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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:03

 

Les policiers français réveillent au petit matin un journaliste qu'une juge dit négligeant. Les gendarmes, eux, vont se balader dans les salles de cours du collège de Marciac (Gers) avec leurs chiens renifleurs, histoire de surprendre des apprentis dealers de 13 ou 14 ans.

C'est l'étrange descente dénoncée par des parents indignés et des enfants bouleversés. Le 19 novembre dernier, les élèves de 4e et de 3e du collège de Marciac devaient rencontrer des gendarmes pour discuter des risques liés à la consommation de drogues. C'est ce que le conseiller principal d'éducation (CPE) leur avait annoncé, une conversation au coin du tableau noir sur la prévention, comme tous les collégiens en ont connu dans leur vie.

Chiens renifleurs

Sauf que les élèves voient débarquer dans leur cour plusieurs gendarmes accompagnés de chiens renifleurs. Ils se grattent la tête. Un exercice grandeur nature? Zoé David, 13 ans, était en classe ce mercredi-là. Zoé a tout raconté dans une lettre, que son père a donné aux médias et au CPE. Elle évoque d'abord l'arrivée d'un «monsieur chauve habillé en militaire» (le dresseur de chien) et d'un gendarme «très gros» dans la salle.

La prof est surprise. «Elle n'était à priori au courant de rien», dit Zoé. Qui donne vite le ton de la visite: «Le chauve nous a dit: "Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique!"»

La suite n'est pas vraiment inscrite dans les manuels scolaires: «Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l'œuvre. Le chien s'appelait Bigo. Bigo s'est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quant à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.»

«On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier!»

Les camarades de Zoé sortent les uns après les autres pour une fouille corporelle. «C'était à mon tour! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regard des deux autres gendarmes… Je décris: Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures.»

«Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme: "On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais…"»

«Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee-shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte! Les gendarmes n'exprimèrent aucune surprise face à ce geste, mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!!»

«Je dis à l'intention de tous: ''C'est bon arrêtez, je n'ai rien!!!!'' La fouilleuse s'est arrêtée, j'ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m'a dit: ''Tu peux ranger!''»

Le principal: «Je conçois que l'intervention puisse avoir un côté impressionnant»

Le site «Rue89», comme le père de la fillette, Frédéric David, expliquent avoir reçu de nombreux mails de professeurs, d'élèves et de parents, exprimant leur incrédulité et leur colère.

La fouille a été engagée à la demande du directeur de l'établissement, Christian Pethieu. Voici son commentaire livré au quotidien «la Dépêche»: «De suite après l'exercice, je suis passé dans les classes pour dire qu'un maître-chien viendrait prochainement expliquer comment il travaille. Mais après réflexion, je conçois que l'intervention puisse avoir un côté impressionnant. A l'avenir, il faudrait peut-être revoir la procédure et faire une visite explicative en amont de ce genre d'exercice.»

Il a forcément reçu l'aval de la procureure de la République du Gers Chantal Firmigier-Michel pour pouvoir inviter les gendarmes, ce que nous confirme le Parquet d'Auch. «La Dépêche» précise que «depuis son arrivée dans le département en 2005, elle répond positivement à toutes les demandes faites en ce sens.»

25 établissements scolaires contrôlés dans le Gers depuis janvier

Une fouille de ce type a été pratiquée à l'école des métiers d'Auch, quelques jours avant celle du collège. Seize gendarmes et deux maîtres-chien ont fouillé les élèves. Un professeur, Patrick Poumirau, raconte à «La Dépêche» :«Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde, menaçante… Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements.»

Depuis le mois de janvier, 25 établissements scolaires ont été contrôlés dans le Gers. Une prévention musclée dont l'efficacité ne fait pas de doute pour les gendarmes: «On trouve quasi-systématiquement quelque chose», explique la brigade de Mirande à «Rue 89». A l'école des métiers, ils ont mis la main sur 32 grammes de cannabis. Rien à Marciac. Le colonel du groupement de la gendarmerie du Gers se refuse à tout commentaire. Tout juste nous précise-t-il qu'on «fait tout un scandale sur une affaire qui est un non-évenement».

