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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 01:29
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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 22:18
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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 18:44
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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 22:05

PARIS (AP) — "La guerre des chefs nous empêcherait de gagner l'élection présidentielle" de 2012, a déclaré vendredi matin sur France 2 l'ancienne candidate socialiste en 2007 Ségolène Royal, qui réaffirme être "prête" à s'intégrer dans un "dispositif collectif", un "dispositif gagnant".

"Il ne faut pas perdre de vue l'objectif premier, qui est de sortir la France de la crise, de gagner l'élection présidentielle contre Nicolas Sarkozy", a fait valoir Mme Royal, invitée de l'émission "Les quatre vérités".

"Moi je veux gagner l'élection présidentielle et je veux qu'il y ait une alternance. La guerre des chefs nous empêcherait de gagner l'élection présidentielle. J'ai aussi l'expérience de cette élection. Et je sais que s'il y a un combat trop dur au cours des primaires (...) c'est très difficile par la suite", a-t-elle noté.

L'ancienne candidate se souvient "à quel point" elle a "manqué du soutien de l'appareil politique du parti" en 2007. Et elle souhaite donc "mettre cette expérience au service de la mise en place d'un dispositif gagnant".

Cela n'empêche pas de "se parler avant, pour savoir autour de quel type de projet on se rassemble, autour de quel dispositif gagnant on se mobilise".

La présidentielle "ce n'est pas d'abord un choix de personnes, c'est aussi un choix de projets pour l'avenir du pays. Alors c'est vrai que s'il y a quelques différences" au PS, "la principale, je la vois surtout sur la question de la sécurité, de l'ordre juste" et il est "essentiel que les socialistes portent aussi un projet où la question de toutes les sécurités est abordée et réglée".

Ségolène Royal réaffirme qu'elle est "prête à s'intégrer dans un dispositif collectif sans être forcément" en première ligne. "Ceux qui ne se sont pas encore déclarés, c'est à dire Martine (Aubry), Dominique (Strauss-Kahn) et moi-même" ont "la responsabilité de se parler, pour savoir autour de quel projet cohérent les socialistes et la gauche vont rassembler tous les Français", en mettant "de côté les batailles d'égo et la guerre des chefs".

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 22:13

Voir ou revoir l'émission : http://www.france5.fr/c-politique

 

 

Les dépêches AFP :

 

Propos d'Aubry sur Sarkozy : "il l'a bien cherché", juge Ségolène Royal
 
PARIS, 30 mai 2010 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a pris la défense
dimanche de Martine Aubry, critiquée par la droite pour s'en être pris
au président de la République sur un ton très offensif, jugeant que
Nicolas Sarkozy "l'a bien cherché".
"J'ai envie de vous dire très simplement et très directement que
Nicolas Sarkozy l'a bien cherché (...) et je crois que Martine Aubry a
eu raison d'une certaine façon de stopper l'escalade de la violence
verbale du pouvoir en place", a déclaré sur France 5 la présidente de
la région Poitou-Charentes.
Elle a affirmé faire allusion notamment aux critiques récentes du chef
de l'Etat sur l'héritage mitterrandien de la retraite à 60 ans. "Ce
n'est pas digne", a-t-elle dit.
Comme signe de cette "violence verbale", l'ex-candidate PS à la
présidentielle a aussi cité "le harcèlement dont le Parti socialiste a
fait l'objet pour produire des propositions". Et le jour où le PS les
a avancées, a-t-elle ajouté, "il y a eu une surenchère d'injures,
d'insultes, de dénigrement, y compris contre la personne de Martine
Aubry".
Lors du discours de Mme Aubry samedi dans une convention PS, où la
patronne des socialistes a comparé Nicolas Sarkozy à l'escroc
américain Madoff, "il y avait aussi une part d'humour", a-t-elle fait
remarquer. "En tout cas ceux qui se sont érigés en parangons de vertu
juste après cette intervention n'ont pas donné aux Français l'habitude
de s'exprimer correctement, ni de retenir leurs propres insultes".
"Je crois qu'il faut que le pouvoir en place se calme", a encore dit
Mme Royal, appelant ensuite à ce que le débat sur les retraites
s'engage puisque "la gauche a fait des propositions".


