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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 08:07
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 07:28

Les sales mecs, et leurs complices

Source : arretsurimages.net  -  le 5 janvier 2012 

 

Bien. Arrivés à ce point de la première semaine de l'année, si l'on s'arrêtait deux minutes, pour faire fonctionner ce qui nous reste de cerveaux ? Quel est le point commun entre la proposition de Sarkozy aux salariés de SeaFrance, son initiative sur la TVA sociale, et "l'affaire sale mec" ? Toutes trois peuvent paraître individuellement incompréhensibles. Pourquoi tendre aux Calaisiens un piège si grossier ? Est-ce par pur masochisme que l'on propose bruyamment une augmentation des impôts à deux mois des élections ? Pourquoi monter une affaire contre Hollande à propos d'une citation grossièrement tronquée par Le Parisien (qui les accumule, ces jours-ci) ?
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Si l'on devait trouver un point commun, c'est celui-ci : l'énergie du désespoir. Tout se passe comme si les aboyeurs du pouvoir, et leur commanditaire évidemment, avaient désormais intégré l'inéluctable défaite, et n'avaient plus d'autre solution que de tenter des sorties désespérées, en défouraillant dans tous les sens, et en espérant le miracle. Miser sur l'apparence grossière du courage. Tenter de crever Hollande sous la mitraille. C'est une petite bande de despérados, qu'il va falloir gérer encore pendant plus de trois mois.

Dans cette opération désespérée, ils ne peuvent clairement plus compter sur la complicité consciente de l'élite de l'éditocratie française qui, disons-le, n'est pas épouvantée par l'idée d'une victoire de Hollande. En témoigne la promptitude des convives du déjeuner fatal, mercredi, crème de la crème des éditorialistes de la vieille presse, à voler dès la mi-journée au secours du candidat PS, pour rectifier l'exactitude de ses propos.

Mais ils peuvent toujours compter sur l'imbécillité aveugle du système de l'information continue qui, plusieurs heures après ces rectifications, continuait à matraquer de "l'affaire sale mec", à grands coups de bandeaux et de mazerolades moralisantes. De la twittosphère à l'univers de l'info continue industrielle, que relie un fil direct, ce système se prête parfaitement aux opérations orchestrées de saturation par les sales mecs de la Sarkozie, comme nous le montrions hier.

Ce n'est sans doute pas très grave pour Hollande, à qui on ne parviendra pas à refaire le coup du "veilli, usé, fatigué", qui contribua à démolir Jospin en 2002. Ce l'est beaucoup plus pour le débat lui-même. Dans un système idéal, le feuilleton de mercredi aurait dû porter sur le brutal renchérissement du coût de l'énergie nucléaire, après le rapport de l'ASN exigeant des milliards d'investissements de sécurité dans les centrales françaises. Reste-t-elle compétitive ? Cela ne plaide-t-il pas pour la relance des énergies de substitution ? On n'en parlera pas. Ou à la Saint Glin Glin.

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 16:49

par Daniel Schneidermann - arretsurimages.net  -  le 03/01/2012

 

A quoi reconnait-on un animal politique aux abois ?

 

A la magnifique manoeuvre de Sarkozy dans le dossier SeaFrance, par exemple. En quelques minutes, lundi matin, Sarkozy a amené deux de ses ministres, Mariani et Kosciuzko-Morizet, à se dédire, et à soutenir le plan de création d'une coopérative ouvrière par la CFDT de l'entreprise maritime de Calais, plan qu'ils jugeaient irréaliste quelques heures plus tôt.

 

Mais tout est dans le détail supplémentaire: avec cynisme, le pouvoir fait aux salariés le cadeau empoisonné d'une indemnité de licenciement "supra-légale", à charge pour eux de la réinvestir dans la future éventuelle SCOP. 

 

JTs de lundi soir, et informations radio du mardi matin, ont repris l'information, insistant comme il se doit sur le reniement de Mariani, parfait dans le rôle du mangeur de chapeau, et laissant déjà entrevoir l'embarras des salariés. Au-dessus du coup de poker, plane une image-souvenir: Jospin, en 2002, étalant son impuissance devant les ouvriers licenciés de Lu. Tout, plutôt qu'être pris en flagrant délit d'impuissance.

 

Encore le tam-tam audiovisuel a-t-il, comme d'habitude, gommé les détails.  

 

D'autres informations soulignent encore mieux l'ampleur du reniement gouvernemental. Ainsi, il faut bien chercher dans les coins, pour apprendre que la CFDT a refusé une offre de reprise, qui aurait préservé 460, voire 600, des 880 emplois de l'entreprise. Et il faut encore mieux chercher, pour lire le détail d'un rapport de la Cour des comptes, sévère pour la même section CFDT de SeaFrance (accusée de porter une lourde responsabilité dans la déconfiture de la filiale de la SNCF, notamment pour avoir favorisé les recrutements de complaisance, etc). Ce rapport avait pourtant été publié dès octobre dernier.

