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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 13:45
Avec la sécheresse, gare aux spéculateurs de la faim
Sous l’effet de la hausse des prix des matières premières alimentaires, la faim dans le monde regagne du terrain. La sécheresse et la spéculation aggravent une situation que le G20 qui se prépare ne pourra pas améliorer.
- Récolte de blé près de Naplouse, en Cisjordanie, en mai 2011. REUTERS/Abed Omar Qusini -
L'AUTEUR tire à nouveau la sonnette d’alarme. En un an, l’indice des prix alimentaires a augmenté de 36%. Conséquence immédiate, depuis juin dernier à cause de la flambée de ces prix, 44 millions de personnes en situation fragile sont tombées dans la misère.
A la mi-avril, l’institution internationale soulignait que toute nouvelle hausse de 10% précipiterait 10 millions de personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté (1,25 dollar par jour), où sont déjà plongés 1,2 milliard d’individus dans le monde.

 

On n’en finirait pas d’aligner les statistiques qui décrivent des tensions insoutenables dans de nombreux pays.

 

Au premier trimestre 2011, le prix du sucre avait augmenté de 73% depuis juin 2010. Celui du maïs aussi (et même plus au Brésil, en Argentine..). Le blé est sur la même ligne.

 

Le prix du riz est un peu plus stable, mais enregistre des hausses de plus de 40% en six mois au Vietnam et au Burundi.

Le risque n°1 pour la santé humaine

Pour le PAM (Programme alimentaire mondial), la malnutrition progresse à nouveau depuis dix ans alors qu’elle avait été contenue dans les années 80 et 90. On peut certes y voir les effets de la chute de la production agricole mondiale, qui ne progresse plus que de 1,5% par an contre 3% à la fin du XXe siècle.

 

Du coup, la sécurité alimentaire n’est plus garantie dans le monde. Et la faim et la malnutrition restent le risque numéro un pour la santé humaine – avec un impact qui dépasse celui du Sida, du paludisme et de la tuberculose réunis. La forte instabilité des prix décuple les effets de cette situation.

 

On invoquera ici la sécheresse, là les inondations : c’est certain. L’année 2010 a été particulièrement affectée par les catastrophes naturelles, en Russie et en Australie par exemple. Selon les perspectives de récolte établies par la FAO, 2011 se présente un peu mieux. Mais les niveaux resteront inférieurs à ceux des années 2008 et 2009.

 

D’autant que la sécheresse qui frappe certains pays européens aura des répercussions: en France où les rendements vont baisser de plus de 10%, les exportations vont être réduites,  risquant d’affecter les pays du Maghreb qui ont déjà connu des émeutes de la faim.

 

Les prix ont déjà commencé à grimper. L’Ukraine et la Russie, autres exportateurs notamment vers l’Egypte, ne pourront pas fournir les volumes nécessaires : les séquelles de la sécheresse de 2010 n’ont pas été effacées.

L’agriculture comme l’immobilier?

Une partie du problème, toutefois, est ailleurs. En février dernier, la ministre de l’Economie Christine Lagarde, à la réunion du G20 «finance», avait clairement accusé la spéculation: «A Chicago, il s’échange dans l’année 46 fois la production mondiale de blé, et 24 fois la production mondiale de maïs, entre des opérateurs privés qui n’ont aucun lien avec la matière première».

 

Et elle dénonçait une «financiarisation excessive». Bruno Le Maire, en tant que ministre de l’Agriculture, force le trait: «Attention à la colère populaire au cas où certains spéculeraient sur la faim dans le monde. (…) Une régulation financière est nécessaire pour ne pas revivre sur l’agriculture ce qu’on a connu dans l’immobilier», a-t-il déclaré à l’association des journalistes économiques et financiers.

 

Mais on en est loin !

 

Car si un G20 agricole doit se tenir les 22 et 23 juin prochain, tous les pays concernés trainent les pieds. Certains comme l’Australie considèrent même que les dossiers agricoles ne sont pas du ressort du G20. La Grande-Bretagne, qui a fort bien vécu la libéralisation des marchés agricoles, affiche ses réticences face à toute logique de régulation. Même le Brésil, hostile à l’instauration de prix administrés, s’interroge sur le sens de cette démarche. Il craint par ailleurs que les cultures destinées à la production d’agrocarburants (et qu’il a développées massivement), ne soient mises à l’index à cause de leur impact sur les prix des productions alimentaires.

Discordances au sein du G20

Autant dire que la marge de manœuvre est bien étroite. Le gouvernement français est contraint de se justifier, affirmant qu’il ne s’agit ni de brider ni d’imposer, mais de fluidifier les échanges.

