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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:42

La dernière Une de Marianne fait réagir, notamment nos blogueurs associés. Pour Lait d'Beu, Marianne n'y va pas de main morte en traitant le président de « voyou » mais elle reconnaît que celui qui occupe actuellement cette fonction lui inspire mépris et déconsidération et que la politique sarkozyste ne vaut pas mieux que le traitement que lui réservent les médias aujourd'hui.

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Je ne me trompe nullement en disant que NIcolas Sarkozy est rusé, matois et malin comme un singe mais totalement dépourvu d’intelligence politique : incapable de se rendre compte que sa nouvelle surenchère raciste et xénophobe sert encore le Front national et que cette stratégie purement électoraliste – il commence à avoir les foies, redoutant un 21 avril à l’envers ! – se retournera immanquablement contre lui, d’autant qu’il devrait perdre aussi les suffrages des électeurs de droite et centristes modérés. Même Christine Boutin monte au créneau contre lui ! Nicolas Sarkozy arrivant en 3ème position à l’élection présidentielle de 2012 ? Ah ! Ça m’ira ! Ça m’ira ! 

 
Le« présumé coupable » ! (Le Figaro du 9 août 2010)
Une énormité même pour une petite juriste : légalement un prévenu est réputé innocent jusqu’à ce qu’un procès l’ait déclaré coupable.
Mais Nicolas Sarkozy nous avait déjà fait le même coup contre Dominique de Villepin. N’hésitant pas affirmer au début du procès de l’affaire Clearstream qu’il voulait voir « les coupables pendus à un croc de boucher » , 
le « voyou de la République » de Marianne fait bondir la droite…
Evidemment, cela ne pouvait passer inaperçu dans les présentoirs des marchands de journaux ! Le gros titre barrant la Une, assortie d’une photo de Nicolas Sarkozy l’air menaçant…

Je trouve même que les chiens de garde de la meute sarkoïdale ont mis bien du temps à réagir…
 Nadine Morano a attendu lundi pour réagir sur RMC… Elle devait avoir piscine pendant le week-end.

Elle est la première à avoir réagi, trouvant la Une de Marianne « insultante »
Ce à quoi Jean-François Kahn répond que « Mme Nadine Morano ne manque pas d’air : Hier, elle qualifiait les journalistes d’investigation de « fascistes », puis, à la façon des staliniens, de « fascisto-trostkistes », puis les comparait aux journalistes pro-nazis des années 30. Hier encore, elle accusait les responsables de la gauche d’être complices des assassins ».
  • Les années 30 font diantrement recette en ce moment du côté de l’UMP ! Se rendent-ils même compte qu’ils utilisent les mêmes vieilles recettes que l’extrême-droite d’alors ?


Nadine Morano « ose tout » en demandant : « Où est le respect envers le chef de l’Etat qui a été élu au suffrage universel et mène une politique pour laquelle il a été choisi et sa politique validée ? ».
Validée par qui et quand ? Quand Etienne Pinte (député UMP des Yvelynes) écrit dans le même numéro de Marianne « Ce n’est pas la France que j’aime» et Christine Boutin « Contre la stigmatisation et l’amalgame ».
Sans oublier Marie-Anne Montchamp – député du Val-de-Marne et porte-parole de «République solidaire»
et de Dominique de Villepin – qui critique avec beaucoup d’à propos « Le statut des bannis de la République » ni Nicolas Dupont-Aignan « Le candidat de la démagogie, de la surenchère, de la provoc »
Il ne se trompe pas : Nicolas Sarkozy est en pré-campagne présidentielle permanente.

Il y a belle heurette que nous savons que Nicolas Sarkozy voulait « faire président » – lubie de gamin mal grandi – mais qu’il considère qu’il exerce un « métier » et non une « fonction » ce qui m’avait fait bien entendu réagir. Il est parfaitement méprisable précisément parce qu’il n’a aucun souci de la grandeur de la fonction qu’il exerce – seule la sienne compte à ses yeux ! et j’ai bien ri en relisant dernièrement une Pensée de Pascal dans mon « cabinet » de lecture :  
« Voulez-vous qu’on croie du bien de vous ? N’en dites pas ». – non plus que celle de la France.