Ségolène Royal ne décidera "pas seule" d'une candidature en 2012
 
PARIS, 30 mai 2010 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a dit dimanche qu'elle
ne déciderait "pas seule" sur l'éventualité de sa candidature à la
présidentielle de 2012, se déclarant prête à "faire le sacrifice d'une
ambition personnelle" au nom de la "solidarité" avec Martine Aubry et
Dominique Strauss-Kahn.
"On verra le moment venu mais je ne le déciderai pas seule", a répondu
Mme Royal sur France 5 à la question de savoir si elle se sentait la
"force" de pouvoir entraîner la famille socialiste vers la victoire en
2012.
"Je préfère faire le sacrifice d'une ambition personnelle et voir
gagner la gauche, que le contraire bien évidemment", "les itinéraires
personnels ne comptent plus, vu la situation dans laquelle la France
est", a-t-elle ajouté.
Cette éventuelle candidature, a-t-elle insisté, "je (la) déciderai
avec les autres leaders potentiellement candidats, parce je pense que
c'est d'une décision collective, d'un dispositif collectif que nous
réussirons à battre Nicolas Sarkozy".
"C'est pour ça que je me rapproche de Martine Aubry (...) que je suis
en contact avec Dominique Strauss-Kahn, parce que je pense que, le
moment venu, nous aurons à décider tous les trois ensemble comment
nous nous engagerons dans cette campagne", a affirmé la présidente de
Poitou-Charentes.
"Le mot de pacte est sans doute excessif, mais je pense que si nous
sommes unis extrêmement fortement, solidaires chacun dans nos
responsabilités (...) nous gagnerons l'élection présidentielle quel
que soit celui de nous trois qui sera candidat", a encore dit la
candidate de 2007.
"Nous avons tous les trois un potentiel important et en (les)
complétant, je pense que nous représentons une force dans laquelle les
Français peuvent avoir confiance : Dominique Strauss-Kahn avec sa
compétence internationale, Martine Aubry parce qu'elle est capable de
mobiliser l'appareil du Parti socialiste".
Et "moi-même, a-t-elle ajouté, parce que j'ai un lien profond avec le
peuple français, avec les jeunes des quartiers, avec les jeunes des
cités, avec l'expérience aussi à la tête de la région"
Poitou-Charentes.
Mme Royal, Mme Aubry et DSK n'auraient ainsi pas forcément à se
départager: un tel "dispositif gagnant" à trois pourrait être
"présenté" dès les primaires que le PS prévoit d'organiser en 2011
pour désigner son candidat, a-t-elle dit. "C'est une hypothèse, je
ferai tout pour qu'elle l'emporte", a-t-elle conclu.


Ségolène Royal (PS) plaide pour un référendum populaire sur les retraites
 
PARIS, 30 mai 2010 (AFP) - Ségolène Royal (PS) s'est déclarée
favorable dimanche à une consultation de tous les Français sur
l'avenir des régimes de retraite, une idée contestée dans son parti.
"Je veux un vrai référendum", a dit la présidente de Poitou-Charentes,
invitée de l'émission "C Politique" sur France 5, qualifiant de
"régression sociale grave", "retour historique en arrière", la
perspective du report de l'âge légal de départ à la retraite au-delà
de 60 ans.
Selon elle "il n'y a pas aujourd'hui de réforme durable qui n'est pas
appuyée sur un mouvement démocratique et sur une prise de parole des
Français".
L'ex-candidate PS à la présidentielle a rappelé que la réforme
constitutionnelle de 2008 instaurait un référendum d'initiative
populaire, une procédure qui n'est toujours pas en vigueur.
Ce référendum peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des
membres du Parlement soutenus par un dixième des électeurs inscrits.
"Ca fait à peu près 4,5 millions de citoyens qui peuvent venir
pétitionner sur internet pour exiger un référendum", selon Mme Royal,
qui a mis à disposition le site de son association Désirs d'avenir.
"Il y a eu une réforme constitutionnelle (en 2008), le pouvoir en
place l'a sans doute oublié", mais "nous avons maintenant en droit
français" cette possibilité, a-t-elle insisté, sans toutefois dire
quelle serait la question posée aux Français.
Plusieurs ténors du PS ont exprimé ce week-end leur opposition à un
référendum sur les retraites, notamment en raison de la complexité du
sujet avec plusieurs paramètres à prendre en compte (âge légal de
départ, nombre d'années de cotisations etc..).
La réforme "doit se faire dans une concertation avec les organisations
syndicales puis par une loi", a jugé François Hollande dimanche au
"Grand Rendez-vous" Europe1/Le Parisien-Aujourd'hui".
L'association de Mme Royal Désirs d’avenir avait ouvert il y a quinze
jours une "consultation populaire" sur les retraites et la fiscalité,
notamment à travers un "forum" ouvert sur son site.


Présidence Sarkozy : "rien n'est arrivé en trois ans"
 
PARIS, 30 mai 2010 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a fustigé dimanche la
gouvernance du président Nicolas Sarkozy, estimant qu'elle se
réduisait à "de la communication" et que "rien n'est arrivé en trois
ans" depuis son arrivée à l'Elysée.
"Rien n'est arrivé en trois ans, rien!", s'est-elle exclamée sur le
plateau de l'émission "C Politique" sur France 5.
"Il n'y a aujourd'hui que de la communication et ça, nous en sommes
fatigués (...) et même de plus en plus en colère parce que la
situation ne doit pas permettre à un pouvoir qui a eu la légitimité
démocratique de rien faire et de ne faire que de la communication", a
ajouté l'ex-candidate à la présidentielle.
"On en a assez des visites du président de la République dans les
écoles, dans les quartiers, alors que rien ne bouge, rien ne change!",
a-t-elle dit.
La présidente de la région Poitou-Charentes a aussi critiqué les
"trois" visites de M. Sarkozy aux sinistrés de la tempête Xynthia
pendant la campagne des élections régionales. "Il a promis trois
millions d'euros il n'y a toujours pas le premier euro qui est
arrivé", a-t-elle affirmé. "C'est la même chose pour l'école, pour les
banlieues".
A ce propos, elle a brandi le texte signé par des dizaines de maires
appelant à une action urgente pour les quartiers défavorisés. "On leur
a promis un plan Marshall où est-il ce plan Marshall ?", a-t-elle
interrogé en jugeant "explosive" la situation des banlieues.
"Bien sûr que c'est explosif (...) et aujourd'hui la seule annonce que
fait le gouvernement c'est de demander aux salariés de 60 ans,
notamment ceux qui sont déjà fatigués (...) de travailler encore plus
longtemps", a dit Ségolène Royal.
Elle a jugé aussi que la "priorité" était de résorber le chômage des
jeunes. "Les Français n'en peuvent plus de ce déclassement!", a-t-elle
conclu.

