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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 16:11

 

Que retenir de l'émission "A vous de juger" consacrée jeudi soir 9 septembre sur France 2 à la réforme des retraites ? La prestation souriante, sereine et décontractée de François Fillon ?

 

Ou bien celle, plus vigoureuse et passionnée, mais toute aussi convaincante, de Ségolène Royal ?

!
Ce fut à l'évidence une soirée riche d'enseignements politiques. S'agissant du premier ministre, disons, au risque de nous tromper, qu'il semblait d'autant plus à l'aise qu'il donnait l'impression d'être sur le départ. Répondant aux questions, plutôt bienveillantes, d'Arlette Chabot et de Jean Boissonnat, il s'est livré à un exercice de pédagogie d'autant plus réussi que personne ne lui portait vraiment la contradiction. Calme, compétent, il entendait démontrer que le projet de réforme du gouvernement, étant donné la brusque aggravation de la situation économique du fait de la crise, est le seul susceptible de sauver le système par répartition. Attentif à ne pas sous-estimer l'ampleur de la mobilisation de mardi 7, il déclara : "Ce n'est pas une réforme facile. Je comprends parfaitement l'inquiétude des Français." Avant d'ajouter : "Il faut dire la vérité : si l'on ne travaille pas plus longtemps, on ne cotisera pas plus, et c'est tout le système qui sera en péril."

 

Bien entouré - de nombreuses personnalités de la majorité assistaient à l'émission, parmi lesquelles Christine Lagarde, Roselyne Bachelot, Nadine Morano, Xavier Bertrand, Gérard Larcher, Luc Chatel -, nulle tension ne semblait l'habiter. "Je vous trouve extrêmement détendu et serein, plus qu'avant", lui confia Arlette Chabot. Manière de sous-entendre qu'il y avait là peut-être anguille sous roche...


Si le premier ministre est peut-être sur le départ, Ségolène Royal, elle, est assurément de retour. Peut-être même est-ce la première fois qu'elle réussit à ce point une prestation télévisée.

 

Evoquant le souvenir de son dernier conseil des ministres présidé par François Mitterrand, elle déclara :

 

"Je le dis solennellement : oui, si nous accédons au pouvoir en 2012, nous rétablirons la liberté de partir à la retraite à l'âge de 60 ans."

 

Les choses étaient dites, avec clarté, sans ambiguïté, et, plus surprenant, reconnaissons-le, de manière argumentée.

 

En l'écoutant, on comprenait - enfin ! - qu'il y a bel et bien deux projets de réforme des retraites, et, plus profondément, deux visions différentes de la société qui s'opposent.

 

"Le système que le gouvernement veut mettre en place est le plus sévère d'Europe", expliqua Ségolène Royal, chiffres à l'appui, avant de conclure par un vibrant : "Nous nous battrons le dos au mur."

 

Ceux qui pensaient que les primaires du PS allaient se résumer à un choix entre Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry ont peut-être parlé trop vite.

 

La Royale est toujours là. Il faudra dorénavant compter avec elle.

Franck Nouchi (Chronique)
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Monique Ayrault - dans médias
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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 18:05

 


Pour Woerth, poser trop de questions est malsain et pervers

 

 

 

 

Woerth reconnaît avoir demandé

la Légion d'honneur pour Patrice de Maistre

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 2 septembre 2010 

"J'ai fait comme de multiples députés, c'est d'une grande banalité", a lâché le ministre en reconnaissant avoir écrit une lettre demandant à Nicolas Sarkozy de remettre la Légion d'honneur au gestionnaire de fortune de Lilianne Bettencourt.

Eric Woerth a reconnu, jeudi 2 septembre, devant l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF), qu'il avait bien écrit en 2007  une lettre à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, pour demander la Légion d'honneur pour Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, selon Lemonde.fr.
 

 

"J'ai fait comme de multiples députés, c'est d'une grande banalité. Je n'ai jamais dit que cette lettre n'a pas existé", a déclaré le ministre, cité par le quotidien, alors qu'il était invité pour parler des retraites. L'existence de cette lettre avait été révélée mardi par L'Express et Le Canard enchaîné.

"Je n'ai mas menti"

 

Jusqu'ici, Eric Woerth avait toujours nié être avoir joué un rôle dans l'octroi de cette décoration au gestionnaire de fortune, selon l'Express, qui s'appuie sur l'audition du ministre du 29 juillet dernier, comme témoin dans le cadre de l'enquête sur un éventuel trafic d'influence autour de cette décoration.

 

Dans un article dans lequel nous révélions la remise de cette légion d'honneur, Le Nouvel Observateur rapportait, le 23 juin dernier, des propos du cabinet d'Eric Woerth, qui reconnaissait alors qu'"il avait remis la décoration à Maistre, mais ne l'avait pas proposée".