Qui ne risque d’ailleurs pas d’en sortir grandie à l’étranger ! à croire Le Monde (6 août 2010). Le New York Times critique vivement la politique sécuritaire de Sarkozy.  « Nicolas Sarkozy, qui aime être appelé Sarko l’Américain, attise dangereusement les passions anti-immigrés pour des calculs politiques à court terme (…) Et ce, dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d’égalité devant la loi de tous les citoyens français »… Soulignant par ailleurs que cette nouvelle campagne intervient précisément alors que Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages et que Marine Le Pen reprend des forces et qu’en l’occurrence « il est bien aventureux de ne pas tenir compte des «conseils de prudence» et l’inquiétude exprimés par un certain nombre «de membres de la droite traditionnelle».

Le député UMP Patrick Ollier tombe aussi dans l’outrance en affirmant ce 10 août 2010 (dépêche AFP) que Jean-François Kahn « s’est conduit en voyou de la presse ». On n’aura garde d’oublier qu’il est le compagnon de Michèle Alliot-Marie, actuelle Garde des Sceaux…

« Marianne et Jean-François Kahn, qui donnent dans la provocation permanente, dépassent aujourd’hui ce que peut autoriser la liberté de la presse en France »bientôt muselée à la mode berlusconienne ? - « Vouloir faire des titres, souhaiter attirer le maximum de lecteurs pour renforcer les équilibres financiers que l’on sait délicats pour ce journal, conduit Jean-François Kahn à confondre le côté spectaculaire d’un titre et le respect que l’on doit à la fonction présidentielle et à Nicolas Sarkozy qui l’exerce au nom des Français ».


Certes, Jean-François Kahn ne fait pas dans la dentelle. Ce n’est pas précisément le genre de la maison. Mise en exergue qui donne le ton :
« La République est aux mains d’un président qui ne s’encombre d’aucune espèce de morale. Sa priorité absolue devant les sondages désastreux : rester au pouvoir. Démagogie, outrance, provocation sont ses armes favorites. Première victime l’égalité républicaine ».

Il précisera dans une interview donnée: « C’est un type qui parle comme un voyou, qui dit « Casse toi pauv’ con ». Moi, il m’a traité « d’enculé », y’a trois ans, devant sept ou huit personnes. Ça ne me dérange pas, il parle toujours comme ça ! Il parle toujours de faire la guerre, comme si c’était une bande contre une autre. Et puis cette façon de dire, que pour gagner, «tous les moyens sont bons. Qu’est ce qu’il faut dire, qu’est ce que les gens veulent ?
Ah ben on va le dire !» Pour conserver le pouvoir, il est capable de tout, exactement comme les caïds des cités de banlieues ». CQFD…

JFK aura beau – en titre – affirmer « Pétainiste ? Non, voyou ! »… Il n’empêche qu’il admet « Voilà Sarkozy, non plus seulement poutinisé, vichysé, quasiment fascisé : un âcre parfum des années 30… ». Je le pense depuis si longtemps et cela ne faisant que s’aggraver depuis le funeste débat sur l’identité nationale que je ne saurais m’inscrire en faux d’autant qu’il poursuit « ce dont personne n’aurait ne fût-ce qu’osé avoir l’idée, depuis le premier ministre collabo Pierre Laval, lui a soudain traversé l’esprit. Et comme toujours chez lui, sitôt concocté, sitôt dit ».

Belle trouvaille au sujet de la responsabilité pénale des parents – deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour les parents d’enfants délinquants ! - « Une ciottise d’inspira-tion élyséenne ».
A l’heure actuelle, l’UMP reproche aux journalistes les plus critiques – Marianne, Médiapart, Libération ou le Nouvel Obs et quelques autres ne se montrent pas extrêmement tendres ! – de réagir en lieu et place des politiques.
Le moins que j’en puisse dire c’est que la plupart d’entre eux surtout au Parti socialiste ne sont guère virulents.
Ségolène Royal et Martine Aubry qui avaient fortement réagi au sujet de l’affaire Bettencourt-Woerth (curieusement, l’on n’en parle plus…) en parlant, l’une de « système Sarkozy corrompu » (Nouvel Obs du 30 juin 2006) et l’autre dénonçant la « République abîmée par 3 ans de sarkozysme » (Le Figaro du 4 juillet 2010) en avaient pris plus que plein les gencives de la part de la meute des chiens de garde enragés de Nicolas Sarkozy.