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Michèle Fazilleau - dans médias
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 23:48
http://photos-a.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs543.snc3/29773_1319137895023_1128052286_30771522_3283084_a.jpg
 

 

Elle bouge encore. Elle est vivante.

 

 

Le club des éléphants réunis pensait l'avoir « fly-toxée » lors du congrès de Reims. Un an et demi après, elle est toujours là. Obstinée. Mordante.

 

Depuis des semaines, dans un élan d'« alain-duhamélisation » généralisée, les com­mentateurs politiques soliloquent sur un duel Strauss-Kahn - Aubry, mais rien y fait : chassée par la porte, Ségolène Royal revient par la fenêtre. En l'occurrence, grâce à un sondage Ifop paru dans Paris Match, où elle parvient à se glisser entre Dominique et Martine. Certes, une enquête d'opinion ne fait pas un printemps électoral. Mais l'increvable Mme Royal vient de se rappe­ler au bon souvenir de ceux qui l'avaient enterrée. Ou qui avaient préféré l'ignorer pour mieux la banaliser. En vain. La «folle » du Poitou, l'« irrationnelle » de Melle rend toujours plus dingues ceux qui voudraient tant la voir disparaître.


S'ils n'ont pas réussi à se débarrasser de la gênante, c'est d'abord parce que l'in­téressée a décidé d'organiser son propre enlèvement médiatique et politique. De les fuir, tous autant qu'ils sont. Une retraite stratégique dans son « laboratoire » du Poitou-Charentes. De longs mois passés loin « du microcosme parisien et des guerres d'ap­pareil qui assèchent et stérilisent », décrypte son entourage, pour obtenir une réélec­tion sans bavure. En franchissant la barre symbolique des 60 %, c'est chose faite.

« Ce résultat l'a requinquée, explique sa jeune porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem. Ça l'a renforcée dans sa façon défaire de la poli­tique. » Une nécessité après un congrès de Reims qui reste pour elle « une blessure ». La « victoire volée », la morgue des vainqueurs, sa rage inaudible... Tout cela « appartient au passé », jurent, la main sur le cœur, les membres du club très fermé des ségolé-nistes pratiquants. Elle serait plus « apaisée » que jamais.


Et plus décidée aussi, répétant inlassablement à son quarteron de lieute­nants la même phrase quasi prophétique : « Regardons devant. » Devant ? La présiden­tielle bien sûr, si affinités populaires. Elle a conservé un lien avec ce peuple à qui le PS parle si peu. Un lien ténu mais qui peut paraître prometteur...

Nouvelle méthode Donc un repli en province pour éviter les coups, et aussi un changement de méthode pour en porter de plus justes. Fini, apparemment, le temps des slogans et des concepts ésotériques. Entre les mains de ses adversaires, ils devenaient des armes terribles. Désormais, sur la taxe carbone, sur la rigueur, sur les retraites et contre les injustices sarkozystes, elle fait entendre sa différence, avec, à chaque fois, un temps d'avance sur la direction du PS.


Qu'importe la cohérence pourvu que le timing soit bon. Ségolène Royal sait, en outre, dénicher à domicile des sujets symboles qui feront office de tribunes. La tempête Xynthia ? L'occasion pour elle de s'en prendre à l'administration aveugle et à la verte Cécile Duflot, de lui expliquer que l'écologie ne doit pas se pra­tiquer hors sol, déconnectée du sacro-saint principe de réalité. Royal agite aussi osten­siblement son volontarisme en matière d'emploi au niveau local.

C'est le cas avec l'entreprise Heuliez et sa voiture électrique dont elle a fait un Renault Billancourt du XXIe siècle, obligeant le ministre de l'Indus­trie, Christian Estrosi, à lui porter secours. Un volontarisme qui lui per­met de continuer d'exister loin de Paris, mais qui a aussi parfois ses limites : d'après de récents chiffres de l'Insee, le Poitou-Charentes compte parmi les huit régions fran­çaises à avoir connu le plus de destructions d'emplois salariés privés sur la période 2008-2009.


Il n'empêche, désormais, Madame « choisit ses sujets ». Avec plus de soin que par le passé. Pour mieux exister. « On bosse, on se muscle, et quand il faut taper, on tape ! » explique une collaboratrice ardente. « Ségo » aurait donc appris à s'économiser, à se faire désirer, à créer le besoin chez l'électeur consommateur. Elle aurait acquis, selon Guillaume Garot, un autre de ses fidèles porte-voix, une « gestion mitterran-dienne du temps », rien que ça !