 

En période ordinaire, on imagine quelle utilisation de ce rapport de la Cour des comptes aurait été faite par le pouvoir et ses relais, pour justifier leur intransigeance. Mais on n'est pas en période ordinaire: par exemple,

 

Le Figaro de ce jour ne fait même pas état du rapport cité par Atlantico, dont il se fût pourléché dans un autre contexte. Dans cette manoeuvre, le cynisme est partout : dans le cadeau, dans le poison, dans le tempo. Le plus fascinant, dans la manip, c'est que rien n'est caché, ni ce cynisme ni les pièges, pour peu que l'on fouille un peu. Mais peu importe.

 

Sarkozy compte désormais sur le rythme du sprint, pour ne laisser dans l'oeil des électeurs que l'impression rétinienne du président qui tente tout pour sauver l'emploi. Cela fonctionnera-t-il ? Impossible à discerner déjà.

 

C'est le propre des coups de poker : ça passe ou ça casse.

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 15:24

Le drôle de destin de la taxe Tobin, des altermondialistes aux libéraux

LEMONDE.FR

 

 

Jadis revendication altermondialiste, la taxe sur les transactions financières est aujourd'hui portée par des gouvernements libéraux.

Jadis revendication altermondialiste, la taxe sur les transactions financières est aujourd'hui portée par des gouvernements libéraux.REUTERS/ERIC GAILLARD

"Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu'elle a provoqués. La taxe sur les transactions financières doit être mise en œuvre". Lors de ses vœux aux Français, samedi 31 décembre 2011, Nicolas Sarkozy a évoqué la création d'une taxe inspirée de la taxe Tobin comme l'une des dernières réformes de son quinquennat. "Une décision sur la taxation des transactions financières pour ce qui concerne la France" sera prise "avant la fin du mois de janvier", a renchéri, vendredi 6 janvier, Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, rappelant aussitôt que la France attendait "une décision de Bruxelles" sur le sujet.

Drôle de destin que celui de cette taxe, imaginée par un économiste libéral aux Etats-Unis en 1972, popularisée par les altermondialistes d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), et portée par les socialistes européens, avant de se voir aujourd'hui défendue par des gouvernements libéraux comme ceux de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

1972 : A l'origine, un économiste libéral américain, James Tobin

 

En août 1971, le président américain Richard Nixon décide d'abolir la convertibilité du dollar en or, mettant fin de fait au système monétaire international mis en place en 1944 par les accords de Bretton Woods, qui garantissait une grande stabilité des taux de change. C'est dans ce contexte qu'en 1972, le professeur d'économie américain James Tobin évoque, lors d'une conférence à l'université de Princeton, l'idée d'une taxe d'un taux très faible (entre 0,05 % et 0,2 %) sur les transactions financières qui permettrait de "jeter quelques grains de sable dans les rouages de la finance internationale", c'est-à-dire de limiter l'instabilité des marchés financiers en freinant le développement de la spéculation à court terme. Il reçoit le prix Nobel d'économie en 1981.

1984 : L'expérience suédoise

 

En 1984, la Suède instaure une taxe de 0,5 % sur les transactions financières sur son marché d'actions. Ce taux fut doublé en 1986, puis la taxe étendue au marché des obligations. Mais l'expérience est un échec : les revenus ainsi générés s'avèrent décevants car la taxe provoque une fuite des capitaux hors du pays, vers les Bourses de Londres et New York ou des placements offshore. L'expérience est abandonnée en 1990. Beaucoup d'économistes la citent encore en exemple comme la preuve que l'instauration d'une telle taxe par un seul pays est vouée à l'échec.

 

1992 - 1995 : Retour de la taxe après les crises monétaires européenne et mexicaine

 

La taxe est remise au goût du jour au milieu des années 1990, après une première crise du système monétaire européen en 1992, puis la crise du peso mexicain en 1994. Cette année-là, le président socialiste François Mitterrand relance l'idée au sommet social de Copenhague, et elle est à nouveau évoquée un an plus tard en marge du G7 à Halifax. L'instauration d'une taxe sur les transactions financières figure ensuite dans le programme du candidat socialiste Lionel Jospin à l'élection présidentielle de 1995, remportée par Jacques Chirac (RPR).

 

L'association Attac défend depuis sa création, en 1998, la mise en place d'une taxation des flux financiers.

L'association Attac défend depuis sa création, en 1998, la mise en place d'une taxation des flux financiers.AFP/-

1997 - 2001 : Attac contre James Tobin

 

En décembre 1997, dans un éditorial du Monde diplomatique intitulé "Désarmons les marchés", le journaliste Ignacio Ramonet estime que la taxation des revenus financiers est une "exigence démocratique minimale". Selon lui, l'application d'une telle taxe "ruinerait le credo libéral de tous ceux qui ne cessent d'évoquer l'absence de solution de rechange au système actuel". Il s'agit d'une taxe de "solidarité". Même modique (0,1 %), elle procurerait des revenus colossaux pour "éradiquer la pauvreté extrême d'ici au début du siècle".