Brice Hortefeux - dont on n’aura garde d’oublier qu’il fut il y peu condamné pour « injure à caractère racial » : sa sortie sur les prétendus « Auvergnats » mais en fait Français d’origine maghrébine - monte au créneau contre Bernard-Henri Lévy qui a osé une critique sans concession dans Le Monde (du 4 août 2010) Les trois erreurs de Nicolas Sarkozy…

  • Cependant que la France et les Français vont mal, très mal, voilà à quoi l’on s’occupe à l’Elysée !
De la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012… 

 L’Elysée mobilisé également pour fournir les fameux « éléments de langage » contre les critiques de Ségolène Royal et Martine Aubry. Pour défendre Eric Woerth englué jusqu’au coup dans l’affaire Bettencourt et ses multiples facettes. J’en oublie forcément…

Une conclusion s’impose nécessairement : Nicolas Sarkozy n’est pas et n’a jamais été à la hauteur de la fonction présidentielle. Qui exigerait qu’il prenne de la hauteur – point n’est besoin de talonnettes ! – pour être, au moins sur les sujets les plus graves, le président de « tous les Français ».

 


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Monique Ayrault - dans médias
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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 15:23

 

Le Président de la République a déclaré la guerre aux gens du voyage et aux Rroms. 

 

L’organisation le 28 juillet d’une réunion à l’Élysée sur les «problèmes» posés par les Tziganes est une première depuis la Libération.

 

Comme trop souvent dans leur histoire, les Tziganes sont une fois de plus les boucs-émissaires privilégiés d’une classe dirigeante empêtrée dans les scandales politico-financiers.

 

Si Nicolas Sarkozy devait réitérer sa déclaration de guerre,  

 

Le Collectif des Associations Tziganes serait amené à diligenter des actions judiciaires pour provocation à la haine raciale

et à demander aux parlementaires de s’interroger sur la nécessité de réunir la Haute Cour.

 

La prégnance du racisme anti-tzigane dans la société française est telle que la confirmation

 

le 1er juillet 2010 par la Cour d’appel de Paris de la condamnation de France Télévisions pour provocation à la haine raciale en raison du contenu d’une émission C dans l’air intitulée : «Délinquance : la route des Roms»

est passée totalement inaperçue.

 

Alors que la France a fait l’objet de maintes condamnations par les instances européennes et risque de se retrouver au ban de l’Europe, aucun effort n’est fait par les pouvoirs publics pour lutter contre la multiplication des actes et des propos racistes dirigés contre les Tziganes.

 

Le 18 juillet 2010, la France a enfin reconnu officiellement le drame de l’internement et de la déportation des Tziganes de 1940 à 1946 par le biais d’un discours prononcé par le secrétaire d’Etat aux anciens combattants.

 

Dix jours plus tard, Nicolas Sarkozy prend l’initiative d’une politique de nature raciale qui, si elle venait à être mise en œuvre, risquerait fort de constituer une nouvelle page noire de l’histoire de France tant il est vrai que Les Tziganes, au delà des profondes différences qui existent entre Rroms et gens du voyage, sont soumis en France à un véritable régime d’apartheid en raison d’une législation d’exception indigne d’un pays démocratique.

 

Le Collectif des Associations Tziganes demande à être reçu par le chef de l’État pour évoquer les problèmes que posent les propos racistes de certains parmi les ministres et les parlementaires de l’UMP.

 

Le Collectif des Associations Tziganes demande l’abrogation de toutes les lois discriminatoires et une action résolue au plus haut niveau de l’État pour lutter contre le racisme anti-tzigane.

 

Pour la sauvegarde des valeurs universelles qui ont fait la grandeur de la France, le Collectif des Associations Tziganes lance un appel en reprenant les mots exacts utilisés il y a vingt-cinq ans par Georges Guingouin, premier maquisard de France, libérateur de Limoges, dans son appel lancé à l’occasion du 41e anniversaire de la bataille du Mont Gargan :

«En 1985, j’en appelle aux hommes et aux femmes à l’âme généreuse pour que dans un sursaut moral, une nouvelle Résistance commence afin que la France reste le pays des Droits de l’Homme. La flamme de la Liberté ne doit pas s’éteindre !»

