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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 10:34

 

 

 

ségo

 


Ségolène Royal est l'nvitée de C Politique dimanche 18 mars sur France à 17h45

Ségolène Royal est l'invitée de Public Sénat le mardi 20 mars à 18h00

Ségolène Royal participe au meeting de François Hollande le 20 mars à Rennes
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Désirs d'Avenir 86 - Campagne F Hollande - dans Présidentielles 2012
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 13:26


Par DESIRS D'AVENIR HERAULT

Sarkozy, les socialistes lui disent merci

Libération. 12.03.2012. Laure Bretton


carte union européenne

 

Pour le PS, le double ultimatum du président-candidat dimanche prouve qu'il est possible de renégocier des traités européens. Contrairement à ce que reproche l'UMP à Hollande depuis des semaines.


Pour un peu, ils triompheraient mais c'est formellement interdit par le chef à six semaines du premier tour. Avec son ultimatum à la renégociation des accords de Schengen et des traités commerciaux de l'Union, Nicolas Sarkozy a ouvert une brèche européenne dans laquelle les socialistes n'ont pas perdu une minute pour s'engouffrer dimanche. Eux que le chef de l'Etat traite d'irresponsables parce que François Hollande veut, s'il est élu, revoir le pacte budgétaire européen tout juste adopté par 25 pays de l'Union européenne sur 27 pour y ajouter un volet croissance et emploi. C'est même à cause de cette volonté de renégocier ce «traité d'austérité» que les dirigeants conservateurs de l'Europe lui fermeraient la porte au nez.

«En parlant de renégocier Schengen - une mesure appliquée au Danemark par la droite soutenue par l'extrême droite avant qu'elle soit balayée par la gauche, Sarkozy donne raison à François Hollande : les traités européens peuvent être renégociés»
, se félicite Jean-Christophe Cambadélis, chargé des relations internationales au PS. «Nicolas Sarkozy qui nous pilonnait sur notre volonté de revenir sur un traité pas encore ratifié et voilà qu'il veut tout renégocier en Europe», renchérit le porte-parole de campagne Bruno Le Roux. «Avec tout ça, Merkel va bientôt appeler Hollande», plaisante (à peine) Manuel Valls.


Avant même le discours du candidat de l'UMP, François Hollande répliquait sur le mode serein, dans les colonnes du magazine allemand Der Spiegel. «Si le peuple français valide ma position, celle-ci devra être entendue par les autres pays», y explique le candidat à l'Elysée. «Pour cette raison, je voulais avertir suffisamment tôt les autres chefs d'Etat. On va devoir m'écouter», prévient Hollande, qui a exposé dimanche matin sa vision de la politique française de défense: pas mal d'Otan et beaucoup de défense européenne. Et sa démonstration de force à lui, loin de la bataille de chiffres sur les participants du meeting de Villepinte, a consisté à faire asseoir sur le même rang Lionel Jospin et Michel Rocard.

Hollande: Sarkozy prend l'Europe comme «bouc-émissaire»

Sur M6, en début de soirée, Hollande a estimé que son adversaire de droite était dans une «fuite en avant», prenant l'Europe pour «bouc émissaire» parce qu'il ne «peut pas présenter d'autres propositions aux Français».


«Il y a là une façon de faire qui ne peut pas être comprise par les Français», a jugé le socialiste. «Pourquoi le président sortant n'a-t-il pas été capable de faire des ajustements puisqu'il était le président de l'Union européenne et du G20? Et comment pourrait-il me faire le reproche de mettre en cause un traité dont l'encre est à peine sèche quand lui veut même suspendre sa participation à l'Union européenne» sur certains dossiers, a souligné Hollande. Au final, il s'est dégagé de Villepinte «une curieuse impression», selon le député de Corrèze: «ce n'était ni l'expression de la fierté de ce qu'il avait fait ni la présentation de ce qu'il nous propose» pour l'avenir.


Sur le fond, s'en prendre aux accords de Schengen sur la libre circulation des personnes, prouve aux yeux de Benoît Hamon que le président sortant a choisi de faire sa campagne «sur les même axes que les droites dures européennes: immigration et islam». Avec acidité, le porte-parole du PS salue la volonté de Sarkozy de mettre en place «une forme de protectionnisme européen alors qu'il a combattu ça toute sa vie politique et encore plus ces derniers mois». Vise-t-il à attiser les divisions européennes parmi les socialistes, six ans après la victoire du «non» au traité constitutionnel? «Il n'y a plus de plaies au PS donc il ne peut pas remettre du sel dessus. Des désaccord sur l'Europe, on n'en aura pas pendant la campagne», promet le héraut de la gauche du parti.