 

Pour y parvenir, Bruno Le Maire va présenter un plan d’action comprenant des mécanismes de coordination au sein de la FAO aux Nations Unies, et plus de transparence sur les marchés pour  lutter contre la «volatilité» — c'est-à-dire les effets de la spéculation sur les prix.

 

Pour préserver les pays les plus pauvres contre des hausses excessives, on peut aussi imaginer des stockages régionaux qui seraient utilisés dans les périodes de pénurie pour enrayer l’envolée des prix; il appartiendrait alors au PAM de définir les endroits où établir ces stocks. Bruno Le Maire imagine aussi que les pays exportateurs ne puissent plus limiter à leur guise leurs ventes à l’étranger pour sauvegarder leur approvisionnement national. Ce fut le cas notamment de la part de la Russie qui réduisit ses exportations de blé à la suite de la sécheresse de 2010, «exportant» la pénurie et déclenchant une flambée des prix dans certains pays comme l’Egypte.

 

Surtout, il conviendrait d’aider les pays les plus pauvres à relancer une agriculture paysanne et familiale mise à mal par la pression des entreprises de production internationales qui, elles, profitent de subventions aux Etats-Unis et en Europe notamment.

 

Mais tout le monde n’adhère pas à cette approche d’agriculture durable : elle implique la mobilisation de moyens financiers qui, aujourd’hui, n’existent pas.

Tous les dossiers qui seront abordés au G20 restent incertains : la réunion s’ouvrira sans que les conclusions ne soient ficelées. Il faudra probablement attendre le sommet de novembre pour connaître les véritables avancées. Pendant ce temps, les spéculateurs font leur beurre.

Gilles Bridier

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Monique Ayrault - dans médias
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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 16:44

Interview de l’Est Républicain – Ségolène Royal : « J’ai la capacité de rassembler »

 

 

En Meurthe-et-Moselle aujourd’hui, Ségolène Royal affirme dans un interview recueillie par Jean-Pierre Tenoux du journal l’ Est Républicain être la mieux placée pour mobiliser toute la gauche .

  

- A propos de la primaire socialiste, vous avez déploré la trop grande part faite aux sondages. Avez-vous le sentiment que votre critique a porté ?

Je pense que, tant que le débat de fond n’aura pas commencé, tout sera sujet à manipulation de l’opinion par les sondages. Alors qu’ils ne sont pas représentatifs puisqu’on ne sait pas qui va aller voter et qu’on ne connaît pas encore la liste des candidats ! Il est très important que le peuple français ne se laisse pas voler sa liberté de vote par un matraquage qui ne correspond à rien, notamment parce que les catégories très modestes ne figurent pas dans ces panels.

  

- Cette page est tournée, donc ?

Je l’ai dit et ma préoccupation, maintenant, est d’élever le débat et de faire des propositions concrètes pour améliorer la vie quotidienne. En Meurthe-et-Moselle, je vais évoquer l’emploi et le pouvoir d’achat. J’ai proposé le blocage du prix de l’essence et de cinquante produits de première nécessité pour permettre aux gens de continuer à vivre et pas seulement de survivre. Voir tellement de richesse d’un côté et de pauvreté de l’autre, dans un pays comme la France, est tout à fait anormal.

  

- Les propos de Laurent Wauquiez sur l’assistanat ont divisé la droite. A votre avis, s’agit-il d’une cacophonie ou d’une stratégie réfléchie ?

Je pense qu’il y a une stratégie, lancer des ballons d’essai pour voir ce que ça donne. Le plus choquant, dans cette histoire, c’est qu’on ne parle jamais de l’assistanat dont profitent les plus riches, comme la baisse de l’impôt de solidarité sur la fortune. Le gouvernement s’en prend aux plus pauvres. C’est vrai qu’il y a parfois trop peu d’écart entre les revenus de soutien et les bas salaires. Mais la réponse, c’est d’augmenter les bas salaires et le SMIC ! Quant au A de RSA, qui signifie activité et pas assistanat, il doit se traduire par des actions d’insertion et de formation pour un retour réel à l’emploi.

- Ces publics fragilisés sont tentés par le vote Front national. Que pourriez-vous leur proposer pour qu’ils fassent confiance à la gauche ?

Ils subissent de telles épreuves qu’ils doutent de la capacité de la politique à retrouver des marges de manœuvre. Il faut leur démontrer qu’il y a d’autres façons de créer des richesses, de les répartir mieux, d’encourager les jeunes à trouver le chemin du travail par l’alternance, l’apprentissage. Il faut pratiquer le « donnant donnant » avec les entreprises, leur imposer l’obligation de prendre des jeunes en formation en contrepartie des aides qu’on leur accorde. Il ne faut pas laisser la loi de la jungle être la règle dans l’économie.

 

- En pratique, comment procéder ?