 


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Monique Ayurault - dans médias
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 11:16
Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 21:40

 

Ségolène Royal.

 

Qui? Ségolène Royal, candidate à la présidentielle de 2007 et présidente de la region Poitou-Charentes.

 

? dans un communiqué de presse rendu public ce vendredi soir.

 

Contexte: ce vendredi, en déplacement à Grenoble, Nicolas Sarkozy a proposé de retirer la nationalité aux personnes d'origine étrangère qui "auraient volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique", en installant le nouveau préfet d'Isère.

Ségolène Royal dénonce une "surenchère xénophobe".

 

Bonus-Tracks:

"L'intervention (...) du président Sarkozy marque une nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe. Cette fuite en avant sécuritaire symbolise l'échec de celui qui, hier comme ministre de l'Intérieur et aujourd'hui comme chef de l'Etat, n'a cessé de stigmatiser des territoires et des populations, sans jamais apporter de réponses concrètes à leur sécurité."

 

"Notre république est en train de pourrir par le sommet."


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Monique Ayrault - dans médias
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 10:18

 


 

On ne se laissera pas abuser par le temps des vacances..

Le petit  seau et la pelle

le vélo

les chaussures de marche ne ralentissent pas nos esprits de justice !!!

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Monique Ayrault - dans médias
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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 16:56

http://desirsdavenir.blog.fr/2010/07/20/affaire-bettencourt-par-laure-brard-9008689/

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs177.snc4/38199_1420381544627_1085324995_31319372_6321042_n.jpg

 


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Monique ayrault - dans médias
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 11:03

Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes,

rend hommage à « cet explorateur du monde et de la vie, cet artiste brillant, comédien, cinéaste, écrivain ».

« Homme de gauche, né à La Rochelle, épris de fraternité, de justice et de non-violence,


Ce fut sa dernière traversée : digne, généreuse et exemplaire. »

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Monique Ayrault - dans médias
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 08:57

Affaire Bettencourt / Woerth :

Sarkozy parle, les soupçons restent

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 14 juillet 2010 

 

Contrairement à ce que Nicolas Sarkozy a bien voulu dire, lundi soir sur France 2, ni lui ni Eric Woerth ne sont lavés de tout soupçon. Tour d'horizon des questions qui se posent toujours.

Pour Nicolas Sarkozy, le sujet est clos. Il l'a fait savoir, lundi 12 juillet, lors de son intervention sur France 2, avec force indignation contre cette affaire Woerth / Bettencourt faite, a-t-il fulminé, de "mensonges", de "calomnie".
A ses yeux, le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF), rendu public dimanche soir, a suffi à "lever tous les soupçons" qui pesaient sur Eric Woerth, en concluant que son ministre du Travail n'était pas intervenu, lorsqu'il était au Budget (2007- mars 2010) dans la gestion du dossier fiscal de Liliane Bettencourt.
Sauf que, d'une part, ce rapport a été effectué par une instance qui est tout sauf indépendante, puisqu'elle est sous la tutelle du ministère de l'Economie. D'autre part, quand bien même on ajouterait foi à ses conclusions, elles ne répondent qu'à une seule question sur une liste qui n'a cessé de s'allonger depuis trois semaines.
Quant aux suspicions qui portent sur l'éventuel rôle de Nicolas Sarkozy dans cette affaire, se borner à crier à la "honte", comme s'il s'agissait d'un crime de lèse-majesté, c'est un peu léger comme défense.

Non, ne lui en déplaise, l'affaire n'est pas encore morte, et encore moins enterrée. L'opération déminage de lundi est un raté. Il y a trop de questions qui attendent encore une réponse. 

Florence Woerth était-elle au courant de la fraude fiscale de Liliane Bettencourt ?

