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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 22:43

holl et ségoLégislatives : pourquoi la gauche doit sauver Ségolène Royal

 

Il serait juste et "normal" que l’ex-candidate à l’Elysée l’emporte à La Rochelle. Pour services rendus à la gauche, au pays… et à la victoire de Hollande.

 

Il y a quelque chose de profondément injuste dans l’animosité dont Ségolène Royal est aujourd’hui la cible. Les mines réjouies des caciques de l’UMP, mais aussi les sourires en coin de certains élus socialistes, voire de quelques observateurs parisiens qui n’ont jamais souffert l’impie du Poitou, ont quelque chose de malsain. L’ancienne candidate de la gauche à la présidentielle de 2007 se retrouve aujourd’hui piégée, prise en tenailles par une coalition d’intérêts médiocres.

Car enfin, quel est le crime de Ségolène Royal ? Qu’est ce qui lui vaut de voir son destin de parlementaire menacé de partir en fumée sur le bûcher de la sainte Inquisition des authentiques "charentais" pure souche ?

Faire barrage à "l'intruse"

Candidate à La Rochelle, elle ne s’est pas soumise au vote des militants PS pour faire valider sa candidature. C’est une faute. Soit. Mais les mêmes qui mettent en doute la validité du vote des adhérents socialistes dans de nombreuses fédérations du pays où flotte un parfum de fausses cartes en font, dans ce cas précis, un mode de sélection parfait, symbole d’une démocratie interne irréprochable. On comprend qu’Olivier Falorni, ex-premier secrétaire de la fédération PS de Charente-Maritime, ait fondé l’espoir que cette procédure récompense son pedigree d’apparatchik. Il oublie toutefois un détail : la rue de Solférino ayant réservé cette circonscription pour une candidature féminine, il n’aurait pas pu concourir… Là aussi, on se félicite que la direction du PS torde le bras de quelques caciques socialistes pour offrir un siège aux femmes… sauf lorsqu’il s’agit de faire une place à Ségolène Royal. Etrange.

Quant à l’argument avancé par l’ancien ministre UMP Dominique Bussereau pour voler au secours du dissident, il pourrait prêter à sourire s’il n’exhalait des relents d’apologie du terroir un tantinet malodorants. Bussereau appelle les électeurs de droite à faire barrage à "l’intruse" Ségolène Royal qui n’est même pas de… Charente-Maritime ! Faut-il lui rappeler qu’elle préside aux destinées de la région Poitou-Charentes depuis 2004 et qu’elle a sans doute fait davantage que lui pour la gloire de cet étendard régional ?

Aigreurs de concurrents

Dominique Bussereau, que l’on connut mieux inspiré, exhorte même les troupes UMP à soutenir Olivier Falorni parce qu’il s’agit d’un "candidat de terrain". Et le "candidat de terrain", lui, ne ment pas, c’est bien ça ? Là aussi, Ségolène Royal est perdante à tous les coups : soit ses adversaires la caricaturent en grande prêtresse du Poitou prête à toutes les excentricités pour défendre le Chabichou ou pour sauver Heuliez, soit ils la repeignent en "intruse" parisienne venue d’ailleurs... Triste sort que d’être ainsi l’objet des aigreurs de ses concurrents. D’autant que Falorni, Bussereau et tous ceux qui à travers la France ont lancé à l’occasion de ces législatives une chasse aux parachutés assez nauséabonde devraient se souvenir que les législatives ne sont pas des élections locales mais nationales.

En l’occurrence, ce scrutin vise à élire des députés de la Nation qui ont mission de faire la loi au Palais-Bourbon, et non pas à désigner des défenseurs d’intérêts locaux, géographiques et catégoriels. Sous la III ème République, Clémenceau, Gambetta, Ferry et tous ceux qui ont conforté cette démocratie parlementaire qui nous est chère changeaient souvent de département et concouraient un peu partout en France, parfois même dans plusieurs circonscriptions à la fois. C’était l’époque où ces pionniers posaient les fondements d’une République authentiquement une et indivisible.

