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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 09:31

Vive la sociale !

Mediapart. Le 05 Octobre 2010. Par Laurent Mauduit

 

C'est pour l'heure à peine perceptible, juste un frémissement, mais c'est à tout le moins l'indice d'une conjoncture lourde, pesante, presque électrique: il a suffi du dépôt d'un préavis de grève illimitée dans les transports parisiens, puis de l'annonce de tractations syndicales à la SNCF qui pourraient déboucher mercredi sur le même résultat sur fond de conflits sociaux sporadiques dans la région de Marseille, pour que toutes les attentions, celle des médias comme celle de l'opinion, se figent sur cette question: et si la sociale était de retour?

 

Question prématurée, sûrement. Car, pour l'heure, les appels à un durcissement du mouvement contre la réforme des retraites ne sont pas légion. Il y a ainsi le cas de la RATP, où la CGT a déposé lundi un préavis de grève illimitée à compter du 12 octobre - une initiative qui rejoint celle de FO ou de SUD, favorables à un mouvement de grève reconductible. La CFDT, elle-même, a suivi le mouvement, annonçant mercredi le dépôt d'un préavis de grève reconductible à compter du 12 octobre : « Il s'agit d'un préavis reconductible qui prend effet le 12 octobre à 3h du matin. La suite dépendra du degré de mobilisation et de la position du gouvernement », a déclaré mercredi à l'Associated Press le secrétaire général de la CFDT-RATP, Serge Fruhaus. « Aujourd'hui, les salariés veulent une grève reconductible ou rien du tout. Mais il ne faut pas que ce soit suivi seulement à la RATP. Les seules entreprises publiques ne pourront pas changer les choses. Il faut un mouvement général », a-t-il ajouté.

 

Il y a encore le cas de la SNCF, où les principales organisations syndicales se sont réunies lundi 4 octobre et ont repoussé à mercredi leur décision sur les modalités de leur appel à la grève. Mais sans attendre, trois organisations minoritaires (FO, CFTC et CFE-CGC) ont déposé mardi 5 octobre un préavis de grève reconductible à compter du 12 octobre. Et mercredi matin, la CGT-cheminots a annoncé qu'elle proposera mercredi après-midi aux autres syndicats de la SNCF un préavis de grève reconductible à partir du 12 octobre pour la défense des retraites. « La fédération CGT des cheminots proposera cet après-midi aux autres fédérations le dépôt d'un préavis national de grève à partir du 12 octobre 00H00, de type reconductible par périodes de 24 heures », a déclaré le dirigeant de la fédération, Didier Le Reste. « L'idée est de contribuer à un puissant mouvement le 12 octobre », et « de créer les conditions pour que les personnels se réunissent dès le 13 au matin dans des assemblées générales représentatives afin d'apprécier la situation interne à la SNCF, et externe » et de décider des suites du mouvement, a-t-il ajouté.

 

Les principales fédérations syndicales du transport (qui regroupent notamment les syndicats des transports urbains des villes de province) devaient également se réunir mercredi pour décider des suites à donner à la journée de mobilisation du 12 octobre. Dans le privé, enfin, des appels de même type existent. Dans le secteur de la chimie, par exemple, la CGT du groupe Total -majoritaire- appelle elle aussi à la grève reconductible, une question également en débat dans toute la fédération CGT de la Chimie.

 

Et puis il y a la marmite sociale marseillaise. Grève dans le port de Marseille-Fos qui paralyse les terminaux pétroliers, grève dans les cantines scolaires, grève des fonctionnaires des impôts, grève des caissières de Monoprix: c'est toute une ville, du fait de la réforme des retraites mais du fait aussi de revendications locales, qui, depuis plusieurs jours, est entrée en ébullition.

 

Et pourtant, même si toutes ces initiatives sont pour l'heure désordonnées ou imprécises, si rien ne dit de surcroît qu'elles pourraient converger, tout le pays s'est d'un seul coup comme figé, suspendu à cette interrogation: que va-t-il donc arriver?Et de cette impatience à pressentir la réponse, on peut fournir de nombreuses explications. Car la bataille autour de la réforme des retraites est indéniablement arrivée à un tournant décisif. Car, au-delà de cette réforme des retraites, c'est beaucoup d'autres choses qui vont se jouer, selon ce que sera l'issue de cette confrontation: c'est l'avenir tout entier du modèle social français qui est en balance.

 

Un partage inégal, sine die

Les enjeux de la confrontation qui oppose le gouvernement aux organisations syndicales, toutes tendances confondues, sont faciles à cerner: au fond, ils portent sur le partage qui sera opéré des richesses créées par le pays au cours des prochaines décennies.