En attendant qu'on statue sur cette prévention musclée, l'inspecteur d'académie a annoncé la «suspension» des procédures d'intervention des gendarmes dans les collèges du département.
 

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Michèle Fazilleau DA86 - dans desirsdavenir86
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 22:25

Blackout au PS sur les chiffres de l'élection de Martine Aubry

Après recomptage, l'écart en faveur de la maire de Lille est passé de 42 à 102 voix, mais impossible d'avoir les résultats détaillés.

Samedi 22 novembre, 5 h 40 du matin, les journalistes reçoivent par e-mail les résultats fédération par fédération du second tour du scrutin pour le premier secrétaire du PS, soit 7 h 40 après la clôture des votes en France métropolitaine. Martine Aubry devance Ségolène Royal de 42 voix.

Tollé chez les royalistes, qui crient au « vol », réclament un « nouveau vote » et menacent d'aller en justice. C'est finalement la commission de récolement qui examine les litiges lundi et mardi. Et le conseil national acte mardi soir les travaux de cette commission, qui accroît encore l'écart en faveur de la maire de Lille et confirme donc sa victoire :

La question est sur les lèvres de nombreux journalistes à peine le vote du conseil national passé: de quelles sections proviennent ces 60 nouvelles voix d'écart ? En guise de réponse, l'un des principaux soutiens de Martine Aubry éclate de rire...

« C'est la majorité politique qui a tranché, pas les règles juridiques »

Les jours passent, et toujours pas trace des résultats fédération par fédération du second tour corrigés par la commission de récolement. Contacté ce vendredi par Rue89, le service de presse du Parti socialiste est peu bavard : « On ne les a pas. » Les aura-t-on un jour? « On ne sait pas. »

Le camp Royal non plus ne sait pas s'il les aura un jour. Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir et l'un des treize membres de ladite commission, ne s'en offusque plus qu'à moitié :

« Vous n'imaginez pas dans quelles conditions on a travaillé, on n'avait même pas les copies des PV de toutes les fédérations avant la commission de récolement. C'est la majorité politique qui a tranché, pas les règles juridiques. Voilà la vérité historique, on ne saura jamais qui a gagné. »

« Le vote du 21 novembre restera pour toujours entaché d'un soupçon »

Soutien de Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici ne disait pas autre chose sur son blog au lendemain du conseil national, mais lui a tout de même voté en faveur des conclusions « politiques » et « conventionnelles » de la commission de récolement :

« Nous n'avions hier le choix qu'entre des inconvénients. L'inversion du résultat n'était pas justifiable. Un nouveau vote aurait encore dégradé le climat, déjà irrespirable, dans lequel nous vivons. La menace judiciaire était, est toujours insupportable, invivable.(...)

Il fallait donc prendre acte du résultat, politique, de la commission de récolement, qui a conventionnellement donné 102 voix d’avance à Martine Aubry. Le vote du 21 novembre restera pour toujours entaché d'un soupçon, mais le conseil national devait prendre ses responsabilités. »

« Ils n'existent pas! Il n'y a que les journalistes pour y croire »

Plus direct encore, mais planqué derrière un anonymat réclamé, un des camarades ralliés à Martine Aubry sur le tard se gausse qu'on l'on puisse chercher à connaître aujourd'hui ces résultats :

« Ils n'existent pas! Il n'y a que les journalistes pour croire qu'il y a eu une vraie commission de récolement... »

Egalement joints par Rue89, Daniel Vaillant, président de la commission, ainsi que Kader Arif et Bruno Le Roux, représentants de la direction du parti au sein de la commission, n'ont pas répondu aux messages laissés sur leur téléphone portable ou à leur assistant.