C’est la force citoyenne, un Etat interventionniste qui remet des règles. Aujourd’hui, rien n’a été fait pour lutter contre un système financier qui écrase la production de biens et de services. Les gens sont dégoûtés, exaspérés. Ils entendent les discours de l’actuel président de la République qui leur dit : « Vous allez voir ce que vous allez voir ! » Mais il ne se passe rien. Alors, ils se tournent vers des votes extrêmes qui leur promettent de changer le système, mais d’une façon qui n’est pas crédible. C’est un vote protestataire que je traduis pour ma part comme une demande d’exigence à l’égard des partis de gouvernement afin qu’ils soient beaucoup plus audacieux sur des propositions de réformes.

 

- Ces réformes impliquent que la gauche se rassemble. Croyez-vous être la mieux placée pour y parvenir ?

Je pense avoir la capacité de rassembler, de la gauche radicale aux centristes républicains en passant par les écologistes… pour la bonne raison que je l’ai déjà fait dans la région que je préside, malgré les cris des appareils ! La politique par la preuve, il n’y a rien de tel. Certains font beaucoup de discours mais, quand ils sont aux responsabilités, rien ne change. J’ai été ministre, députée, je suis présidente de région. Mon souci, toujours, a été le même : faire, par mon travail acharné, par une morale de l’action, que les problèmes soient résolus. Je suis convaincue que la France peut sortir de l’ornière, se remettre debout et avancer.

 

A lire également sur le site de l ‘Est Républicain ICI

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Michèle Fazilleau - dans médias
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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 00:02
 
- l'article de Mediapart : Sarkozy, candidat du pouvoir d'achat, président des gesticulations
- l'article de Marianne : Pouvoir d'achat, 340% d'augmentation pour les plus riches en 30 ans.

 

Sarkozy, candidat du pouvoir d'achat, président des gesticulations

 

Nicolas Sarkozy est revenu mardi 19 avril à Charleville, dans les Ardennes. Là même où il avait lancé sa campagne électorale en 2006 sur le thème du «travailler plus pour gagner plus». Quatre ans après sa victoire, malgré plusieurs lois et des effets d'annonce, son bilan est un catalogue de mesures coûteuses, inutiles ou inefficaces.

 

Lire la suite sur Mediapart : «Candidat du pouvoir d'achat», président des gesticulations

 

 


Pouvoir d'achat: 340% d'augmentation pour les plus riches en 30 ans

Alors que le gouvernement s'enlise sur la question du pouvoir d'achat, une étude universitaire fait le point sur 30 ans d'évolution des salaires. Pour 90 % des salariés, la progression de leur pouvoir d'achat est à peine visible, quand le haut du panier s'est acordé de royales augmentations. Résultat: une hausse des inégalités. Le rapport entre les salaires moyens de ces deux populations est passé de 1 à 23 en 1980 à 1 à 81 en 2007.

« Je serai le président de l’augmentation du pouvoir d’achat ». Si Nicolas Sarkozy peine à tenir la promesse de campagne du candidat qu’il fut en 2006, la faute toute entière en reviendrait à cette satanée « crise sans précédent ». Les heures sup inclues dans la loi TEPA (Travail, emploi, pouvoir d’achat) la réforme phare de juillet 2007 : raté question pouvoir d’achat ! La baisse de la TVA dans la restauration : encore ratée !

En sortant la fameuse prime de 1 000 euros pour les salariés des entreprises qui versent de plantureux dividendes, Nicolas Sarkozy croyait tenir sa recette miracle. Mais ni le patronat, ni les syndicats n’ont gouté la cuisine élaborée à l’Elysée et servie dès vendredi par François Baroin, le ministre du budget.

Laurence Parisot, la patronne du Medef, n’avale pas le coté obligatoire de la mesure. Et de prêcher pour une baisse des charges et de la fiscalité, façon de retourner la balle à l'envoyeur. Du coté des syndicats, on n’apprécie guère l’épaississement de la feuille de salaire via une prime, par nature non permanente, surtout quand seulement « 15 à 20% des salariés », principalement au sein des grandes entreprises, seraient concernés, comme le martèle François Chéréque, patron de la CFDT. « Que demandent les salariés aujourd'hui ? Ils veulent plus sur leur fiche de paye, c'est tout simple », conclu Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière.

augmenter les salaires

Une récente étude réalisée par Olivier Godechot, chercheur à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris, confirme cette atonie de la feuille de salaire des salariés du privé. Certes cela ne date pas d’hier. La dynamique inégalitaire qui a vu les 0,01% plus riches capter l’essentiel des augmentations de salaires, à l’œuvre depuis près de 30 ans, s’est cependant amplifiée.