Convoquer Mitterrand, voilà qui est gonflé de la part du député-maire de Laval. Mais la référence ne sera sans doute pas pour déplaire à sa patronne. Tonton, lui, a échoué à deux reprises avant de décro­cher les clefs de l'Elysée. Lula a réussi à la faire exploser de rire lors d'une rencontre au Brésil, en lui rappelant n'être parvenu à ses fins qu'à la quatrième tentative. Et si Ségolène n'est pas morte, c'est aussi et surtout parce qu'elle est certaine de son destin. Elle est persuadée, comme disent ses proches, d'être « en résonance avec les Fran­çais » et qu'elle finira par toucher au but.


Lorsque l'on est si sûr de soi, on ne peut pas mourir ! Du moins le croit-on...
Et lorsque l'on est certain de sa victoire, pourquoi dévoiler son jeu ? Surtout quand tant de cartes restent incertaines. Chez les ségolénistes du premier cercle, on n'est pas convaincu que DSK, l'oncle d'Amérique, reviendra dans la partie. On explique même compter avec amusement « les leurres envoyés par l'Elysée et Solferino ». Pas de calendrier donc pour Ségolène Royal. Officiellement. Si ce n'est celui du PS.

Elle participera à l'automne prochain à la convention sur l'égalité réelle. Preuve, dit-on, que les rela­tions avec la direction du parti se sont « normalisées ». « Normalisées », le mot revient en boucle et personne chez les roya­listes n'en trouve de moins administratif. Les attaques et les piques envoyées de part et d'autre, en tout cas, ont cessé. La période ne s'y prête pas. Les électeurs de gauche ne comprendraient pas. On se contente à « Solfé » de soupirer d'accablement comme devant un cas incurable...

 

Ségolène Royal, elle, s'obstine à se tenir à bonne distance du parti. Et il en est encore tout de même quelques-uns pour dire tout le mal qu'ils pensent de cette posture. « il n'y en a bien qu'une qui s'agite à l'extérieur, c'est elle. C'est la seule », tacle Pascale Gérard, une proche de Bertrand Delanoë tombée en amour pour Martine Aubry depuis qu'elle est entrée au secré­tariat national du PS. Perso, la Ségo ? Rien de nouveau sous le soleil. Mais, si la dame du Poitou bouge encore aujourd'hui, c'est aussi parce qu'elle est parvenue, en adop­tant cette position hors parti, à conserver sa liberté de ton. Elle n'est pas « encombrée par le costard du PS », concède un de ses sou­tiens de l'ombre. Une liberté qui tranche avec la paralysie dont sont frappés ses « camarades ». Aubry, elle, est obligée de jouer les équilibristes pour satisfaire les différentes tendances qui cohabitent au sein du PS. Avec une souplesse qu'on ne lui connaissait pas. Une recherche de consen­sus qui lui a imposé de garder longtemps le silence sur le dossier des retraites. C'en est fini. Dans ce domaine, le parti à la rosé a fini par dévoiler son jeu. Mais c'est écrit : inévitablement, un sujet gênant reviendra sur le tapis. Un de ces sujets lourds comme les dettes et les déficits qui conduira à une « insolution » bavarde.


Une paralysie dont est tout autant victime l'exilé de Washington. Le « cos­tard » de directeur du FMI n'est pas plus facile à porter. Il lui impose de se tenir à l'écart de la scène politique française. A ses relais parisiens de le faire exister mal­gré son absence. A lui, DSK, d'intervenir dans les médias pour se dédouaner de la politique de rigueur qu'imposé l'insti­tution qu'il dirige aux pays tombés sous sa coupe.
Faire sans...

Mais, si Ségolène Royal reste libre, si elle n'est toujours pas morte, il faut bien recon­naître que sa rémission n'est pas totale. « Elle a beaucoup perdu auprès de l'opinion par rapport à 2006 et 2007, analyse Jérôme Fourquet, de l'Ifop. Mais sa cote remonte doucement depuis janvier, et l'on ne peut pas dire qu'elle soit hors jeu : ni DSK ni Aubry n'ont encore tué le match comme elle l'avait fait lors des précédentes primaires. » Et le directeur adjoint du département opinion de se lancer dans un pronostic : « S'il y a pléthore de candidats aux primaires de 2011, elle reste dans la course. S'ils ne sont que deux - elle face au candidat « canal officiel » du parti -, ce sera beaucoup, beaucoup plus dur. »