Seul un très proche de Martine Aubry a accepté ce vendredi de nous envoyer les résultats corrigés par e-mail, « mais plutôt ce soir ». A cette heure, toujours rien, malgré plusieurs rappels et messages restés sans suite.

Jean-Pierre Mignard endosse de nouveau ses habits d'avocat de Ségolène Royal, qu'il est dans la vie, pour s'indigner encore une fois de l'absence générale de transparence sur ce vote :

« Nos concitoyens doivent être certains que les partis politiques à qui on donne de l'argent public agissent conformément à la loi. »

Par Julien Martin

Source : Rue89

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Michèle Fazilleau DA86 - dans desirsdavenir86
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 21:56

Le résultat d'hier soir n'est pas celui que vous avez espéré.

Mais nous allons continuer, car la rénovation du Parti socialiste est en marche.

Je vous invite à regarder ce message vidéo que j'ai enregistré pour vous.

Le travail recommence demain et vous savez que je serai présente à l'appel.

Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pendant cette période de congrès socialiste, pour votre engagement sans faille et l'espoir que vous portez, de voir enfin les choses changer.

Je vous dis à très bientôt.

Avec mes plus sincères amitiés,


Ségolène Royal


Cliquez ici ou sur la photo ci-dessous pour voir le message vidéo.





 

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Michèle Fazilleau DA86 - dans desirsdavenir86
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 08:35
Pour Ségolène Royal, la bataille continue

Dans une courte allocution devant la presse au terme d'un Conseil national du PS qui a entériné la victoire de la maire de Lille, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle a appelé au rassemblement, sans prononcer une seule fois le nom de sa rivale.

"Nous avons mené une très belle bataille pour la transformation du Parti socialiste et cette bataille continue", a-t-elle déclaré, entourée ses plus proches soutiens, dont le député européen Vincent Peillon et le député-maire d'Evry (Essonne), Manuel Valls.

La présidente de la région Poitou-Charentes n'a pas réitéré sa demande d'organisation d'un nouveau vote des militants, même si elle a dit à plusieurs reprises avoir le sentiment d'avoir "réussi à convaincre la moitié, et peut-être un peu plus" du PS.

Ses proches ont annoncé leur intention de saisir la justice contre la décision des instances du PS de valider l'élection de Martine Aubry, réclamant un nouveau vote dans les sections qui posent problème.

Selon le décompte de la "commission de récolement" du PS, l'ancienne ministre de l'Emploi l'a emporté avec 102 voix d'avance, sur plus de 134.000 suffrages exprimés.

Aux yeux de Ségolène Royal, "ce débat et ce moment démocratique" de ces derniers jours prouvent "la vitalité" du Parti.

"Non, ce n'était pas un débat de personnes. C'était une vraie différence sur la conception du Parti socialiste", a-t-elle souligné.

"Nous avons réussi cet exploit de convaincre la moitié, et peut-être un peu plus, du Parti socialiste, en ayant la totalité de l'ancien appareil du Parti socialiste contre nous", a-t-elle fait remarquer.

"L'HEURE EST À L'UNITÉ ET AU RASSEMBLEMENT"

"Aujourd'hui l'heure est à l'unité et au rassemblement et je voudrais vous dire que toute notre énergie, nous allons la mettre pour continuer à aider le Parti socialiste à se transformer".

Ségolène Royal s'est adressée aux déçus de son camp, qu'elle a invités à rester au PS. "Je leur dis 'restez-y car le Parti socialiste a besoin de vous'".

"Et à ceux qui ne sont pas au Parti socialiste, je dis 'venez, le Parti socialiste a besoin de vous pour assurer sa transformation'", a-t-elle insisté.

Ségolène Royal, qui n'avait jamais prononcé le mot 'défaite' dans les semaines suivant la victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, a prévenu qu'elle saurait se montrer critique à l'égard de la nouvelle direction du PS.