 

Cette confrontation n'est certes pas récente. Jusqu'à la fin des années 1970, l'économie française était régie par les règles du capitalisme rhénan, et le partage des richesses créées par les entreprises entre le capital et le travail s'effectuait au gré des rapports de force du moment. Tantôt le capital était avantagé, tantôt le travail... Mais ce capitalisme-là connaissait précisément le compromis social. C'était le temps où la vie sociale du pays était rythmée par les grands accords de la politique contractuelle – le temps où l'ancien leader de Force ouvrière, André Bergeron, se réjouissait qu'il y ait «du grain à moudre...».

 

Mais dans le courant des années 1980 – et cela a été le drame de la gauche que d'accompagner cette mutation –, le partage entre capital et travail s'est fortement déformé. Sous les avancées du capitalisme anglo-saxon, sous la tyrannie croissante des marchés financiers, le capital est entré dans une période exceptionnellement faste. Et le travail dans une période éminemment défavorable.

 

Plus de politique contractuelle! Plus de grain à moudre!... Au fil des ans, c'est devenu la marque de fabrique de ce capitalisme anglo-saxon: faisant la part belle aux actionnaires, il ignore le compromis social. La déformation du partage entre capital et travail (ou si l'on préfère, entre salaire et profit), qui s'est prolongée tout au long des années 1980 et au début des années 1990, s'est trouvée du même coup pérennisée pour longtemps.

 

A l'aune de ces évolutions, on comprend donc la philosophie que Nicolas Sarkozy a retenue pour dessiner l'actuelle réforme des retraites. Ecartant de but en blanc, sans le moindre examen, la possibilité de prendre prétexte de ces nouveaux besoins de financement des régimes de retraite pour redessiner le pacte social français, il a choisi, au travers notamment des mesures d'âge, de faire porter tout le poids de la réforme sur le travail et d'exonérer totalement le capital. En quelque sorte, ce partage inégal des richesses que le capitalisme patrimonial a instauré, cette tyrannie du capital sur le travail, le chef de l'Etat a choisi, sans grande surprise, de le graver dans le marbre de la réforme des retraites pour les décennies qui viennent – comme nous en avions fait le constat dans l'édito vidéo que nous avions mis en ligne le 16 juin. C'est dire si l'enjeu de la confrontation dépasse le seul problème des retraites; c'est toute la politique économique à venir qui va en découler pour très longtemps.

 

L'explosion du modèle social

L'enjeu formidable de la réforme des retraites n'est pas seulement économique ; il est aussi social. Car on devine sans peine que dans une démocratie équilibrée, une telle réforme, engageant pour aussi longtemps toute la politique économique et sociale, ne pourrait pas voir le jour sans un minimum de concertation sociale, sinon même de consensus entre les partenaires sociaux.

 

Or, c'est aussi la marque de cette réforme de 2010: à la différence de ce qui s'est passé en 1995, sous le gouvernement d'Alain Juppé, quand la CFDT a été courtisée et a finalement choisi de se démarquer du camp des opposants à la réforme, la puissance publique ne s'est pas souciée cette fois-ci d'ouvrir la moindre concertation véritable et veut depuis de longs mois imposer sa contre-réforme à la hussarde.

 

Cet autoritarisme anti-syndical vient certes, lui aussi, de loin. Longtemps, la Ve République a méprisé ce contre-pouvoir syndical – comme elle a méprisé tous les autres contre-pouvoirs – et a figé les critères de représentativité du syndicalisme, pour organiser une représentativité décrétée par le haut. La gauche elle-même a accompagné, tout au long des années 1980, le déclin du syndicalisme, en conduisant une politique économique et sociale (celle du «franc fort» et de la «désinflation compétitive» notamment) tournant le dos aux principes de la politique contractuelle, à laquelle étaient en particulier adossés les grands accords de la politique salariale. Et la très scandaleuse inversion de la hiérarchie des normes sociales, à laquelle a procédé le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, en 2003, est venue encore plus accentuer cette tendance.

 

Mais le cas de figure de cette année 2010 est tout de même inédit. Pour la toute première fois depuis de longues années, les syndicats, aussi différents soient-ils, aussi méfiants soient-ils les uns envers les autres, opposent un front uni face à cette contre-réforme des retraites. Les petites manœuvres en coulisse, celles en particulier du conseiller social de l'Elysée, Raymond Soubie, ont été pour une fois sans effet. Pour être honnêtes, elles n'ont pas même été nombreuses, ni insistantes : l'Elysée s'est assez vite accommodé à l'idée qu'il passerait en force.