Les primaires ? L'ultime arme pour dézinguer Ségolène ? Peut-être . En attendant, pour affron­ter comme il se doit ce rendez-vous, il faut des soutiens. Or, les rangs ségolénistes sont clairsemés. Elle n'a cessé de s'isoler et ne dispose pas de ces pistoleros capables de faire le ménage pour elle. De poids lourds sur qui s'appuyer, Ségolène Royal n'en compte pas ou si peu. Restent une dizaine de jeunes élus locaux dévoués à sa cause, auxquels il faut ajouter les fidèles Jean-Louis Bianco. Gaétan Gorce et Domi­nique Bertinotti- Les autres ? « Ils revien­dront prédit son entourage, toujours aussi optimiste. Reste à savoir si Ségolène Royal acceptera, elle, de voir rentrer au bercail déserteurs et torpilleurs. La « théoricienne de la fraternité a la réputation d'avoir la « rancunitude » tenace. Et son ancien cou­rant, L'Espoir à gauche, victime d'une OPA hostile de Vincent Peillon ? « il n'existe plus >. concède NajatVallaud-Belkacem. Qui s'em­presse d'ajouter : « Mais c'est valable pour les autres courants du Parti socialiste. » Et Désirs d'avenir, sa grande fierté ? « Aujourd'hui, on doit être autour de 10 000 adhésions. » Certes, mais le bébé de Ségolène Royal aurait connu jusqu'à 15 000 adhérents au plus fort de la campagne prési­dentielle. Avec 10 000 adhé­rents, l'association retombe presque au niveau où elle était à sa fondation. Même les intellectuels sont peu nombreux : il y a bien Ariane Mnouchkine, la femme de théâtre, avec qui elle échange régulièrement, et Philippe Aghion, profes­seur à Harvard et à l'Ecole d'économie de Paris, qu'elle consulterait à l'occasion.


Mais au-delà ? Son équipe lui fournit l'essentiel de sa matière première et, au final, elle décide seule. « On sait à quoi ressemble le cochon quand il entre dans la machine, mais on ne sait pas à quoi ressemblera la saucisse quand elle en sortira ! » plaisante une proche. Pas ou peu d'intellos associés, une équipe restreinte, plus de cou­rant. Pour affronter une campagne des pri­maires, c'est maigre. Mais, par le passé, elle a déjà fait sans ces auxiliaires. Et puis elle a l'expérience d'une campagne. De la défaite aussi. Une base pour écrire une autre his­toire, plus achevée, ou pour participer, en force, à celle de ses rivaux.  

 

Mais pourront-ils jamais faire sans elle ?

 

   

Source :  Marianne

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 00:50

C'est le nouveau rebondissement de la crise économique historique qui secoue la planète depuis plus de deux ans: jour après jour, tous les pays européens sont en passe de se convertir à des politiques d'austérité. A son tour, la France va donc s'y mettre. Annoncée mercredi 5 mai sur TF1 par François Fillon, la purge sera certes en France moins violente qu'en Grèce, mais elle n'en sera pas moins socialement douloureuse. Et elle n'en pose pas moins une question décisive: le grand désordre qui règne sur les marchés financiers depuis de longs mois et les ravages de la spéculation ne peuvent-ils être contenus qu'au prix de ce que les économistes appellent un «ajustement social»?


En fait l'interpellation embarrasse tout autant la droite et la gauche, mais différemment. Le brutal virage annoncé par François Fillon vient en effet souligner les incohérences de la politique économique conduite depuis 2007 par Nicolas Sarkozy et l'iniquité de sa politique sociale – iniquité qui va brutalement se renforcer. Quant à la gauche, elle aussi manifeste une gêne. Car si elle critique les mesures annoncées par le gouvernement, elle n'en estime pas moins que la «rigueur» est en certains cas – comme en Grèce – inévitable. Bref, elle semble encore hantée par de vieux démons, ceux de 1982-1983.


Voyons donc, d'abord, les mesures annoncées par François Fillon. Même si le premier ministre a nié qu'il s'agissait d'un tournant vers une politique d'austérité, cela ne trompe personne. Il est ainsi acquis que pour le budget de l'Etat de 2011, celui qui est actuellement en préparation, les dépenses de fonctionnement diminueront de 5%. Pour les dépenses d'intervention, les coupes claires seront du même montant. C'est ce que prévoit la «lettre de cadrage» budgétaire que le premier ministre doit envoyer aux membres du gouvernement.

Plus que cela! La loi de programmation à laquelle l'Elysée et Matignon travaillent pour la période 2011-2013 prévoira un gel en valeur des dépenses de l'Etat tout au long de ces trois années, c'est-à-dire une baisse en volume, compte tenu de l'inflation prévisible (1,5 % en 2011, puis 1,75 % en 2012 et 2013). Mais, dans le lot des dépenses de l'Etat, il y en a qui sont incompressibles: la charge de la dette par exemple ou celle des retraites publiques. Autrement dit, cette baisse en volume des dépenses de l'Etat sera, en pratique, encore beaucoup plus violente. Les dépenses de fonctionnement devront ainsi baisser, selon François Fillon, de 10% d'ici à 2013.


Pour le commun des mortels, ce type d'annonce ne prend pas beaucoup de signification, tant que l'on n'en connaît pas encore les conséquences concrètes. Mais il ne fait guère de doute que l'onde de choc sociale sera violente. D'abord, le premier ministre a annoncé qu'il entendait poursuivre la politique de réduction des effectifs de la fonction publique, avec la norme guillotine de non-remplacement de un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Aux quelque 100.000 postes déjà supprimés depuis 2007 – avec les conséquences désastreuses que l'on sait dans certains secteurs, comme celui de l'éducation – viendront donc s'ajouter environ 34.000 nouvelles suppressions par an, au cours de chacune des trois prochaines années.