 

Mardi, Eric Woerth avait, en marge du campus des jeunes de l'UMP réuni à Port-marly, dans les Yvelines, martelé qu'il n'avait "pas menti" : "On cherche à me salir, je n'ai rien à me reprocher. Je l'ai déjà dit, je le redit, je n'ai rien fait de mal, je n'ai mas menti. Je n'ai pas menti à la police, je n'ai pas menti aux Français" "Tous les jours j'ai droit à une nouvelle pseudo-révélation", avait ajouté le ministre.

 

Son avocat, Me Yves Le Borgne avait, pour sa part, nuancé ces propos : "Eric Woerth a toujours dit qu'il n'avait pas porté le dossier en tant que ministre et qu'il n'avait pas attribué cette décoration", avait-il déclaré à l'AFP le même jour. "M. Woerth a dit aux policiers qu'il ne se souvenait pas d'une quelconque action (en faveur de M. de Maistre) mais que si on l'avait sollicité, il avait pu donner un avis positif", avait ajouté Me Le Borgne.

 

Conflit d'intérêt ?

D'après l'Express, cette Légion d'honneur pourrait constituer un "renvoi d'ascenseur" destiné à remercier Patrice de Maistre d'avoir aidé à collecter, légalement, des dons pour l'UMP à l'approche de l'élection présidentielle. 

 

Patrice de Maistre a été fait chevalier de la Légion d'honneur dans le cadre de la promotion du 14 juillet 2007, et a reçu sa décoration début 2008 des mains d'Eric Woerth, quelques semaines après l'embauche de la femme du ministre, Florence, dans la société en charge de la gestion de la fortune de Lilliane Bettencourt.

 

                                  Alors menteur ou pas menteur ????

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 09:13

 

Sans vouloir dénoncer personne, Aphatie a fait du mauvais esprit, ce matin, sur RTL.

 

Laurence Parisot était interrogée sur Woerth. Vous savez quoi ?

Elle trouve que "l'on" fait preuve d'inhumanité, à son égard. Oui, d'inhumanité.

Il faudrait laisser la Justice travailler, etc.  

"Qui fait preuve d'inhumanité ?" interroge Aphatie. Instant de flottement.

Mettre en cause L'Express, auteur du scoop du jour ? Ce serait une lourde erreur.

Des fois que Barbier commande un jour un sondage à l'IFOP ! Et soudain l'insipiration divine effleure la patronne du MEDEF : Internet.

Le voilà le coupable....

 

C'est Internet qui fait preuve d'inhumanité (entre autres défauts, Internet ne commande pas de sondages).

D'ailleurs, "comme le dit le philosophe Alain Finkielkraut, Internet est la poubelle de l'Histoire", avance Parisot, recyclant une vieille citation (pour le plaisir, vous pouvez revoir notre émission avec lui).

 

Et alors là, Aphatie, à mi-voix, comme effrayé par son audace : "sans doute parce qu'il n'y va pas beaucoup". Ah, Jean-Michel ! Oser insinuer que le grand penseur parlerait de ce qu'il ne connait pas ? Tu fais une OPA sur le créneau de l'insolence, maintenant, laissé en jachère par France Inter ? Heureusement, tu ne l'as pas dit trop fort !

 

Aphatie aurait pu ajouter que les deux scoops du jour sur Woerth

 

-(une lettre confirmant qu'il a bien demandé la légion d'honneur pour de Maistre,

-et une autre lettre de son prédecesseur Gaymard refusant la vente de l'hippodrome de Compiègne) sont bien signés L'Express et Le Canard.

 

C'est donc la presse, toute la presse, qui est "inhumaine".

 

Il aurait pu  titiller Parisot sur le point de savoir pourquoi elle hésitait à les mettre en cause. Mais pour une rentrée, il ne faut pas trop demander.

 

N'empêche, ça bouge.  

Elles doivent être bien déboussolées, toutes les voix, conscientes ou ventriloques, du sarkozysme.

Dès lors que le sarkozysme implose comme il devait imploser, en une myriade de rivalités haineuses, de repentirs de traîtres, de remords et de hontes, dès lors que l'on va s'étriper pour les places sur les canots de sauvetage, (même si, ne nous y trompons pas, ils restent tous fondamentalement d'accord sur le fond) le journalisme politique va passagèrement retrouver un intérêt.

 

Plus que jamais, il va falloir être subtils.

Daniel Schneidermann

 

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Monique Ayrault - dans médias
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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 18:24

 


Ségolène Royal - France Inter

 

 

-Parlez d'union on va vous ressortir des sujets de désunion.....

-Répondre à un scandale comme les affaires Woerth...

           on vous ressort Pierre Bergé.....