 

Mais devine-t-on l'onde de choc sur toute la vie sociale du pays d'une victoire d'un gouvernement qui, sur un enjeu aussi décisif, aurait passé outre l'avis de tous les syndicats? Déjà gravement anémiée, la démocratie sociale française ne s'en relèverait pas avant très longtemps. Plus grave que cela! La CGT, pour ne parler que d'elle, a engagé au tournant des années 2000 un recentrage qui l'a amenée à délaisser le syndicalisme de protestation pour avancer vers un syndicalisme de négociation. La voilà assez peu remerciée ! Renouant avec les penchants les plus réactionnaires de la droite française – « la droite la plus bête du monde », disait Guy Mollet –, Nicolas Sarkozy n'a jamais cherché à tirer avantage de cette mutation historique et conduit une politique qui va immanquablement nourrir le radicalisme, à l'intérieur de la CGT comme à l'extérieur. En quelque sorte, voici revenue l'heure de la glaciation sociale.

 

La réhabilitation de la lutte des classes

Il n'est donc pas d'outrance à le dire : par la détestation qu'il affiche du dialogue social, par la volonté de passer en force qui est la marque de sa contre-réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a réhabilité à sa façon la lutte des classes. Il la réhabilite même jusqu'à la caricature. Avec cynisme, jusqu'à l'écœurement. Toute la pantomime des débats au sein de la majorité comme au sein du gouvernement en porte quotidiennement témoignage.

 

Imagine-t-on, dans une autre grande démocratie, qu'un ministre comme Eric Woerth, impliqué dans une affaire d'Etat aussi grave que celle de l'affaire Bettencourt, puisse rester en fonction, alors que planent sur lui des soupçons aussi lourds de conflits d'intérêts? On connaît la réponse: évidemment non! Dans les pays scandinaves, comme aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, il aurait derechef rendu son tablier. Mais en France, non! Ministre en sursis d'un gouvernement qui l'est tout autant, il peut même conduire comme si de rien n'était cette impopulaire contre-réforme des retraites. Pourquoi s'en priverait-il. Au pays du «coup d'Etat permanent», c'est même lui qui est systématiquement invité sur les plateaux de la télévision publique – un soir sur France 2, la fois d'après sur France 3 – à chaque fois que plusieurs millions de Français descendent dans la rue pour dire leur opposition à la purge sociale qu'il a concoctée.

 

Imagine-t-on que dans une autre grande démocratie, un gouvernement, fût-il de droite, puisse mettre en chantier un tel projet, pesant sur tous les salariés, à commencer par les plus modestes, sans donner en pâture à l'opinion quelques mesures pesant sur les plus riches, ne serait-ce que pour faire illusion? Dans la France de Nicolas Sarkozy, ce souci-là, le souci de sauver au moins les apparences, n'existe même pas. Depuis des mois, le gouvernement joue donc la carte de la fermeté sur la réforme des retraites. Avec morgue, François Fillon vient ainsi encore de le dire au soir de la dernière journée d'action: les manifestants «se trompent». Mais dans le même temps, l'Elysée s'accroche à ce fameux «bouclier fiscal», qui depuis 2007 protège les plus riches de toute imposition nouvelle, y compris celle qu'une réforme équitable et partagée des retraites devrait rendre nécessaire.

 

Et qu'on ne s'y trompe pas ! Contrairement à ce que suggèrent certains médias, même dans la majorité, nul n'a d'état d'âme ni ne suggère de tourner le dos à cette politique fiscale inégalitaire. Pas même le premier ministre François Fillon, ou le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, qui ont fait entendre ces derniers jours des critiques contre ce bouclier fiscal. Car le dispositif qui est de plus en plus souvent évoqué dans les rangs de la majorité, visant à supprimer ce bouclier, mais aussi à supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), pour y substituer une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu à 45% ou 50% (contre un taux marginal actuel de 40%), ne fait évidemment pas illusion.

 

Réalisée par le Syndicat national unifié des impôts (SNUI) – on trouvera ici son communiqué –, la démonstration est des plus simples: la suppression du bouclier fiscal ferait perdre aux contribuables les plus riches un cadeau de 679 millions d'euros (évaluation 2010), mais la suppression de l'ISF leur ferait gagner... 3,4 milliards euros. Dans le même temps, la création d'un nouveau taux pour l'impôt sur le revenu augmenterait les recettes de ce prélèvement de 700 millions à 1,9 milliard d'euros. CQFD! Au terme de ce tour de bonneteau fiscal, les contribuables les plus fortunés y gagneraient entre 700 millions et 2,5 milliards d'euros. Sur le bouclier fiscal, l'UMP ne bat donc pas en retraite, tout au contraire. Preuve décidément que ce gouvernement et de nombreux élus de la majorité sont autistes. Même dans la tourmente de cette contre-réforme des retraites, ils songent d'abord à soigner leur clientèle.

 

Face à ce paradoxe – une réforme des retraites très injuste, et dans le même temps un nouveau cadeau pour les plus riches – sans doute se fût-il trouvé en d'autres temps, en France, une voix forte, pour s'en indigner.  