Lire l'article en entier sur Mediapart : http://www.mediapart.fr/article/offert/b49ce5e45c08ca9dc4be0c7225ff3e7b

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 10:18

article-point-presse-du-6-mai-2010.jpg

Photo Nouvelle République

 

 

PARTI SOCIALISTE
Fédération de la Vienne

 

POINT DE PRESSE DU 6 MAI 2010


Les élections régionales de mars 2010 ont été marquées par deux caractéristiques :

- un score historique de la gauche, particulièrement en Poitou-Charentes et dans la Vienne : tous les cantons sans exception ont voté majoritairement Ségolène Royal au second tour, 35 sur 38 au premier tour. Près de 2 électeurs sur 3 ont voté pour la gauche rassemblée, après avoir donné à Ségolène Royal 10 points de plus que la moyenne nationale au premier tour.

- une abstention très forte, un peu moins dans notre région qu’en moyenne nationale, mais malgré tout près de la moitié des électeurs ne se sont pas déplacés.

 

Aussi ce scrutin sonne-t-il comme un double appel :

- un appel à la gauche de la part des votants
- mais aussi un appel d’une grande partie du corps électoral, qui perd confiance dans la capacité du politique et des élus d’apporter des réponses à leurs attentes, et qui pour une bonne part avait cru dans la « rupture » annoncée par Nicolas Sarkozy et maintenant se sent flouée.

 

Face à cela, le Parti Socialiste doit se dépasser pour éviter deux écueils :

• la peur de ne pas être crédible peut conduire à un projet « plan-plan », catalogue de vieilles recettes dans lequel nos concitoyens ne verraient qu’une variante de l’existant
• la fuite en avant dans des promesses intenables qui ne ferait que creuser le fossé entre société et politique.

 

Il est nécessaire à la fois de faire une remise en cause fondamentale d’un système qui ne génère que déclin économique, chômage, injustice, tensions sociales et dégâts écologiques, et de jeter les bases d’une reconstruction concrète qui soit solide et lisible pour la population.

Il est nécessaire de rassembler très largement tous les citoyens qui aspirent à ce changement.

La présence très majoritaire de la gauche dans les collectivités régionales et locales nous en offre l’occasion.

 

Par exemple, le nouveau modèle économique, écologique et social préfiguré par la Région Poitou-Charentes est une référence crédible et pourtant par certains aspects révolutionnaire.

Un exemple tiré de la presse de ces dernières semaines montre bien que ce dépassement est possible. Le Front de Gauche a conditionné sa participation aux exécutifs dans les régions Nord-Pas de Calais et Limousin, à trois engagements :

- Exiger que la région adopte une clause de conditionnalité sociale et  écologique pour ses aides et subventions aux entreprises

- Un grand service public de la formation professionnelle rompant  totalement avec la logique des appels d'offre aux organismes privés

- La création d'un comité régional de planification écologique doté de  moyens.

 

Ces trois conditions correspondent à des mesures déjà mises en œuvre en Poitou-Charentes  entre 2004 et 2010. Le Front de gauche n’aurait pas eu à poser ce type de conditions s’il avait pu être présent dans une fusion avec les socialistes et Europe-Ecologie. Et ces éléments de bilan, jugés très avancés par le Front de Gauche, n’a pas empêché un certain nombre de centristes de rejoindre Ségolène Royal dès le premier tour, comme il n’a pas retenu le monde rural, traditionnellement enclin à voter à droite, dans son soutien massif à la présidente sortante.

 

Aujourd’hui, dans un pays surendetté et incapable de financer correctement les retraites et la protection sociale, dans un pays qui s’appauvrit et laisse mourir son industrie, le principal enjeu est la création de richesse.

 

En Poitou-Charentes, sous l’impulsion du conseil régional et d’autres collectivités, et grâce à des acteurs économiques et sociaux de talent, d’autres modes de développement sont en train d’émerger. Un système économique basé sur la priorité aux ressources locales renouvelables se construit : énergies renouvelables, valorisation du végétal, circuits courts, lait équitable, etc… Face au déclin industriel, les emplois de demain commencent à apparaître dans les technologies vertes, les véhicules électriques, l’alimentation biologique, … De plus en plus nombreux sont les salariés qui reprennent leur entreprise sous forme de SCOP.

 

C’est ce message d’espoir que nous faisons passer au plan national à l’occasion de la convention nationale du PS sur le nouveau modèle économique, écologique et social. La fédération de la Vienne avait tenu en novembre 2009 des assises sur ce thème et débattra le 6 mai du texte national à partir des témoignages d’acteurs régionaux engagés dans ce nouveau modèle.


Jean-François Macaire
Premier secrétaire fédéral

 

Article paru dans la Nouvelle République

 

 

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Michèle Fazilleau - dans médias
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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 23:07
 

F.I. : L'actualité d'abord avec ce traffic aérien qui est vraiment très perturbé depuis 5 jours, par les cendres du volcan islandais. Vous le savez sur le plan économique, la facture sera lourde, pour les compagnies aériennes bien sûr mais aussi pour toutes les entreprises qui dépendent du fret aérien. Qui doit intervenir Ségolène Royal, le gouvernement ou l'Europe ?