Sarkozy devant ses partisans, a refusé de «laisser la gestion des flux migratoires aux technocrates et aux tribunaux». Pour Harlem Désir, «Nicolas Sarkozy vient de faire passer son discours stigmatisant de la scène nationale à l'échelle européenne: les chômeurs, les assistés, les syndicats, les immigrés». Verdict du député européen: «il continue sa triste course poursuite avec le Front national».

Et pour ce qui est de prôner un «Buy European Act», les socialistes l'ont proposé pour la première fois en 1993 par la voix d'Elisabeth Guigou. L'idée a ensuite été portée par la Fondation Jean-Jaurès et vantée par Arnaud Montebourg dans son traité sur la «démondialisation». Bref, résume la porte-parole Delphine Batho, «aucune proposition pour venir en aide aux Français, une mauvaise compil» des discours précédents. Pour le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, Nicolas Sarkozy s'est livré à «un exercice d'amnésie, comme si pendant 10 ans il avait vécu ailleurs et découvrait tout d'un coup des problèmes dont il est le principal responsable».

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Désirs d'Avenir 86 - Campagne F Hollande - dans Présidentielles 2012
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:48

 

Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration

et Sylvie Guillaume, députée européennelogo FH 2012

 

 

Ultimatum sur Schengen par Nicolas Sarkozy :

l'irresponsabilité sur le bilan comme sur l'avenir

 

"En matière d’immigration, le candidat sortant persiste à accumuler les mensonges, alimenter les peurs et tenter de faire oublier qu’il est comptable de la politique menée depuis 5 ans, voire depuis 10 ans.

 

Mensonge avec ses rengaines sur les étrangers dont l'unique objectif serait de venir bénéficier indûment des prestations sociales; Nicolas Sarkozy omet de préciser que celles-ci sont liées à des conditions de durée de résidence.


S’attaquant à l’Europe et à Schengen, Nicolas Sarkozy cherche un nouveau bouc-émissaire en rejetant ses propres responsabilités.

Faisant croire que Schengen est la cause de l'immigration irrégulière, il occulte le fait que celle-ci est largement liée à des situations de personnes entrées régulièrement sur le territoire et épuisant leur droit au séjour ensuite. Il occulte aussi son propre échec en matière de lutte contre l'immigration irrégulière, qu'il a limitée à une absurde politique du chiffre inefficace sur les causes.


Il a, par ailleurs, en 2008, au moment de la présidence française de l’Union européenne, fait adopter un pacte européen sur l’immigration et l’asile, qui prévoyait déjà notamment une amélioration de la lutte contre l’immigration irrégulière et des contrôles aux frontières.

 

Par ses annonces aujourd’hui à Villepinte, c’est donc bel et bien son propre bilan qu’il dénonce aujourd’hui.

En annonçant sa volonté de revenir sur les accords de Schengen, le candidat sortant s’attaque en outre à l'un des fondamentaux même de l’Europe : la libre circulation des personnes. Sortir aujourd’hui du système Schengen serait un non-sens qui rendrait moins efficace le contrôle aux frontières : moins efficace en terme de moyens -aujourd’hui mutualisés- moins efficace en terme de partage d’informations et de coopération européenne, en un mot moins efficace en terme de solidarité.


Si le fonctionnement de l’espace Schengen doit être amélioré, la lutte contre l’immigration irrégulière et le contrôle des frontières renforcés, cela passe avant tout par un renforcement de la coopération policière des Etats membres, par un développement des outils existants et non par un repli sur soi de la France ou une fermeture des frontières."

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:02

 

Vers une gestion publique de l’eau

Par Jon Elizalde| 12 mars 2012
Photo Theilr
 

Si en France sept foyers sur dix consomment une eau distribuée par un opérateur privé, de plus en plus de villes optent pour une régie publique, une eau moins chère et une gestion transparente. Ébranlé, le privé contre-attaque en organisant un forum mondial de l’eau.

L’eau potable de 70 % de la population est alimentée par une société privée dans le cadre d’une délégation de service public. Un modèle français porté depuis le xixe siècle par la Générale des eaux (devenue Veolia) et la Lyonnaise des eaux (aujourd’hui Suez). Les deux plus grosses multinationales mondiales de ce secteur. Comment en est-on arrivé là ? Au sortir de Seconde Guerre mondiale, leur capacité à faire pression sur l’autorité publique est déjà immense. « L’eau est le seul service public qui n’a pas été nationalisé par le Conseil national de la résistance  », rappelle Emmanuel Poilane, directeur de l’ONG France Libertés. C’est dans les années 1960-1970 que la part du privé explose. L’eau n’est pas chère, son coût est souvent dilué dans les charges des habitats collectifs. Alors, pour les consommateurs, le sujet n’en est pas un. Jusqu’à ce que les prix augmentent fortement.