Il conclut en suggérant la création "à l'échelle planétaire" de "l'organisation non gouvernementale Action pour une taxe Tobin d'aide aux citoyens (Attac)".

 

C'est ainsi que le mouvement Attac (devenu l'Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne) voit le jour en 1998, devenant le fer de lance de la mise en place de la taxe et d'un nouveau mouvement planétaire, "l'altermondialisme".


 

Une manifestation anti-G8 à Gênes, le 23 juillet 2001.

Une manifestation anti-G8 à Gênes, le 23 juillet 2001.AFP/DANIEL DAL ZENNARO

 

En juillet 2001, le sommet du G8 se tient à Gênes en Italie. Les altermondialistes organisent un contre-sommet, et d'importantes manifestations ont lieu dans les rues de la ville. Certains rassemblements dégénèrent en émeutes, sévèrement réprimées par les forces de l'ordre. Un jeune manifestant est tué.

 

L'événement pousse James Tobin, l'économiste libéral inventeur de la taxe, à sortir de sa réserve. Dans un entretien au journal allemand Der Spiegel, il critique les altermondialistes qui "détournent [son] nom". " Je n'ai pas le moindre point commun avec ces 'casseurs de carreaux'" antimondialisation, souligne l'économiste, qui estime que les positions de mouvements comme Attac "partent d'un bon sentiment, mais sont mal pensées". Pour M. Tobin, beaucoup de militants antimondialisation ont avant tout pour but de lutter contre l'expansion des marchés libres, tandis que lui se dit au contraire "un partisan du libre commerce".

 

1997-2001 : La valse-hésitation de Lionel Jospin

 

En 1997, après la dissolution de l'Assemblée nationale, la gauche remporte les élections législatives en France, Lionel Jospin devient premier ministre. Mais la taxe qu'il a défendue deux ans plus tôt passe aux oubliettes. Dominique Strauss-Kahn, à l'époque ministre des finances, n'y est pas favorable ; il fait notamment figurer dans un document budgétaire de Bercy une étude officielle la critiquant très fermement.


 

Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'économie, et Lionel Jospin, alors premier ministre, à l'Assemblée nationale.

Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'économie, et Lionel Jospin, alors premier ministre, à l'Assemblée nationale.AFP/PASCAL GUYOT

 

Lors d'un débat télévisé en 1999, qui l'oppose notamment au premier secrétaire du PS François Hollande, Nicolas Sarkozy fustige "l'absurdité" d'une taxe sur les transactions financière. "Si nous la faisons en France, on va encore la payer de dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires".

On croit l'idée d'une telle taxe enterrée pour de bon. Mais à quelques mois d'une nouvelle élection présidentielle, Lionel Jospin la ressort du chapeau en août 2001 lors d'un entretien sur TF1. Il se dit "favorable à ce que la France propose que l'Union européenne prenne une initiative [sur une taxe sur les transactions financières] au plan international". Quelques jours plus tard, son homologue allemand du SPD, Gerhard Schröder, appelle à ouvrir un débat européen sur le contrôle des flux financiers spéculatifs.

 

Le 19 novembre 2001, en France, l'Assemblée nationale adopte le principe d'une taxation des transactions sur le marché des devises, mais pose la condition que celle-ci n'entrera en vigueur que si une mesure identique est adoptée par les autres pays de l'Union européenne. La taxe retombe dans l'oubli avec la victoire de Jacques Chirac (UMP) à la présidence de la République en 2002.

 

2006 : La taxe chemine vers la droite

 

Mais la droite va peu à peu prendre la main sur le sujet. En 2006, le chef de l'Etat fait un pas en avant : il parvient à instaurer une taxe pérenne sur les billets d'avion, adoptée par 27 pays (elle a depuis apporté près de 180 millions d'euros supplémentaires à l'aide française au développement). En 2007, second pas en avant : le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner relance le principe d'une taxe sur les transactions financières et plaide pour un prélèvement "indolore" de 0,005 %, qui rapporterait 30 milliards d'euros par an.

 

2008 : Une nouvelle crise financière, mondiale cette fois, rebat les cartes

 

En septembre 2008, la faillite de la banque américaine Lehman Brothers marque le début de la crise dite des "subprimes" et relance la critique sur la finance internationale et la spéculation. En août 2009, le basculement d'Adair Turner, chef de l'autorité britannique des services financiers (FSA), sorte de gendarme de la City, et ancien patron des patrons britanniques, en faveur de la taxe, marque un tournant.


 

Gordon Brown, en novembre 2009. L'ancien premier ministre s'est dit favorable à l'examen de la mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières.