 

Une voix comme de celle de Hugo :

« Rois, larrons ! vous avez des poches assez grandes

Pour y mettre tout l'or du pays, les offrandes

Des pauvres, le budget, tous nos millions, mais

Pour y mettre nos droits et notre honneur, jamais !

Jamais vous n'y mettrez la grande République.

D'un côté tout un peuple ; et de l'autre une clique ! »

 

Mais qui tiendra aujourd'hui ces fortes paroles ? En tout cas, voilà donc revenue, de par la volonté même de Nicolas Sarkozy, la lutte des classes. Alors, vive la sociale !...

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Monique Ayrault - dans médias
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 21:53
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Michèle Fazilleau - dans médias
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 12:36

 

Entre 2002 et 2005, l'administration de George W. Bush s'est appuyée sur de multiples annonces de complots terroristes pour détourner l'attention des Américains. Un exemple à méditer quand Hortefeux, Squarcini et Péchenard annoncent que la France est visée comme jamais.

 

 

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Michèle Fazilleau - dans médias
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 18:18

Primaires : Ségolène Royal pour des résultats "en direct" sur internet

 

Primaires : Ségolène Royal pour des résultats "en direct" sur internet

 

 

Ségolène Royal propose que les résultats des primaires de la gauche pour désigner son candidat en 2012 soient communiqués "en direct" sur internet, alors que doit être présenté mardi en Bureau national le rapport d'Arnaud Montebourg sur la rénovation du PS.

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Ségolène Royal propose que les résultats des primaires de la gauche pour désigner son candidat en 2012 soient communiqués "en direct" sur internet, alors que doit être présenté mardi en Bureau national le rapport d'Arnaud Montebourg sur la rénovation du PS.

 

Dans un communiqué diffusé mardi, la présidente PS de Poitou-Charentes, qui a évoqué dimanche à mi-mots un pacte de non-agression conclu avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn pour 2012, indique qu'elle "soutient le très bon travail accompli par Arnaud Montebourg pour organiser les primaires".

 

Mme Royal précise avoir "envoyé à Martine Aubry, à sa demande, des propositions par écrit".

L'ex-candidate à la présidentielle de 2007 propose notamment de "moderniser la transparence du vote des primaires en communiquant en temps réel les résultats sur internet, bureau par bureau, ce qui permet aux électeurs de suivre en direct les résultats".

 

Mme Royal souhaite également "appliquer le non-cumul des mandats dès les élections sénatoriales, comme le souhaite Martine Aubry, Arnaud Montebourg et les militants, afin de permettre l'émergence des femmes à la tête des départements, des régions et des grandes villes".

 

Elle redit par ailleurs "sa volonté de soutenir un dispositif gagnant collectif permettant de sortir la France de la crise en mettant fin à la politique inefficace et injuste d'une droite dure qui fait souffrir des millions de Français".

 

le Point

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Monique Ayrault - dans médias
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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 08:42
                                     Woerth traite une députée de «collabo»

Il s'en passe de bien belles à l'Assemblée nationale à 6h du matin. Mercredi 15 septembre au petit matin, après une quinzaine d'heure de débats, Eric Woerth a traité la députée PS Catherine Coutelle de «collabo». L'incident avait été immédiatement dénoncé par le député socialiste Christian Eckert sur son blog, mais on pensait qu'il ne pourrait jamais en apporter la preuve.

 

Les invectives à l'Assemblée ne figurent au compte-rendu que si les personnes chargées de transcrire les textes en bas de la tribune les ont entendu bien distinctement. Quant aux caméras qui filment tous les débats, elles n'enregistrent que l'interlocuteur qui a la parole et ratent ainsi tous les jurons de l'hémicycle. Miracle, cette fois-ci, le mot d'Eric Woerth figure bien au compte-rendu publié sur le site de l'Assemblée. En voici la transcription:

 

Mme Catherine Coutelle.

 

"Monsieur le ministre, vous nous avez plutôt habitués à mentir. Chez vous, cela semble être une seconde nature, voire votre nature." (Vives protestations sur les bancs du groupe UMP.)

 

M. Denis Jacquat, rapporteur. "De tels propos sont inadmissibles !"

M. Éric Woerth, ministre du travail.

 

"Qui êtes-vous, madame Coutelle, pour dire cela ? Quel état d’esprit scandaleux !"

Mme Catherine Coutelle.

 

"Dans le cadre d’une interview accordée au grand rendez-vous Europe 1, vous avez déclaré, le 12 septembre dernier que la réforme des retraites était une avancée extraordinaire pour les femmes.

Je laisse à vos collègues, qui ont tenté de déposer des amendements que vous avez tous refusés, le soin de savoir si cette réforme constitue une avancée extraordinaire pour les femmes."