 

Et que soient révélées au grand jour des pratiques de corruption, de financement occulte de la vie politique, une gestion souvent opaque, des contrats extrêmement longs (30 ou 40 ans, sans mise en concurrence !) et autres manœuvres douteuses. Le scandale de la Lyonnaise des eaux à Grenoble – qui envoie en 1996 Alain Carignon, l’ex-maire de la ville, derrière les barreaux – en est l’illustration la plus mémorable.

 

Le fameux modèle français peine à se vendre à l’étranger. Malgré des fortunes colossales investies en lobbying, l’opération séduction n’a pas fonctionné : 90 % de la population mondiale consomme une eau gérée par le public. Les échecs ont été retentissants en Amérique du Sud (notamment en Argentine avec Suez), en Afrique, en Chine… Voilà donc les collectivités en position de force, au moins symboliquement. En 2006, après audit, Suez restitue 233 millions d’euros à la communauté urbaine de Bordeaux. Plusieurs grandes villes, comme Lyon (lire encadré) ou Toulouse, négocient une forte baisse de la facture. D’autres, surtout, décident de se passer enfin des sociétés privées et de remunicipaliser leur eau. L’initiatrice de cette tendance ? La Ville de Paris.

Économie substantielle

Au milieu des années 1980, la ville de Paris délègue la distribution de l’eau à deux entreprises privées : la Générale des eaux se charge de la rive droite, la Lyonnaise des eaux gère la rive gauche. La production, elle, est assurée par la société d’économie mixte Eau de Paris. Trois contrats de délégation donc, d’une durée de 25 ans chacun, sans mise en concurrence, instaurés sous Chirac. Un fonctionnement trop cher, ingérable, illogique. Bertrand Delanoë s’engage donc, en cas de réélection en 2007, à faire repasser l’eau entièrement dans le giron public. Depuis deux ans, c’est effectif. La SEM Eau de Paris est désormais une régie, les 250 salariés des filiales y ont été transférés. « On a optimisé le service, affirme Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris chargée de l’eau, et présidente d’Eau de Paris. Il y a désormais un seul opérateur avec des pouvoirs clairs, un contrat d’objectifs avec la Ville et donc une évaluation des services très régulière, de nombreux contrôles. » Le gain économique  ? Quelque 35 millions d’euros par an, « au bénéfice des usagers, du personnel et de l’investissement ».

 

C’est l’argument choc des partisans d’une eau gérée par le public  : l’expérience et les études le prouvent, le passage en régie s’accompagne systématiquement d’une baisse sensible de la facture pour le consommateur. À Paris, le prix de l’eau a baissé de 8 % en juillet dernier. Et des mesures d’aides sociales à l’eau ont pu être développées. « Avec un volet préventif, via les aides au logement, et un volet curatif, pour faire face aux impayés », confirme Anne Le Strat. Pour contrôler tout cela, la régie dispose d’un conseil d’administration composé d’élus, de représentants du personnel, d’associations de consommateurs et de l’Observatoire parisien de l’eau.

 

« C’est une mini-révolution dans le secteur de l’eau, se réjouit Anne Le Strat. Paris a suscité une interrogation, cela a enclenché un mouvement de contestation et de désir de retour vers le public. C’est aussi pour ça qu’ils [les principaux acteurs du marché privé de l’eau, ndlr] m’en veulent : il est difficile de vendre à l’étranger le modèle français quand même la capitale française décide de ne plus y adhérer ! »

 

Le tableau idyllique pourrait être terni par une tendance lourde, aux conséquences paradoxales : la baisse continue de consommation d’eau. Le phénomène s’explique par le départ des industries (grandes consommatrices d’eau), la prise de conscience des usagers, un matériel plus économe (chasses d’eau, électroménager), etc. De quoi se réjouir a priori, au moins d’un point de vue écologique. Mais pas économiquement  : « Si ça continue, nous devrons, nous aussi, augmenter le prix de l’eau », reconnaît l’élue parisienne.

 

La tendance à la remunicipalisation se confirme, « une vraie vague », dixit Emmanuel Poilane. Il y a bien sûr eu Grenoble en 2001, après les affaires susmentionnées. Mais aussi Castres en 2003, Cherbourg en 2005, Rouen en 2009, Evry y viendra en 2013, Montbéliard en 2015, Bordeaux en 2019.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 22:45

 

 

La moitié, soit 150 maires et élus, a répondu à l’invitation de Ségolène Royal, samedi à Châtillon-sur-Thouet où elle présentait sa “ boîte à outils ” régionale.