Attaques sexistes

En fait, Ségolène Royal n’est pas seulement victime de l’appétit d’un irascible ambitieux local qui, devancé au premier tour, aurait dû se conforter au réflexe dit de "discipline républicaine" qui régit, d’ordinaire, les relations entre candidats de gauche. Elle n’est pas davantage menacée par un micro-climat charentais qui condamnerait l’électeur rochelais à opter forcément pour une forme de consanguinité électorale. Non, Ségolène Royal paye sans doute ses erreurs, et d’abord ce caractère bien trempé qui lui a causé tant d’ennemis. Mais elle est surtout victime de ce cénacle politico-médiatique qui n’a jamais vraiment accepté, au fond, cette drôle de personnalité.

Elle n’est pas du sérail et n’est pas parvenue à s’en faire accepter. L’a-t-elle d’ailleurs vraiment cherché? "Madame sans-gêne" du PS, Ségolène Royal ne s’est pas laissé intimider par tous ces éléphants du PS qui n’ont jamais voulu lui céder la place. Elle n’a pas davantage baissé pavillon devant la violence des attaques d’une droite qui l’a si souvent moquée. Elle a enduré sans faiblir nombre d’attaques sexistes, venues de droite comme de gauche. Enfin, elle a contribué à dessiller les yeux de son camp sur nombre de questions sociétales en impulsant l’aggiornamento sur des thèmes comme l’école, la sécurité ou l’environnement, et des valeurs telles le respect, l’autorité ou "l’ordre juste".

Un chemin de croix parmi les siens

Au final, qu’un de ses ex-camarades tente de l’éliminer avec le concours actif de la droite n’est pas si surprenant pour celle qui eut à subir, en 2007, un traitement d’une violence inédite avec le passage à l’ennemi sarkozyste d‘un des piliers de sa campagne en plein sprint élyséen. Car si Ségolène Royal commit bien des erreurs et maladresses, c’est vrai, son parcours s’apparenta aussi, parfois, à un chemin de croix parmi les siens. Il y eut, en 2007, les crocs-en jambe des multiples des hiérarques socialistes qui voulaient sa perte, la trahison de Judas-Besson en point d’orgue, ou encore les manigances d’Aubry et compagnie pour l’empêcher de s’emparer du PS au congrès de Reims de novembre 2008. Le second tour de l’élection législative de La Rochelle sera-t-elle son ultime station dimanche prochain ?

A se souvenir des services qu’elle a su rendre à la gauche tant en 2007 qu’en se consacrant sans état d’âme à faire triompher son ex-compagnon cinq ans plus tard, et à observer la délectation avec laquelle Jean-Pierre Raffarin, Jean-François Copé et tout l’état-major de l’UMP se pourlèche les babines en espérant la chute de l’ex-icône repeinte en sorcière, les électeurs de gauche de la 1ère circonscription de Charente-Maritime doivent comprendre qu’il est de leur devoir de sauver la mise de Ségolène Royal. Ce ne serait que justice.

 Source : Le Nouvel Observateur - Renaud Dély

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:41

bandeau-bloc-marque-legislatives-2012

L’air est plus léger depuis un certain 6 mai… Mais attention : il faut une majorité à l’Assemblée Nationale pour que notre Président François Hollande puisse conduire le changement.

Votez et à faites voter et à mobiliser autour de vous, faites le maximum car le résultat dépendra beaucoup de la participation.


Les candidat(e)s de la majorité présidentielle :

1° circonscription : Alain CLAEYS

2° circonscription : Catherine COUTELLE

3° circonscription : Jean-Michel CLEMENT

4° circonscription : Véronique MASSONNEAU


Comment éviter un « 21 avril » dans le Nord-Vienne ?

Attention danger : le Front National a fait de gros scores dans la 4° circonscription. Si les électeurs de gauche dispersent leurs voix, il n’y aura pas de candidat de gauche au 2° tour, faute que l’un d’entre eux obtienne les suffrages de 12,5% des électeurs inscrits. Une sorte de « 21 avril » local !

Pour éviter une telle situation, la solution est simple. Votez et faites voter pour la candidate investie par le Parti Socialiste, avec le soutien de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault : Véronique Massonneau et son suppléant Pierre Lantier.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:00

Ségolène Royal: «Jospin me garde une vieille rancune»

En campagne à La Rochelle, Ségolène Royal part à la conquête d’un siège de député pour devenir la première femme présidente de l’Assemblée nationale. Nous l’avons suivie pendant une journée.