S.R. : Ecoutez, je pense que tout le monde doit intervenir. A l'heure où nous parlons, je pense surtout à tous ceux qui sont bloqués dans les différents pays. J'entendais récemment le témoignage d'un consulat français qui disait ne pas bénéficier des moyens nécessaires pour accueillir parfois les français qui sont en situation de grande détresse et de plus en plus démunis dans l'ensemble des pays du monde. Donc je crois que c'est d'abord ça la priorité. Ensuite bien évidemment les préjudices économiques qui vont menacer certaines entreprises et provoquer du chômage dans certaines. Il faut donc dès maintenant essayer d'anticiper et de mobiliser à la fois les fonds d'Etat et les fonds européens, mais il faudra surtout, une fois que le traffic aérien aura repris, que ces entreprises soient aidées pour assumer cette transition.

 

F.I. : Les critiques se multiplient, vous le savez, sur l'application radicale du principe de précaution, est-ce un reproche que l'on peut faire aux autorités ? On l'a vu avec la gestion de l'épidémie de grippe. Certains experts disent que les dangers de ce nuage sont sans doute sur-estimés. Que faire ?

S.R. : Non, je crois qu'on ne peut pas rentrer dans ces mises en causes. S'il y avait eu des drames humains avec des accidents aériens, tout le monde aurait reproché aux autorités de ne pas avoir pris le principe de précaution et je pense vraiment que les polémiques sur ce sujet sont totalement déplacées.

 

F.I. : Ségolène Royal, les socialistes sont entrain de bâtir leur programme politique, pour les primaires de 2011 d'abord, et puis bien évidemment en vue de la présidentielle de 2012, Pierre Moscovicci a rédigé un document de 22 pages qu'il va présenter demain au Bureau National, il y a manifestement un coup de barre à gauche avec un renforcement du pouvoir de l'Etat dans la politique industrielle, une main tendue aux écologistes aussi. Vous vous retrouvez dans ce programme ?

 

S.R. : Il faut qu'on ait le temps d'en débattre, en tout cas la réhabilitation de l'intervention de l'Etat me semble tout à fait essentielle et si vous me le permettez, je voudrais l'illustrer avec un sujet d'actualité puisque le Président de la République vient de faire un déplacement en Seine-Saint-Denis et de réaffirmer par un vocabulaire qu'il a qualifié de "combat" sa lutte contre l'insécurité. Moi je crois que le droit à la vie, à la liberté, à la sûreté de la personne humaine, comme c'est inscrit dans la déclaration universelle des droits de l'Homme, est un rôle fondamental que l'Etat doit assurer, et je trouve que dans le domaine de la sécurité, la situation est extrêmement grave. Aujourd'hui on a plus le temps de se payer de mots, d'ailleurs déjà entendus, depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy, mais on a besoin non pas d'un vocabulaire de combat mais d'une action de combat contre la délinquance.

 

F.I. : Alors je rebondis Ségolène Royal, si vous étiez aux commandes de ce pays, quelle serait votre politique en matière de sécurité ?

S.R. : D'abord il faut distinguer les différentes causes d'insécurité, il faut lutter à la fois contre les causes et contre les effets de l'insécurité. Il faut distinger trois niveau d'insécurité. Dabord les actes d'incivilités, ensuite la délinquance et enfin la grande criminalité. Et sur chacun de ses élements, il faut à la fois de la prévention, de la répression et de la réinsertion. Sur les actes d'incivilité, souvent de très jeunes enfants, de plus en plus jeunes aujourd'hui, il faut une réponse immédiate à chaque acte, et une articulation très forte entre les adultes du quartier, les adultes de l'école et les parents. Sur les actes de délinquance, ce que l'on observe aujourd'hui, c'est que ni la police, ni la justice n'ont les moyens d'agir efficacement. Pourquoi ? Je rencontrais récemment un policier qui me disait être découragé d'avoir arrêté des délinquants qui sont immédiatement relâchés. Pourquoi le sont t-ils ? Parceque les centres d'éducation renforcés promis par Nicolas Sarkozy ne sont toujours pas construits. Donc si on désespère à la fois la justice et la police pour réprimer la délinquance, c'est un vrai problème. Sur la prévention, il faut à la fois renforcer l'éducation, l'encadrement des jeunes, aider les parents et notamment les mères seules à éduquer les adolescents, et lutter contre une des causes majueres de la délinquance des jeunes qui est le chômage. Il faut réfléchir ensemble par exemple à des actions de lancement de grands chantiers pour occuper les jeunes, leur faire passer le permis de conduire, leur redonner le sens de leur utilité dans la société, parce que c'est vrai que sur la délinquance, la prison n'est pas la solution, donc il faut une répression équilibrée, une répression juste et ensuite une réinsertion. Et enfin sur la grande criminalité. Est-ce que la police aujourd'hui a les moyens de lutter contre ? La réponse est non. Donc moi je demande que la police ait ces moyens. Il y a eu sur trois ans, sur les années budgétaires 2008, 2009, 2010, 9000 suppressions d'emplois de policiers et de gendarmes. Sur le seul département de la Seine-St-Denis où le Président de la République vient de se rendre, il y a une demande réitérée de 400 policiers qui manquent dans ce département. Donc, il faut à la fois lancer un plan de recrutement de policiers et de gendarmes et formation adaptée à la lutte contre la grande criminalité.