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/var/nrv2/storage/images/contenus/articles/2012/03/12/la-boite-a-outils-regionale-presentee-aux-maires/16647447-1-fre-FR/La-boite-a-outils-regionale-presentee-aux-maires_image_article_large.jpg

La présidente de la Région a détaillé le panel des aides, à la tribune.

 

 

La présidente de la Région a bouclé ce week-end en Deux-Sèvres son tour des quatre départements à la rencontre des maires. Un tour qui revient tous les deux ans, pour présenter « la boîte à outils » régionale. Une image comme les affectionne Ségolène Royal pour désigner tout le panel des aides régionales qui peuvent être redistribuées aux communes. Encore faut-il les connaître pour les solliciter, d'où l'intérêt de cette présentation détaillée, qui permet de découvrir les nouveautés pour les élus, mais pas seulement. Les aides à destination des particuliers, entreprises et associations leur sont également rappelées, chargés de leur promotion sur le terrain.

 

" Démocratie participative "

Le fonds régional d'intervention locale (Fril), déjà bien connu et sollicité par les petites communes de moins de 10.000 habitants pour leurs projets voit une nouveauté cette année : un Fril « Démocratie participative » est lancé « si vous voulez faire un projet en consultant la population », a expliqué la présidente de Région.


En matière de déplacements durables, le conseil régional encourage le vélo en soutenant des infrastructures dédiées, l'acquisition de vélos électriques, de voitures électriques et la mise en place de parcs de partage, un peu à la manière « Autolib ». L'an passé, 237 véhicules électriques ont été subventionnés (jusqu'à 6.000 €). Pour convaincre les indécis d'essayer, la Région propose désormais de prêter quatre voitures électriques pendant quinze jours aux communes et collectivités locales.


Au sein du « pacte jeunes », plusieurs nouveautés là aussi pour encourager l'emploi des jeunes.

Citons par exemple l'aide aux employeurs d'apprentis (jusqu'à 1.700 €), le « coup de pouce » de 500 € pour ceux qui embauchent l'apprenti en CDI. Pour les « jeunes diplômés » (bac +2 mini), le conseil régional peut subventionner 100 % du salaire net pendant neuf mois (12.000 € maxi) en cas d'embauche dans la Région en CDI ou CDD d'un an minimum.

Pour le recrutement de seniors également (plus de 45 ans), les entreprises peuvent prétendre à de nouvelles aides allant de 1.000 à 2.000 €.

En faveur de l'emploi toujours, le Contrat d'accompagnement vers l'emploi (CAE) permet aux associations d'obtenir 5.800 € pour un emploi sur 12 ou 18 mois, avec prime de 6.000 à 10.000 € en cas de transformation en CDI.


Ce ne sont là que quelques exemples d'une boîte à outils qui devrait assurément donner à certains l'envie de se lancer dans les « travaux ».

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 08:42

 

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE 


Le 11 mars 2012


Najat VALLAUD-BELKACEM, Porte-parole de François Hollande


Toujours sans projet, Nicolas Sarkozy continue de se défausser de ses responsabilités à Villepinte : c'est l'aveu de faiblesse de la France forte.


Nicolas Sarkozy avait promis de dévoiler son projet aujourd'hui : les Français se contenteront d'une nouvelle justification de ses échecs, et d'une nouvelle promesse de mieux faire... Sans rien assumer, sans rien changer puisqu'il l'a dit lui-même : il a déjà tout donné.

Après la crise, les chômeurs, les étrangers, les élites, les corps intermédiaires et, bien sûr, la gauche, voici donc le nouveau responsable du jour : l'Europe !

L'encadrement des dérives de la finance mondiale et du commerce international, la lutte contre les délocalisations et la gestion des flux migratoires, le Président sortant n'y est pour rien, et le candidat n'y peut rien: c'est donc la faute de l'Europe !

Un message démagogique et électoraliste d'une terrible lâcheté après cinq années passées à exercer les plus hautes responsabilités à la tête d'un grand pays Européen, sans avoir jamais rien proposé sur ces sujets essentiels : quel aveu de faiblesse de la part la France forte !


La campagne de la droite, ce n'est plus une idée par jour, mais un responsable par jour.

Quant au Président responsable de son bilan, et au candidat engagé par un projet, nous les attendons toujours.

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Désirs d'Avenir 86 - Campagne F Hollande - dans Présidentielles 2012
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 23:06

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COMMUNIQUE DE PRESSE 


Le 11 mars 2012


Najat VALLAUD-BELKACEM, Porte-parole de François Hollande


Toujours sans projet, Nicolas Sarkozy continue de se défausser de ses responsabilités à Villepinte : c'est l'aveu de faiblesse de la France forte.