 


Ségolène Royal en compagnie du 1er Ministre Ayrault début juin à La Rochelle

Ségolène Royal en compagnie du 1er Ministre Ayrault début juin à La Rochelle
Image: AFP

Après son échec en 2007 et la victoire de son ex-compagnon François Hollande, Ségolène Royal ne sera pas la première présidente de la République. En revanche, elle deviendra peut-être la première femme à se hisser au «perchoir» de l’Assemblée nationale et à diriger la plus importante des deux chambres du parlement français. Mais avant de briguer cette quatrième place dans la hiérarchie républicaine, il faut qu’elle soit élue députée de la circonscription de La Rochelle, en Charente-Maritime.


Même si les sondages la donnent gagnante, un gravier pointu s’est glissé dans ses escarpins. Son principal adversaire Olivier Falorni sort, comme elle, du Parti socialiste. C’est bien connu, les luttes fratricides sont les plus cruelles. Certes, Ségolène Royal reçu l’investiture officielle du PS et le nouveau premier ministre Jean-Marc Ayrault est venu dans la cité rochelaise pour lui apporter un soutien massif, avec la bénédiction de l’Elysée. Mais au sein du PS local, les plaies ne vont pas refermer de sitôt.


Pendant une journée, jeudi, nous l’avons accompagnée à La Rochelle de marché en fête de quartier en passant par une réunion de travail sur la réinsertion des chômeurs. Excellente leçon d’écoute. Ségolène Royal a ce don de persuader chacun de ses interlocuteurs que l’avis qu’il donne lui est essentiel. Avec une consœur du magazine VSD, elle nous a accordé un entretien dans un restaurant ouvrier, L’Aubreçay, situé à une demi-douzaine de kilomètres de la ville portuaire.


Vous affrontez une candidature dissidente à gauche et votre camarade de parti Jean Glavany semble briguer à son tour cette présidence de l’Assemblée nationale que vous convoitez. Que se passe-t-il?


J’ai joué un grand rôle dans le rassemblement qui s’est opéré durant la campagne présidentielle et d’être ainsi confrontée à une dissidence à La Rochelle, je trouve ça lamentable. Je suis victime d’une querelle d’appareil. Le maire de La Rochelle Maxime Bono ne se représentant pas à la députation, il m’a proposé de lui succéder à l’Assemblée nationale. Cela n’a pas plu au premier secrétaire fédéral du PS de Charente-Maritime Olivier Falorni. Depuis qu’il s’est lancé dans sa candidature dissidente, il n’occupe d’ailleurs plus aucune fonction au Parti socialiste. Quant à Jean Glavany, je remarque qu’il est très ami avec le président du comité de soutien du dissident. Que voulez-vous… J’ai dérangé tous leurs petits arrangements!


Vous suspectez l’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin de jouer un rôle dans les attaques que vous subissez dans votre propre camp…


Lionel Jospin – qui est aussi un proche de Jean Glavany - se sert de cette dissidence contre moi. Il assouvit ainsi une vieille rancune. Il n’a pas supporté que pour la présidentielle de 2007, le PS ne soit pas venu le chercher. Et il a encore moins supporté que je devienne la candidate officielle du parti. Cela dit, j’ai récemment parlé avec Lionel Jospin pour qu’il calme un peu le candidat dissident qui multipliait les attaques à mon endroit. L’entretien s’est d’ailleurs bien déroulé, sans heurt. Pour ma part, je n’ai aucune rancœur.


Si vous êtes élue au «perchoir» qu’allez-vous changer à l’Assemblée nationale?

Eh bien je vous répondrai après les élections législatives!


