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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:36

 

Martine Aubry et Ségolène Royal

D’après un sondage CSA-Terrafemina sur l’aura des femmes politiques de gauche, plus d’un Français sur 5 regrette l’absence de Martine Aubry et de Ségolène Royal dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Ces deux « éléphantes » du PS sont aussi les femmes de gauche dont les Français se sentent le plus proche.

Martine Aubry et Ségolène Royal, les femmes qui manquent au gouvernement


Les temps et les gouvernements changent mais la popularité ne s’acquiert pas en un jour. La preuve avec notre sondage CSA* sur l’aura des femmes de gauche, qui place Martine Aubry et Ségolène Royal en tête des personnalités féminines socialistes dont ils se sentent le plus proche, et qu’ils auraient aimé voir entrer au gouvernement. Ainsi 23% des Français auraient souhaité voir entrer la première secrétaire du parti socialiste dans un ministère, loin devant Eva Joly (6%), un chiffre qui grimpe à 32% chez les électeurs de gauche. Ségolène Royal pour sa part n’a pas vu sa popularité ébranlée par les péripéties et sa défaite à la Rochelle : 1 Français sur 5 aurait aimé la voir dans le gouvernement (24% chez les sympathisants de gauche).

En troisième position, c’est une autre « ancienne », ministre sous Lionel Jospin de 2000 à 2002, qui confirme la faveur accordée à celles qui ont déjà fait leurs preuves : 15% des sondés auraient aimé voir Elisabeth Guigou revenir au gouvernement. Les mêmes auront sans doute été déçus de ne pas la voir accéder au perchoir.

Le trio l’emporte aussi parmi une liste de 12 femmes de gauche, incluant les visages de la nouvelle génération, quand on demande aux Français de qui ils se sentent le plus proche : 17% et 13% de citations pour Martine Aubry et Ségolène Royal, qui devancent Mme Guigou (9%), suivent Aurélie Filippetti et Cécile Duflot ex aequo avec 7% , tandis que Najat Vallaud-Belkacem recueille 6% des voix. On note que parmi les sympathisants de gauche l’avantage de Martine Aubry et Ségolène Royal est encore plus marqué (respectivement 25% et 19%), Aurélie Filippetti (9%) et Najat Vallaud-Belkacem (8%) arrivant en troisième et quatrième position.

On peut s’étonner (ou se réjouir) que les femmes et les hommes affichent globalement les mêmes préférences, néanmoins on remarque des écarts de popularité importants selon l’âge ou la catégorie socioprofessionnelle des personnes interrogées. Les jeunes confirment une fois de plus leur attachement à Ségolène Royal : 40% des moins de 35 ans se sentent plus proches de la présidente de région, tandis que Martine Aubry recueille le gros de ses voix chez les plus de 35 ans. Cécile Duflot arrive elle en seconde position chez les 18-24 ans. En termes de CSP, les ouvriers affichent leur proximité avec Martine Aubry (24%) puis Ségolène Royal (20%), ils ne sont que 2% à choisir Najat Vallaud-Belkacem, qui séduit 10% des cadres, derrière Elisabeth Guigou (19%) et Aurélie Filippetti (12%).

Si les « éléphantes » du PS restent favorites, les cartes ne manqueront pas d’être rebattues à la faveur des chantiers sensibles qui s’ouvrent pour le gouvernement et ses nouvelles têtes.

* Sondage exclusif CSA/Terrafemina réalisé par téléphone les 26 et 27 juin 2012.
Echantillon national représentatif de 1005 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et taille d'agglomération.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 08:56

 Ségo1

 

A propos du manque d’élégance  d’une journaliste « politique » salariée de Paris Match (« le poids des mots le choc des photos ») qui vient d’acquérir un statut assez particulier, dont à la fois elle se défend mais en même temps dont elle se sert avec excès (et succès?). Pour dire haut et fort que, à mon sens, cette femme n’a hélas guère le sens de l’Etat, et que sa posture soi-disant  » transgressive » n’a rien d’honorable et n’a rien à voir avec la liberté d’une femme. Bien au contraire, l’aliénation à sa passion, destructrice pour les autres, et sans doute pour elle-même, indique combien elle est en proie sans doute à des pulsions irrépressibles, comme nous le sommes tous à un moment ou un autre. « Si la finalité de la femme libre est de pouvoir crier sur les toits, c’est une vision un peu courte de sa liberté d’expression » comme le dit joliment G. Fraisse (Le Monde 22 juin).


 

Quant à son engagement auprès des Media Lagardère et Bolloré, n’y a-t-il pas là tout de même un sérieux conflit d’intérêt? « Je ne trouve pas « normal » que Valérie Trierweiler demeure journaliste pendant le mandat de François Hollande, avec la complicité d’un magazine à grand tirage tel que « Paris-Match. » Je trouve même cela inacceptable », peut-on lire dans Le Soir. S’il y a une limite à mettre c’est bien là. Pour ses émotions personnelles cela reste son affaire. La culture Paris Match qui a, bien évidemment, entière liberté d’existence et d’expression, est-elle compatible avec le voisinage immédiat et intime du Président? Il y a, me semble-t-il, nuisance envers la fonction symbolique du Président. Ce n’est pas là être sexiste, si c’était dans l’autre sens cela serait pareil. Une limite claire doit être mise qui délimite les champs et les prises de parole. Ailleurs il semble que l’on sache faire avec cela: M. »Merkel« ,   »le professeur Sauer ne gazouille pas ».