 

M. Éric Woerth, ministre du travail.

Collabo !

 

M. Christian Eckert.

 

"Monsieur le ministre, vous avez traité Mme Coutelle de collabo. C’est honteux !"

M. Éric Woerth, ministre du travail.

 

"Et alors ? Et vous, vous ne valez pas mieux !"

A l'issue de l'incident, Christian Eckert a pris la parole pour un «rappel au règlement», une manoeuvre traditionnelle quand les débats s'enveniment à l'Assemblée:

«Monsieur le ministre, à cette heure matinale et après de longs débats, je souhaite faire un constat. Certes, nombre d’entre nous sont fatigués. Néanmoins cela n’autorise pas les dérapages verbaux. [...] J’ai entendu les propos que vous avez adressés à l’encontre de Mme Catherine Coutelle. [...] Vous représentez ici le Gouvernement. Traiter une collègue de “collabo” n’est pas correct, mais nous ne souhaitons pas faire un incident majeur. Vous m’avez également dit que je ne valais pas mieux ; je le prends comme tel. Il serait souhaitable que ces propos figurent au compte rendu, à moins que vous ne les démentiez ou que vous ne présentiez des excuses à Mme Coutelle dans le calme et la tranquillité, tout en souhaitant que l’on évite à l’avenir ce genre de propos.»

Photo: Eric Woerth à l'Assemblée nationale le 4 mai 2010. REUTERS/Charles Platiau

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Monique Ayrault - dans médias
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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 23:19

la-DCRI-cherche-les-sources.jpg    

Affaire Woerth : Le Monde accuse

le "cabinet noir" de l'Elysée

Source : Rue89.com  -  le 13 septembre 2010

 

Le Monde dénonce l'utilisation "irrégulière" de la DCRI par la présidence pour identifier l'une de ses sources.

 

Le Monde va déposer plainte contre X pour violation du secret des sources d'un de ses journalistes, après la révélation d'une enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans l'affaire Bettencourt-Woerth. Dans son éditorial, le quotidien qualifie la DCRI de « cabinet noir » qu'utilise l'Elysée pour « s'affranchir des règles de la simple justice ».

 

En fin de semaine dernière, Le Nouvel Observateur se demandait si Le Monde avait été « écouté » dans le cadre de l'affaire Bettencourt-Woerth, après la révélation de la mutation express à Cayenne du conseiller pénal de la garde des Sceaux, David Sénat, officialisée il y a dix jours.

Selon l'hebdomadaire, cette mutation fait suite à une enquête de la DCRI menée pour identifier les sources du journaliste du Monde Gérard Davet, auteur d'un article publié dans le journal des 18 et 19 juillet sous le titre « Patrice de Maistre met en difficulté le couple Woerth ».

 

L'Elysée directement visé par Le Monde

 

Le Monde y révélait le contenu de l'audition du conseiller de Liliane Bettencourt, qui montrait clairement l'ampleur du conflit d'intérêts. « D'après des procès-verbaux d'audition auxquels Le Monde a eu accès, la Brigade financière traque bien le trafic d'influence et oriente ses investigations en direction du couple Woerth », commençait l'article.

Dans son édition de ce lundi après-midi, le journal publie un long article signé de la directrice de la rédaction, Sylvie Kauffmann, et intitulé « L'Elysée a utilisé le contre-espionnage pour identifier une source du “Monde” ».

 

On y apprend que la publication de l'article de Gérard Davet « a, selon des sources proches du dossier, particulièrement irrité l'Elysée », qui a donné l'ordre à la Direction générale de la police nationale de « mettre fin aux fuites » :

"Les services de la DCRI, c'est-à-dire du contre-espionnage français, ont été mis à contribution hors procédure judiciaire […]. Ils ont d'abord cherché à cerner le profil de la source potentielle.

Parmi les personnes qui pouvaient avoir accès aux procès-verbaux des auditions, ils se sont arrêtés sur un haut fonctionnaire. Le téléphone administratif de ce dernier a fait l'objet de discrètes expertises techniques.

Les identités des personnes ayant contacté ce membre de l'appareil d'Etat ont été remises à la DCRI par un opérateur téléphonique, sous forme d'un listing. C'est à cette occasion que le nom de Gérard Davet, journaliste au Monde, est apparu."

Le fonctionnaire en question, le magistrat David Sénat, a été brusquement muté à Cayenne « à sa demande », selon la Place Vendôme

 

La suite sur Rue89

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 18:00

Circulaire Roms : Besson botte en touche, Bertrand s'étrangle

 

Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Xavier Bertrand a tenté, tant bien que mal, de remettre un peu d'ordre dans la maison gouvernementale après les déclarations d'Eric Besson qui affirme n'avoir pas été mis au courant de la circulaire qui cible les Roms. Peu convaincant, le secrétaire général de l'UMP a éludé les questions de Jean-Jacques Bourdin et bafouillé son argumentaire.