Certes, mais vous avez certainement des idées sur le fonctionnement du parlement…

 

Bien sûr, j’ai été tout de même députée du marais poitevin, tout près d’ici, pendant vingt ans! Dans le projet présidentiel figurent plusieurs réformes telles que développement des initiatives parlementaires et des moyens de contrôle de l’activité gouvernementale. Durant le quinquennat Sarkozy, l’Assemblée nationale n’était que la caisse de résonance de l’exécutif. Il faut qu’elle redevienne le lieu où se tient le débat politique. Les ministres devraient faire leurs annonces au parlement et non sur les plateaux de télévision. Pour moi, la majorité parlementaire est là pour faire réussir le gouvernement. Les ministres sont entourés de techniciens très compétents mais ce n’est pas suffisant. Les députés doivent aussi leur faire remonter les réactions du «terrain».


La nouvelle ministre Cécile Duflot, patronne des Verts français, a récemment rappelé sur les ondes que son parti restait partisan de la dépénalisation de l’usage du cannabis. Quelle est votre position à ce propos?


Je reste opposée à la dépénalisation du cannabis. Il faut que Cécile Duflot soit bien consciente qu’elle est désormais membre du gouvernement, plus que cheffe d’un parti. Elle peut faire valoir son point de vue en Conseil des ministres mais doit avant tout respecter la solidarité gouvernementale.


Entre la France et la Suisse, les relations restent tendues, surtout dans le domaine fiscal. Qu’attendez-vous de notre pays?


Il faut que la Suisse nous aide à réformer le système bancaire. C’est aussi l’intérêt des grandes places financières que de créer les outils nécessaires à la régulation financière.

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 23:28

PARTI SOCIALISTE

Fédération de la Vienne


 

 

COMMUNIQUE


 

 

La Fédération de la Vienne du Parti Socialiste déplore la déclaration mensongère qui a été déposée par un candidat aux élections législatives, M Christian Michaud.

En effet, ce dernier a déclaré sa candidature sous l’étiquette Parti Socialiste, alors qu’il a été exclu de ce Parti en date du 16 mai 2012.


 

Je rappelle que le Parti Socialiste a donné son investiture à Véronique Massonneau, candidate de la majorité présidentielle.


 

Au moment du dépôt de sa candidature, M. Michaud avait reçu une lettre d’avertissement du Secrétariat National en date du 25 avril qui ne précisément le mettait en garde sur ce sujet . C’est donc en pure mauvaise foi qu’il a fait cette déclaration.


 

Ayant été informé de cette déclaration, j’ai demandé à M. Michaud de retirer cette déclaration mensongère par une lettre en date du 22 mai, qui n’a pas eu de réponse.


 

La Préfecture n’a en rien validé cette étiquette, tout simplement parce qu’il n’appartient pas au Préfet de vérifier ce type de déclaration. Elle a simplement informé M. Michaud qu’il ne lui était pas possible de modifier sa déclaration initiale.


 

Cette manipulation, destinée à tromper les électeurs de la 4° circonscription, doit donc être dénoncée. Les électeurs de gauche doivent savoir que c’est bien Véronique Massonneau et son suppléant Pierre Lantier qui a le soutien de François Hollande, et nul autre.

 

 

Jean-François Macaire

Premier Secrétaire Fédéral

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:55

 

Retour partiel à la retraite à 60 ans :

le dispositif du gouvernement

Source : LeMonde.fr  -  le 6 juin 2012 

 

Qui pourra partir demain à la retraite à 60 ans ? Comme prévu, le contenu du décret, qui devait être communiqué par la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, mercredi 6 juin en conseil des ministres, prévoit d'étendre le dispositif "carrières longues", actuellement réservé aux salariés ayant commencé à 17 ans et avant, à ceux ayant commencé à 18 ou 19 ans. Le décret doit entrer en application le 1er novembre. 

La durée de cotisation

Les salariés désirant pouvoir partir avant l'âge minimum légal devront avoir rempli la totalité de leur durée de cotisation. Une durée fixée par exemple à 166 trimestres, soit 41,5 ans, pour les personnes nées en 1955 et après, un peu moins pour les générations précédentes. Le départ sera possible dès cette durée de cotisation atteinte.

Pour les salariés ayant commencé plus tôt, à 14 ou 15 ans par exemple, il continuera d'être demandé une durée de "validation", qui comprend également les périodes de chômage ou de maladie, un peu plus longue que la durée de cotisation. Il ne devrait pas ainsi être possible à un salarié ayant commencé à 14 ans de partir à 55,5 ans. "Ces deux durées seront lissées pour ne pas créer de distorsion entre les uns et les autres", assure-t-on au ministère des affaires sociales. 