 

F.I. : Et sur l'absentéisme scolaire, on le sait, Nicolas Sarkozy veut suspendre les allocations familiales, est-ce une bonne chose ?

S.R. : Aller affamer les petits frères et les petite soeurs des adolescent délinquants, souvent élevés d'ailleurs par des mères seules, est-ce la bonne solution ? Franchement je ne le crois pas. Et cette proposition qui est répétée en permanence par Nicolas Sarkozy, ne règle absolument pas la gravité de la situation de la sécurité en France. En revanche, que lorsqu'il y a de l'absentéisme scolaire, les allocations familiales soient versées à l'établissement scolaire pour être certains qu'elles soient bien utilisées dans l'intérêt des enfants, ça c'est une proposition que j'ai toujours faite et que je continue à défendre.

 

F.I. : Revenons sur le programme du Parti Socialiste. En matière de fiscalité, êtes-vous favorable à la création de nouvelles tranches d'imposition ?

S.R. : La question de la réforme de la fiscalité est un tout et je ne peux pas l'aborder comme ça petit bout par petit bout. Je crois que les français veulent à la fois la mise à plat de la fiscalité et la mise à plat du système de financement des retraites. Il y a à la fois un besoin de justice, un besoin de sécurité dans le sens où on veut avoir la garantie d'avoir des retraites, des salaires, des revenus  qui permettent de vivre dignement. Et il y a un besoin aussi de simplicité dans les règles qui sont appliquées, pour que tout le monde ait le sentiment de contribuer en fonction de sa capacité contributive à l'effort national. C'est à dire que si l'Etat apportait la garantie de la justice, à la fois dans l'effort fiscal et dans le financement des retraites, je pense que beaucoup de réformes pourraient s'engager qui permettraient de sécuriser les français sur leurs revenus et sur leurs retraites.

 

F.I. : Parlons de votre région, vous demandez la suppression des zones noires en Vendée et en Charente-Maritime, Cécile Duflot la numéro 1 des verts estime que c'est "irresponsable", ce sont ses mots, que lui répondez-vous ?

S.R. : Je pense qu'elle a perdu une occasion de se taire, surtout lorsqu'on est pas venu sur le terrain pour constater ce qui se passe. Je n'ai bien évidemment pas demandé la suppression des zones noires, au contraire, j'ai demandé leur suspension avec les 33 maires et l'ensemble des associations de sinistrés, dans une absence totale de dialogue, de débats et d'écoute. Cette cartographie a été publiée d'une façon très unilatérale par le gouvernement, or nous sommes dans une République où il faut pouvoir expliquer les mesures que l'on prend, et en l'occurence il y a eu beaucoup d'incohérences sur les territoires. Ce que nous demons tout simplement, c'est le respect et c'est d'avoir accès aux expertises qui ont justifié ces cartographies pour que les familles puissent savoir à quoi s'en tenir, que les maires comprennent les enjeux, puisqu'on leur demande de prendre maintenant des arrêtés d'interdiction d'habitation sur ces zones. Il y a des zones qui n'ont pas été innondées, d'autres qui ne l'ont pas été et qui ne sont pas inscrits dans ces zones. Donc je crois qu'il faut un peu de respect, un peu de bon sens, un peu de sérénité, un peu de tranquilité, et d'ailleurs je me félicite d'observer, qu'hier en présidant le conseil régional de la région Poitou-Charentes, à l'unanimité de la majorité et de l'opposition ont été adoptées des propositions d'aides d'urgence et de demandes à l'Etat de clarification et surtout de parole tenue sur les indemnisations qui ne sont toujours pas arrivées.

 

F.I. : Merci beaucoup Ségolène Royal

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Michèle Fazilleau - dans médias
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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 21:54

Extraits concernant Ségolène Royal :

 

"Elle comprend les mouvements de société la première, elle a des intuitions et elle comprend ces mouvements de société, et si elle comprend et qu'elle les chevauche dans les primaires elle va faire mal. Les gens la sous-estiment. Ils l'avaient déjà sous-estimé nune première fois je le rapelle. Et là ils sont entrain à nveau de la sous-estimer. Je dis simplement que ces derniers mois, j'ai vu une Ségolène sereine, je vois un p ptit peu ce qui se passe dans sa tête. Personnellement, elle e...st sereine, ça se voit sur sa tête. Elle n'est plus fébrile. Regarde là, observe là, observez là avec des observateurs neutres, ni pour, ni contre, neutres. Regardez, rappelez vous les prestations précédantes, depuis 5-6 mois, elle est sereine, elle est tranquille. Cohn-Bendit s'est fait bouffé (A vous de Juger), rappelez-vous, c'est elle qui le bouffe. Elle le renverse, il est déstabilisé."

 


Julien Dray évoque Ségolène Royal : "Elle est sereine"
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