-Ce gouvernement triche, ment, et se défend bien mal...

 

Tissez votre toile d'araignée autour de Ségolène Royal, nous saurons en démêler les fils.

 

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Monique Ayrault - dans médias
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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:59

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                    "Sé-go-lène ! Sé-go-lène !" Sur le "France",

 

Un navire amarré dans le port de La Rochelle, les partisans de la présidente de région Poitou-Charentes fêtent leur championne. Entourée en permanence de dizaines de militants de Désirs d'Avenir, Ségolène Royal rayonne alors qu'elle avance le long de l'étroit pont, saluant ses troupes. Venus de tout l'Hexagone, les militants de Désirs d'avenir n'ont d'yeux que pour elle. Son discours d'ouverture de l'université d'été les a - évidemment - conquis. "Elle était fidèle à elle-même", assure Alain, 50 ans, de Pau.

 

Pour ses partisans, l'ex-candidate a eu, une nouvelle fois, raison avant tout le monde au sein du PS. "Elle a réussi à faire se lever une salle qui n'était pas acquise, sur un sujet pas facile, celui de la sécurité", s'enthousiasme Amine, 22 ans. Comme beaucoup de militants, il ne manque pas de rappeler qu'en 2006, lorsqu'elle évoquait l'encadrement militaire des délinquants ou d'autres sujets "sécuritaires", "c'était fasciste, c'était pétainiste". "C'est elle qui a fait évoluer le discours du parti sur la sécurité". Une raison parmi d'autres qui font qu'elle est, pour ses partisans, "l'avenir du PS", tandis que les autres leaders "sont restés bloqués aux années 1990".

 

Pour la grande majorité d'entre eux, aucun doute : elle doit se présenter aux primaires.

 

"Elle sera candidate, et elle gagnera en 2012", assure Thierry, du Lot-et-Garonne. "Les primaires vont être géniales et elle va les gagner", confirme Amine. Plus sceptique, un autre explique que "tout dépendra de la sitution, des sondages". Mais il le souhaite, "évidemment".

 

Anne-Marie, de l'Indre, refuse de voir les choses autrement. Pour elle, Ségolène Royal "invente une autre manière de faire de la politique, des solutions nouvelles", qui doivent être reprises par le parti.

"L'OBJECTIF PREMIER, C'EST DE CHASSER SARKOZY"

 

Et si ce n'était pas elle ? Si elle choisissait de "sacrifier ses ambitions", comme elle le disait elle-même, laissant Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn affronter Nicolas Sarkozy ? Son entourage a une réponse toute prête : "Nous sommes des socialistes, même si Ségolène n'est pas candidate, ce qu'on souhaite avant tout c'est la victoire de la gauche, évidemment nous soutiendrons le candidat du PS quel qu'il soit".

 

Mais chez les militants "de base", la réponse est moins évidente. Alain se dit "perplexe". "Tout dépendra, je me déciderai en fonction des écarts de voix, des réserves à gauche, et du candidat du PS. Si les idées de Ségolène sont reprises, on verra".......

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/08/28/pour-les-partisans-de-royal-en-2012-ce-sera-elle_1403693_823448.html

 

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Monique Ayrault - dans médias
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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 13:48
Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 10:11

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Interrogée par Jean-Michel Apathie sur RTL, ce jeudi 26 août", sur l'expulsion des Roms, la présidente de région socialiste a condamné fortement "la mise en scène" "des migrations de la misère" faite par Nicolas Sarkozy pour "occulter les vrais problèmes".


Ségolène Royal : Bonjour.

L'expulsion des Roms vers la Roumanie continue de susciter beaucoup de commentaires. Alain Duhamel vient d'y consacrer son éditorial. Le gouvernement organise, aujourd'hui même, deux vols pour ramener des Roms vers Bucarest. Ces personnes sont en situation irrégulière sur le territoire français et donc elles sont expulsées. En quoi cela vous paraît-il critiquable, Ségolène Royal ?

C'est la mise en scène qui est critiquable.

Uniquement ?

C'est-à-dire c'est ce qu'il y a de plus critiquable, c'est-à-dire l'exploitation des migrations de la misère au cœur de l'été, à un moment où par cette mise en scène détestable, Nicolas Sarkozy a cherché à occulter les vrais problèmes qui se posent en cette rentrée, et en particulier la mise en cause du droit à la retraite. Et ça, je crois que c'est très mauvais d'instrumentaliser des misères humaines pour des raisons bassement politiciennes. La meilleure preuve, c'est qu'il y a des solutions sérieuses pour régler ce problème...

... Des Roms ?