L'IGF affirme donc qu'Eric Woerth n'est pas intervenu dans le dossier fiscal de la milliardaire. Et ce, même si le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, a fait savoir que "l'administration fiscale avait été prévenue le 9 janvier 2009 du fait que le dossier fiscal de Liliane Bettencourt était susceptible de mettre en évidence des éléments de fraude fiscale".
Reste que la Tribune de Genève et Libération ont relayé des propos prêtés à un banquier anonyme selon lequel Eric Woerth "ne pouvait pas ignorer que sa femme venait très régulièrement à Genève" ces deux dernières années. Et si Florence Woerth, qui a travaillé de fin 2007 à juin 2010 dans la société Clymène, qui gère les actifs de l'héritière de L'Oréal, s'est rendue à Genève, "ce n'était certainement pas pour voir son jet d'eau", selon ce banquier. Florence Woerth, elle, assure qu'elle ne savait pas que Liliane Bettencourt avait des comptes en Suisse.
Alors, savait ? savait pas ? Jusqu'à présent, ce n'est que parole contre parole. 

Le couple Bettencourt a-t-il financé illégalement l'UMP ?

L'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, a déclaré aux policiers que le gestionnaire de la fortune de l'héritière de L'Oréal, Patrice de Maistre, lui avait réclamé 150.000 euros en liquide pour les remettre à Eric Woerth, en tant que trésorier de l'UMP, afin de financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Elle en aurait retiré 50.000 à la banque, somme maximale qu'elle pouvait se procurer par ce biais, et assure que Patrice de Maistre lui aurait dit qu'il allait "se débrouiller pour le reste". Ces allégations sont contestées par Eric Woerth et Patrice de Maistre. Ce dernier a même assuré aux policiers qu’il ne s’était "jamais occupé d’hommes politiques" et de financement de parti avant les régionales de 2010. Pourtant, le Nouvel Observateur a révélé, mardi 13 juillet, qu'il avait été contact dès septembre 2006 avec Eric Woerth dans le cadre du financement, par le couple Bettencourt, de la campagne de Nicolas Sarkozy. Pourquoi avoir menti ? Qu'est-ce que cela cache ? L'une des enquêtes conduites par le parquet de Nanterre est censée faire la lumière sur cet aspect de l'affaire Bettencourt/Woerth.

Totalité de l'article  :  ICI

Eric Woerth a-t-il demandé à Patrice de Maistre d'embaucher son épouse ?

Eric Woerth est-il intervenu pour que le couple Bettencourt obtienne l'Hôtel de la Monnaie ?

Les Bettencourt ont-ils remis des enveloppes à Nicolas Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy est-il intervenu dans le dossier Bettencourt / Banier ? 

Comment explique-t-il qu'à l'Elysée, on connaissait des décisions de justice avant qu'elles soient rendues ?

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Monique Ayrault - dans médias
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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 14:41

Effarement ? Dégoût ? Tristesse ? Colère ? On ne sait quel mot choisir. Ce n'est plus seulement Nicolas Sarkozy qui s'abîme aujourd'hui dans le feuilleton des affaires, c'est l'État lui-même, la morale publique, les grandes institutions. Nous baignons dans une atmosphère crépusculaire, étouffons dans un climat puant. Et nul ne peut dire sur quoi tout cela débouchera. Oh, certes, ce n'est pas la première fois que les « affaires » défigurent la République. Vérification faite dans mes archives, j'avais consacré pas moins de vingt « Paris-Province » aux divers scandales du deuxième septennat de François Mitterrand (Pelat, Tapie, Société générale, etc.). Ces chroniques n'étaient ni tendres ni joyeuses.

Il n'empêche ! Jamais, à aucun moment, l'État n'avait donné l'impression de se déliter aussi vite qu'aujourd'hui. En témoigne la panique qui s'est visiblement emparée du sommet de l'État. Pression policière sur l'ex-comptable, fuites organisées, instrumentalisation d'une partie de la magistrature, mobilisation comparable de l'administration fiscale, attaques insensées contre le site Mediapart, etc. Tout cela est absurde, totalement absurde. Pour ne reprendre que le dernier point, les « éléments de langage » mis au point à l'Élysée ont transformé les leaders de la majorité en « aboyeurs ».