 » VT a le droit de refuser le statut de « femme de » en restant journaliste et en conservant sa liberté de parole mais à une condition elle doit renoncer à son statut public de première dame » dit Fr. De Singly (Le Monde  22 juin p. 20). Est-ce suffisant cependant? Je ne le crois pas. La mise en scène publiquement répétée de son amour exclusif, « Embrasse-moi sur la bouche » là, devant toutes les caméras du monde,   »La vie en rose » là, devant les gens à Tulle, pour son plaisir, son bonheur à elle, privé, cela n’est pas digne d’une première dame, que de fait elle est, au moins à ces moments-là, en représentation. Ou alors elle ne doit pas paraître. Car ces comportements ne font qu’indiquer, quoi qu’elle en dise, cette revendication récurrente, cette  monstration de pouvoir : il est à moi! Que dire d’un album de photos dont les légendes nous  convient jusque dans la chambre, jusqu’à la couche. Tout cela qui devrait rester privé, intime!


Et puis, il y a cette autre mise en scène, médiatique, celle-ci, ménage à trois, vaudeville, couvertures de magazines…Lecture inexacte des enjeux, des responsabilités, des implications. Non ce n’est pas « une guerre des miss », même sur le mode de l’humour! Mélange perfidement entretenu par les media, comme toujours quand cela concerne aussi Ségolène Royal, mélange des registres public et privé, acoquinant Royal avec la jouissance excessive de VT, donnant l’image d’une enfant gâtée sans éthique, là où « l’intime doit rester dans l’ombre » (G. Fraisse Le Monde ibid). Postures, places, fonctions, tout cela est  incomparable.  En effet, « le couple Royal-Hollande a incarné l’égalité des sexes  à tous points de vue, de la réussite scolaire à la conjugalité libre jusqu’à la plus haute rivalité politique » (Fraisse ibid). Intolérable de mettre sur le même plan ces deux femmes, l’une politique de haut niveau sert la France, même si, bien sûr elle n’est pas à l’abri d’imperfections, de défauts, de ratages, d’excès. L’autre se sert, pour elle-même point barre.

 

« L’une exerce sur le terrain de la chose publique, guerroie avec les armes virulentes que disputent les hommes aux femmes,.. elle se les arroge sans leur  permission », « l’autre sur le terrain de la chose sentimentale… ne tire sa légitimité que d’avoir ravi un coeur » (Anne-Marie-Garat Le Monde ibid). Si dans l’intime de chacune et de chacun se joue une partie souvent cruelle entre désir et passion, envie et jouissance, amour et haine, cela n’appartient à personne d’en faire une relecture publique. On ne peut hélas que constater quelle est celle qui a mis tout cela sur le devant de la scène, sans réserve.


Car il y a ce tweet et son effet effractif dans tous les registres. Digne d’une Madame Veto. La révélation d’un caprice irraisonné. L’intrusion dans une campagne politique dont elle devait rester éloignée. Aucun  service rendu à une cause collective quelle qu’elle soit, bien au contraire. Pour Eric Fassin par exemple   »la victoire d’O. Falorni est une défaite de la parité. Le Tweet  de VT  a légitimé l’engagement désintéressé d’un homme de gauche au soutien actif de la droite. »( Le Monde ibid). Les effets à plus long terme sur une certaine considération par rapport au Président ne sont pas moindres.


Ségolène Royal elle, est subversive, politiquement subversive. On l’aime (ou bien sûr on la déteste) comme cela, dérangeante, subversive,  autant que constructive. De tout cela, de ses audaces, de ses anticipations,  elle en paie le prix, toujours. Pas victime, non. Visée, blessée, atteinte bien sûr. Mais convaincue, dépassée, élevant le niveau d’un cran. Souvenez-vous « l’Effrontée » en Une du Monde campagne 2007? Qui pourrait se passer d’elle? La révolution idéologique et politique qu’elle met en oeuvre à long terme déjouera les embûches. Ce n’est sans doute pas pour rien que ce mot, « bravitude », lui est venu là-bas sur La Muraille de Chine. Une grande force, une grande obstination. Une détermination.


Au bout de cela, et après toutes ces années de chausse-trappe, il y a enfin une reconnaissance quasi unanime de ses « camarades « , sincère ou pas, elle existe et s’exprime en tous les cas. La nomination de tous ses soutiens fidèles dans les charges de l’Etat. Un « aveu », enfin, de toutes les embûches et les résistances à son existence et à sa réussite politiques: Jean-Claude-Peyrolle parle d’une   »tentative de meurtre politique » advenue pendant ces élections… »Celle qui, lors de la campagne électorale de 2007, avait réussi à faire bouger les lignes entre la droite et la gauche sur un certain nombre de problèmes de société a été également éliminée de la cohorte de députés socialistes qui va entrer au Palais Bourbon ».


 « Ma détermination reste intacte« , dit-elle. « Il ne faut jamais se laisser abattre par les trahisons et par les méchancetés. » « Il faut être capable de dépasser ses épreuves et ses itinéraires personnels pour (…) se remettre au service du collectif, au plan national et au plan local, parce que l’un ne va pas sans l’autre », déclare-t-elle. « Il faut que je reprenne un autre chemin ». Cette défaite est « un coup d’arrêt, un amarrage dur à vivre qui ne m’abat absolument pas », confie-t-elle. « Il n’y a pas que la vie du Parti socialiste, il y a d’autres enjeux ». « Je me reconstruis et je fais mon travail en région et à la rentrée de septembre je verrai. Je n’ai rien demandé et ne demande rien. »

D’ores et déjà elle relance le débat sur cette question majeure de notre avenir planétaire, on peut lire ici sa contribution pour Rio (Rio et ses enjeux pour nous tous, conférence bâclée, Rio oubliée!)