... Puisque ce n'est seulement que récemment, le gouvernement a pris contact avec ses homologues européens, et en particulier le gouvernement roumain qui réclame depuis des mois une solution européenne à ce problème. Laissez-moi vous dire, je crois qu'il y a trois choses à faire pour régler le problème des Roms et des gens du voyage parce qu'on fait souvent la confusion entre les deux, et il y a aussi des problèmes...

Parlons des Roms...

... Avec les gens du voyage, c'est que premièrement, il faut appliquer la loi. Il y a une loi qui impose à toutes les mairies de plus de 5.000 habitants de construire des aires pour les gens du voyage. Savez-vous quel est le pourcentage de ces aires qui sont aujourd'hui réalisées en France ?

Une commune sur deux ?

Un peu moins, c'est-à-dire 42% seulement des aires pour les gens du voyage sont installées dans les communes pour une loi qui date de plus de dix ans. J'ai vérifié immédiatement dans la région que je préside...

... Il doit y avoir des maires de Droite et de Gauche qui n'ont pas organisé des...

... Mais le problème n'est ni de Droite ni de Gauche. Il y a des solutions respectueuses et efficaces et des solutions violentes et inefficaces. Et la solution qu'a prise Nicolas Sarkozy, c'est uniquement pour un intérêt personnel.

La deuxième chose c'est d'apporter bien évidemment une réponse européenne puisqu'il y a des migrations de la misère au sein de l'Europe. Il faut vraiment régler ce problème en partenariat avec nos partenaires.

La troisième solution, c'est de mettre en place des projets de co-développement car enfin, l'Etat français est aujourd'hui tous les jours nargué par des personnes qui sont, en effet, reconduites à la frontière et qui déclarent : "mais nous prenons le chèque de 300 euros et nous revenons dans huit jours". Est-ce que c'est cela l'Etat de droit ? Non, ce n'est pas cela l'Etat de droit.

En revanche, des personnes qui ont eu suffisamment de moyens pour se réinstaller en étant accompagnées avec des moyens comme le disait Alain Duhamel, contrôlés, ils ont pu vivre de leur travail, dans leur pays, élever correctement leur famille et mettre fin aux migrations de la misère.

Voilà, ça c'était le sujet des Roms qui suscite beaucoup de commentaires en cette rentrée politique. Rentrée politique aussi pour le Parti socialiste : l'université d'été de La Rochelle se déroule ce week-end ; vous serez tout à l'heure à La Rochelle, Ségolène Royal. Beaucoup de sondages sont effectués à cette occasion, et il y a eu une constante dans ces sondages : Dominique Strauss-Kahn arrive partout en tête. Il paraît être aujourd'hui le dirigeant socialiste le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy. Sondage "Nouvel Obs" : 59% des intentions de vote pour Dominique Strauss-Kahn, 41% pour Nicolas Sarkozy. Ce désir de Dominique Strauss-Kahn de la part des Français suscite quel commentaire chez vous, Ségolène Royal ?

Je vais vous dire deux choses à ce sujet-là...

... Oui, mais en répondant à ma question !

Oui en répondant à votre question.

Très bien ! Formidable !

Il y a d'abord un profond désir d'alternances. C'est ce que je retiens, c'est-à-dire qu'au bout de trois ans, Nicolas Sarkozy a non seulement déçu la Gauche, ça ce n'est pas surprenant ; mais surtout profondément déçu une bonne partie de ceux qui ont voté pour lui, qui ont cru à ses promesses, qui ont cru au "travailler plus pour gagner plus" alors qu'il se prépare à faire le "travailler plus pour gagner moins" en remettant gravement en cause le système des retraites.

55% des Français, selon un sondage Via Voice "Libération", publié au début de la semaine, souhaitent l'alternance et visiblement, c'est Dominique Strauss-Kahn qui incarne le mieux, aujourd'hui, cette alternance. Pourquoi ?

Mais moi je me réjouis qu'un leader socialiste apparaisse comme pouvant battre à plat de couture Nicolas Sarkozy. Maintenant, vous connaissez les sondages. Tant mieux si les instituts de sondage font de bonnes affaires, en ce moment, même si ça va être fatigant, si pendant deux ans, nous sommes rythmés au rythme des sondages. Nous avons connu cela à chaque échéance électorale. On sait ce que valent les sondages. Si j'avais cru les sondages, y compris dans ma propre région où on me disait battue dans les premiers sondages, j'ai été élue à 61% des voix.

Les sondages en 2006 vous ont encouragée et aidée dans votre démarche.

Ah non ! Même Alain Duhamel, qui est là, avait fait un livre où je n'étais pas présente alors que c'est moi qui étais candidate. Il s'appuyait sur les sondages.

Et cette "pique" humoristique envers Alain n'est pas adaptée dans notre discussion. Nous parlons des sondages.