Nicolas Sarkozy avait promis de dévoiler son projet aujourd'hui : les Français se contenteront d'une nouvelle justification de ses échecs, et d'une nouvelle promesse de mieux faire... Sans rien assumer, sans rien changer puisqu'il l'a dit lui-même : il a déjà tout donné.

Après la crise, les chômeurs, les étrangers, les élites, les corps intermédiaires et, bien sûr, la gauche, voici donc le nouveau responsable du jour : l'Europe !

L'encadrement des dérives de la finance mondiale et du commerce international, la lutte contre les délocalisations et la gestion des flux migratoires, le Président sortant n'y est pour rien, et le candidat n'y peut rien: c'est donc la faute de l'Europe !

Un message démagogique et électoraliste d'une terrible lâcheté après cinq années passées à exercer les plus hautes responsabilités à la tête d'un grand pays Européen, sans avoir jamais rien proposé sur ces sujets essentiels : quel aveu de faiblesse de la part la France forte !

La campagne de la droite, ce n'est plus une idée par jour, mais un responsable par jour.

Quant au Président responsable de son bilan, et au candidat engagé par un projet, nous les attendons toujours.

 
 


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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:38

segolene-royal-1-.jpgNicolas Sarkozy fait son grand show aujourd’hui à Villepinte pour tenter de redresser la situation alors que tous les instituts de sondage annoncent une lourde défaite le 6 mai prochain. C’est le meeting de la dernière chance …

 

Le rejet est en effet fort dans la population et booste la candidature de François Hollande.

 

Un Villepinte peut en cacher un autre …  

Le Villepinte de 2012 n’a rien à voir avec le Villepinte de 2007.

En 2007, la candidate socialiste, Ségolène Royal première femme à accéder au deuxième tour de l’élection présidentielle, lançait sa campagne.

Quelque chose se levait … malgré les « gueules de bois » du premier rang des Strauss Kahn, Fabius, Emmanuelli, Aubry et autres éléphants du PS, Ségolène Royal réussissait à créer un souffle. Elle avait su trouver les mots pour parler au peuple, elle avait su parler de ses souffrances, elle avait su rassembler la France d’ici et celle venue d’ailleurs, elle avait su donner l’espoir à ces hommes et ces femmes trop souvent oubliés.

Jamais depuis aucun leader n’a réussi à créer ce lien particulier.

Villepinte, l’échec …

Mais le Villepinte de 2007 n’a pas suffi. Une majorité de Françaises et de Français ont eu peur de confier l’Etat à cette jeune femme, pas suffisamment soutenue par son Parti. Ils ont choisi  Nicolas Sarkozy.

On connaît la suite avec la période bling-bling … la France abasourdie découvrait son Président « fric et choc » de la nuit du Fouquet’s, du yacht du milliardaire Vincent Bolloré, du « casse toi pauvre con », de la rolex  

La France découvrait son erreur. Nicolas Sarkozy lançait une politique de cadeaux fiscaux aux plus riches alors que la crise s’invitait à la noce. Le bouclier fiscal protégeait les milliardaires, mais les usines fermaient, la dette explosait, les violences augmentaient, la pauvreté frappait.  

Villepinte 2012 ne sera pas le Villepinte de 2007, il n’y aura pas de souffle, il n’y aura pas d’espoir. Villepinte II sera un simple show, avec ses vedettes, avec ses lumières, avec ses cris, avec ses applaudissements, un show pour une dernière fête bling-bling.

Philippe Allard

http://www.segoleneroyal-meag.com/article-villepinte-1-villepinte-2-royal-sarkozy-101359173.html

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:15

Anna Vagena

Anna Vagena

 

Anna Vagena est une ancienne actrice, elle a un petit théâtre à Athènes et vient de prendre la place d’un député démissionnaire, sans vraiment la demander. Lors d’une interview, elle a clairement indiqué qu’elle ne rejoindrait pas le PASOK, et qu’elle ne se sentait pas la force de continuer le théâtre politique.

 

Mercredi dernier, le 28/02/2012, elle a pris la parole au parlement. Une parole sensée et pleine de colère. Elle met en garde la classe politique contre la fureur grecque qui s’annonce. Un discours plein de bon sens qui fait mouche.

 

La vidéo (en grec, transcription OkeaNews après la vidéo, je remercie KS) [edit 02/03/2012 : la vidéo est avec sous-titres français (sous-titres okeanews)]:

Transcription :

Merci de m’avoir invité à prendre la parole, mais les enfants ne sont plus là, ils sont partis [Le parlement grec à un auditoire public]. Je tiens à vous dire que je suis émue et stressée. C’est très important pour moi. Je voulais dire aux enfants qui étaient là avant et qui viennent de Tyrnabos, ma région, parce que je suis originaire de Larissa, que le fait d’être ici aujourd’hui est un message d’espoir pour la nouvelle génération.

