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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:06

Stéphane Hessel et Edgar Morin lancent l’appel de l’espérance

 

| Par Edwy Plenel et Hugo Vitrani

Compagnons d'indignation et de résistance, Stéphane Hessel et Edgar Morin ont choisi Mediapart pour s'adresser aux candidats à l'élection présidentielle. Intitulé « Pour que la France retrouve le chemin de l'espérance », leur appel s'adresse à ceux qui briguent la présidence de la République, et plus particulièrement les candidats de gauche, au nom des attentes qu'expriment aussi bien les révolutions démocratiques arabes que le mouvement mondial des Indignés. Voici la vidéo où ils lisent, à deux voix, cet appel dont le texte, reproduit sous l'onglet « Prolonger » de cet article, peut être téléchargé ici en format PDF.

 

 

Cet appel résume en douze commandements le propos que Stéphane Hessel et Edgar Morin développent dans un livre-manifeste qui vient de paraître, Le Chemin de l'espérance (Fayard, 5 euros). Ce texte est l'aboutissement d'un compagnonnage affirmé et approfondi dans la foulée du succès immense de Indignez-vous !, Stéphane Hessel ayant d'emblée renvoyé à l'œuvre d'Edgar Morin pour l'invention des réponses nécessaires, et notamment à La Voie, paru chez Fayard début 2011.

Stéphane Hessel l'expliquait dans ses vœux de nouvel an, diffusés par Mediapart (les voir ou les revoir ici), tandis qu'Edgar Morin précisait ensuite cette complicité en s'expliquant sur son dernier livre (lire ici notre entretien). Enfin, ils furent tous deux côte à côte pour saluer les révolutions démocratiques arabes naissantes, lors de la réunion publique organisée le 7 février 2011 à Paris par Mediapart (voir ici la vidéo de la soirée).

L'Appel de l'espérance lancé aujourd'hui par nos deux compères, l'un diplomate de carrière, l'autre socio-anthropologue de métier, est une façon de fêter un anniversaire. C'est il y a à peu près un an en effet qu'était publié par une petite maison d'édition de Montpellier, Indigène Editions, Indignez-vous !, court texte de Stéphane Hessel élaboré à partir d'un discours tenu sur le plateau des Glières, haut lieu de la résistance au nazisme.

Depuis cette date, le succès, d'abord français – plus de deux millions d'exemplaires –, puis planétaire – le livre est déjà traduit en trente-trois langues –, est phénoménal au point que ce verbe (s'indigner) devenu substantif (les indignés) est désormais le sésame d'une révolte embryonnaire en Europe et aux Etats-Unis, qui fait écho à l'événement aussi heureux qu'inattendu des révolutions arabes. Aussi avons-nous demandé à Stéphane Hessel et à Edgar Morin leur analyse de l'impact de ce mot devenu injonction. Voici leur réponse :

 

 

Un appel issu d'un livre, «Le Chemin de l'espérance»

 

Le Chemin de l'espérance, ce livre que signent ensemble Stéphane Hessel et Edgar Morin, est en quelque sorte le discours de la méthode de l'appel qu'ils lancent sur Mediapart. Résumée dès les premières lignes, son ambition n'est pas mince : « Chers concitoyens, notre propos est de dénoncer le cours pervers d'une politique aveugle qui nous conduit aux désastres. Il est d'énoncer une voie politique du salut public. Il est d'annoncer une nouvelle espérance. »

 

Plutôt qu'une pensée abstraite et loin d'un discours d'autorité, leur réflexion et leur exigence partent de la société, de ses souffrances, de ses inquiétudes et de ses attentes. Hessel et Morin veulent secouer la chape de plomb de fatalité et de résignation qui pèse sur notre pays à mesure que la mondialisation est synonyme de crise, pour les peuples, et d'impuissance, pour les politiques. « Autre pensée », « autre politique », « régénération de notre société », sont les refrains de ce vade-mecum d'une espérance nouvelle, certes fondée en raison mais, surtout, portée par les citoyens.

« Nous ne proposons pas de pacte aux partis existants, expliquent-ils à la fin du Chemin de l'espérance. Nous souhaitons contribuer à la formation d'un puissant mouvement citoyen, d'une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur de ces exigences. » Après une première partie sur la relation de la France au monde, le livre énonce, sous le titre « Une politique pour la France », diverses propositions dont les auteurs précisent qu'elles ne sont pas exhaustives et qu'elles sont « formulées pour être critiquées, complétées, remaniées ».

Presque tous les grands thèmes du débat public y sont abordés, de l'éducation aux inégalités, de la jeunesse à l'éthique, de l'emploi à la solidarité, de la revitalisation de la démocratie à une politique de la consommation, etc. L'ambition de Hessel et Morin est rien de moins que d'initier « une régénération française » qui bouscule les appareils et les partis, leurs conformismes ou leurs immobilismes.