Quand en 1980, ce gros millier de super salariés gagnaient 23 fois ce que 90% des salariés touchaient (413 035 euros de 2007 par an contre 17 716 euros). 27 ans plus tard en 2007, ce ratio est multiplié par presque 4 : il monte à 81. En réalité, cette explosion des inégalités résulte d’une course entre les lièvres du top management, sphère où se côtoient les stars du sport, des PDG, mais surtout les beaux gosses du monde de la finance et les cohortes de tortues où se mêlent ouvriers, employés et cadres.

Entre 1980 et 2007, le salaire moyen de l’immense majorité des salariés (les 90 % les moins bien payés) progresse de 0,82% par an net de l’inflation. Résultat, sur la période, le travail n’a rapporté que 26 % de pouvoir d’achat supplémentaire. 40% pour les cadres sup qui, avec 65 000 euros annuels bruts occupent la place entre les 1% très riches et le gros de la troupe. Tout en haut, le salaire moyen des 0,01% les mieux rémunérés est multiplié par 3,4, soit une progression annuelle de 5,7%. En 2007, ces 1 692 bienheureux carburaient chacun à 1,8 millions d’euros en moyenne.

Les travaux d’économistes comme Thomas Landais, Thomas Piketty, et Emmanuel Saez avaient déjà donné à voir une telle évolution. Leurs études tirées des déclarations fiscales permettaient de mesurer l’évolution des revenus pris dans leur totalité, y compris les revenus du capital, et ceux pour l’ensemble des salariés. En se focalisant sur les seuls revenus du travail des salariés du privé, Olivier Godechot, dresse un tableau encore plus noir de l’évolution de la politique de rémunération au sein des entreprises.

Evidemment, on ne distribue que ce que l’on peut produire, ou que l’on prévoit de produire. Sur la période 1980-2007, la valeur ajoutée créée en France a progressé de 72 %, soit 794 milliards d’euros en plus. Les salariés du privé eux n’auront reçu que 280 milliards d’euros en plus. Compte tenu de la progression du nombre de travailleurs, presque 6 millions, ce n’est pas 280 milliards d’euros qu’il convient de retenir comme supplément de salaire individuel mais un peu moins de la moitié, soit 134 milliards d’euros.

Aussi, la vitesse entre les lièvres et les tortues se révèle-t-elle violemment quand on compare comment, à l’arrivée, se sont partagés ces 134 milliards d’euros de pouvoir d’achat supplémentaire du travail. 

Selon les travaux d’Olivier Godechot, les 0,01% ont plus que triplé leur part du gâteau. En 27 ans, celle-ci est passée de 0,19% à 0,65%. Ensemble avec leurs suivants immédiats, ces 0,1% les plus riches, 16 922 personnes, ont presque doublé la leur, passant de 1,08% à 2,01%. Traduction : un gain de 4,5 milliards d’euros.

Voilà donc comment en moins de 30 ans, au sein du monde du travail, cette poignée de salariés (0,1% du total) a détourné à son profit une part importante des hausses de salaires consentie par les entreprises. Autrement dit, pour chaque euro d’augmentation consenti à un salarié lambda, un de ces seigneurs en recevait, lui, 35.

Derrière cette déformation du partage des revenus entre salariés apparaît également l’évolution de la société vers un capitalisme financiarisé. Il n’est pas anodin, et c’est là l’objet du travail du chercheur, que l’essentiel (57%) de la progression des très hauts salaires est le fait des traders. En France, en 2007, on en comptait 626 parmi les 1 692 bienheureux très riches du haut du panier. Ensemble cette petite poignée de salariés de luxe s’est accaparée 0,25% du total des salaires versés dans le privé en 2007, soit 1,2 milliards d’euros. La crème de la crème, les 100 salariés de la finance les mieux payés gagnaient en moyenne 4,65 millions d’euros chacun….10 fois plus qu’en 1997…En une année, de tels traders gagnaient donc 284 années de Smic, presque 7 vies de Smicard, à raison de 42 années de travail.

   
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Michèle Fazilleau - dans médias
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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 19:14

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/local/cache-vignettes/L70xH92/arton16466-8b905.jpgPar Jean-Claude Guillebaud

 

Si les moins privilégiés sont tentés par les votes « protestataires », n’est-ce pas parce que les problèmes qu’ils affrontent ne sont pas pris en compte par la parole publique ? Jour après jour depuis trois mois, chacun donne son point de vue sur les révoltes qui secouent le monde arabe. Les commentateurs sont pressés, chez nous, d’expliquer comment « ils voient » les Tunisiens, Algériens, Syriens, Egyptiens, Libyens aux prises avec leurs dictateurs. Mais prend-on la peine d’examiner comment eux-mêmes nous jugent d’Oran ou d’Alexandrie ? Croit-on que les observateurs arabes soucieux de liberté ne perçoivent pas les fêlures et injustices de nos propres démocraties ?