Les modalités de cotisation

Jusqu'ici, seuls les trimestres effectivement cotisés dans le cadre d'une activité salariée étaient pris en compte dans le calcul de la période de cotisation. Une exception était faite au titre du service militaire et des arrêts maladie-maternité. Ces deux périodes pouvaient être "cotisées", dans la limite de quatre trimestres chacune. Ces modalités de calcul devraient être maintenues, avec toutefois deux aménagements.

Un geste pour les chômeurs

Le gouvernement a décidé de permettre de cotiser deux trimestres au titre du chômage, qui ne comptait pas jusqu'ici. Cette extension devrait bénéficier aux seniors chômeurs de longue durée à qui il manque un ou deux trimestres pour partir en retraite anticipée.

Un geste pour les femmes

Deux trimestres supplémentaires pourront être déclarés "cotisés" au titre de la maternité seulement, et non de la maladie. "La caisse de retraite vérifiera manuellement si des trimestres de maternité ont pu être écartés en raison du plafond de quatre trimestres", assure-t-on au gouvernement. Cette mesure devrait permettre aux femmes qui ont trois enfants ou plus, ou qui ont connu des arrêts maladie longue durée, d'être moins pénalisées qu'auparavant. Actuellement, seul un quart des personnes qui partent dans le cadre du dispositif carrières longues sont des femmes.

Le coût

Les deux gestes pour les chômeurs et pour les femmes bénéficieront aussi bien aux salariés ayant commencé à 17 ans ou avant, qu'aux nouveaux bénéficiaires, les "18 ou 19 ans". Le gouvernement estime qu'avec son extension, entre 110 000 et 120 000 personnes de plus demanderont à profiter du dispositif "carrières longues" dès 2013.

La mesure devrait concerner plus de 20 % des départs en retraite. Le coût s'élèverait à environ 1,2 milliard d'euros dès cette année-là. Sans le geste pour les chômeurs et les femmes, le coût aurait été plus proche des 800 millions d'euros. Les années suivantes, le nombre de bénéficiaires resterait stable, mais le coût continuerait d'augmenter, en raison, notamment, du relèvement progressif de l'âge minimum légal de départ. A l'horizon 2017, le coût devrait être de 3 milliards d'euros par an.

Le financement

Le décret transmis aux caisses dans les prochains jours devait également contenir le relèvement des taux de cotisation retraite destiné à financer la mesure. Mais, pour se garder une marge de manœuvre en cas d'erreur d'estimation, le décret ne devrait prévoir qu'un relèvement de 0,2 point de cotisation pour 2013 (0,1 point pour les salariés, 0,1 point pour les employeurs). En fonction de l'évolution de la mesure, le gouvernement se réserve le droit d'ajuster pour les années suivantes le relèvement qui avait initialement annoncé par François Hollande.

Les régimes complémentaires

Syndicats et patronat devront rapidement commencer des négociations sur les modalités d'adaptation de la mesure pour les régimes complémentaires. Le relèvement éventuellement moins fort que prévu des cotisations vieillesse pourrait laisser une marge de manœuvre à ces régimes pour relever leurs propres cotisations.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 14:13
La ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, à Matignon, mardi 5 juin.

 

Qui pourra partir demain à la retraite à 60 ans ? Comme prévu, le contenu du décret, qui devait être communiqué par la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, mercredi 6 juin en conseil des ministres, prévoit d'étendre le dispositif "carrières longues", actuellement réservé aux salariés ayant commencé à 17 ans et avant, à ceux ayant commencé à 18 ou 19 ans. Le décret doit entrer en application le 1er novembre.

Lire aussi : Retraites : en coulisses, un arbitrage très politique

  • La durée de cotisation

Les salariés désirant pouvoir partir avant l'âge minimum légal devront avoir rempli la totalité de leur durée de cotisation. Une durée fixée par exemple à 166 trimestres, soit 41,5 ans, pour les personnes nées en 1955 et après, un peu moins pour les générations précédentes. Le départ sera possible dès cette durée de cotisation atteinte.