« Il faut que je reprenne un autre chemin ».Trouver un chemin oui. Prendre « un autre chemin ». Prendre le temps, prendre du temps, prendre son temps. Pourquoi pas l’Europe, le Monde, la vie? Certes il y a la France et le PS, mais il y a tant à faire partout sur la planète (cf l’invitation des amis africains)? Examiner les offres faites, chercher s’il n’y a pas encore un piège, un « traquenard » en fait comme le dit Gérard Courtois (Le Monde 19 juin) : « Ségolène Royal victime d’un traquenard électoral à La Rochelle ». Piège inconscient parfois, mais résistances toujours actives chez ses « amis » bien sûr, pour que rien, ou si peu, ne bouge. Le vieil appareil. L’encenserait-on plutôt quand elle perd, quand elle n’a plus de pouvoir? Elle représente pourtant tellement, elle a ouvert le socialisme vers l’écologie, vers l’entreprise, vers la réforme bancaire, vers la démocratie qui respire, elle a porté la voix des sans-voix,même si ceux-ci, hélas, ne vont guère voter malgré l’admiration qu’ils lui portent. Malaise profond qu’elle a identifié depuis longtemps, et dont la gauche et le gouvernement ne pourront faire l’économie de traiter au plus juste les causes. Pour preuves les abstentions records qui ne sont pas un bon signe. Pas plus que la place prise par le  FN, dans les esprits surtout.

« On ne vous donnera rien « , » Il va falloir une fois de plus vous battre, faire entendre une autre voix;  le Ségolénisme est un plus pour la Gauche, un plus différent, un plus parfois gênant, mais un plus ». (Christophe Barbier )


Prenez le temps Madame Royal, personne ne vous oubliera. Veillez à ce que les engagements pris soient tenus. Poursuivez votre élaboration conceptuelle, votre élaboration politique, faites-nous savoir vos pensées, vos points de vue, vos critiques constructives, qui ne vont pas tarder à être nécessaires. Soyez dans votre libre pensée, assurez-vous de votre entourage, qu’il soit porteur, éclairé, et de bon conseil. Voyez loin comme vous savez si bien le faire.

Le temps de la juste action viendra.

 

message d'ariane mnouchkine à ségolène royal

Mnouchkine Royal juin 2012

Evah5      
Source : http://evah5.fr/
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:17

 

 

Najat Vallaud Belkacem : l’absence de Segolene Royal est une « ombre importante au tableau »

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 23:00

 

D

La photographie officielle de François HOLLANDE, président de la République française, qui sera exposée, conformément à la tradition républicaine, dans l'ensemble des institutions publiques pendant toute la mandature, est rendue publique ce lundi.

Elle a été réalisée par Raymond Depardon dans les jardins de l'Elysée, la salle des fêtes du Palais et le bâtiment principal constituant le fond de l'image.

Raymond Depardon est né le 6 juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône. Il est photographe, documentariste, journaliste et scénariste. Il est membre de Magnum Photos depuis 1979. Son dernier film « Journal de France » réalisé avec son épouse Claudine Nougaret vient d'être présenté hors compétition au Festival de Cannes. Une grande partie de son œuvre est consacrée à montrer des visages de Français dans la diversité de leurs histoires et de leurs origines.

Télécharger la photographie officielle de François HOLLANDE, président de la République française (HD)

Source : Elysée

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 22:25

 



CHAMUSSY/SIPA
CHAMUSSY/SIPA


Premiers ménages
Mardi, François Hollande a expulsé l'ambassadrice de Syrie. On avait oublié qu'elle était encore là. On ne savait plus pourquoi Nicolas Sarkozy n'avait pas procédé de la sorte dès les premiers massacres...

Le même jour, Jean-Marc Ayrault séchait les critiques en annonçant un prochain plafonnement des rémunérations des patrons d'entreprises publiques. Il y a 10 jours, quelques UMPistes s'étaient dépêchés de crier à l'abandon d'une promesse. Prématurément. « C'est de la com' » a brièvement commenté Jean-François Copé mercredi. L'UMP est silencieuse quand ça l'arrange. L'affaire s'est prolongée jusqu'à chez Air France et Safran, deux entreprises dont l'Etat est actionnaire minoritaire: chez la première, l'assemblée générale des actionnaires a désavoué la décision des administrateurs de verser une indemnité de non-concurrence à l'ancien DG. Chez la seconde, le parachute doré et la retraite chapeau du dirigeant ont été récusées.

Premiers remplacements
Mercredi, le trio de tête de la police française était limogé. On se demandait pourquoi Nicolas sarkozy n'avait pas fait le ménage lui-même. Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale avait tout couvert, tout assumé. Bernard Squarcini avait été si zélé et si secret: le scandale de Tarnac; l'espionnage des journalistes du Monde; la couverture d'Alexandre Djouhri; les affaires Guérini ou du cercle Wagram; ... les pièces à charge ne manquaient pas.

François Hollande, à en croire l'obscure feuille de choux gauchiste dénommée Les Echos, commençait à « imprimer son style ». Lequel ? Il avait pris le train et même la voiture, plutôt que son Airbus présidentiel à 300 millions d'euros acquis par son prédécesseur. Il s'était même rendu à France 2, plutôt que de convoquer les journalistes dans son palais. C'était sa première intervention télévisée depuis l'élection. Elle fut sobre, simple, prudente. Il y avait encore des grincheux pour râler du manque d'annonces. Ils avaient sans doute oublié de lire le programme sur lequel Hollande avait été élu voici 4 semaines.

Aucun état de grâce
Il n'y avait aucun état de grâce. Certes, les sondages étaient excellents. Mais nombre de ministres étaient en risque, tant la bataille politique restait âpre. La presse, même de gauche, ne lâchait pas non plus grand chose, sans attendre l'élection d'une nouvelle Assemblée. Mediapart accusa deux nouveaux conseillers de conflits d'intérêt. L'un n'était même pas en poste. Libération s'agaça d'une trop forte proportion de conseillers « mâles et blancs » dans les ministères. Nous n'aimions pas ce passage à la Lanterne. Vendredi, les syndicats de policiers quasi-unanimes fustigèrent la proposition de Manuel Valls d'imposer la remise d'un récépissé par les forces de l'ordre à chaque contrôle d'identité.