 

Dans une récente « Chronique du Blédard » - publiée chaque semaine dans « le Quotidien d’Oran » -, datée du 31 mars, un confrère et ami algérien, Akram Belkaïd, s’interroge sur l’irrésistible progression de Marine Le Pen. « Il faut être totalement déconnecté des réalités, écrit-il, pour ne pas comprendre que le Front National tire profit de l’immense fracture sociale qui lézarde la France. D’un côté, une minorité qui gagne très bien sa vie, contribue à la flambée de l’immobilier et tire parfaitement son épingle du jeu de la mondialisation. De l’autre, des pans entiers de l’Hexagone qui survivent tant bien que mal et se sentent abandonnés par Paris et ses élites. »

 

En d’autres termes, ce démocrate algérien vivant en France depuis 1996 pointe à juste titre les deux désastres qui devraient, en toute logique, nous faire descendre dans la rue : l’enfermement d’une minuscule oligarchie dans ses privilèges dominateurs et le désarroi d’une masse de moins chanceux (classes moyennes comprises) qui se sent tout à la fois marginalisée, exploitée, grugée et – surtout – mal représentée par les partis traditionnels. Le même confrère ajoute quelques remarques sur « l’omniprésence du phénomène bobo (bourgeois-bohème) dans les médias français, notamment la télévision », omniprésence qui, selon lui, avive les frustrations et les rancœurs.

 

Ces notations ont la force de l’évidence. Elles encourraient cependant, du côté desdits éditorialistes « bobos » de la télévision, le très habituel reproche de « populisme ». Je pensais à cela l’autre lundi (le 4 avril) en suivant le débat politique animé par Arlette Chabot sur France 2. On y dénonça une fois encore le « péril populiste » et l’on se référa, rituellement, aux « sinistres années 30 ». On accusa en quelque sorte, mais à mots couverts, tous ceux qu’indignent les dérives inégalitaires de faire le lit du fascisme.

 

Évoquer chez nous le nouveau phénomène oligarchique en Occident – comme le fait régulièrement la presse américaine ou britannique – serait abominable. Pour Alain Duhamel ou Dominique Reynié, présents ce soir-là, il suffit de s’en prendre aux « monstres » répertoriés, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche.

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Monique Ayrault - dans médias
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:04

 

A25

 

Ségolène Royal faisait son « retour cathodique » sur i>TELE hier, comme l’affichait la chaîne. Elle était l’invitée de l’émission Elysée 2012 à 21h15, animée par Léa Salamé et Michel Dumoret.

Très en forme, mordante, elle a rappelé certaines réalités aux deux animateurs, parfois un peu trop éloignés des préoccupations des Français, notamment quand ils on diffusé un petit clip avec les candidats et candidats potentiels à la candidature du PS, sur fond de petites phrases et de « On ira tous au paradis » de Michel Polnareff : « qu’une fois de plus la politique est un peu tournée en dérision », « d’un côté on voit effectivement cette mise en scène un peu légère, et de l’autre, on voit la souffrance des gens, on voit tout ce qui ne va pas, on voit l’exaspération, on voit la colère, on voit des gens qui restent sur le carreau »

Cependant, de nombreux thèmes de fond on pu être abordés, ainsi que certains thèmes d’actualité ou parmi les idées et valeurs de la candidate aux primaires. Dans la première moitié de l’émission retranscrite ici, ont notamment été abordés les thèmes suivants :

-Ségolène Royal n’a pas renoncé – « Certainement pas ! » – et a expliqué son silence : « lorsqu’on se prépare à une campagne présidentielle, je pense qu’il faut maîtriser son temps, son tempo »,

-commentaire sur une petite phrase de Nicolas Sarkozy, et proposition de Ségolène Royal : un décret pour bloquer la hausse de l’essence,

-la candidature de Nicolas Hulot à la présidentielle de 2012, « une candidature intéressante »,

-la social-écologie et la Région Poitou-Charentes,

-la politique tournée en dérision, avec « une mise en scène un peu légère » d'un côté, « la souffrance des gens » de l'autre,

-et la primaire socialiste, « un formidable moment démocratique ».

Un terme nouveau à retenir dans le vocabulaire de Ségolène Royal : la densification de la vie politique.

Le premier thème de la seconde partie portera sur le programme/ le projet du Parti socialiste.

Pour conclure la première partie, Ségolène Royal a eu ces mots très forts sur les primaires organisées par le Parti socialiste :

« Je pense que s’il y a déjà 1 million d’électeurs qui se déplacent, ce sera déjà un très beau succès, mais le chiffre que vous évoquez [30% des Français, NdlR] permettra beaucoup plus. 1 million de Français, 1 million de citoyen, je crois que ce serait déjà un moment démocratique extrêmement fort.

Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les Français aussi ont le sentiment aujourd’hui de n’être associés à rien. Alors quand une organisation politique, la première force d’opposition, leur propose de venir choisir leur avenir à travers une personnalité politique, je crois que ça les intéresse. C’est la soif de démocratie, c’est très encourageant. »

Frédérick Moulin

 

 

 

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Michèle Fazilleau - dans médias
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 09:10

Moins d'un électeur sur deux a voté. Le FN atteint presque le score de l'UMP, loin derrière le PS. Revivez la soirée sur Rue89.

Graphique : le résultats des élections cantonales 2011

En bref

Pour éviter les triangulaires, le gouvernement avait remonté de 10% à 12,5% des suffrages des électeurs inscrits le seuil pour être présent au second tour. Cela n'a pas suffit à dissimuler la forte poussée du FN au premier tour des cantonales, qui dépasse ce dimanche soir les 14%, contre 16% pour l'UMP et 25% pour le PS.

A gauche du Parti socialiste, le Front de Gauche emmené par Jean-Luc Mélenchon frôle la barre des 10% et son pari d'« un score à deux chiffres », même si le ministère de l'Intérieur s'est refusé à additionner les scores du PCF et du Parti de Gauche. Pas d'« effet Fukushima » en revanche pour Europe-Ecologie - Les Verts, qui peine à dépasser les 7%. Surtout, l'abstention s'affiche à un taux record : 55%.

Moins de triangulaires donc, mais le Front national sera très présent au second tour, dimanche prochain : 52 duels se profilent notamment entre le PS et FN. Se repose alors la question d'un front républicain pour faire barrage aux candidats frontistes.

Le nouveau secrétaire général du parti présidentiel, Jean-François Copé, a rejeté toute « alliance avec l'extrême droite », mais ne réclame pas « non plus de front républicain ». Le PS se veut plus clair, à l'image de l'ancien premier secrétaire, François Hollande, qui a appelé à « faire barrage au FN » et à voter, le cas échéant, « pour le candidat UMP ».

« La crise libyenne sauvera peut-être Nicolas Sarkozy d'une humiliation électorale », titrait ce dimanche le Guardian. Non seulement il n'en est rien pour ces cantonales, mais en plus la formation politique du Président pyromane continue de jouer avec la flamme du Front national. J.M.

suite

http://www.rue89.com/2011/03/20/suivez-les-resultats-du-premier-tour-des-cantonales-sur-rue89-196115

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Monique Ayrault - dans médias
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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 11:06

Francis Journot et ses amis ont tenté de proposer aux pouvoirs publics un projet de réindustrialisation dans l'industrie textile résultat de cinq années de travail. On ne les a pas écoutés et ils racontent pourquoi.



L’incohérence du financement de l’assistance au lieu du financement de l’activité

Nicolas Sarkozy prétend que la suppression de l’ISF évitera les délocalisations et la fuite des capitaux comme il l’avait également promis lors de l’instauration du bouclier fiscal, mais aujourd’hui la production de la plupart des secteurs de l’industrie est déjà délocalisée ! Par ailleurs, les Français ne sont plus dupes et selon le sondage IPSOS du 25/11/2010, 70 % de nos concitoyens ont compris que la crise ne faisait que commencer et 59 % d’entre eux pronostiquent une accélération des délocalisations qui s’accompagnera inévitablement d’une importante hausse du chômage. 

 

Aujourd’hui, les investisseurs s’intéressent surtout aux pays à bas coûts et qui peut  encore croire que ceux-ci reviendront un jour financer l’industrie manufacturière française ou que les banques multinationales vont subitement décider d’investir massivement dans un pays au coût de main d’œuvre élevé. Cela n’arrivera probablement jamais et nous pensons que l’état ne doit pas soumettre  l’avenir de l’industrie et de millions de nos concitoyens, au bon vouloir des investisseurs. De même, Il est anormal que la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) principal pourvoyeur de fonds du capital investissement et gestionnaire de 250 milliards d’euros d’argent public, n’investisse pas dans des projets manufacturiers créateurs d’emplois en France. Si le Gouvernement veut réellement relancer la croissance et faire baisser le chômage, il doit pour cela, financer de grands projets industriels manufacturiers, seules activités potentiellement créatrices de centaines de milliers d’emplois, au lieu d’entretenir la précarité avec plus de 100 milliards d’euros de dépenses pour l’emploi par an (voir « Tableau des dépenses pour l’emploi et allégements généraux » ci-dessous).

