Parti socialiste", a encore martelé celle qui estime avoir surgi, cinq ans plus tôt, sur le devant de la scène politique, "à partir d'idées fortes et d'idées claires qui n'étaient pas habituelles dans la bouche des socialistes" et qui, de son point de vue, "ont fait leur chemin" du côté de la rue de Solferino.

Le panier de Royal

"C'est vrai que j'ai pris beaucoup de coups (…) qu'on ne m’a pas épargné", a poursuivi Ségolène Royal dans une formule qui, dans sa bouche, s'adresse autant à ses adversaires politiques qu'à son propre camp. Pour autant, et là encore dans un registre qui était le sien en 2007, la finaliste malheureuse de la dernière présidentielle s'est présentée "encore debout, malgré toutes les difficultés, toutes les embûches". Une force de caractère qu'elle estime devoir en grande partie à son combat pour les femmes. "Pour les femmes, il est hors de question que je me fasse balloter, instrumentaliser, affaiblir", a-t-elle lancé. "Je veux que toutes les femmes sachent que lorsqu'elles ont eu l'audace d'accomplir ce qu'elles pensaient pouvoir faire, elles ont le droit de pouvoir continuer cet accomplissement", a-t-elle ajouté dans un constat qui, en creux, semble d'abord valoir pour elle-même. "Pour elles (les femmes), je continuerai aussi à me battre", a conclu, pugnace, Ségolène Royal.

Et si, sur la forme, ses partisans peuvent être rassurés quant à l'état d'esprit combatif de leur championne, sur le fond, la prétendante à l'investiture socialiste a tenu à s'afficher comme la candidate… du pouvoir d'achat. Accablant le chef de l'Etat pour son incapacité à lutter contre la vie chère, elle a notamment sorti de sa manche "un panier de 50 produits (…) alimentaires et d'entretien (…) dont les prix seraient bloqués" ou encore le souhait d'"un contrôle des marges tout au long de la filière agro-alimentaire". Autant d'idées et de propositions qu'elle aura, entre autres, l'occasion de préciser dans les jours et les semaines qui viennent. Disparue des radars ces dernières semaines, Ségolène Royal semble bel et bien de retour dans l'arène médiatique. Avec un leitmotiv qui claque comme un slogan: "Les Français n'ont pas envie d'entendre les politique parler d'eux, mais ils ont envie d'entendre qu'on leur parle d'eux."

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 21:30

 

Comme par enchantement !!!! Ségolène travaille, se prépare et Désir d'avenir est là , sur le terrain avec  ELLE.

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 20:03

 

 

 

 

 

 

Nous n'avions pas vu passer la vidéo... Le 12 mars, l'Italie fêtait le 150e anniversaire de la création de Nabucco. Pour l'occasion, l'opéra de Giuseppe Verdi était dirigé à Rome par Riccardo Muti, devant un parterre de personnalités, dont Silvio Berlusconi.

La représentation s'est transformée en tribune politique.

Nabucco est une oeuvre éminemment politique: elle évoque l'épisode de l'esclavage des juifs à Babylone, et est notamment célèbre pour chant Va pensiero, le chant des hébreux, chœur des esclaves opprimés.

Et c'est ce chant qui aura cristallisé le moment le plus remarquable de la soirée. Riccardo Muti l'a raconté au Times:

«Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l'opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j'ai immédiatement senti que l'atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c'est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s'est rempli d'une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent: “Oh ma patrie, si belle et perdue!”»

Le Choeur arrive à la fin du chant et certains dans le public commence à s'écrier «Bis!», «Vive l'Italie!», «Vive Verdi!». Le chef d'orchestre hésite à accorder le bis («Il fallait une intention particulière»). Puis, il se retourne, faisant face au public, et à Berlusconi:

[Dans le public: «Longue vie à l'Italie!»]

Riccardo Muti: Oui, je suis d'accord avec ça, "Longue vie à l'Italie" mais...

[applaudissements]

Riccardo Muti: Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande de bis pour le "Va Pensiero". Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et perdue".

[Applaudissements]

Muti: Depuis que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant... nous devrions donner du sens à ce chant; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.

Et le public se met à chanter avec le Choeur des esclaves.

«J'ai vu des groupes de gens se lever. Tout l'opéra de Rome s'est levé. Et le Chœur s'est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l'opéra. Ce soir-là fut non seulement une représentation de Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l'attention des politiciens.»