Circulaire Roms : Besson botte en touche, Bertrand s'étrangle
Quand on est ministre, on ferme sa gueule, on démissionne, ou…on botte en touche, a rajouté ce matin Eric Besson à la loi édictée jadis par Jean-Pierre Chevènement.
Invité des 4 vérités sur France 2, le ministre de l’immigration, interrogé sur la circulaire sur les roms, a joué l’ignorance, affirmant ne pas avoir été mis au courant de cette circulaire.
Journal Marianne
«Cette circulaire, je ne la connaissais pas, je n'en étais pas destinataire et je n’avais pas à la connaître» a indiqué Eric Besson, renvoyant la patate chaude au Ministère de l’intérieur : « Je ne sais pas si c'est une maladresse, c’est au ministère de l’Intérieur et plus exactement au directeur de cabinet d’en répondre», a-t-il ajouté. «Nous ne connaissons pas le concept de minorités ethniques, on ne connaît pas autre chose que des étrangers en situation illégale».

Et c’est peu dire que la confusion, la désorganisation, bref, le chaos qui règne au sommet de l’Etat commencent à poser des problèmes de positionnement et de communication même aux défenseurs les plus dévoués de l’exécutif.
Sur RMC, à peine assis, Xavier Bertrand se voyait éparpillé façon puzzle par un Jean-Jacques Bourdin des grands jours : « le gouvernement presse les préfets de cibler prioritairement les roms, n’est-ce pas honteux dans le pays des droits de l’homme ? »

Le secrétaire général de l’UMP élude et bafouille son argumentaire :
« ce qui est honteux c’est cette nouvelle politique de la critique permanente de la part du Parti-Socialiste ». Le chef de l’UMP qui se plaint d’avoir une opposition qui s’oppose,
Dans quel état le parti de la majorité doit-il être pour en arriver à ce niveau de non-argumentation.
 
« Ca veut dire qu’on cible prioritairement les roms, même Eric Besson dit « je n’étais pas au courant ! » Ca veut dire quoi ça !! » s’étrangle Bourdin qui se met à lire la circulaire en question : « vous désignez une population ! Est-ce que cette circulaire vous choque ? Oui ou non, je vous demande de répondre » insiste encore le présentateur des matinales de la station.

« Arrêtez ces faux-semblants » supplie Bertrand dont la réponse se fait attendre. Sur RMC, l’interview politique n’est pas un long fleuve tranquille. Difficile de s’échapper par une « porte » dérobée, entre deux jingles, face à un intervieweur tenace : « Ce que j’ai entendu sur cette circulaire : non aux camps illégaux et de roms quand il y en a, c’est la traduction de notre politique. J’assume tout à fait. C’est la polémique qui me choque » finira bien par lâcher Bertrand.

Le secrétaire général de l’UMP croît avoir gagné un peu de répit…Le deuxième coup au foie arrive très vite : « le ministre de l’immigration n’était pas au courant, qu’est-ce que ça veut dire ?!. Jeudi dernier il disait encore que la France n’avait pris aucune mesure spécifique à l’égard des Roms. S’il avait été au courant qu’aurait-il fait alors ? »  enchaîne Bourdin. Xavier Bertrand, qui ne saurait évidemment mettre sur la place publique le conflit qui dure entre Eric Besson et Brice Hortefeux, ne saura répondre, ne voudra pas répondre.
 
Nouvelle démonstration cruelle d’un état dirigé au doigt mouillé et d'un gouvernement qui donne l'impression d'une armée en déroute.
Le navire prend l’eau de toutes parts. Un  remaniement n’est plus seulement nécessaire, il est désormais indispensable. Sera-t-il suffisant ?


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Monique Ayrault - dans médias
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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 09:20

 

 

 


DSP, Segolène Royal

 

La socialiste Ségolène Royal est revenue longuement ce dimanche, sur France Inter et Itélé, sur la réforme des retraites du gouvernement, la « plus grave régression sociale depuis 1945 ». Réfutant les arguments du gouvernement « pour faire peur » , la socialiste a insisté pour rappeler à la réalité des hommes et des femmes derrière les chiffres. La socialiste a dénoncé cette régression « profondément injuste ».

Elle a à nouveau précisé que les socialistes reviendront sur cette réforme en 2012, qu’ils rétabliront la liberté de prendre la retraite à 60 ans, et pour les financer mettront à contribution les profits du capital.

 


.Quand Royal découpe la presse ...