Si ! parce que ça fait vingt-cinq ans que je fais de la Politique, que je fais des combats électoraux et j'en ai beaucoup gagnés. J'en ai perdu aussi quelques-uns et rien ne vaut en Politique le vote des électeurs. Le respect du vote des électeurs et donc l'élite médiatique et politique ne va pas nous ballotter au gré des sondages parce que les gens ne veulent pas de ça.

Sans vouloir insister, quel est votre jugement aujourd'hui sur ce qui apparaît comme une évidence, c'est-à-dire la force de Dominique Strauss-Kahn ?

Mais encore faut-il qu'il soit candidat ! Et je vous dis : mais c'est une très bonne chose.

Souhaiteriez-vous qu'il le soit ?

Mais s'il le souhaite, moi je lui ai posé la question. Donc vous voyez ! J'ai même demandé à le voir.

Qu'est-ce qu'il vous a répondu ?

Eh bien pour l'instant, il ne répond pas. Il ne sait pas. Donc laissons-lui le temps de nous dire ce qu'il compte faire !

Et ça pourrait faire un bon candidat pour vous ?

Mais bien sûr... Il n'est pas le seul.

Non, il y en a d'autres ; peut-être vous ?!Dans un livre qui sort aujourd'hui ou demain. David Revault d'Allonnes, journaliste à "Libération", "Petits meurtres entre camarades" - c'est publié chez Robert Laffont -, il vous fait dire ceci (alors je ne sais pas si vous l'avez dit vraiment) : "Je pense que je gagne les Primaires face à tous les autres candidats". C'est vrai ? Vous le pensez, Ségolène Royal ?

D'abord, je conteste cette méthode éditoriale qui consiste...

Ah ! la mienne ?

Non celle-ci, d'un livre comme ça là aussi...

Ah, celle de David Revault d'Allonnes, oui d'accord. J'ai eu peur.

... Pour sans doute vendre du papier qui consiste à reprendre des bribes de déclarations qui - il faut quand même le préciser - sont datées du mois de juin dernier. En Politique quand même les choses vont vite...

C'est pas vieux quand même, juin dernier, vous savez !

Oui mais, j'entendais ce matin là, j'écoutais ce matin à la radio en venant vous voir. On avait l'impression, les auditeurs, les téléspectateurs qui entendent ça, ont l'impression que je viens de faire des déclarations de ce type aujourd'hui à la veille de l'université d'été de La Rochelle. Ca n'est pas correcte cette façon de procéder ; et là aussi, on a besoin d'un peu de respect parce que la politique c'est quelque chose...

Mais si on rapporte vos propos du mois de juin, vous les avez tenus ou pas, ces propos au mois de juin ?

Je ne me souviens plus.

D'accord.

Mais je pense que je ne suis pas mauvaise dans une campagne électorale. Donc c'est possible que je les ai tenus. Mais je crois qu'aujourd'hui, vous savez c'est la rentrée là. Les Français attendent autre chose dans la dimension et dans l'épaisseur politique de ce que nous, responsables politiques,  nous avons à faire. Nous allons être là en travail collectif à La Rochelle. Il y a une rentrée sociale qui est extrêmement dure.

Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans le pays qui est le nôtre ? C'est que les Français ont l'impression qu'il y a une petite caste de minorités, de milliardaires proches du Pouvoir, toujours plus riches, toujours mieux protégés. Des catégories moyennes qui se sentent désespérément tirées vers le bas qui, aujourd'hui, sont confrontées à tous les problèmes, y compris la question de la hausse des prix dont on ne parle pas mais les Français sont pris en otage aujourd'hui par la hausse des prix, de l'électricité, du gaz, du téléphone, du logement, de la rentrée scolaire. Et puis, enfin, la fragilisation du système de retraite et l'emploi qui ne s'améliore pas. Et puis les catégories populaires qui sont toujours plus fragilisées et qui subissent à la fois l'insécurité physique et la précarité sociale.

Une autre question - la dernière. Dans le même livre. Je suis désolé, Martine Aubry...

Oui, mais ce n'est pas bien ce livre qui attise les zizanies au sein d'un...

Pourquoi les zizanies ? C'est le débat politique. Martine Aubry dit...

Même le titre ! Qu'est-ce que ça veut dire le titre ?

Vous même, vous avez dit du Parti socialiste des choses très dures lors du congrès de Reims.

Mais je dis des choses très dures quand il faut les dire...

Et "petits meurtres entre camarades", c'était un peu le congrès de Reims.