Pour les salariés ayant commencé plus tôt, à 14 ou 15 ans par exemple, il continuera d'être demandé une durée de "validation", qui comprend également les périodes de chômage ou de maladie, un peu plus longue que la durée de cotisation. Il ne devrait pas ainsi être possible à un salarié ayant commencé à 14 ans de partir à 55,5 ans. "Ces deux durées seront lissées pour ne pas créer de distorsion entre les uns et les autres", assure-t-on au ministère des affaires sociales.

  • Les modalités de cotisation

Jusqu'ici, seuls les trimestres effectivement cotisés dans le cadre d'une activité salariée étaient pris en compte dans le calcul de la période de cotisation. Une exception était faite au titre du service militaire et des arrêts maladie-maternité. Ces deux périodes pouvaient être "cotisées", dans la limite de quatre trimestres chacune. Ces modalités de calcul devraient être maintenues, avec toutefois deux aménagements.

  • Un geste pour les chômeurs

Le gouvernement a décidé de permettre de cotiser deux trimestres au titre du chômage, qui ne comptait pas jusqu'ici. Cette extension devrait bénéficier aux seniors chômeurs de longue durée à qui il manque un ou deux trimestres pour partir en retraite anticipée.

  • Un geste pour les femmes

Deux trimestres supplémentaires pourront être déclarés "cotisés" au titre de la maternité seulement, et non de la maladie. "La caisse de retraite vérifiera manuellement si des trimestres de maternité ont pu être écartés en raison du plafond de quatre trimestres", assure-t-on au gouvernement. Cette mesure devrait permettre aux femmes qui ont trois enfants ou plus, ou qui ont connu des arrêts maladie longue durée, d'être moins pénalisées qu'auparavant. Actuellement, seul un quart des personnes qui partent dans le cadre du dispositif carrières longues sont des femmes.

  • Le coût

Les deux gestes pour les chômeurs et pour les femmes bénéficieront aussi bien aux salariés ayant commencé à 17 ans ou avant, qu'aux nouveaux bénéficiaires, les "18 ou 19 ans". Le gouvernement estime qu'avec son extension, entre 110 000 et 120 000 personnes de plus demanderont à profiter du dispositif "carrières longues" dès 2013.

La mesure devrait concerner plus de 20 % des départs en retraite. Le coût s'élèverait à environ 1,2 milliard d'euros dès cette année-là. Sans le geste pour les chômeurs et les femmes, le coût aurait été plus proche des 800 millions d'euros. Les années suivantes, le nombre de bénéficiaires resterait stable, mais le coût continuerait d'augmenter, en raison, notamment, du relèvement progressif de l'âge minimum légal de départ. A l'horizon 2017, le coût devrait être de 3 milliards d'euros par an.

  • Le financement

Le décret transmis aux caisses dans les prochains jours devait également contenir le relèvement des taux de cotisation retraite destiné à financer la mesure. Mais, pour se garder une marge de manœuvre en cas d'erreur d'estimation, le décret ne devrait prévoir qu'un relèvement de 0,2 point de cotisation pour 2013 (0,1 point pour les salariés, 0,1 point pour les employeurs). En fonction de l'évolution de la mesure, le gouvernement se réserve le droit d'ajuster pour les années suivantes le relèvement qui avait initialement annoncé par François Hollande.

  • Les régimes complémentaires

Syndicats et patronat devront rapidement commencer des négociations sur les modalités d'adaptation de la mesure pour les régimes complémentaires. Le relèvement éventuellement moins fort que prévu des cotisations vieillesse pourrait laisser une marge de manœuvre à ces régimes pour relever leurs propres cotisations. 

 

Jean-Baptiste Chastand

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 23:23

Meeting de soutien à Véronique Massonneau et Pierre Lantier  à CHATELLERAULT

Rendez-vous  mercredi 6 juin à la salle Camille Pagé pour échanger avec la candidate du rassemblement de la gauche à partir de 19 h 00.