"Nous vous dirons dans les semaines qui viennent comment nous allons nous organiser pour apporter au Parti socialiste et donc à la nouvelle direction du Parti socialiste toute notre énergie", a-t-elle annoncé.

"Chaque fois que la direction du Parti socialiste prendra des décisions qui iront dans le sens de ce que nous avons défendu devant les militants, nous la soutiendrons. Chaque fois qu'elle n'ira pas dans ce sens, nous essaierons de la convaincre", a ajouté Ségolène Royal.

Une détermination confirmée par Manuel Valls, l'un de ses principaux lieutenants.

"Personne n'arrêtera ce mouvement de rénovation. Plus que jamais, après ce que j'ai vu ce soir, le Parti socialiste a besoin qu'on porte cette rénovation", a-t-il dit à la presse.

"Quand on fait 29, 43 et puis 50%, on n'a pas perdu", a renchéri Malek Boutih, secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions de société, en allusion aux scores de Royal lors des trois votes successifs au PS ayant abouti à la désignation du premier secrétaire.

 

Elizabeth Pineau et Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 23:27

PARIS - Les proches de Ségolène Royal annoncent qu'ils vont saisir la justice contre la décision des instances du Parti socialiste, qui ont validé l'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire.

"Ce qui s'est passé ce soir est un déni de justice, il y aura évidemment des tribunaux qui seront saisis", a déclaré Manuel Valls, député de l'Essonne.

Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de la campagne présidentielle de 2007, a abondé dans le même sens.

"Il faut un vote dans les sections qui posent problème, sinon nous irons devant la justice", a-t-il dit.

 

******************

 

A vous de juger :

Marianne2.fr s’est procuré le document de «protestation électorale» que le camp de Ségolène Royal a transmis aujourd’hui à Daniel Vaillant, le président de la Commission de récolement.

Pour lire la liste complète des fraudes transmise à la Commission de récolement  cliquez ici

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:34

24 novembre 2008 :

© AFP
L'ex-candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, à Poitiers le 24 novembre 2008
© AFP Alain Jocard
POITIERS (AFP) - Ségolène Royal a déclaré lundi à Poitiers que pour le Parti socialiste sortir "de la crise par le haut, c'est redonner la parole aux militants", au moment même où la "commission de récolement" étudiait les contestations du vote pour la désignation du premier secrétaire du Parti socialiste.

"J'espère que de cette crise sortira quelque chose de bon, que le PS va en sortir par le haut. Et en sortir par le haut, c'est redonner la parole aux militants", a déclaré à la presse Mme Royal après une commission permanente au conseil régional de Poitou-Charentes.

La présidente de la région a précisé "attendre les conclusions" de la commission. Mais si celle-ci "a du mal à y voir clair, plutôt que de continuer ce déballage, il y a une voie de sortie qui est une voie de sérénité, de responsabilité, d'apaisement, qui est de redonner tranquillement la parole aux militants".

"Ce sont des moments éprouvants mais il faut aller jusqu'au bout de la vérité, de la justice. Je suis sereine. Grâce à cette crise, le PS peut accomplir l'acte un de la rénovation et devenir un grand parti politique digne de ce nom", a conclu Mme Royal qui a réaffirmé ne pas "être fâchée" avec Martine Aubry.

Ségolène Royal a passé une partie de la journée à Poitiers où en matinée, après avoir rencontré le nouveau préfet de région Bernard Tomasini, elle a dirigé une réunion de travail avec les élus de la majorité du conseil régional.

En début d'après-midi, elle a lancé "le fonds régional d'investissements solidaires" en présence d'Edmond Maire, ancien premier secrétaire de la CFDT et présidée une commission permanente au conseil régional.

"Quand on fait un travail de terrain, ça remet les idées en place. On se ressource", a lancé Mme Royal avant de partir prendre un train pour regagner Paris.