 

Je suis née et j’ai grandi à Larissa dans une famille dans laquelle j’ai grandi pauvre, c’était difficile et j’ai réussi à en arriver là avec mes propres forces, de manière honnête. C’est un grand honneur pour moi et je m’adresse à tous les jeunes, ceux qui écoutent peut-être, pour leur dire que l’espoir existe toujours. L’espoir existe quand vous êtes honnête, droit et que vous travaillez avec hardeur.

(Le président du parlement dit « Nous avons également apprécié votre présence à l’étape Mme Bagena »)

Anna Vagena

Anna Vagena au parlement

 

Je vous remercie beaucoup. Bien sûr, quand vous voyez après tout ce travail, des années de travail, un travail honnête, vient un moment où vous êtes un retraité et vous ne pouvez pas vivre de cette retraite …. c’est le moment de l’amertume.

Je vous observe attentivement ces jours-ci depuis que je me suis retrouvée dans le Parlement afin de voir ce qui se passe ici. J’ai surtout vu les deux grands partis qui tentent de se rejeter les responsabilités de l’un à l’autre. C’est cela notre problème ? Qu’est-il arrivé en 2008 ? Qu’en est-il devenu en 2009 ?. Vous comprenez ce que je vois ? C’est comme si une pièce de théâtre était jouée ici, à l’intérieur du parlement, en parallèle et sans rapport avec ce qui se joue à l’extérieur, dans la société, dans le monde.

 

A l’extérieur on voit des choses qui existent comme si elles ne concernaient pas les partis politiques. Je parle comme çela parce que je suis encore nouvelle ici et je peux encore, heureusement, parler de la façon dont je veux parler de mon quartier et de ma rue.

 

Ici[dans le parlement], c’est comme si cela ne les concerne pas, comme s’il s’agissait d’une autre vie. Savez-vous comment la vie se joue dehors ? Ce que les gens vivent ? Ici c’est une chose bien différente. Les gens dehors sont étonnés d’entendre parler de millions d’euros qui partent [voir cet article], qui viennent, qui vont dans des comptes. 

 

D’où viennent ces millions? Qui va nous le dire? Où sont ces millions qui sont partis ? Ils n’ont pas été envoyés, en tout cas, par des personnes qui ont travaillé honnêtement et dur toutes ces années et ont atteint l’âge de 65 ans et ne peuvent pas vivre. Où sont ces millions ? Si seulement quelques-uns d’entre eux peuvent revenir. C’est ce que le monde veut en ce moment. Juste un seul million. Dites-nous ! Ne dites pas : un million a été envoyé légalement pour des affaires, un autre est parti pour une autre raison ou je ne sais pas quoi.

 

J’ai une petite entreprise théâtrale, depuis quelques années maintenant. Je serais censée être heureuse aujourd’hui parce que je pourrai payer les employés avec des très petits salaires. Cependant, je ne suis pas heureuse parce que je sais -et c’est de l’économie simple,  je ne m’y connais pas beaucoup dans les finances, mais je sais que cela est de l’économie simple-, que le monde qui vient me voir, mon public, le simple public, n’a pas l’argent pour payer le billet. 

 

Par conséquent, comment profiter d’un salaire de 200 euros par mois par exemple quand personne ne peut venir me voir? Je crois que c’est de l’économie simple, des finances simples, auxquels tout le monde devrait penser.

 

J’entends constamment parler de développement et de développement. Le président de la ND a parlé précédemment pour le développement, d’autres aussi. Quel développement ? Dans quelle ville ? Dans quelle Grèce délabrée et dans quelle Athènes délabrée ? 

 

Je vis et je travaille à Metaxourgio. Je viens à pied ici chaque jour . Je vous demande de venir à pied un jour. Aller en bas à partir du milieu de l’avenue Panepistimiou et Stadiou et marchez. Laissez vos voitures et venez un jour à pied pour voir l’Athènes dont nous avons honte. Nous voyons les touristes dans les quartiers historiques d’Athènes, à Metaxourgio, à Keramicos dans tous les quartiers du centre comme Patisia et Kipseli. 