Les choses sérieuses allaient commencer.

A droite, la riposte était toujours maladroite ou outrancière. On tentait de débusquer des affaires. Le PS retira ainsi son investiture à une députée sortante de Marseille, Sylvie Andrieux, accusée de détournements de fonds. L'UMP rechignait à un quelconque ménage. Pire, les « amis de Sarkozy » lancèrent la création de leur association, la veille du retour de leur mentor de son palace marocain. La brochette était belle: Alain Joyandet - qui avait dû démissionner du gouvernement Sarkozy après l'utilisation d'un jet privé sur fond publics, et qui avait pu cumuler le commerce du bois précieux avec sa fonction de ministre de la Coopération; Brice Hortefeux, l'ancien ministre condamné pour injure raciste et mis en cause dans l'affaire Karachi; Christian Estrosi, également amateur de jet privé quand il était ministre.

A droite, on commençait surtout à régler les comptes, sans attendre les scrutins des 10 et 17 juin. Alain Juppé a dû démentir vouloir reprendre la présidence de l'UMP, une intention que Paris Match lui prêtait pourtant citations à l'appui. Au JDD.fr, l'ancien ministre Hervé Morin a flingué son ancien adjoint Jean-Christophe Lagardevoyou ») et Rachida Dati (« la plus grande menteuse de la République »). Laquelle a admis qu'elle voterait pour Fillon à Paris mais qu'elle n'en pensait pas moins.

A droite, certains pensait encore que Nicolas Sarkozy aurait dû gagner, que la défaite n'était qu'un malentendu. Nous connaissions ce sentiment. L'ancien Monarque avait pourtant récolté 20 millions de voix contre lui.

Premières urgences
En Conseil des ministres fut adoptée la revalorisation promise de l'allocation de rentrée scolaire (+25%) pour 3 millions de familles. L'hébergement hivernal d'urgence fut prolongé sans date couperet, par Cécile Duflot. Manuel Valls et Marisol Touraine abrogèrent la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers. Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem ont promis une loi sur le harcèlement sexuel. Quelque 1.000 renforts, pour l'essentiel enseignants, seraient dépêchés à la rentrée prochaine dans les établissements publics. Le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon avait décidé de publier 17 rapports tenus secrets par son prédécesseur Luc Chatel. Des inspecteurs avaient alerté Chatel des ravages des réductions d'effectifs sur le remplacement des absences, la division par deux du taux de scolarisation des enfants de 2 à 3 ans en maternelle; ou le coût prohibitif des fameux internats d'excellence si chers à Nicolas Sarkozy.

A Florange, le site restait fermé, et pour au moins 6 mois. Arcelor-Mittal l'a confirmé vendredi. Rappelez-vous ces déclarations de campagne de Nicolas Sarkozy, le 2 avril dernier : « ces travaux ont démarré –, 7 pour la cokerie, 8 millions pour l’usine de fabrication de produits pour l’automobile. C’est de l’investissement pour Florange ! Et il est décidé ». Un vrai mensonge. Le gouvernement Ayrault a déjà en main une liste d'une quarantaine de plans sociaux à venir, la plupart reportés après le scrutin présidentiel. Mardi, le premier ministre avait reçu les partenaires sociaux pour préparer la conférence sociale de juillet. Le soir, Hollande promettait un coup de pouce du SMIC (inférieure à 5% d'après Ayrault ).Le Medef et la droite crièrent au scandale.

Premières résistances
Jeudi soir, le gouvernement français, par la voix de sa ministre des Sports Valérie Fourneyron, annonçait qu'aucun représentant du gouvernement ni, évidemment, le président Hollande, ne se rendrait aux matches de l'Euro de football en Ukraine. Le pays était une sale dictature.

Vendredi, Vladimir Poutine était à Paris, après une escale à Berlin. Il faisait grise mine. Nulle embrassade souriante devant photographes et caméras comme du temps de Nicolas Sarkozy. Le Monarque avait perdu son ami Nicolas, et savait le nouveau président français bien opposé sur la Syrie.

Bachar el Assad avait provoqué un début de réaction onusienne, le weekend dernier, après un nouveau massacre de civils, dont 25 enfants, à Houla. Mardi soir, Hollande n'excluait pas une intervention militaire, une option inacceptable pour Poutine. Le Monarque russe était aussi énervé du boycott politique de l'Ukraine par la France: « Je ne pense pas qu'il faille boycotter des événements sportifs pour des raisons politiques ».

La conférence de presse commune des deux chefs d'Etat fut plutôt tendue. « Monsieur Assad a visité plus souvent Paris que Moscou » confia Poutine. Il avait raison. Jusqu'en décembre 2010, le boucher syrien était l'un des meilleurs alliés de Sarkofrance. « Je n'ai rien à voir dans ces visites. C'est un autre temps » répliqua Hollande. « Le régime de Bachar al-Assad s'est conduit de manière inacceptable, intolérable et a commis des actes qui le disqualifient. (...) Si nous voulons obtenir ce résultat, il doit y avoir des sanctions, il doit y avoir des pressions ». Poutine ne souriait pas. « Les sanctions sont loin d'être toujours efficaces

Le même jour, le représentant russe au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a voté contre l'ouverture d'une enquête internationale sur la tuerie d'Houla.