Je dis des choses très dures quand il faut les dire ; mais en même temps, alimenter ce feuilleton de la zizanie. A un moment, nous avons tourné justement la page du congrès de Reims et les tricheries qui ont eu lieu. Aujourd'hui, moi j'ai eu la responsabilité politique. J'ai pris mes responsabilités en tournant cette page alors que j'ai été victime de ce qui s'est passé à Reims pour dire, aujourd'hui nous devons nous rassembler parce que la situation du pays est grave, parce que les socialistes gagneront 2012 s'ils sont unis.

D'accord.

Et nous devons absolument rester unis.   

Martine Aubry dira avant la fin de l'année si elle est candidate à l'élection présidentielle ?

C'est sa liberté...

D'accord. C'est sa liberté, voilà. Et c'est la liberté aussi de Robert Laffont de publier un livre "Petits meurtres entre camarades", parce que ça a existé les petits meurtres entre camarades.

Oui, mais ce n'est pas la liberté des uns et des autres de dégrader, de dénigrer les comportements politiques.

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Monique Ayrault - dans médias
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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 17:19

 


Royal fustige la politique de Sarkozy [NWS] FR2 240810
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Monique Ayrault - dans médias
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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 22:41

A quatre jours de l’ouverture de l’université d’été du PS à La Rochelle, l’ex-candidate à la présidentielle remet en avant son « ordre juste ».

 

 

 

 

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Ségolène Royal repart au combat pour « l’ordre juste ». L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle ressurgit dans le débat sur la sécurité, thème qu’elle développera aussi le 18septembre lors de sa Fête de la fraternité à Arcueil (Val-de-Marne).

 

Avant d’ouvrir l’université d’été du PS vendredi à La Rochelle, Royal appelle les socialistes à reprendre « ses idées », dont celle de l’encadrement militaire des jeunes délinquants.

 

Que répondez-vous à Brice Hortefeux qui, dans « le Monde », s’en est pris à la « gauche milliardaire » ?

 

SÉGOLÈNE ROYAL.

 

De qui se moque- t-il ? Je rappelle qu’il y a actuellement un clan au pouvoir qui utilise l’Etat à des fins personnelles et au profit d’un groupe de milliardaires bénéficiant du bouclier fiscal et des distributions de Légions d’honneur. Tout accrédite la suspicion d’un trafic d’influence au profit des milliardaires financiers de l’UMP régulièrement réunis par Nicolas Sarkozy, Eric Woerth et Brice Hortefeux. Sur ces malversations, il n’y a toujours pas d’enquête ni de juge d’instruction, ce qui serait inimaginable dans n’importe quelle autre démocratie.

 

Vous pensez que les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la sécurité visaient à faire oublier ces affaires ?

 

SÉGOLÈNE ROYAL.

 

Il fallait en effet d’urgence faire diversion ! Concernant les Roms, je rappelle que Nicolas Sarkozy avait déjà promis lors d’une déclaration à l’Assemblée nationale le 10juillet 2002 de supprimer tous les campements illégaux. Ceux installés depuis cette date relèvent donc de sa responsabilité !

 

La mise en scène des migrations de la misère vise à camoufler l’échec économique et sécuritaire du pouvoir. Je ne tomberai pas dans le piège d’une polémique sur le sujet car c’est tout l’objectif recherché. Chaque fois que la gauche dénonce la « politique sécuritaire » de Sarkozy, ce dernier marque des points. J’affirme que sa politique n’est en rien sécuritaire. Au contraire, elle produit de la violence. La preuve : les agressions sur les personnes ont massivement augmenté depuis huit ans.

 

Les propositions du PS ne tardent-elles pas à venir ?

 

SÉGOLÈNE ROYAL.

 

Oui. C’est parce qu’il y a, admettons-le, plusieurs lignes au sein du PS. J’avais fait des propositions très claires lors de la campagne présidentielle sur la sécurité durable et l’ordre juste.

J’évoquais notamment la nécessité de prévention, avec l’encadrement scolaire des jeunes, l’importance de donner des moyens à la police et la justice pour agir contre le grand banditisme

et enfin le besoin d’une alternative à la prison pour les mineurs délinquants.

Je souhaite que le PS reprenne mes idées, les approfondisse et que ce ne soit pas la ligne laxiste qui l’emporte.

 

Votre proposition d’encadrement militaire des jeunes délinquants avait naguère fait polémique au PS…

 

SÉGOLÈNE ROYAL.

 

Ce qui se passe aujourd’hui prouve pourtant que j’avais raison. Les Français ont besoin de sécurité, notamment au moment où ils sont durement frappés par la précarité économique. Le PS doit reprendre mes propositions. C’est une nécessité car les jeunes qui sont mis en prison ressortent plus enragés que quand ils s’y sont rentrés. Il y a eu en trois ans plus de 50 000 condamnations par les tribunaux qui n’ont pas pu être appliquées, faute de structures adaptées. Au lieu de fermer les régiments comme le gouvernement le fait actuellement, il faut repenser l’utilisation de ces lieux d’éducation et d’encadrement pour permettre aux jeunes de se remettre sur les rails.