 

Merci à Franck

 

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Michèle Fazilleau DA86 - dans desirsdavenir86
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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 19:32

Par Fred Vargas
 

« Non, ce qui advient au PS n’a rien d’exceptionnel ou de « pathétique », comme on peut le lire ici et là.

Certes, la lutte pour l’élection de la première secrétaire est cette fois singulièrement rude. Mais les processus de désignation des dirigeants, et les combats internes qui les accompagnent, ont tout de même trente mille ans d’existence. C’est dire si l’on a du recul pour les examiner. Et donc pour savoir que, si de multiples facteurs diffèrent lors de ce processus (par exemple le mode de sélection), il existe en revanche un élément invariant, indépendant du temps ou de l’espace, et c’est la légitimité de la désignation. Que cette légitimité soit fondée sur une épreuve physique, ou le droit du sang, ou le rang d’aîné, ou, dans nos sociétés démocratiques, sur le vote, elle est violemment ressentie comme incontournable. Qu’il s’agisse de choisir le président d’une petite association locale ou de reconnaître l’héritier du trône d’Angleterre au XIe siècle. Hors cette légitimité, dominent les sentiments d’usurpation, d’injustice, de spoliation, de manquement à l’honneur, tous motifs négatifs qui rendent introuvable, et durablement, un quelconque apaisement. Sans l’octroi de la légitimité, les tourments des combats antérieurs ne peuvent ni se clore, ni s’effacer. Le groupe n’a pas alors d’autre issue que de se fracturer, portant l’affrontement au paroxysme, parfois inoubliable.

On a entendu dire qu’il fallait « faire taire les rancœurs », être « raisonnables », en bref s’en tenir là. Conseils lénifiants qui vont en vérité à l’encontre du bon sens, tant il est vrai que la raison, dans cette situation sans vainqueur admissible, est bien dans la recherche obstinée de la légitimité, coûte que coûte. On a entendu dire aussi qu’il y avait des mauvais perdants. Mais il n’existe de mauvais perdants que s’il existe de mauvais vainqueurs. Et la légitimité est le seul cicatrisant des blessures des combats, et le seul garant de pacification. Ce n’est pas une opinion, ce n’est pas même une démonstration, c’est la simple observation d’une régulation ancestrale, millénaire, à laquelle les groupes humains n’ont jamais dérogé.

Trois options s’offrent au PS : avaliser un vote contesté, recompter les voix, appeler à un nouveau vote. Les deux premières sont, de manière certaine, des écueils impassables. Car ce n’est pas sur le souvenir des conflits que se brisera le parti, mais sur -et seulement sur- un sentiment d’usurpation, qui n’a jamais la faculté de se muer en souvenir. Ne reste donc qu’une seule voie : un nouveau vote pour satisfaire l’impérieuse nécessité de la légitimité. »

 

Merci à Monique


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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 00:39

 Paris, le 23 novembre : Manuel Valls, un des proches de Ségolène Royal, a revendiqué dimanche la victoire de l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 à l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste.

"Au vu de tout ce qui remonte des différentes fédérations, départements de notre territoire, de la métropole comme de l'outre-mer, Ségolène Royal a été élue premier secrétaire du PS", a affirmé le député sur Canal+.

"Elle est en tête et tous les éléments que nous avons montrent qu'il y a eu des erreurs, des irrégularités, de la triche. On a voulu voler cette victoire, cette aspiration formidable au changement que représentait Ségolène Royal", a-t-il ajouté.

Manuel Valls a précisé qu'il demandait toujours un nouveau vote "avec des contrôleurs" et confirmé l'intention du camp Royal de saisir la justice au plan national et aussi pour "faux en écriture" sur un épisode présumé de fraude à Lille.