Vladimir était un personnage important, mais un homme indigne.
Source : Marianne 2 - Rédigé par Juan Sarkofrance le Dimanche 3 Juin 2012

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 09:08

Sondage législatives : Ségolène Royal donnée en tête au premier tour

La candidate PS serait en tête au premier tour sur la 1ère circonscription de Charente-Maritime, dans un sondage à paraître vendredi dans Sud Ouest

Ségolène Royal

Ségolène Royal (ARCHIVES XAVIER LEOTY)


Selon un sondage à paraître vendredi dans Sud Ouest et réalisé par l'Ifop pour Sud Ouest, France Bleu La Rochelle et La Nouvelle République , Ségolène Royal serait en tête à l'issue du premier tour des élections législatives dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime

La candidate du Parti Socialiste rassemblerait 33% des suffrages contre 26% pour le candidat divers gauche Olivier Falorni.

Sally Chadjaa, la candidate UMP, arriverait en troisième position avec 19,5% des intentions de vote.

 

Les interviews ont eu lieu par téléphone du 25 au 29 mai 2012 sur un échantillon de 604 personnes, représentatif de la population de la 1ère circonscription de Charente-Maritime âgée de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par canton et catégorie d’agglomération.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 22:43

 Communiqué - Entretien téléphonique entre le président de la République et le président de la République algérienne démocratique et populaire                   

 

Le président de la République a eu hier après-midi un entretien téléphonique avec le président Bouteflika. Le chef de l'Etat a exprimé à son homologue algérien son attachement profond aux relations d'amitié franco-algériennes.

Il lui a fait part de sa volonté de développer encore les nombreux liens existant entre la France et l'Algérie et de renforcer le partenariat entre les deux pays dans tous les domaines. Ce partenariat d'exception devra renforcer encore la proximité qui unit déjà les peuples français et algérien et contribuer à construire une communauté de destin entre les Etats de l'espace euro-méditerranéen.

Les deux présidents sont convenus de se rencontrer dans les meilleurs délais.

 

 

Lire aussi : http://www.lepoint.fr/politique/hollande-reaffirme-la-force-des-liens-de-paris-avec-rabat-et-alger-24-05-2012-1465006_20.php

 

 

algériefrancais

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 22:14
   
   
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Communiqué de presse – jeudi 24 mai 2012
Hier au milieu de la nuit s’est terminé le premier Conseil informel consacré à la croissance. Cette réunion a permis à François Hollande de discuter avec ses partenaires du pacte de croissance qui doit voir le jour au mois de juin.
Dans la partie d’échecs que constitue cette négociation européenne, un basculement stratégique fondamental a eu lieu : le tabou sur les eurobonds est levé. Une majorité s’accorde en effet aujourd’hui autour d’eurobonds ambitieux, qui ne se limitent pas à un fonds de rédemption pour de la dette déjà existante, mais seraient destinés à lever de nouveaux fonds.
La délégation socialiste française a toujours plaidé en faveur de tels eurobonds : nous sommes d’ailleurs persuadés qu’ils verront le jour, car le contexte politique et économique finira par les imposer.
Mais nous refusons d'attendre qu'ils soient mis en place dans le désordre et avec retard lorsque l'Europe sera au pied du mur. Ils doivent être pensés dès maintenant comme un outil d’approfondissement de l’Union économique et monétaire.
C'est là la volonté de François Hollande. En imposant hier soir à l'agenda du Conseil informel un long débat sur les eurobonds, il a montré sa détermination à rééquilibrer les relations franco-allemandes et à œuvrer pour une Europe plus forte face aux marchés et plus protectrice de ses citoyens.
Catherine Trautmann
Liêm Hoang-Ngoc
Pervenche Berès
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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 22:52

I> TÉLÉ - L’INTERVIEW POLITIQUE DU 22 MAI 2012 : SÉGOLÈNE ROYAL

Christophe BARBIER

Bonjour Ségolène ROYAL. Bienvenue.

Ségolène ROYAL

Bonjour.

Christophe BARBIER

Le président, François HOLLANDE, revient des Etats-Unis, diriez-vous, comme Laurent FABIUS, que ce voyage a été un sans faute ?

Ségolène ROYAL

Oui, c’est un sans faute, pour deux raisons. D’abord parce que François HOLLANDE a affirmé l’indépendance de la France, c’est-à-dire la tradition diplomatique française, mais il l’a fait sans arrogance, et en second lieu il a été à l’initiative, mais en tenant compte du collectif, et du nécessaire pragmatisme qu’il faut mettre en place pour aboutir à des résultats.

Christophe BARBIER

Le programme c’est des concessions. Ne retirer d’Afghanistan, par exemple, que les troupes combattantes avant la fin de l’année, c’est un peu un coup de canif dans les promesses électorales.

Ségolène ROYAL

Il a toujours parlé des troupes combattantes, certains ne s’en souviennent peut-être pas, mais pendant la campagne présidentielle il n’a évoqué que les troupes combattantes. Là aussi, nous sommes pragmatiques, réalistes, et on sait parfaitement que pour replier un certain nombre d’instructeurs et aussi des spécialistes qui entretiennent le matériel et qui organisent le rapatriement du matériel, il faut distinguer les troupes combattantes, qui elles rentreront en France avant la fin de l’année 2012, et l’organisation du repli des autres spécialistes de l’Armée française.

Christophe BARBIER

Est-ce que vous soutenez le soutien apporté par François HOLLANDE, est-ce que vous l’approuvez ce soutien, au bouclier antimissiles ?

Ségolène ROYAL

Oui, mais vous savez qu’il l’a fait, là aussi, en obtenant les précisions dans le communiqué qui l’attendait, c’est-à-dire que le bouclier antimissiles ne se substitut pas à la défense par dissuasion nucléaire.

Christophe BARBIER

Mais nous allons devoir payer, nous Français, nous Européens, pour participer à cette opération américaine, cette opération de l’OTAN.

Ségolène ROYAL

C’est une continuité, là aussi on ne remet pas brutalement en cause la continuité, la parole de la France, en revanche on est ferme sur les principes, et en particulier, je viens de le dire, sur le principe de la dissuasion nucléaire, et sur l’association de la France aux décisions qui seront prises.