 

Pourquoi dites-vous que les propos du président des servent les entreprises françaises ?

 

SÉGOLÈNE ROYAL.

 

Pourquoi le contrat Mistral pourtant annoncé par Nicolas Sarkozy a-t-il été annulé par les Russes (NDLR : le président s’était félicité d’un accord avec Moscou pour la vente de deux navires de guerre construits en partie aux chantiers navals de Saint-Nazaire) ?

Je ne vois plus un seul chef d’Etat ou de gouvernement qui défende l’action et les déclarations du président de la République française. S’il continue, cela va finir par se retourner violemment contre les Français et les entreprises françaises. Jusqu’alors, elles étaient bien positionnées dans les pays émergents à forte croissance, mais la méfiance est en train de monter.

 

Il est urgent que la France retrouve sa dignité et son rayonnement international gravement mis en cause aujourd’hui par le comportement immoral de l’actuel président de la République.

 

Vos relations sont-elles désormais apaisées avec Martine Aubry ?

 

SÉGOLÈNE ROYAL.

 

Oui car j’ai le sens des responsabilités, malgré la gravité de ce qui s’est passé au congrès de Reims. La gauche peut gagner en 2012 si elle est unie et si elle est capable de construire un projet qui redonne une espérance et qui tire la France vers le haut.

 

Lire la suite :

 

 

http://www.leparisien.fr/abo-politique/royal-la-ligne-laxiste-ne-doit-pas-l-emporter-au-ps-23-08-2010-1040048.php



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Monique Ayrault - dans médias
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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 17:42

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Ségolène Royal : un retour pétaradant

Publié le 20 août 2010 par Allain Jules

 

Ségolène Royal a fait sa rentrée politique ce matin sur Europe 1. Une réconciliation avec le média, après ses boules puantes contre l’ancienne candidate à la présidence de la République.  Le mot juste, la force de frappe, le punch. La voltigeuse de la vérité est de retour. Et quel retour !

 

Il était 8h20 quand Thierry Guerrier reçoit la présidente du Poitou-Charentes, Ségolène Royal. Les ségolénistes qui avaient ces derniers temps quelques petits doutes peuvent être rassurés.  

 

Celle qui, lorsqu’elle éternue enrhume l’UMP et ses sbires d’inspiration frontiste-lepéniste voir même pétainiste et que sais-je encore, ces mamamouchis de la bienpensance, sont nus.

 

La dame du Poitou les a déshabillés avec maestria.

 

Elle a dénoncé le déni de la réalité des populistes qui gouvernent la France.

 

Avec bien sûr, à leur tête, celui qui incarne aujourd’hui la honte de la France à travers le monde. Depuis 8 ans, cet homme, agité du bocal, dirige la sécurité, sans résultat probant. Que des effets d’annonce. Ce n’est pas nous qui le disons, mais, les premières salves sont venues des Etats-Unis, puis d’Angleterre, avant que l’Union européenne ne s’inquiète de la politique scélérate menée en France par des vide-goussets qui s'en mettent plein les poches, ces champions du cynisme qui ont toujours raison et rejettent leurs propres échecs sur les autres sans vergogne…

 

Ce Gouvernement de bras cassés, un vrai capharnaüm, mène la France à la perdition. Les Français se demandent aujourd’hui jusqu’où cet homme mènera la France.

 

Compte rendu analytique

Une véritable leçon. Un coup de massue à la mesure de l’inquiétude que suscitent ces gens qui jettent l’opprobre sur l’Hexagone. Ségolène Royal a commenté avec ironie la réunion d’urgence de Brégançon sur les Finances publiques.

 

Pour elle, il faut bien sûr un redressement financier. Pour cela, il faut une économie juste et des réformes justes. Elle a ensuite embrayé sur la réforme des retraites, taclant au passage les augmentations des tarifs EDF, SNCF (2/5%) et du gaz (10%) qui asphyxient les Français.

 

A propos de la stabilité des prix et la pseudo idée de rassurer les marchés du Gouvernement Sarkozy, Ségolène Royal a axé son discours sur la priorité à donner aux PME, ces petites et moyennes entreprises qu’il faut aider puisque ce sont-elles qui génèrent le plus de croissance. De l’ordre de 06% a-t-elle précisé.

 

Elle a aussi parlé du développement des énergies renouvelables et de la croissance écologique, vecteurs de stabilité économique.