Gordon Brown, en novembre 2009. L'ancien premier ministre s'est dit favorable à l'examen de la mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières.AFP/JOHN THYS

 

En pleine tourmente financière, la taxe surgit ensuite au G20 finance de novembre 2009, où le premier ministre travailliste britannique de l'époque, Gordon Brown, s'y déclare à son tour favorable, pour se prémunir contre de nouvelles pertes records des banques. Le G20 finance demande au Fonds monétaire international (FMI) d'accélérer la réflexion autour de la faisabilité d'une telle taxe. Mais Dominique Strauss-Kahn, qui a entre-temps pris la tête de l'organisation internationale, continue à être hostile à une taxe qu'il juge simpliste et très difficile à mettre en œuvre. Les Etats-Unis et les marchés financiers y restent très opposés. Le Fonds se prononce finalement pour une taxe sur les seules entreprises financières, qui n'a pas vu le jour.

 

2011 : Vers une taxe circonscrite à la zone euro

 

L'extension de la crise grecque à toute la zone euro étend encore le cercle des partisans. En juin 2011, la Commission européenne propose à son tour l'introduction d'une taxe sur les transactions financières à partir de 2014 pour alimenter le futur budget de l'Union européenne.


 

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, mardi 16 août à l'Elysée. Pour la chancellière allemande, taxer les transactions financières est une "nécessité évidente".

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, mardi 16 août à l'Elysée. Pour la chancelière allemande, taxer les transactions financières est une "nécessité évidente".AP/Philippe Wojazer


En août, Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, annoncent une prochaine initiative franco-allemande sur le sujet. Leur déclaration provoque une chute brutale de l'action du groupe NYSE-Euronext, qui exploite les Bourses de New York, Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et Porto. La City, le NYSE, et le président de la Banque centrale européenne (BCE) redisent leur hostilité à une telle taxe en Europe, craignant, suivant l'exemple suédois, une fuite des capitaux au moment où l'Europe traverse une nouvelle période de turbulences financières.


En novembre, Nicolas Sarkozy se fait le héraut de la taxe Tobin au G20 à Cannes. "Une taxe sur les transactions financières est techniquement possible, financièrement indispensable, moralement incontournable", assure le chef de l'Etat. La taxe reçoit notamment le soutien de l'Argentine et l'Afrique du Sud, mais un très grand nombre de pays y restent farouchement opposés, notamment les Etats-Unis et la Chine. L'initiative au niveau mondial semblant dans l'impasse, le Royaume-Uni – qui s'inquiète pour la place financière de Londres – et la Suède – échaudée par son expérience de 1984 – n'en voulant pas, l'idée se profile d'une taxe circonscrite à la zone euro.

 

Mi-décembre, le ministre de l'économie, François Baroin, annonce une "contribution" franco-allemande pour le 23 janvier 2012 pour une taxe "opérationnelle" en 2013. Le 31 décembre,

 

Nicolas Sarkozy l'appelle de ses vœux et suggère une adoption rapide, avant la fin du quinquennat. Vendredi 5 janvier, Henri Guaino promet une décision française sur la taxe avant la fin du mois.

Aline Leclerc

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 17:46

                                                                (LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC.)

 

 

Elle n’a pas hésité une seule seconde. Quand a demandé à Najat Vallaud-Belkacem d’être l’une de ses quatre porte-parole pour la campagne, la jeune femme de 34 ans a tout de suite accepté. « J’ai été surprise qu’il pense à moi pour ce poste car je reste très proche de », confie-t-elle.

 

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En 2007, c’est pour l’ex-compagne de Hollande qu’elle avait endossé le rôle de porte-parole. Née au Maroc, arrivée à 4 ans en avec sa mère pour retrouver son père, ouvrier dans la banlieue d’Amiens, Najat Belkacem avait alors le profil idéal pour la candidate qui voulait toucher « la France métissée ». Un beau symbole aussi face à Nicolas Sarkozy qui avait fait appel à une autre figure de la diversité pour le même poste : Rachida Dati.

C’est Gérard Collomb, le maire de Lyon, qui l’a présentée à Royal. « J’ai rencontré Najat par l’intermédiaire de ma femme, leur amitié est née à Sciences-po », se souvient-il. Dans la même promotion, se trouvait également une certaine… Rama Yade. Entrée au cabinet du maire, celle qui a pris sa carte au PS après le 21 avril 2002 a grandi en politique au côté de Collomb. « C’est son élève », confirme un socialiste.
Pour les législatives — elle se présente dans la 4e circonscription de Lyon —, elle va s’inspirer de sa méthode en lorgnant au-delà de la gauche. « En 2007, j’ai fait une erreur de débutante avec une campagne très à gauche pour rassembler mon camp sur ma personne, explique celle qui avait perdu face à Dominique Perben. Là, il faut aller chercher des voix à droite. »