C'est non seulement indigne mais c'est idiot. Attaquer notre confrère Edwy Plenel et sa rédaction en les traitant de « fascistes » a déjà eu pour effet de mobiliser l'ensemble des médias, droite et gauche confondues, qui s'indignent de diffamations aussi « énaurmes » venues d'en haut. Même les éditorialistes qui n'avaient pas de sympathie particulière pour l'ancien directeur de la rédaction du « Monde » se retrouvent aujourd'hui à ses côtés. Et qu'on ne parle pas de « corporatisme ». Un réflexe identique mobilise les chercheurs, sociologues ou spécialistes des médias qui, comme le courtois Dominique Wolton, n'en reviennent pas. On s'alarme à bon droit, en effet, quand des responsables en viennent à s'exprimer comme des mafiosi réglant des comptes.

Ce n'est pas tout. J'ai épluché avec attention le dossier publié jeudi par notre excellent confrère « Courrier international ». C'est peu de dire que cet ensemble d'articles est humiliant pour les citoyens que nous sommes. Un peu partout sur la planète, en effet, la presse se gausse - avec une violence incroyable - des dérapages répétés du sarkozysme. Les éditorialistes italiens se moquent d'un « pouvoir désinvolte » et d'un « feuilleton digne d'une pièce de Feydeau » ; le quotidien espagnol « El Pais » ironise sur le glissement qui aura conduit Sarkozy « de la Roleix à la pénitence » ; l'hebdomadaire allemand « Der Spiegel » sourit de l'aménagement d'un coûteux Airbus présidentiel (176 millions d'euros), digne « d'un riche Russe ou d'un émir du pétrole » ; le quotidien suisse « Neue Zürcher Zeitung » dénonce roidement la Sarkozie et ses ministres « sans foi ni loi ». Ni les Chinois, ni les Russes, ni les Africains ne sont en reste.

Quant au prestigieux magazine américain « Vanity Fair » (cité par « Le Monde » du 7 juillet), il va plus loin encore. « Comme Nixon pendant le Watergate, Sarkozy risque de mourir à petit feu », écrit l'éditorialiste Julia Sancton, « et il tente de minimiser les dégâts. Et comme ils l'ont fait pendant le Watergate, les hommes politiques les plus puissants, ceux qui étaient au cœur du scandale, sont restés à leur poste alors que leurs collaborateurs ont été jetés par-dessus bord comme du ballast. Et comme lors du Watergate, je présume que les révélations vont se poursuivre ». Attendons-nous, en effet, à ce qu'on parle encore et encore d'argent liquide, d'enveloppes occultes, de passe-droits supposés et de soupçons troublants. Et cela alors même que la rigueur s'abat comme un orage de grêle sur les salariés et sur les plus pauvres. On célébrait récemment le 18 Juin. Reviens de Gaulle, ils sont devenus fous !

Jean Claude Guillebault

Une autre republique est possible...

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Monique Ayrault - dans médias
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:49
Ségolène Royal était l'invitée du JT de 20h sur TF1 ce mardi 29 juin 2010.
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Michèle Fazilleau - dans médias
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 19:21

Gazette spéciale d'@rrêt sur images

Cette fois c'est fait, c'est clair, c'est net : virés ! Virés sans ménagements, les humoristes de France Inter, Stéphane Guillon et Didier Porte. Virés en étant traités de "petits tyrans" par leur désormais ex-patron, Jean-Luc Hees, nommé à la présidence de Radio France par le bon vouloir de Sarkozy. Mince consolation : ce double licenciement a été vécu en direct par les auditeurs.

Parce que cette journée du 23 juin, par sa brutalité, restera dans les annales de l'audiovisuel public et de la liberté d'expression, nous avons voulu que vous puissiez en voir et écouter les principaux moments. Regardez donc Stéphane Guillon dans sa dernière chronique matinale, traiter France Inter de "station de gauche qui licencie comme la pire entreprise de droite"; écoutez Didier Porte annoncer en direct au Fou du Ro i qu'il a reçu sa lettre de licenciement ; écoutez Stéphane Bern, sous le choc, prévenir qu'il prend ce vidage comme un "désaveu personnel", et annoncer qu'il en "tirera les conséquences"; écoutez enfin Jean-Luc Hees expliquer sa décision, et renvoyer Bern dans ses cordes, sur le mode "ça ne coûte pas cher de se déclarer solidaire trente secondes". Notre enquête complète est ici.


 

 

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3111

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Michèle Fazilleau - dans médias
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