 

 

 Mais c‘est surtout contre les dangers qui menacent les Français que la Présidente de région est revenue . Déjà sur France 2, face à Arlette Chabot, elle avait expliqué aux Français la volonté de ce pouvoir libéral de remettre en cause la sécurité sociale des retraites en les amenant à recourir progressivement à des assurances privées. Les prédateurs de la finance espèrent mettre la main « sur le pactole » des retraites, « le patrimoine des Français » .

 

« Tenez bon, … n’ayez pas peur », Ségolène Royal a appelé les Français à résister contre les assurances privées qui lancent leur propagande pour les racketter.

  Scandalisée par les publicités lancées actuellement par ces grands groupes de la finance alors que le gouvernement veut remettre en cause un droit des Français, la socialiste a vivement condamné la connivence entre le pouvoir politique et la finance.

 

Contre un pouvoir du mensonge, alors que « le pouvoir financier a pris le pas sur le pouvoir politique », Ségolène Royal se tourne vers l’ensemble des Français, y compris la droite républicaine pour les avertir du danger actuel. Elle leur demande de s’unir pour sauvegarder un droit des Français, mis en place après la seconde guerre mondiale sous l’autorité du général De Gaulle, et ainsi éviter que nous ne connaissions, dans un système libéralisé, la même situation qu’ont connu ces retraités qui ont tout perdu.

Brisant les tentatives des journalistes de revenir sur les divisions au PS, la socialiste a balayé leurs digressions pour mettre toute la force de son engagement au service du combat majeur pour la sécurité sociale.

 


 

Philippe Allard 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 17:18

C'est valable sur les retraites comme sur l'affaire Bettencourt, selon la première secrétaire du PS, qui comme Royal promet de revenir sur la réforme si les socialistes l'emportent.

http://q.liberation.fr/photo/id/189479/r/03/02/w/459/m/1284279554

 

 


(REUTERS)

 

 

Martine Aubry, première secrétaire du PS, a dénoncé samedi à Lille les "mensonges" d'Eric Woerth sur la réforme des retraites et dans l'affaire Bettencourt.

"S'il y a une chose que je vois de commun entre cette affaire et les retraites, c'est les mensonges qu'il a tenus (...). Il a un problème avec la vérité, M. Woerth", a déclaré Martine Aubry devant 500 élus et militants réunis pour l'université de rentrée de la Fédération socialiste du Nord.

 

"Faut-il qu'il ait beaucoup de choses à cacher, qu'il ait beaucoup de choses à garder dans le secret pour qu'il soit encore là, dans le gouvernement, alors que s'accumulent un certain nombre d'éléments", a-t-elle lancé.

 

"Quand on a besoin de lois pour expliquer aux ministres qu'on ne se sert pas de l'argent de la République, c'est un vrai problème (...). La République irréprochable est une autre promesse non tenue par Nicolas Sarkozy (...). On a l'impression que la morale n'est plus là", a-t-elle ajouté en réclamant de nouveau la nomination d'un "juge indépendant" dans l'affaire Woerth/Bettencourt.

Eric Woerth, qui a commencé à défendre le projet de réforme des retraites à l'Assemblée nationale, a de nouveau assuré cette semaine n'avoir "jamais menti sur rien", dénonçant une nouvelle fois une "campagne de dénigrement".

 

"Ce n'est pas du courage, c'est du racket"

 

Martine Aubry a aussi une nouvelle fois fustigé le projet du gouvernement de puiser dans le Fonds de réserve des retraites (FRR) pour équilibrer les comptes des pensions, accusant le président Nicolas Sarkozy de "racket".

 

"Monsieur le président, vous qui passez votre temps à dire "j'ai du courage, je règle le problème des Français", eh bien moi je vais vous dire ce qu'est le courage en matière de retraites: le courage, ce n'est pas de s'attaquer aux plus faibles, à ceux qui ont commencé à travailler tôt, à ceux qui ont moins de moyens pour se défendre", a-t-elle lancé au chef de l'Etat.

 

"Le courage ce n'est pas d'aller piller le fonds de réserve des retraites qu'avec Lionel Jospin nous avions mis en place. Ce sont 36 milliards d'euros que vous allez piquer (...). Ce n'est pas du courage, c'est du racket", a-t-elle affirmé

 

La suite sur

http://www.liberation.fr/politiques/01012289637-pour-aubry-woerth-a-un-probleme-avec-la-verite 


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Monique Ayrault - dans médias
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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 11:34

 

 

Réactions à l'émission :

 

  • Le Figaro - Royal revient et fait de l'ombre à Aubry

     

  • Les partisans de l'ex-candidate espèrent la voir revenir dans le jeu des primaires socialistes.