Elle refuse d’être un sniper

Certains au PS lui reprochent son « ambition ». D’autres craignent qu’elle ne soit « trop gentille » pour être efficace dans le rôle de porte-parole. « Il faut lui laisser le temps, la défend le député Guillaume Garot, qui a travaillé avec elle pendant la primaire avec Royal. Et puis ce n’est pas son style. » Najat Belkacem, mère de jumeaux, le confirme : « Je ne veux pas être assignée au rôle de sniper ! » En 2007, elle avait été impressionnée par « le charisme de folie de Ségolène » et par la « ferveur » autour de sa campagne. Aujourd’hui, elle n’emploie pas les mêmes termes pour décrire la campagne de Hollande. « Il faut qu’on fasse monter l’envie », lâche Belkacem en assurant que si la ferveur n’est plus là, c’est que les « Français ne croient plus en la politique ». Mais elle vante « le sens du contact » du candidat et se veut optimiste : « La défaite en 2007 a été une façon terrible de fermer le livre. Là, je peux terminer le livre sur une fin plus heureuse. »

En attendant, elle défend la campagne de son candidat de micro en micro. « Elle sait accrocher les médias, elle a une présence qui se remarque », juge Collomb. « Elle est réactive et pétillante », renchérit Garot. Ses passages télé commencent à la faire connaître. Même si ceux qui l’abordent n’arrivent pas toujours à l’identifier. « Un jour, quelqu’un est venu me demander si je jouais dans Plus belle la vie! » s’amuse-t-elle.

4 octobre 1977 : naissance à Beni Chiker (Maroc). Elle arrive en France à 4 ans avec sa mère et sa sœur aînée pour rejoindre son père à Amiens (Picardie).
2003 : prend sa carte au PS et entre au cabinet de Gérard Collomb, maire de Lyon.
2004 : élue conseillère régionale de Rhône-Alpes.
Février 2007 : devient porte-parole de Ségolène Royal pour la présidentielle.
Juin 2007 : se présente face à Dominique Perben dans la 4e circonscription du Rhône et perd au second tour.
Mars 2008 : élue conseillère générale du Rhône.
Novembre 2011 : porte-parole de François Hollande.

 

Le Parisien

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 20:36
Cette science fragile qu'est la politique défend l'idée que les opinions commencent à se « cristalliser » autour de la dinde et de la bûche, lors des repas familiaux de Noël précédant l'élection présidentielle. Dans quel sens ont cette fois-ci oeuvré les papilles des Français ?
Le match final Sarkozy-Hollande annoncé par les sondages aura-t-il lieu ? Les journalistes qui n'aiment rien tant que les situations à suspense sont cette année gâtés par le père Noël : le jeu politique apparaît ouvert comme jamais.

 

Depuis huit mois, les sondeurs prédisent que les deux responsables UMP et PS s'affronteront au second tour de la présidentielle de 2012. Au début du printemps, ils avaient pensé que Marine Le Pen pourrait venir troubler le jeu, puis s'étaient ravisés. La crise économique donne une prime au sérieux et à l'expérience, font-ils valoir depuis. Non sans motif. A mesure que la situation économique s'est dégradée, Nicolas Sarkozy, personnalité décriée par une partie des Français, a effectué depuis le mois de mai une lente mais constante remontée dans les sondages (pour atteindre 24 ou 25 % des voix - selon les instituts -au premier tour de la présidentielle).

 

François Hollande, qui le devance encore largement (entre 27 et 29 %), a gagné une vraie légitimité dans la primaire interne du Parti socialiste. Son score a été net, les électeurs se sont déplacés en masse, les débordements ont été évités. A quatre mois du scrutin, les deux disposent de vrais atouts. Nicolas Sarkozy : la stature de chef d'Etat et la réactivité. « A la fin de la guerre, on peut virer Churchill, pas pendant la guerre », veut croire Henri Guaino, son conseiller spécial. François Hollande : la sérénité et le sens de l'écoute, deux points forts lorsque l'on sait les voeux d'apaisement et de lien social qu'émettent les Français.

 

Mais les intentions de vote ne disent pas tout de l'état d'esprit des électeurs.

Sociologues et politologues rivalisent d'études mesurant la fracture entre la France et ses élites politiques. Jamais, elle n'a été aussi profonde.

 

Les « oubliés de la démocratie », ces Français habités par l'idée que personne ne les entend ni ne les relaie, représenteraient un électeur potentiel sur deux. « Ils ont le sentiment que voter ne changera rien, que cela n'a plus de sens », souligne François Miquet-Marty, qui vient de leur consacrer un livre. La défiance à l'égard des responsables politiques atteindrait des niveaux record, selon le baromètre du Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences po). Et, à la veille du démarrage effectif de la campagne, les Français semblent sceptiques comme jamais sur ce qu'ils peuvent attendre de l'exercice. 72 % de ceux que vient de sonder OpinionWay pour « La Croix » estiment que la campagne électorale apporte des réponses « éloignées » ou « très éloignées » de leurs préoccupations.