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 14:27

Pouvoir d’achat – salaires insuffisants et prix trop élevés : le "biais Bill Gates", et la psychologie des dépenses quotidiennes (VIDEO, exemples de l’essence et du logement)

 

 

 

 

Transcription de la vidéo de L’Expansion.com par MEAGSR/F.M.

Docteur, mon pouvoir d’achat n’arrête pas de baisser.

Alexandre Delaigue : alors ça c’est une inquiétude qui est partagée par un très, très grand nombre de Français, qui est régulièrement entretenue par ce que l’on peut lire dans les journaux ou voir à la télévision.

Si on prend ce qui s’est passé de 2000 à 2010, on peut observer un énorme décalage, et un décalage qui s’est accru entre d’un côté ce que l’INSEE nous dit sur l’évolution du pouvoir d’achat des Français, et de l’autre côté, ce que les Français perçoivent comme étant l’évolution des prix et de leur pouvoir d’achat.

La façon dont l’INSEE calcule l’indice des prix est une façon qui est juste, mais qui n’a pas vocation à mesurer l’évolution pour tout le monde du pouvoir d’achat, c’est ça qui est un petit peu paradoxal avec l’indice des prix.

Or le problème, c’est que lorsqu’on raisonne sur la consommation moyenne de l’ensemble des Français, personne n’a cette consommation-là, personne n’achète les 11 000 produits qui servent à calculer l’indice des prix.

Vous êtes en train de me dire que les prix n’augmentent pas ?

Alexandre Delaigue : alors après, il y a toute une série de chose dont le prix a effectivement monté, ce qui correspond le plus souvent à des dépenses quotidiennes, que l’on fait souvent, sur lesquelles on regarde beaucoup le prix.

 

L’exemple typique, c’est l’évolution du prix de l’essence. Lorsque vous êtes à la pompe à essence, la seule chose que vous avez à faire pendant que vous remplissez le réservoir de votre voiture, c’est de regarder un énorme panneau lumineux qui vous indique le prix du carburant. Donc c’est un prix auquel vous allez être extrêmement sensible, beaucoup plus sensible par exemple que l’évolution du prix des machines à laver, que lui vous ne regardez probablement pas tous les jours.

Sur le logement, il y a effectivement une vraie question à avoir, les prix de l’immobilier ont quasiment augmenté en France de 170% depuis 1998, donc ils ont plus que doublé, c’est une évolution extrêmement importante. Le problème, et là c’est quelque chose qui explique là aussi le décalage, c’est que l’acquisition d’un logement est considéré par l’INSEE comme un investissement, c’est-à-dire que lorsque vous achetez un logement très cher, ensuite c’est quelque chose que vous pourrez revendre, ce qui n’est pas le même chose que si vous achetez un beefsteak, vous aurez du mal à le revendre après l’avoir consommé.

Du coup, on considère que, étant bien d’investissement, ce n’est pas quelque chose qui a vocation à rentrer dans l’indice des prix, contrairement, par contre, au loyer. Or il se trouve qu’une partie de ce qui caractérise l’évolution de l’immobilier, c’est un décalage entre l’évolution des loyers d’un côté, et l’évolution des prix à l’achat de l’immobilier de l’autre côté. Bien évidemment, cette mesure, elle a un sens tout à fait naturel du point de vue du comptable national, mais du point de vue de la personne qui veut acheter son logement, c’est pas du tout la même chose.

Je vous assure, c’est pas juste un sentiment, mon pouvoir d’achat a vraiment baissé…

Alexandre Delaigue : si vous avez 20 personnes moyennes, donc des Français qui touchent le revenu médian des Français, c’est-à-dire 25 000 euros par ménage et par an, qui sont dans un bar.

 

Vous imaginez, vous avez une dizaine de personnes. Leur total de revenus, c’est 250 000 euros, puisqu’ils sont 10. Vous faites rentrer Bill Gates là-dedans. Le revenu moyen explose, et donc on va dire d’un seul coup : le pouvoir d’achat des clients un bar a fortement augmenté, mais pour 10 d’entre eux, celui-ci n’a pas du tout changé.