Christophe BARBIER

Demain c’est la Grèce qui va occuper le président au sommet européen informel, alors est-ce que vous, vous souhaitez que la Grèce sorte de l’euro, dans l’ordre, mais sorte ?

Ségolène ROYAL

Certainement pas, je crois que ce serait un très mauvais signal donné à la zone euro. La zone euro a été affaiblie parce qu’il n’y a pas eu de gouvernement économique qui a été mis en place en même temps que la zone euro. Il n’est pas trop tard pour bien faire. L’urgence c’est de maintenir la cohésion de l’Europe, parce que si la Grèce sort de l’euro, qu’en sera-t-il ensuite d’autres pays ? L’euro, c’est-à-dire la mise en place d’une monnaie commune, a été aussi à l’origine de la solidité de l’économie européenne, aujourd’hui il faut absolument, impérativement, faire ce qui n’a jamais été fait depuis le début, un gouvernement économique européen qui à la fois contrôle les dérapages financiers, mais aussi relance la croissance économique.

Christophe BARBIER

Et pour relancer la croissance, est-ce que la France doit continuer à insister pour que les Eurobonds soient adoptés au plus vite ?

Ségolène ROYAL

C’est un élément parmi d’autres. Il y a les Eurobonds, il y a la réforme du système bancaire, je crois que c’est la question clé qui devra être abordée au plan européen.

Christophe BARBIER

Comment on fait ? On change les statuts de la Banque Centrale ?

Ségolène ROYAL

Il faut réformer les banques, c’est l’engagement aussi qu’a pris François HOLLANDE, c’est-à-dire distinguer au sein des banques les activités spéculatives des activités de prêt. Aujourd’hui on a un système bancaire, non seulement en France, mais en Europe, qui continue à être au service de lui-même, et non pas au service du développement économique, voilà la première réforme à prendre, c’est une réforme nécessaire qui méritera, là aussi, une union très forte des responsables politiques des pays européens pour affronter le pouvoir financier. Ensuite il faut utiliser la taxation sur les mouvements de capitaux, qui entre en application, vous le savez, le 1er août, donc décider ensemble de ce que l’on fera avec le rendement de cette taxe sur les mouvements de capitaux. Et enfin, mettre en place les Eurobonds, qui permettent de faire une solidarité européenne, à condition, bien évidemment, que les pays soient bien gérés.

Christophe BARBIER

« Il n’y a rien à négocier avec l’Europe » dit Alexis TSIPRAS le leader de la gauche dure grecque, « on ne négocie pas avec l’enfer. » Vous entendez ce message ?

Ségolène ROYAL

Non, parce que l’Europe c’est une entité abstraite. C’est quoi l’Europe ? L’Europe ce sont des décideurs politiques.

Christophe BARBIER

Qui imposent l’austérité aux Grecs, c’est ce que dit TSIPRAS.

Ségolène ROYAL

Voilà, eh bien qui enfin doivent entendre les peuples, et si François HOLLANDE a été élu c’est précisément pour que ça change, aussi, au niveau de l’Europe, en ce qui concerne la hiérarchie des priorités, et les Français attendent beaucoup, d’autres peuples européens aussi attendent beaucoup de ce changement en France. Donc, écoutons les peuples, et ce n’est certainement pas en continuant les politiques d’austérité, c’est-à-dire de baisse des salaires, de baisse des retraites, et d’étranglement des PME, que l’on sortira nos pays de l’ornière, mais bien au contraire, en tenant les deux bouts, c’est-à-dire à la fois une gestion rigoureuse des fonds publics et en même temps la mobilisation des fonds bancaires pour le développement économique, et notamment les crédits aux petites et moyennes entreprises innovantes.

Christophe BARBIER

Pour réformer cette gouvernance économique de l’Europe, est-ce que vous soutenez la candidature de Wolfgang SCHÄUBLE, allemand, à la tête de l’Eurogroupe pour succéder à JUNCKER ?

Ségolène ROYAL

Ce serait un mauvais signal, parce que vous savez qu’il est sur une ligne extrêmement rigide, or cette ligne rigide, cette ligne d’austérité, a démontré son échec, donc il ne faut pas, je crois, s’enferrer dans cette direction-là, et sans doute faut-il trouver quelqu’un qui a un peu plus d’imagination, dirons-nous pudiquement.

Christophe BARBIER

Ça pourrait être un Français, ou il faut que les grands pays se tiennent à l’écart ?

Ségolène ROYAL

Ça… ce qu’il faut c’est trouver la personne compétente, peu importe sa nationalité. La France non plus ne peut pas occuper tous les postes, donc il faut éviter d’imposer à la fois ses idées et ses hommes, mais je crois que les dirigeants européens doivent trouver la meilleure personne, au meilleur endroit, pour à la fois être dans la continuité des politiques rigoureuses, mais en même temps être dans le desserrement de cet étau, qui plombe nos économies.

Christophe BARBIER

En France une vague de plans sociaux est redoutée, est-ce que le gouvernement droit prononcer un moratoire, est-ce qu’il faut interdire ces plans sociaux ?

Ségolène ROYAL

Interdire, c’est difficile, parce que ce n’est pas forcément efficace, un gouvernement ne peut pas se mettre à gérer toutes les entreprises, en tout cas ce qui est clair c’est qu’il doit donner des avertissements très fermes aux entreprises qui s’amuseraient à délocaliser ou à licencier alors qu’elles font des bénéfices, et en tout cas la loi sur l’encadrement des licenciements boursiers doit rapidement intervenir.

Christophe BARBIER

Avant l’été si possible, avant la coupure des vacances, dès que le Parlement sera réuni ?