 

Le pays a plongé dans le doute. Les crises économique et européenne, d'une rare violence, ont tout à la fois nourri et accentué cette impression que les politiques ne peuvent pas grand-chose face aux désordres du monde. L'avenir est noir, les politiques ne sont d'aucun secours. De sorte que le film de la présidentielle offre d'ores et déjà un décor en forme de marécage et de sable mouvant. Les réflexes de peur et de repli suscités par le chômage et les attaques contre l'euro permettent toutes les conjectures. « Le monde, la globalisation vont être continuellement présents et peser dans cette campagne. La situation est inédite », insiste le politologue Pascal Perrineau.

 

Mais à qui profitera-t-elle ? Voilà l'enjeu majeur des mois à venir. « Si la crise est grave Nicolas Sarkozy est battu ; si elle est très grave, il est élu. » Cette phrase en forme de boutade d'un visiteur élyséen dit beaucoup de la confusion ambiante. La politique vient d'entrer pour quatre mois dans une zone d'incertitude.

 

Marine Le Pen reste haut placée dans les enquêtes d'opinion (entre 16 % et 20 % selon les instituts) ; plus haut que son père avant son accession au second tour de 2002. François Bayrou a effectué une vraie percée depuis son entrée en campagne (entre 11 % et 14 %).

 

Certes aucun ne semble aujourd'hui en mesure de créer la surprise, même si les sondeurs reconnaissent avoir des difficultés à évaluer vraiment Marine Le Pen. Mais les mouvements dont ils sont l'objet donnent à penser que les Français sont en attente d'autre chose que du match annoncé entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

Et pour cause. Les personnages principaux du film présidentiel ont beau arguer que leur campagne est à venir, ils montrent tous deux de vraies fragilités. Nicolas Sarkozy tient le rôle du « capitaine dans la tempête », prêt à tenir un discours de vérité. Mais sa popularité dans le pays reste faible. Et toutes les élections récentes dans les pays voisins se sont soldées par un changement de majorité. La crise a été synonyme de « sortez les sortants. »

 

François Hollande table lui sur le désir d'alternance et l'antisarkozysme ; il dessine le visage d'un socialisme économiquement responsable.

 

écrit par :

Cecile CORNUDET

http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0201816999406-le-match-sarkozy-hollande-aura-t-il-lieu-269800.php

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:15

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Mes amis,

A l’orée du Nouvel An, alors que les gens normaux s’attèlent aux préparatifs du réveillon de la Saint Sylvestre, voilà que les « merdeux » de VSD se font remarquer

 

En effet, ces journalistes (?) d’un autre âge qui souffrent probablement d’épilepsie ont commis la maladresse de mettre sur la place publique un exécrable sondage (fruit d’une conspiration nocturne) pour se faire des sous et ainsi bouclé difficilement le bilan annuel de leur torchon, pardon, magazine à sensations en panne de sujets visant à élever le débat.

 

Mais, qu’ils sachent que ce comportement «délirant» qui consiste de jeter l’opprobre sur l’ancienne candidate finaliste de la présidentielle de 2007 ne les honore pas du tout… au contraire, ces «mécréants» qui manquent de savoir vivre ne méritent aucune admiration de la part des honnêtes citoyens que nous sommes.

 

Que des agents au service des puissants s’amusent à faire croire que Ségolène Royal est «agaçante» pour la couper du peuple, cela doit la rendre fière ainsi qu’à ceux qui soutiennent son combat…

 

Madame Royal, les agace, oui, parce qu’elle dénonce le système corrompu entretenu par ces «magouilleurs» qui font main basse sur les deniers de l’Etat.

 

Madame Royal, les agace, oui, parce qu’elle condamne la connivence de la petite «élite médiatico-politique-sondagière» parisienne avec les grands groupes financiers.

 

Madame Royal, les agace, oui, parce qu’elle exige que la finance et l’économie soient au service de l’homme.

Bref, ce qui m’amuse dans la classe politique française et son bras armé les médias, c’est qu’ils ont toujours peur de Ségolène Royal quand bien même qu’ils ont tout fait pour l’empêcher de briguer la présidentielle de 2012.

 

Hormis le fait que Ségolène Royal soit la meilleure de tous aujourd’hui (toutes ses idées fortes sont reprises par ceux qui disaient qu’elle était incompétente), et surtout le fait qu’elle soit la seule femme politique qui donne des «bons coups de pieds» dans la fourmilière politicienne française (ce qui agace visiblement au plus haut point ses adversaires politiques et médiatiques), c’est sa capacité de résistance.

 

Ils ont beau l’attaquer en meute (gauche-droite réunis), fabriquer des sondages bidons, écrire des commentaires acerbes, Ségolène Royal reste une femme debout !

 

Vous savez ? Rien qu’à penser que Madame Royal pourrait devenir la première femme indépendante à être présidente de l’Assemblée nationale, ils ont tous les «chocottes».

 

Pourquoi ? Facile à comprendre car avec Ségolène Royal au « perchoir » les commissions d’enquêtes parlementaires travailleront à plein régime avec courage, pugnacité… et indépendance.