Il a estimé qu'en prenant en compte cet incident, ainsi qu'une erreur annoncée en Moselle et un autre problème supposé en Nouvelle-Calédonie, la modification des résultats actuels donnerait Ségolène Royal en tête, alors que le résultat officiel du vote des militants a donné 42 voix d'avance à sa rivale Martine Aubry sur quelque 134.700 suffrages exprimés.

"Nous attendons que la commission de recollement des votes se réunisse lundi et il y aura évidemment un recours devant la justice, il ne peut pas en être autrement, ce qui se passe est très grave", a déclaré Manuel Valls.

 

__._,_.___
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Michèle Fazilleau DA86 - dans desirsdavenir86
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 21:27
Après Internet, deux députés UMP ont décidé de s'en prendre aux jeux vidéo en ligne et de trouver un moyen de combattre l'addiction à ces derniers. D'après les dires de RTL, il y aurait entre 600.000 et 800.000 accros aux jeux vidéos sur le net... World of Warcraft étant bien entendu cité en exemple.

L'objectif des députés est de limiter le temps passé devant l'écran. Pour ce faire, plusieurs solutions ont été formulées :
  • Une pendule sur l'écran de l'ordinateur vous indiquerait le temps que vous avez déjà passé à jouer. Celle-ci se metterait ensuite à clignoter après 3 ou 4 heures de jeu, histoire de vous rappeller à l'ordre.
  • Différents messages pourraient apparaître à l'écran afin de vous avertir qu'il est temps de faire une pause.
  • Un "PNJ psy" pourrait faire son apparition en jeu. En passant le voir, il vous demanderait de réfléchir sur le temps que vous passez à jouer... Non, pourtant, nous ne sommes pas le 1er avril ...
  • Si tout cela ne vous incite pas à arrêter de jouer, les députés encourageront les éditeurs à implanter un système visant à empêcher le joueur d'utiliser son personnage, ce dernier refusant de courir ou de se battre après un certain temps.

Extrait de commentaires :

 

"Il est marrant de voir que certains de nos députés ont le temps de s'occuper de choses aussi mineures pour des politiciens que l'engouement des gens pour un produit.
Ceci est d'autant plus que remarquable que ces memes personne s'expriment et proposent des solutions beaucoup moins vite que lorsque 500 personnes se retrouvent sur le carreaux apres un plan de restructuration "

 

"au lieu de vouloir nous empecher de jouer ils feraient mieux de se pencher sur le pouvoir d'achat des francais "


"lls vont encore trouver un truc bien naze pour ramasser du fric, genre il faudra payer une taxe "de jeu" à l'état" si on veut jouer plus qu'un temps donné."

 

Source : site WORLD OF WARCRAFT

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 14:38
« A la lecture scrupuleuse des contestations élevées sur les résultats du
vote du 21 novembre, il apparaît que Ségolène Royal peut légitimement
revendiquer sa première place en tête du scrutin.


On rappellera que l'écart annoncé n'est que de 42 voix, selon les résultats
non consolidés communiqués par la direction sortante du PS ce matin.

Or, une inversion des voix dans une section de Moselle, non prise en compte
dans le calcul national, donne 24 voix supplémentaires à Ségolène Royal.

Dans une section de Lille, il apparaît une divergence de 20 voix en faveur
de Martine Aubry entre les résultats de la section et ceux annoncés par la
fédération. Un reportage audiovisuel diffusé sur France 3 Nord-Pas-de-Calais
l'atteste.

Troisième exemple parmi d'autres, en Nouvelle-Calédonie, dont les résultats
n'ont pas été pris en compte dans le calcul national, Ségolène Royal emporte
81,25 % des suffrages, soit environ 20 voix.

Il y a nombre d'autres exemples de contestations allant chacun de 2 à 30
voix.

Dès lors, les résultats vont dans le sens d'une victoire de Ségolène Royal
et dans tous les cas interdisent toute proclamation de ceux-ci en faveur de
quiconque. »
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Michèle Fazilleau DA86 - dans desirsdavenir86
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