Ségolène ROYAL

Ça serait souhaitable, parce qu’il ne faudrait pas que des plans sociaux qui ont été gelés parce que certaines entreprises du CAC40 étaient les amies de l’ancien pouvoir, tout à coup déferlent sur le pays, il faut que ces dirigeants qui s’apprêtent à faire de tels plans sociaux, sachent qu’ils trouveront en face d’eux des règles à appliquer.

Christophe BARBIER

Est-ce que Redressement productif ce n’est pas un intitulé malheureux pour le ministère d’Arnaud MONTEBOURG ?

Ségolène ROYAL

Au contraire, c’est quelque chose, c’est un intitulé dynamique, qui montre la volonté d’action.

Christophe BARBIER

Christiane TAUBIRA a-t-elle raison, ou tort, d’annoncer la suppression des tribunaux correctionnels pour les mineurs, les 16/ 18 ans ?

Ségolène ROYAL

Moi je ne vois pas pourquoi polémiquer avec l’annonce qu’a faite Christiane TAUBIRA. Ça a été une annonce faite par le candidat, donc aujourd’hui elle va être mise en application, mais j’observerai que cette annonce n’est pas isolée, elle fait partie d’une action globale de lutte contre le grave problème de la délinquance des mineurs, notamment des mineurs récidivistes, et vous savez que dans les 60 propositions il y a l’objectif du doublement des centres éducatifs fermés.

Christophe BARBIER

Il y a un petit côté gauche laxiste, gauche naïve là.

Ségolène ROYAL

Je crois que c’est simplifier ce qu’elle a dit ou caricaturer ce qu’elle a dit. Lorsque j’entends l’UMP tout de suite monter au créneau contre Christiane TAUBIRA, car ce qui est vrai, je le répète, c’est qu’il y a un équilibre dans la lutte contre la délinquance des mineurs, il y a en effet renforcer le volet éducatif. et vous savez bien d’ailleurs, si l’on veut réduire la délinquance des mineurs il faut agir le plus tôt possible sur les jeunes pour qu’ils ne dérivent pas vers ces comportements délictueux et de plus en plus violents, et il faut aussi trouver des alternatives à la prison, et donc il est urgent de réaliser cette promesse des 60 propositions, de doubler le nombre de places en centre éducatif fermé, il n’y a là aucun laxisme, bien au contraire.

Christophe BARBIER

Si vous êtes présidente de l’Assemblée nationale, le mois prochain, est-ce que vous serez une sorte de snipper pour rectifier le gouvernement quand il fera une mauvaise annonce ?

Ségolène ROYAL

Certainement pas, ce n’est pas le rôle du président de l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale c’est la représentation populaire, l’Assemblée nationale doit exercer la plénitude de ses responsabilités, les députés doivent être respectés dans la plénitude de leurs compétences. Pourquoi ? parce que nous devons remettre le peuple au cœur de tout, en avant de tout, c’est-à-dire le peuple écouté, et un parlementaire c’est un élu du peuple qui doit écouter et respecter parce qu’il peut, au contraire, aider le gouvernement à réussir en faisant remonter ce que disent les gens sur le terrain.

Christophe BARBIER

En un mot. Que vous inspire l’enquête préliminaire contre DSK pour viol en réunion ?

Ségolène ROYAL

Du dégoût.

Christophe BARBIER

Ségolène ROYAL, merci. Bonne journée.

 

Source : Blog Ségolène Royal

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 22:26

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François Hollande et Barack Obama à la Maison Blanche, le 18 mai 2012 (WITT/SIPA)

 

Il faut se méfier des cousins de province. Ils apprennent vite quand ils montent à la capitale. Certes, François Hollande est passé d’un seul coup du statut de président de la Corrèze à celui d'hôte de l'Élysée, comme l’a méchamment rappelé l’UMP Pierre Lellouche, l’ancien secrétaire d’État au Commerce extérieur. Mais le président Hollande s'était préparé et connaissait ses dossiers. Il vient de réussir son entrée dans le club fermé des grands de la planète.

 

Une cravate et des frites françaises


Il faut se méfier du nouveau président français. Barack Obama, après avoir comparé son nouvel interlocuteur avec son prédécesseur Sarkozy ("Monsieur Bling Bling" comme l’appelaient les Américains et les Canadiens), a découvert dans son bureau ovale une personnalité plus intransigeante qu’il ne le pensait.

 

Il ne s’agite pas, il ne joue pas les atlantistes, il n’est pas non plus à la remorque d’Angela Merkel. Au contraire, celui que Sarkozy présentait comme un mou au programme flou, quelqu’un qui ferait tout pour trouver des arrangements en cas de discussions serrées, a sans doute été sous évalué.

 

D’abord, il n’est ni stressé ni énervant comme son prédécesseur ; il ne parle pas à tout bout de champ de sa femme (d’ailleurs, il n’est pas marié) et de sa famille. Ensuite, il aime faire des petites blagues et Obama vient de trouver sur ce terrain son alter ego : il suffit pour s’en convaincre de voir la surenchère des saillies de l’un et de l’autre à propos des frites françaises et du cheeseburger de Chicago.

 

François Hollande est certes un cousin de province qui n’a pas entendu parler du Friday wear et qui est le seul chef d’État du G8 à se présenter en cravate à Camp David, mais il a le sens de la répartie. Quand Barack Obama, qui l’accueille à l'entrée de la Laurel Lodge, pantalon de toile marron et veste sombre sur chemise ouverte, lui lance : "François, on avait dit que tu pouvais enlever la cravate !", le président Hollande lui répond en anglais : "C’est pour ma presse !"

 

Hollande marque sa différence

 
Le sourire d’Obama s’élargit : "Pour ta presse, il faut que tu présentes bien", concède-t-il, alors qu'une haie de photographes immortalise son arrivée.