 

En effet, un financement de l’état par l’intermédiaire de la CDC, permettrait de repenser notre industrie et de contribuer au financement des nouveaux outils de fabrication et de distribution de demain. Par ailleurs, le coût des dépenses par demandeur d’emploi est supérieur à 25 000 euros par an et l’économie pour la collectivité serait considérable. En outre, la CDC, pourrait rester propriétaire d’une part de ces nouvelles moyennes ou grandes entreprises jusqu’à leur rachat par l’entrepreneur ou par des tiers, comme dans la plupart des opérations de financement de création d’entreprise par capital investissement.

Selon vous, l’Etat peut-il continuer à dilapider l’argent des contribuables dans le puits sans fonds de l’assistance comme il le fait depuis de nombreuses années ou doit-il dès maintenant changer de politique et privilégier l’activité en permettant l’émergence de projets industriels manufacturiers créateurs d’emplois ?

 

suite

marianne : /http://www.marianne2.fr/L-emploi-industriel-On-dirait-qu-ils-s-en-foutent_a203884.html

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Monique Ayrault - dans médias
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 09:08

Avouons que dans le genre, Canal + a fait trés fort avec un si long écran de pub de 55 mn pour vanter les qualités du produit DSK

Tout y est : le type sympa, qui joue au foot, défroisse lui même ses costumes, aime sa femme qui aime son mari, réfléchit, sauve le monde, comprend qu'on lui en veuille, rigole avec les chefs d'etat , et en plus , sait faire cuire les steaks, tout seul comme un grand.
http://medias.lepost.fr/ill/2011/03/13/h-20-2433232-1300027693.jpg

The Nice Guy par définition, compétent et mondialisé.

 

Tout celà respire la communication millimétrée et on ne saurait en vouloir à ces journalistes embarqués qui ont eu beaucoup de mal à s'extraire des filets grosse ficelle tendus par l'équipe de Euro RSCG . C'est le syndrome de Stokholm si classique qui donne au final un résultat propre sur le plan de la forme, et totalement décervelé sur le plan du fonds.

 

Et à y regarder de plus prêt, ce documentaire pourrait s'avérer dévastateur pour le patron du FMI.

D'abord l'image du début, où on voit DSK regarder Jacques Delors, qui renonce en direct à sa candidature en 94.


On se pince un peu tout de même sur l'ironie de cette histoire où le père de Martine Aubry renonce face à l'épouse de Dominique Strauss Khan.
Ensuite de quel coté du manche tombera cette séquence dans l'imaginaire de ceux qui l'ont visionnée ?

 

Car le commentaire de DSK est étonnant. Il analyse la décision de Delors en évoquant " des questions personnelles" . Parle t-il des siennes ?
Sera t-il Delors renonçant ou DSK justement qui contrairement à Delors, ne renonce pas.
Mystère !!!!

 

Suite : http://www.lepost.fr/article/2011/03/13/2433241_dsk-sur-canal-un-effet-bof.html

 

                           Je préfère ces actions sur le terrain !

 

 

 


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Monique Ayrault - dans médias
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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 16:05

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/local/cache-vignettes/L70xH94/arton16160-1f571.jpg 

 

Par Jacques Julliard

 

Moins de 750 euros par mois. Voilà ce que gagne à l’heure de la « mondialisation heureuse » et du libéralisme triomphant, un salarié sur quatre. Soit environ 25 euros par jour, parfois moins, et même beaucoup moins. Pour ce prix, tous ne travaillent pas tous les jours, c’est même là leur problème. Mais, enfin, ils mangent tous les jours. Tous les jours, ils ont besoin de dormir, de s’habiller, de se chauffer. À ce niveau de salaire, une place de cinéma est un luxe, l’achat d’un quotidien, une véritable charge.

 

Un salarié sur quatre, cela représente 6 250 000 personnes, sans compter les chômeurs de longue durée. Parole d’Insee. En se focalisant sur les salariés à temps complet, on a longtemps ignoré ou escamoté cette population considérable. Car il ne s’agit pas ici d’un résidu statistique incompressible, mais d’une catégorie sociale toute entière : celle des précaires, qui ont remplacé les immigrés dans le rôle de l’armée de réserve du capital.

 

Le travail précaire n’est pas une fatalité.

 

Son développement continu, depuis une vingtaine d’années, ne correspond pas à une nécessité technique, mais à la volonté du patronat de peser sur les salaires à la baisse, au mépris de la notion de salaire minimum, qui correspondait à l’origine à une exigence de dignité élémentaire pour le travailleur. Qu’avec les progrès de la technique et de la productivité le quart des salariés émargent aujourd’hui largement au-dessous du Smic dit assez l’ensauvagement social et moral du capitalisme actuel, qui se sert de la concurrence qu’il se fait à lui-même pour justifier la combinaison de l’ère de l’informatique avec celle des bas-fonds de Dickens.