Et ça c’est quelque chose qui est très important, c’est que l’indice des prix va être sensible du coup aux inégalités, et au fait que si le revenu du petit pourcentage de personnes les plus riches augmente significativement pendant que celui des autres stagne, on va avoir l’impression d’une augmentation moyenne du pouvoir d’achat, alors que pour 90% de la population, il n’augmente pas.

C’est comme ça qu’on peut réconcilier le décalage entre un indice des prix qui prend toute la population, mais qui du coup est touché par les biais, le fameux « biais Bill Gates-qui-rentre-dans-un-bar », et le ressenti d’une très grande partie de la population.

Mais de ce fait, on voit ici le problème qui est posé par la focalisation sur la peur du pouvoir d’achat. Elle a conduit à faire toute une série de mesures politiques très symboliques et de très faible efficacité, vous savez, ces moments où on a réuni au ministère de l’Economie tous les dirigeants de la grande distribution en leur disant ; « Attention, c’est très mal, il ne faut pas que les prix augmentent. ».

C’est une façon de focaliser l’attention sur ce qui semble être le problème immédiat, le prix de ce que j’achète augmente, mais qui néglige un problème beaucoup plus fondamental, qui est l’évolution des inégalités de revenu en France.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:27

 

L’histoire édifiante de la prime à 1000 euros

 

L’annonce d’une prime à 1000 euros, présentée comme une nouveauté, est en fait l’aboutissement d’un long renoncement. Qu’on en juge avec ce rappel des différentes étapes que je vous livre, car ceux qui ne vivent que des effets d’annonce, parient sur le fait que le peuple perd la mémoire des paroles données.

D’où le devoir de rappel surtout à l’approche des bilans.

 

Décembre 2006
A Bogny sur Meuse (Ardennes), le candidat lance son « travailler plus pour gagner plus », promet qu’il sera « le président du pouvoir d’achat » et assure « je ne vous trahirai pas »

 

Février 2008

La loi sur le pouvoir d’achat prévoit le versement d’une prime de 1.000 euros maximum dans les entreprises de moins de 50 salariés n’ayant pas de dispositif de participation.
Bilan : 90.000 entreprises sur 3 millions de PME de moins de 50 salariés…

 

Février 2009

 

Sarkozy promet un partage de la valeur ajoutée en 3 tiers (dividendes actionnaires, investissement, salariés).
Une étude de l’INSEE publiée le même mois dans Les Echos rapporte que « l’excédent brut d’exploitation » des entreprises est réparti en 52% pour les investissements, 42% pour les actionnaires et 5,5% pour les salariés.

 

Mai 2009

Rapport de Jean-Philippe Cotis, directeur de l’INSEE, au Président de la République sur « le partage de la valeur ajoutée ».
Il estime que la part des salaires dans la valeur ajoutée est stable depuis 20 ans (la baisse «n’atteindrait que 2 à 3 points de valeur ajoutée », ce qui fait quand même 50 à 60 milliards de perte pour les salaires !)
Problème : il y a 3 définitions de la « valeur ajoutée » (nette, brute ou « au coût des facteurs de production » qui en déduit les impositions afférentes) et Cotis choisit le chiffre le moins gênant (en prenant la valeur ajoutée brute, la perte pour les salaires monte à 80-90 milliards ).

 

Début 2010

Sarkozy somme les partenaires sociaux de trouver dans les 3 mois un accord sur le partage de la valeur ajoutée, faute de quoi le gouvernement demandera au Parlement de légiférer : aucune suite.

 

Avril 2011

Le 7 avril, Sarkozy lance son idée de prime à 1.000 euros : cacophonie généralisée dans les rangs du gouvernement.

Le 19 avril, dans l’usine de La Fonte ardennaise à Vrigne-aux-Bois, il donne une version édulcorée de son annonce : il n’évoque plus les 1.000 euros, parle désormais « d’augmentation » et plus de « versement » des dividendes.
C’est un recul que n’arrivent pas à masquer les mises en scène (« je ne cèderai pas »).
 

 

Le 20 avril, arbitrage élyséen : une prime « obligatoire et pérenne » dont le montant n’est pas fixé, ouvrant droit à une exonération de charges dans la limite d’un plafond non précisé, « lorsque le montant des dividendes est en augmentation ».

Un projet  de loi est  annoncé pour avant la fin juillet en vue d’un versement dès 2010.

 

Les 4 vérités  :

 

 


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