 

Sur les Retraites, elle a surtout mis le doigt où ce Gouvernement ne veut pas: le financement par le capital. Un financement de retraite égal donc, avec le travail aussi, en lui-même. Elle a critiqué le slogan creux « travailler plus pour gagner plus« , qui serait selon elle, « gagner moins et travailler plus », dans la mesure où, il y a une baisse conséquente des loyers accordés aux retraites. Un vrai paradoxe donc.

 

Elle a ensuite mis l’accent sur la dialectique mensongère de « aucune augmentation d’impôt », en précisant que la suppression du crédit d’impôt aura pour conséquence l’augmentation de la taxe d’habitation. C’est une pagaille économique et sociale a-t-elle affirmé.

 

Sur le discours xénophobe et haineux de Grenoble du chef de l’État, elle a parlé de surenchère, d’inefficacité. Pour elle, il y a une volonté manifeste de diviser les Français. Sans vouloir polémiquer, elle a précisé que Sarkozy dirige la sécurité de la France depuis…8 ans. Pour elle, il faut une politique juste, un ordre juste mais ferme. Un chiffre certainement qui va faire jaser du côté de l’UMP, ce sont les fameux 64000 personnes de plus, victimes de violence sous Sarkozy. Une façon pour elle de rappeler que le chef de l’État n’est qu’une girouette, un brasseur de vent. Elle a redit qu’il y a eu 9000 suppressions de postes dans la police et que 3500 vont suivre…

 

Il faut noter qu’il y a un glissement dangereux a-t-elle précisé, notamment sur l’amalgame immigration=délinquance. Pour elle, cette stigmatisation risque d’être préjudiciable pour la France à long terme. Elle a parlé de ces marchés que les entreprises françaises sont entrain de conquérir au forceps et dont les efforts risquent d’être réduit à néant à cause d’une politique exécrable.

 

Sur les Primaires, elle a encore une fois dit qu’elle se prononcera le moment venu. Le PS travaille dit-elle, notamment avec l’ouverture prochaine, à La Rochelle, de son Université d’été. Pour elle, il faut un vrai projet, un dispositif gagnant pour enfin tirer la France vers le haut et non vers le bas comme le fait Nicolas Sarkozy.

 

Elle a donc conclu avec un « la France mérite mieux! »  Elle a raison.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 08:52
Vendredi 20 août 2010  

pas les niches des copains

 

SUPPRESSION DE NICHES FISCALES

Les impôts vont augmenter

de 10 milliards

Source : LePoint.fr  -  le 20 août 2010

 

C'est finalement le haut de la fourchette évoqué par François Baroin qui a été retenu. Le gouvernement va supprimer pour 10 milliards d'euros de niches fiscales et sociales "dès l'automne".

En clair, les impôts vont augmenter d'autant...

 

La décision a été prise lors d'une réunion de prérentrée du gouvernement au fort de Brégançon, dans le Var, résidence d'été des présidents de la République.

 

Début juin encore, le Premier ministre François Fillon évoquait un effort deux fois moins important à faire valoir entre 2011 et 2012. Mais, depuis, le gouvernement a bien été obligé de se rendre à l'évidence : sa prévision de croissance de 2,5 % pour 2011 était bien trop optimiste. Il vient de la revoir à la baisse, à 2 %.

 

Un gain minime

Reste à entériner la méthode. Pour éviter de réveiller le lobby qui aboie devant chacune des 470 niches fiscales recensées (un manque à gagner de 75 milliards d'euros pour l'État en 2010), le Premier ministre avait opté, début juin, pour un "coup de rabot" forfaitaire et généralisé de 10 %, accompagné de certaines suppressions pures et simples. Seuls quelques dispositifs devaient être entièrement préservés, ceux considérés favorables à l'emploi, comme l'emploi à domicile ou encore le crédit d'impôt recherche.

 

Le "paquet fiscal", symbole de la politique économique de Nicolas Sarkozy, sera, en revanche, écorné. Le crédit d'impôt sur les intérêts immobiliers, jugé inefficace, devrait disparaître au profit d'une augmentation du prêt à taux zéro. Mais le gain attendu en termes de finances publiques est minime.

 

Certains parlementaires veulent d'ailleurs aller beaucoup plus loin en matière de réduction des niches fiscales et sociales. Le rapporteur général du budget au Sénat, Philippe Marini (UMP), prône le relèvement de la TVA réduite à 5,5 %, dont bénéficient notamment la rénovation de logements et la restauration.

 

De son côté, le président centriste de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, demande ne n'épargner aucun avantage fiscal... "À terme", il propose même leur totale disparition. On en est encore loin.

 

Un recul évident sur les niches écologiques....est aussi prévu..

 

Ce que voient les Français c'est l'augmentation de leurs impôts de manières sournoise..

                         

 

               On n'est très loin d'une justice sociale !!!


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Monique Ayrault - dans médias
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