 

Avec cela, essayez donc de construire une démocratie !

 

Les plus profonds penseurs de celle-ci au XIXème siècle, de Chateaubriand à Tocqueville, avaient bien compris que l’égalité juridique des personnes avait pour conséquence inéluctable l’égalisation progressive des conditions. Telle est la fameuse marche à l’égalité qu’ils ont décrite à l’aube de la démocratie moderne. Écoutons Chateaubriand en 1831 :

 

« Un temps viendra où l’on ne concevra pas qu’il fût un ordre social dans lequel un homme comptait 1 million de revenu, tandis qu’un autre homme n’avait pas de quoi payer son dîner. »

Eh bien ! Ce temps n’est pas encore venu, puisque, contrairement à ces prévisions, l’écart des revenus n’a fait récemment que croître, parfois dans des proportions qui sont une insulte à la démocratie dont on se réclame : abaissement des bas revenus, ascension vertigineuse des plus élevés. Il se pourrait pourtant que la merveilleuse accoutumance des pauvres à l’injustice sociale se révèle bientôt aussi illusoire que la prétendue tolérance des peuples arabes au despotisme politique.

 

Car ce n’est pas seulement le principe de la démocratie que l’inégalité est en train de détruire, c’est l’idée même de société.

 

Que reste-t-il de commun entre une caissière de supermarché et un patron du CAC 40 ? Quelle est la nature du lien social censé les relier encore ? Le genre de vie ? Vous voulez rire. La nation ? Elle est bafouée chaque jour par la mondialisation. La liberté ? Il est vrai que le capitalisme n’a jamais marchandé aux plus pauvres leur droit absolu de coucher sous les ponts. On me dira qu’il en a toujours été ainsi et que les écarts sociaux rendaient les sociétés d’Ancien Régime aussi artificielles que les nôtres. Pas tout à fait. Dans ces dernières, la hiérarchie était déterminée par la fonction sociale, non par l’échelle des revenus. Dans la célèbre fable de La Fontaine, Le Financier, prophète d’un capitalisme où tout s’achète et tout se vend, y compris la gaieté, veut faire dire au Savetier combien il gagne par an. Celui-ci n’y avait pas pensé :

« Par an ? Ce n’est point ma manière De compter de la sorte et je n’entasse guère Un jour sur l’autre : il suffit qu’à la fin J’attrape le bout de l’année ».

Au contraire, dans une société où l’argent est devenu le seul équivalent universel,

 

et, stricto sensu, la seule valeur, la hiérarchie des revenus détermine absolument la hiérarchie sociale. Ce n’est pas assez d’être nécessiteux, il faut encore être humilié par sa pauvreté même. De là, le déclassement de toutes les professions (enseignement, recherche, magistrature, médecine générale) où la modestie des revenus était naguère compensée par l’estime qui s’attachait à leur utilité sociale. Aujourd’hui, vous êtes ce que vous avez.

 

Suite :http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article16160

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Monique Ayrault - dans médias
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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:55

http://s1.lemde.fr/image/2011/03/12/540x270/1492094_3_08b7_capture-d-ecran-de-la-chaine-ntv-montrant-la.jpg

 

 

Utiliser de l'eau de mer pour refroidir un réacteur nucléaire comme le font les Japonais dans leur centrale de Fukushima endommagée par le méga-séisme de vendredi est "un acte de désespoir" qui évoque la catastrophe de Tchernobyl, selon des spécialistes américains de l'atome.

Plusieurs experts, parlant aux journalistes par audio-conférence, prévoient aussi que cet accident nucléaire pourrait affecter la relance de cette filière énergétique dans plusieurs pays. "La situation est devenu tellement critique qu'ils n'ont, semble-t-il, plus la capacité de faire venir de l'eau douce pour refroidir le réacteur et le stabiliser et maintenant, en désespoir de cause, ils doivent recourrir à l'eau de mer", a estimé Robert Alvarez, spécialiste du désarmement nucléaire à l'Institute for Policy Studies de Washington.

 

"NOUS SOMMES EN TERRITOIRE INCONNU"

 

La centrale doit resister à une une perte totale d'alimentation des systèmes de refrigération, extérieure et interieure – assurée dans ce cas par des générateurs diesel. Cette panne totale "est considérée comme extrèmement improbable mais est un sujet de grande inquiétude depuis des décennies", explique Ken Bergeron, un physicien qui travaille sur les simulations d'accidents de réacteur. "Nous sommes en territoire inconnu", a-t-il ajouté.

 

https://fbcdn-profile-a.akamaihd.net/hprofile-ak-snc4/195702_35763644660_151246_q.jpg 
 

 

"Profonde solidarité envers le peuple Japonais victime de cette effroyable catastrophe. Que de malheur et de détresse."


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