Plus tard, comme le veut la tradition, la Maison Blanche diffuse une photographie officielle du dîner. François Hollande y apparaît à la droite de Barack Obama, souriant et… sans cravate.

 

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Dîner du G8 à Camp David le 18 mai 2012

 

Il est comme ça, François Hollande. Il reçoit les informations mais ensuite décide selon sa propre stratégie, trace son sillon comme un paysan corrézien. Pour lui, un président "normal" qui représente pour la première fois son pays dans une réunion très importante à l’étranger se doit de respecter le peuple français.

 

La cravate s’impose dans la solennité du moment. Peut-être Hollande n’est-il pas loin de penser qu’il y a quelque chose d’artificiel voire d’impudique à s'exhiber devant les caméras du monde entier, à se taper ainsi dans le dos comme des amis de toujours, à se tutoyer, à s’appeler par son prénom au seul prétexte qu’on fait partie du club très fermé des grands de ce monde.

 

En arrivant le dernier et ainsi cravaté, malgré les consignes, François Hollande a peut-être a-t-il voulu marquer sa différence, envoyer un signal, quelque chose du genre : "Je fais ce que je veux, ne vous en déplaise" ; une attitude très mitterrandienne qui rappelle cette réponse attribuée au premier président socialiste à un militant qui lui demandait : "Je peux te tutoyer ?", "comme vous voulez !"

 

Un client moins facile qu’il n’y paraît


François Hollande, avec sa cravate et sa petite taille (Obama mesure une tête de plus que lui), son sourire et ses petites blagues, est un client moins facile qu’il n’y paraît. Le président américain s’en est aperçu durant cette heure et demie qu’il a passée avec lui en tête à tête dans le bureau ovale.

 

Sans doute, comme tous les Américains, ce dernier partait-il avec des a priori sur ce Français qui a déjà comme défaut d’être… français et donc, depuis de Gaulle, soucieux de son indépendance. Autres raisons de s’inquiéter, Hollande n’a aucune expérience dans le domaine international, n’est même pas marié à sa "first lady" et surtout, il est "socialiste", c’est-à-dire quasiment communiste Outre-Atlantique. Sans oublier un autre défaut majeur : il veut retirer par avance ses troupes d’Afghanistan.

 

Ils se sont entendus tout de suite


Pourtant, les deux hommes se sont, semble-t-il, entendus tout de suite. François Hollande a un caractère enjoué qui transparaît même dans un contexte de crise aussi difficile que celui que le monde occidental est en train de traverser ; de plus, il parle mieux anglais que Nicolas Sarkozy, même s’il ne parvient pas à se départir de son accent à la Maurice Chevalier.

 

Et surtout, Barack Obama a pu constater que les positions du président Hollande rejoignait les siennes sur la crise en Europe et lui permettrait de faire front commun face une Angela Merkel jusque-là toute puissante.

 

Alors que la chancelière évoque sans frémir une sortie de la Grèce de la zone euro et va jusqu’à vouloir transformer les élections grecques en référendum, François Hollande et Barack Obama sont convaincus que ce départ pourrait déclencher une crise majeure non seulement en Europe mais aussi aux États-Unis. De quoi ruiner les chances de réélection, en novembre prochain, du président américain.

 

Enfin, les deux hommes sont sur la même ligne pour réaffirmer la nécessité d’ajouter un volet croissance au traité européen sur l’austérité, même si à l’évidence ce ne sont pas pour les mêmes raisons : Obama entend stimuler les exportations des sociétés américaines sur le vieux continent.

 

Un deuxième test diplomatique réussi


N’empêche, François Hollande est en train de réussir son deuxième test diplomatique, une semaine après son entrée en fonction. On sait qu’il a paru s’entendre avec Angela Merkel à qui il avait réservé sa première visite le lundi 15 mai dernier.

 

La chancelière et lui n’ont eu de cesse de montrer qu’il n’y aurait pas de raté dans le duo franco-allemand et que tout serait "mis sur la table", les convergences comme les points de désaccord. Une sorte de mariage de raison pour le couple "Merkhollande".

 

En Amérique aussi, c’est un peu l’état de grâce entre le président Hollande et Barack Obama. Il faut dire que le chef de l’état français n’a aucun point commun avec son prédécesseur et ce n’est peut-être pas plus mal.

 

"The Economist" enterrait ainsi Nicolas Sarkozy, le 7 mai, au lendemain de sa défaite :

 

"M. Sarkozy semblait incapable de de contrôler ses propres impulsions, que ce soit pour exhiber sa nouvelle petite amie (Carla Bruni), pour humilier un leader en public (Silvio Berlusconi) ou tout simplement pour gérer son humeur (l'insulte lancée lors de sa visite au Salon de l'Agriculture). Si ses résultats politiques avaient été plus impressionnants, les Français auraient pu lui pardonner ses faiblesses. Ils ne l'étaient pas, ils ne l'ont donc pas fait."

 

Hollande entre au club

 

Au même moment, "The Washington Post" décrivait le nouveau président français comme "un socialiste modéré au sourire facile" tandis que "The New York Times" expliquait : "La campagne de M. Hollande a promis une France plus agréable, plus douce, plus inclusive, mais sa victoire sur Nicolas Sarkozy sera aussi considérée comme un défi à la politique d’austérité dans la zone euro dominée par l’Allemagne."

 

Durant le weekend du G8 à Camp David et les deux jours au siège de l’Otan à Chicago, François Hollande devrait réussir son examen de passage et être ainsi intégré parmi les grands de ce monde. Avec ses exigences sur l’Europe et l’Afghanistan. Avec aussi son socialisme, sa vie en concubinage, son sourire, sa cravate un peu kitch et son accent corrézien. Comme disent les Québécois : "Maudit Français !"

 

Source : Nouvel Obs

 

    

 

Lire aussi l'allocution de François Hollande à Washington à la communauté française

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