    Quelque chose a changé. Dans son regard, son rire, son attitude… Ségolène Royal est de retour. «Entre le 15 juillet et le 15 août, on a vu la différence», raconte un proche. «Avant l'été, il y avait des interrogations [sur sa motivation], elles sont derrière nous…» Explication donnée par ses proches: elle a «digéré» les échecs, de la présidentielle au congrès de Reims.

    Alors elle a retrouvé son énergie. On l'a vu, jeudi soir sur France 2. À l'issue de l'émission, lors de laquelle l'ex-candidate a répondu sur les retraites à l'intervention de François Fillon qui l'avait précédée sur le plateau, ses partisans étaient aux anges, voir euphoriques. Même ses adversaires ont dû reconnaître qu'elle avait fait une «bonne prestation». «Si elle en fait quatre ou cinq comme ça, elle repasse devant Martine Aubry dans la course aux primaires», commente un membre de la direction. «Elle aurait fait la même chose durant la présidentielle de 2007, on n'aurait peut-être pas eu le même résultat», glisse un député.

    «Elle a marqué un élément politique important », claironne Guillaume Garot, le porte-parole royaliste. Le vocabulaire monte d'ailleurs d'un cran: «Ségolène Royal s'est affirmée comme chef de guerre, comme général en chef de ce combat. Elle a rassemblé autour d'elle.»...

    Ségolène Royal a ce que d'autres n'ont pas: de la détermination...

  • Le compliment du jour sur le blog de JL Melenchon

     

  • ... je poste cette note après avoir entendu Ségolène Royal que j’ai trouvée finalement bien efficace sur la question des retraites. Je suis heureux de voir que nos argumentaires sont dorénavant largement partagés. Je ne m’en plains pas. Au contraire ...

  • Touraine (spécialiste des retraites au PS): "Je l'ai trouvée très bonne, très politique"

    Sur le plateau d'A vous de juger, jeudi soir, sur France 2, c'est Ségolène Royal, et non Martine Aubry, qui a défendu la position socialiste sur la réforme des retraites. Marisol Touraine, spécialiste du PS sur cette question, a accepté pour leJDD.fr de revenir sur la prestation de la présidente de la région Poitou-Charentes. "Je l'ai trouvée très bonne, très politique", assure-t-elle...

     

     

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  • Reuters - Retraites - Le PS fait bloc autour des 60 ans et de Royal

    Les dirigeants du Parti socialiste ont appuyé vendredi le plaidoyer de Ségolène Royal pour maintenir le droit à la retraite à 60 ans si le PS revient aux affaires en 2012, affichant leur unité sur ce dossier.Dans une répartition des rôles assez inédite entre les deux anciennes rivales, la candidate à l'Elysée en 2007 a défendu à la place de la première secrétaire du parti Martine Aubry le contre-projet de réforme des retraites du PS sur France 2 jeudi soir, après l'intervention du Premier ministre François Fillon.
    Ségolène Royal, qui a adopté un ton dur contre la droite depuis la rentrée, a prôné un combat "même le dos au mur" contre la réforme du gouvernement, accusant la droite d'être devenue le "camp des menteurs et des irresponsables".La présidente de Poitou-Charentes a pris "solennellement" l'engagement que les socialistes reviendraient sur le passage à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite, qui a été adopté vendredi soir par l'Assemblée nationale...

  • Le Monde - A nous de juger

     

  • Si le premier ministre est peut-être sur le départ, Ségolène Royal, elle, est assurément de retour. Peut-être même est-ce la première fois qu'elle réussit à ce point une prestation télévisée...

    En l'écoutant, on comprenait - enfin ! - qu'il y a bel et bien deux projets de réforme des retraites, et, plus profondément, deux visions différentes de la société qui s'opposent...

    Ceux qui pensaient que les primaires du PS allaient se résumer à un choix entre Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry ont peut-être parlé trop vite. La Royal est toujours là. Il faudra dorénavant compter avec elle...

  • Intox2007 - Royal reboot

    On la croyait un peu cramée la Ségolène, mais non , la sorcière ne brule pas (cf Monthy python). Certains au PS disent même en douce à des journalistes qu'elle pourrait cramer les autres dans des primaires. Enfin bref, voilà mon avis sur l'étonnant non-débat d'hier sur les retraites...

  • Allain Jules - Ségolène Royal relève le Parti Socialiste

     

  • François Fillon a préféré fuir le débat avec la foudre Ségolène Royal et le foudre de guerre de la vérité. Encore une fois très convaincante, juste dans le propos et offensive, la présidente du Poitou-Charentes a simplement relevé le niveau du Parti socialiste. Ne comptez surtout pas sur nous pour parler des deux éditocrates ridicules qui ont eu l’outrecuidance de s’acharner encore sur Ségolène Royal qui parlait pourtant au nom du Parti socialiste. Ils l’ont oublié les cancres du journalisme de caniveau..

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Monique Ayrault - dans médias
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