 

J’ai honte quand je vois les touristes. Nous leur demandons de venir où ? Dans une ville délabrée ? Qui a fait de cette ville ce qu’elle est aujourd’hui ? Mme Diamantopoulou a déclaré, quand elle était dans l’opposition, que Karamanlis était le Premier ministre qui a fait du centre d’Athènes un ghetto. Oui je suis d’accord. Qu’en est-il devenu ensuite ? Un ghetto encore pire. Un ghetto de distribution et de vente de drogues et de toutes sortes d’illégalités. Et le problème n’est pas seulement les immigrants. Et n’essayez pas de me dire – comme je l’ai déjà entendu-, que je suis raciste.

 

Ce n’est pas cela. L’absence de toute politique d’immigration, l’absence de toute politique sociale a mis le pays et Athènes dans cette situation. Comment çela va être développé ? Le tourisme est notre industrie lourde, c’est ce que chacun d’entre vous dit en permanence. Où les touristes vont venir ? Chaque fois que je vois des touristes dans Thiseio et Keramicos je me cache la tête de honte. Venez un jour à pied.

Anna Vagena

Anna Vagena au parlement

 

Par conséquent, tout ceci est en relation avec les mesures économiques, parce que cette situation amènera une explosion sociale, elle l’apporte déjà. Soyez prudent, je ne souhaiterai pas être ici. Il est fort probable que ce soit la dernière fois que je parle depuis ce pupitre. Cependant, j’invite ceux qui ont encore une sensibilité à être prudent. Parce que quand cette explosion viendra, certains iront se cacher derrière les hauts murs des villas qu’ils ont construits dans les banlieues. Et ils croient que là-bas, ils seront en sécurité. Ils ne seront pas.

 

Merci beaucoup

Un discours qui s’annonce comme son dernier : belle force de caractère de venir au parlement, dire les choses honnêtement et probablement quitter la vie politique. En tout cas, elle semble avoir choisi : son théâtre a sans doute beaucoup plus d’avenir que celui du parlement grec…

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Désirs d'Avenir 86 - Campagne F Hollande - dans Présidentielles 2012
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:02

 

Le fils du candidat PS, explique à notre journal son rôle auprès de son père, confie ses impressions… et pointe les différences avec la campagne de Ségolène Royal il y a cinq ans.

pPris, jeudi. Thomas Hollande se dit « blindé » depuis les attaques de 2007 contre Ségolène Royal, sa mère.

  Thomas Hollande se dit « blindé » depuis les attaques de 2007 contre Ségolène Royal, sa mère. | (LP/Philippe de poulpiquet.)

A 28 ans, Thomas, l’aîné des quatre enfants du couple que formaient et , s’exprime pour la première fois sur le soutien qu’il apporte à son père dans la campagne. C’est dans une brasserie place du Châtelet à , non loin de son domicile, que nous avons rencontré Thomas Hollande, qui travaille dans un cabinet d’avocats à la Cour de cassation.

 

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En baskets et écharpe en laine, le jeune avocat n’esquive aucune question. Alors que ses parents sont attendus, ensemble, à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 20 mars pour un meeting qui aura une saveur particulière, lui prévient qu’il n’en sera pas : pas question d’alimenter le feuilleton médiatique. De sa voix douce, il ne dit que très rarement « mon père » — ni d’ailleurs « ma mère » à propos de Royal — préférant « François Hollande », plus neutre et… pudique.

Quel est votre rôle dans cette campagne ?
Thomas Hollande.
Je suis dans l’équipe Web à titre bénévole. J’aide d’abord à l’organisation de notre grande campagne de porte-à-porte qui vise à ouvrir 5 millions de portes d’ici au premier tour. François Hollande compte beaucoup sur cette opération inédite. Mercredi soir, j’accompagnais par exemple Ségolène Royal à Bagneux. Ce samedi, j’étais à Lyon avec Najat Vallaud-Belkacem, pour tourner le premier épisode d’une petite série vidéo sur le porte-à-porte.

Discutez-vous de la campagne avec votre père ?
Forcément. Mon père me demande parfois des conseils. Notamment sur la question des quartiers populaires, de la jeunesse. Le thème de la banlieue n’a pas été vraiment abordé. François Hollande n’a pas encore réussi à établir un pont avec les quartiers populaires, contrairement à 2007 avec Ségolène Royal. J’essaie donc de l’aider à construire ce lien en organisant des rencontres, des déplacements.

Retrouvez-vous la ferveur qui accompagnait Ségolène Royal en 2007 ?
Même si je note que les meetings sont pleins, il n’y a pas la même ferveur, le même engouement. Il y a cinq ans, les gens venaient déjà convaincus aux meetings de Ségolène Royal. Là, je parlerais plutôt de curiosité. Le contexte n’est plus le même. Le désespoir est réel et beaucoup de gens ne croient plus dans la politique. En 2007, les deux candidats avaient un très fort pouvoir d’attraction ou de répulsion. Cela favorisait l’intérêt, la participation. L’échec de Nicolas Sarkozy a aggravé la désillusion. Et la crise est passée par là.