Elles auront, «ces commissions d’enquêtes parlementaires la même influence que l’on peut trouver aux Etats-Unis ou dans d’autres grandes démocraties… ».

 

Et, c’est ce qui « agace » réellement. Je souhaite une bonne année à toutes et tous et le retour de Ségolène Royal que l'on ne fera plus taire

 

http://resistance83.over-blog.fr/article-segolene-de-plus-en-plus-debout-95920998.html

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 08:48


Par DESIRS D'AVENIR HERAULT

Les têtes à CAC du Président

Libération. 28.12.2011. Grégoire Biseau

 

marianne se pince le nez

Sarkozy a placé des proches dans les grandes entreprises.

 

Avant son accession à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait déjà beaucoup d’amis parmi les patrons du CAC 40. Un quinquennat plus tard, la sarkozie a gagné tellement de terrain que c’est à se demander si le chef de l’Etat n’est pas à tu et à toi avec la quasi-totalité des grands patrons français. Depuis 2007, plusieurs fidèles du chef de l’Etat ont rejoint les bancs de grandes entreprises.


En mars 2009, l’ancien secrétaire général de l’Elysée François Pérol prend la direction de la banque BPCE. Se payant de luxe, au passage, de contourner la Commission de déontologie. En septembre de la même année, c’est au tour de Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Economie, de débarquer à France Télécom. Cette année, Alexandre de Juniac, fidèle du président de la République qui a remplacé Stéphane Richard au cabinet de Lagarde, arrive à la tête d’Air France.


Entre-temps, l’Elysée a nommé le nouveau patron de Thales, Luc Vigneron, puis celui d’EDF. Ancien président de Veolia, Henri Proglio, proche de Claude Guéant et de Jean-Louis Borloo, prend la tête de l’électricien public avec la polémique de sa double rémunération. Nicolas Sarkozy sera obligé de défendre son protégé à la télévision, louant les qualités «d’un grand industriel». Avant de devoir le lâcher. Enfin, cette année, l’Elysée a réussi à se débarrasser d’Anne Lauvergeon (1), la patronne d’Areva, entrée en guerre avec Guéant et Proglio. Elle est remplacée par son numéro 2, Luc Oursel, pas franchement un sarkozyste historique. Mais maintenant acquis à la cause de son actionnaire de référence.


Reste maintenant sur le bureau du chef de l’Etat un épineux dossier. Celui de la très probable (pour ne pas dire acquise) nomination de Xavier Musca, le secrétaire général à l’Elysée, à la tête de la Caisse des dépôts et consignation (CDC). Le mandat de l’actuel patron, le chiraquien Augustin de Romanet, doit prendre fin en mars. Nicolas Sarkozy va-t-il prendre le risque de nommer Musca à un mois du premier tour de la présidentielle ? Outre le fait que cela sera interprété comme un passage en force, il n’est pas sûr que Sarkozy veuille voir son principal collaborateur pour les affaires économiques quitter le navire en pleine crise. Reste une autre option : le désigner après la présidentielle ou laisser à son successeur le soin de le nommer.


Ce genre de pratique est assez courante en cas d’alternance. Or, même si Musca est respecté à gauche et compte quelques soutiens, il n’en demeure pas moins que cette nomination ne sera pas anodine. «Musca a un profil tout à fait respectable. Mais le nommer à la tête de la CDC est une décision lourde, relève un proche de François Hollande. Et puis comme le numéro 2 de la Caisse est l’ancien directeur de cabinet adjoint de Fillon [Antoine Gosset-Grainville, ndlr], ça fait beaucoup de gens de droite pour une entreprise aussi stratégique.»


(1) Présidente du conseil de surveillance de «Libération».

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 11:55

 

                      Eloge de Royal l'agaçante

    

 

 

 Louis Harris  manque furieusement d'imagination .

 

Comme l'an dernier, à la meme époque, voilà que nos cadors du sondage en ligne, nos virtuoses du panel frelatée couronnent à nouveau Ségolène Royal du titre de personnalité la "plus agaçante" de l'année 2011.

Tant d'honneur de la part d'un institut  qui sonde en ligne, choisit lui  même ses adjectifs, les plus négatifs qui soient, et les personnalités politiques et les offrent en patûre à un panel d'internautes, probablement payés  et représentant  supposément "la france" car il est bien connu que "les français" passent leur journée sur internet à répondre à des sondages. il est bien connu aussi qu'ils se lèvent le matin avec l'idée que "tiens, Royal est agaçante, Eva Joly aussi"..

 

Louis Harris ou l'art de poser des questions à ceux qui ne se posent pas la question. .
Passons sur la méthodologie, et l'éthique de ce type d'enquetes particulièrement débiles, n'ayant pas peur des mots, destinées à relancer un institut racheté par des anglo-saxons  qui ont besoin de faire du chiffre et publiés par un journal, en l'occurence VSD, qui se trouve depuis des mois en soins paliatifs éditorial et budgétaire.
 