 Avec Pascal Canfin, membre du Gouvernement

David Assouline, sénateur de Paris et porte-parole du PS pour les élections législatives

Jean-François Macaire, Vice-Président de la Région Poitou-Charentes et secrétaire départemental du PS

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 09:32

 

Le Monde.fr | 02.06.2012.

Geneviève Fioraso

  

François Hollande avait promis une réforme en profondeur de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, annonce au Monde que "plus qu'une réforme en profondeur, ce sera une nouvelle loi d'orientation de l'enseignement supérieur et de la recherche qui va remplacer la LRU". Celle-ci sera déposée au Parlement début 2013, "après une grande concertation de toute la communauté universitaire". Des assises régionales auront lieu en octobre puis nationales fin novembre-début décembre.


A peine désignée, la nouvelle ministre a multiplié les visites auprès de la communauté universitaire : enseignants, chercheurs, présidents d'université, syndicats... Objectif : restaurer le dialogue et la confiance. La méthode est saluée. Celle-ci suffira-t-elle à calmer les impatiences ?


Quelle réforme de la LRU envisagez-vous ?

Plus qu'une réforme en profondeur, c'est une loi d'orientation qui remplacera la LRU. Elle sera déposée au Parlement début 2013 après une concertation de toute la communauté universitaire. Des assises régionales auront lieu en octobre puis nationales fin novembre-début décembre.


Reviendrez-vous sur l'autonomie des universités ?

Absolument pas. Mais il faut être réaliste, la LRU n'a pas réellement donné les moyens aux universités d'exercer cette autonomie. Cette loi a d'énormes défauts : la collégialité a été abandonnée et nous sommes devant une hyperprésidentialisation. Sur le papier, le président a tous les pouvoirs. Mais en réalité, dès qu'il essaye de faire des choses innovantes, expérimentales ou d'affirmer une politique autonome, il se fait taper sur les doigts par le ministère. Cette loi sur l'autonomie est un leurre total.


Comment allez-vous vous y prendre ?

Il faut réintroduire de la collégialité. C'est l'esprit même de l'université. Or, on n'y arrive pas en nommant un chef. Il n'est pas possible d'avoir la même organisation dans une université que celle qui prévaut dans une entreprise. Le président manager d'une "entreprise université", ça ne marche pas ! C'est antinomique avec la culture de l'université. Partout ailleurs dans le monde, il existe des "sénats académiques " [une instance faisant contrepoids au conseil d'administration] et un conseil d'administration avec un doyen ou un recteur qui gère les relations extérieures.


Allez-vous modifier le mode électoral ?

Il faudra donner moins de pouvoir au président et mieux distinguer ce qui relève de la stratégie scientifique de ce qui relève de la gestion. Dans tous les cas, tout le personnel, tous les acteurs, au premier rang desquels les étudiants, doivent être davantage impliqués dans le dialogue.


Agence nationale de la recherche (ANR), Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres)... les enseignants chercheurs se plaignent du trop grand nombre de structures, qu'allez vous faire ?

Il faut simplifier. Prenons l'exemple de l'ANR. Cette institution est totalement débordée, elle manque de postes. Il n'est pas question de la critiquer mais sur l'ensemble des projets qu'elle doit auditer, elle est en retard. Le précédent gouvernement lui a donné des missions bien trop larges sans lui donner les moyens. Il faudra préciser son champ d'intervention.


Les universités réclament de l'argent, quelles marges de manœuvre budgétaires aurez-vous ?

Je ne veux faire aucune annonce, aucune promesse. Nous ne sommes pas dans la com'. Nous attendons l'audit de la Cour des comptes. Nous ferons un bilan complet la troisième semaine de juin. A partir de là, nous connaîtrons nos marges de manœuvre et le calendrier possible. Il y aura un collectif budgétaire. Je découvre quand même un ministère dans lequel le 10e mois de bourse [160 millions d'euros annuel] n'a pas été budgété. D'autres dépenses, que je ne peux révéler pour l'instant, qui ont été annoncées et largement valorisées auprès des médias et de la communauté ne le sont pas non plus.


François Hollande a promis une allocation d'autonomie pour les étudiants, aurez-vous les moyens de la mettre en place ?