Certains critiquent aussi le manque de charisme du candidat socialiste…
Il y a une évolution. Depuis le meeting du Bourget, les gens le regardent différemment. Il a réussi à faire taire les doutes, y compris au sein du PS, sur son absence de stature présidentielle. Le François Hollande d’il y a trois mois n’est plus le François Hollande d’aujourd’hui. Il a effectué un travail sur lui-même, sur sa façon de s’exprimer. Ce travail de présidentialisation a été réussi. Mais pour susciter l’enthousiasme et remporter une présidentielle, il ne suffit pas de dire qu’on est bon gestionnaire. La gauche s’en est rendu compte en 2002 avec Lionel Jospin. Créer l’engouement tout en gardant la crédibilité, c’est l’enjeu. Je ne suis pas inquiet : le candidat commence à prendre des risques sur le fond.

Lesquels ?
La création d’une nouvelle tranche d’imposition à 75% visant les très riches est un premier pas. C’est une mesure très forte. Elle montre que le politique est en mesure de modifier le fonctionnement du système. Et le fait que cette proposition soit bien passée va lui faire prendre d’autres risques.

Diriez-vous que cette campagne est aussi violente qu’en 2007 ?
Non. Il n’y a pas vraiment de coups bas.

Mais quand on traite votre père de Babar, de mou… ça vous blesse ?
Non. Je suis blindé après ce qu’a subi Ségolène Royal en 2007 ! Et même ensuite… Pendant cinq ans, elle a fait l’objet d’attaques très violentes. Ce que reçoit mon père est sans commune mesure. Les attaques venant du camp d’en face font partie du jeu. Ce qui est le plus dur, ce sont les attaques venant de sa propre famille politique. Pour l’instant, il n’y en a pas, contrairement à 2007 et je m’en réjouis.

Comment jugez-vous l’entrée en campagne de Sarkozy ?
Elle a été plutôt bonne. Il avait réussi à imposer son rythme. Mais contrairement à il y a cinq ans, Nicolas Sarkozy n’a pas de thèmes forts, pas de cap. S’autoproclamer candidat du peuple, c’est très osé de sa part! Tous les Français ont pu constater que pendant cinq ans il a été le président d’une minorité d’extrariches. Le Fouquet’s, c’est un détail symbolique. Cela me déçoit un peu qu’on l’attaque là-dessus car c’est anecdotique par rapport à la politique qu’il a menée. Je préférerais qu’on parle moins du Fouquet’s et davantage du bouclier fiscal, de la réforme de l’ISF…

Quelle est la principale qualité de Hollande pour être président ?
Je ne vais pas reprendre son expression de « normal », mais c’est effectivement quelqu’un qui aime la sobriété. Il n’est pas à la recherche de l’argent, du prestige ou du luxe. Il préfère la simplicité. Et s’il est élu, je pense qu’il exercera le pouvoir comme ça.

Et son principal défaut ?
Parfois, il est un peu trop perfectionniste dans ses explications. Un peu trop techno. Du coup, lors d’émissions, il peut perdre des téléspectateurs.

Sur ses 60 engagements, lequel retient le plus votre attention ?
Le contrat de génération. J’aime l’idée de ne pas opposer les générations les unes aux autres, mais au contraire de créer un lien. Le jeune qui arrive dans une entreprise ne le fait pas au détriment d’un senior. C’est une idée qui correspond à l’époque car les jeunes ne trouvent pas d’emploi et les seniors doivent cotiser plus longtemps, donc autant faire en sorte qu’ils puissent rester dans l’entreprise.

Vous êtes le seul des quatre enfants engagé dans la campagne…
La présidentielle m’intéresse, mais mon engagement est militant. Après l’élection, je me reconcentrerai sur mon métier d’avocat. Je n’ai pas envie de mener une carrière en politique. Si je le faisais, on dirait que c’est grâce à mes parents. C’est normal. Même en étant hors de la politique, je dois reconnaître qu’avoir un patronyme connu ça aide… Je veux réussir ma vie professionnelle par moi-même.

Si François Hollande l’emporte, cela changera-t-il votre relation ?
Je ne pense pas. Cette élection ne le changerait pas, les ors du pouvoir ne lui tourneraient pas la tête. S’il est élu, le protocole sera plus un poids pour lui qu’autre chose. Par exemple, sa sécurité l’a obligé a abandonné son scooter, ce qu’il regrette… Il aime sa liberté.

 

Le Parisien

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Désirs d'Avenir 86 - Campagne F Hollande - dans Présidentielles 2012
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