 

En revanche , Ségolène Royal peut être fière d'etre agaçante.

 

Dans un monde de confusion , ou l'on prend le faux pour le vrai, l'accessoire pour l'essentiel, le dérisoire pour l'idéal, la faiblesse pour de la force, agacer ce monde là, ces valeurs négatives là, cette inertie là, voilà qui mérite  les éloges.

Agacer signifie déranger et quoi de plus formidable que de déranger cette petite mare dans laquelle ce petit monde nage avec sa bouée canard, persuadé qu'il défie le siècle.?  
 

 

Quoi de plus formidable que de déranger un système ou les journalistes -moutons suivent à la letrre et reprennent à l'envi des dépêches sur les ordres de redacteurs en chefs -mouton qui le font parce que "tu comprends coco" l'autre l'a fait et qu'il ne faudrait surtout pas ne pas faire comme les autres? 
 

 

Quoi de plus formidable que d'agacer, piquer, provoquer, bousculer l'ordre établi parce que cet ordre là  est porteurs d'injustice, de médisance, de malveillance et de discorde ? 
 

 

Quoi de plus formidable que d'être agaçante face à la résignation, à l'aquabonisme, au sentiment de fatalité qui engourdit les coeurs et les corps et entraine notre pays, l'Europe et le monde dans une spirale parfaitement destructrice. 
 

 

Agacer, s'agacer, déranger, voilà certainement l'une des clés pour changer une société. 
Je ne doute pas une minute que Jean Jaurès agaçait le pouvoir en place, comme Louise Michel ou Victor Hugo. 
Je pourrais m'amuser à dresser la liste des "agaçants" magnifiques qui ont fait progresser les droits humains. 
 

 

Et dans une époque cul par dessus tête, face à un pouvoir qui s'accroche à ses prébendes et jouera sur toutes les notes de son clavier médiatico-politique pour remporter la victoire en 2012 , Je souhaite à la gauche  que Ségolène Royal soit encore plus agaçante, encore plus dérangeante, encore plus clivante. C'est probablement l'une des clés de la victoire. Et la droite le sait, qui persiste et signe dans son acharnement sur l'ex candidate à la présidentielle. 
 

 

Il y a une malveillance dans ce sondage mais n'oublions jamais qu'il n'y a pas de plus grand honneur que d'être critiquée par des personnes si médiocres et que les crachats , la médisance, la malveillance, détruisent, en fait, ceux qui crachent, médisent et moquent. C'est une loi aboslue de la vie, et de l'histoire politique. Tout se retourne toujours.
 

 

Voilà même un gage de qualité supplémentaire  . Ségolène Royal est insubmersible.
Au tamis de l'histoire, VSD et Louis Harris passeront, Royal restera.
 

 

Agaçante, dérangeante, intelligente.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 08:59

 

 

 

http://www.leparisien.fr/images/2010/11/29/1170849_segolene.jpg

 

 

« Il ne faut pas baisser les bras face au chômage, il y a des solutions, il faut changer de système ». Ségolène Royal, lors d’une visite aujourd’hui aux bénévoles d’une antenne des Restaurants du cœur à Poitiers, a proposé, en réponse aux questions qui lui étaient posées, trois solutions pour lutter contre le chômage :

La première solution, c'est d'aider les PME qui ont besoin aujourd'hui d'embaucher et d'innover. L'Etat doit imposer aux banques le déblocage des crédits aux entreprises qui innovent et qui embauchent.

La deuxième solution, c'est de développer massivement les énergies renouvelables et toutes les activités liées aux industries de la croissance verte : bâtiments, transports propres, nouveaux matériaux, bio technologies etc. L'Etat doit mettre en place la reconquête industrielle.

La troisième solution, c'est le développement de l'apprentissage et des embauches par alternance. Un pacte national pour l'emploi des jeunes doit être mis en place d'urgence et devenir grande cause nationale.

Aujourd’hui certains médias nationaux (France Inter, France Info, RMC, BFM, …)  ont cru bon de relayer un sondage d'une remarquable hauteur de vue, commandé par VSD sur les personnalités politiques qui '’agacent’' le plus les Français, dans lequel Ségolène Royal est en tête alors qu'elle ne s'exprime guère depuis les primaires !

Ségolène Royal agace parce qu'elle se tait ? C'est donc un hommage qui lui serait rendu ? Dommage que cette évidence ait échappé aux commentateurs, sans doute fatigués en cette fin d'année, seule raison de ce manque de discernement.

Nous suggérons à VSD de faire commenter un sondage sur les propositions concrètes de lutte contre le chômage faites par Ségolène Royal. Ce serait plus respectueux des personnes et du débat public. Mais sans doute moins racoleur.

Bonne année intelligente a tous !

L’équipe de Ségolène Royal

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