Toutes les aides seront remises à plat en concertation avec les syndicats étudiants : demi-part fiscale, allocation logement, conditions de ressources ou plutôt indépendance fiscale de l'étudiant... mais cela ne sera pas prêt pour la rentrée 2012.


Les opérations de rénovation du plan Campus tardent à se concrétiser sur le terrain et le recours aux partenariats public-privé (PPP) est très critiqué. Allez-vous les remettre en cause ?

Aucune convention n'a été signée, pas un centime d'euro de l'Etat n'a été versé à part les frais d'ingénierie. Les seules qui ont débloqué l'argent, ce sont les collectivités territoriales. Il y a un problème ! Nous rencontrons actuellement tous les acteurs du plan Campus pour faire un bilan, pour savoir où on en est. Il n'est pas question de ne pas tenir compte du travail de qualité réalisé. On me dit que les PPP sont plus efficaces, mais je constate, quatre ans après leur démarrage, que pas un bâtiment n'est sorti de terre. Ils coûtent cher et ne profitent qu'aux grandes majors du BTP. Nous devons envisager d'autres montages juridiques et financiers moins complexes, avec l'appui de la Caisse des dépôts où l'université conserverait la conduite de l'opération.


Les investissements d'excellence visant à doter la France de méga-universités sont critiqués par une partie de la communauté universitaire. Des recours ont été déposés, l'un concerne Paris-Sorbonne Cité, l'autre Marseille. Reviendrez-vous sur ceux déjà signés ?


Arrêtons de nous focaliser sur les Idex ! Nous n'agirons pas, là encore, dans la brutalité mais nous allons remettre à plat les Idex. Nous ne léserons aucun bon projet. Ce qui compte, c'est d'avoir une stratégie de sites et de voir si elle doit être aidée. Cette stratégie s'inscrira sous un nom que l'on définira ensemble.


Y aura-t-il alors un rééquilibrage sur le territoire ?

Il y aura une vision modifiée et rééquilibrée sur le territoire. Comment expliquer que le Nord, l'Ouest et Rhône-Alpes, deuxième région universitaire de recherche, aient été oubliés ? A l'étranger, on tient compte de la diversité des universités. On ne crée pas de mastodontes.


De l'argent a été promis au titre des Idex. Allez-vous en mettre moins dans certains endroits et plus ailleurs ?

Nous allons identifier quelle est la réalité de ces milliards. C'est l'une des missions de la Cour des comptes. L'équilibre et le travail en réseau seront préférés à une compétitivité absurde.


Le plan Réussite en licence lancé en 2007 est très critiqué. L'échec en premier cycle est toujours très important. Quels sont vos remèdes ?

C'est mon chantier prioritaire. Ce plan a mobilisé 730 millions d'euros et aucun indicateur n'a bougé. Comment ces millions ont-ils été utilisés ? Pourquoi cela n'a pas marché ? Mon cabinet et celui de Vincent Peillon [ministre de l'éducation nationale] se sont vus pour travailler sur ce que l'on appelle le -3 ans (le lycée) +3 ans (la licence). L'orientation est primordiale. Toutes les filières sont respectables, qu'elles soient professionnelles ou technologiques. Il n'est pas question d'envoyer au casse-pipe, sans préparation, sans passerelle et sans accompagnement renforcé, des étudiants qui veulent poursuivre leurs études à l'université avec un bac technologique. Mais peut-être faudra-t-il les faire passer par une filière plus professionnalisante, les accompagner ou pourquoi pas leur donner un an de plus. Ils devront aussi retrouver des places dans les IUT, souvent prises par des élèves des bacs généralistes.


Il y a un vrai débat autour de la formation des enseignants, souhaitez-vous que ce soit l'université qui l'assure ?

Absolument. Et elle doit concerner tous les enseignants, même les maîtres de conférence. Sur ce sujet, il y a une énorme déficience renforcée par la réforme de la formation des maîtres. La pédagogie ne s'invente pas. Enseigner est un vrai métier. Il faut l'apprendre.

 


  Propos recueillis par Nathalie Brafman et Isabelle Rey-Lefebvre

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 21:11

 

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Ségolène Royal : Secrétaire nationale en charge des mobilisations citoyennes
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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 21:04
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