S'adressant plus particulièrement à la gauche dans son ensemble, ils invitent ses partis à « se décomposer pour une recomposition » qui puiserait aux « quatre sources » qui doivent, selon eux, alimenter et régénérer la gauche : « La source libertaire, qui se concentre sur la liberté des individus ; la source socialiste, qui se concentre sur l'amélioration de la société ; la source communiste, qui se concentre sur la fraternité communautaire (et) la source écologique, qui nous restitue notre lien et notre interdépendance avec la nature. »

Ne rien céder aux replis nationalistes et identitaires

 

Si Le Chemin de l'espérance commence par évoquer la relation de la France au monde, c'est parce que Stéphane Hessel et Edgar Morin n'entendent rien céder aux replis nationalistes ou identitaires. Combattant la résignation française et renouant avec l'universalisme tricolore, ils rêvent d'une France qui redevienne exemplaire et dont l'inventivité politique fasse école, s'européise et se répande « sur la planète entière, fécondant ainsi une politique de l'humanité ».

 

Revenant sur le débat popularisé par Arnaud Montebourg autour de la démondialisation, ils constatent « l'impuissance du système planétaire à traiter les problèmes vitaux qu'il génère » et estiment qu'elle « le condamne à la désintégration ou à la régression, à moins qu'il ne réussisse à créer les conditions de sa propre métamorphose, celle qui le rendrait capable à la fois de survivre et de se transformer ».

Constituant « à la fois le meilleur et le pire de ce qui a pu advenir à l'humanité », la mondialisation appelle, dans leur esprit, une réponse française qui ferait levier universel. « Il nous faut à la fois mondialiser et démondialiser », résument-ils. D'un côté, « poursuivre la mondialisation qui nous donne une communauté de destin d'êtres humains de toutes origines, menacés par des dangers mortels ». Mais, de l'autre, « démondialiser pour donner toute sa place à l'économie sociale et solidaire » et pour « restituer au local, au régional, au national des autonomies vitales ».

En ce sens, l'engagement qui anime ces deux nonagénaires, comme une ultime jeunesse, renoue avec les origines révolutionnaires de la République française : cette particularité d'une nation qui, en pensant sa liberté, s'est alors entêtée à vouloir dire celle du monde et de l'humanité. Notre premier devoir, expliquent ainsi Hessel et Morin dans Le Chemin de l'espérance, « est un devoir de Français participant au destin planétaire des Terriens et qui portons dans notre héritage national les principes universels qu'expriment si bien les onzième et douzième couplets, toujours méconnus aujourd'hui, de La Marseillaise ».

Reproduits dans les premières pages de leur ouvrage, ces deux derniers couplets du chant révolutionnaire sont ceux qui évoquent une France indissolublement liée au sort du monde et de ses peuples. Stéphane Hessel et Edgar Morin ont accepté de les chanter pour les lecteurs de Mediapart, en forme d'invite non seulement à s'indigner, mais aussi à inventer tous ensemble une espérance à la fois démocratique, sociale et écologique. La vidéo montre que nos deux indignés y ont pris plaisir :

 

 

 

 

Source : Mediapart

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:05

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 22:09

Ségolène Royal a "salué la victoire de la gauche" aux élections sénatoriales et estimé que c'était une "sanction d'une sévérité extrême de la politique de la droite".

Lors de son meeting à Parempuyre en Gironde, elle a noté que ce résultat marquait " un très profond rejet par les élus locaux de la politique injuste et inefficace du système sarkozyste qui plonge le pays dans l'une des pires crises économiques et morales qu'il ait connu".

 


COMMUNIQUE de la FEDERATION DU PARTI SOCIALISTE DE LA VIENNE

 

 

L’UMP paie son mépris pour les élus

 

La Fédération de la Vienne salue la victoire historique de la gauche aux élections sénatoriales de ce dimanche. Ce succès est en partie lié aux élections locales précédentes, mais pas seulement. La majeure partie des grands électeurs sont élus des petites communes, souvent sans appartenance politique. Ils subissent la politique gouvernementale comme les autres citoyens, et reçoivent par-dessus le marché, en tant qu’élus locaux, le mépris de la droite à leur égard, à l’image de l’attitude de l’ancien préfet-UMP Bernard Tomasini.

 

 

Alors qu’ils s’efforcent de maintenir la cohésion sociale et les services publics sur leurs territoires, les élus locaux ont du faire face à de multiples lois extrêmement négatives : réforme de la taxe professionnelle, réforme territoriale, démantèlement des services public, fermeture d’écoles et de classes, etc… C’est donc bien un vote politique qui s’est exprimé. C’est un camouflet pour le Président de la République, et pour Jean-Pierre Raffarin, qui a été l’un des animateurs nationaux de la campagne de l’UMP pour ces élections sénatoriales.

 

Le prochain congrès de l’Association des Maires de France devrait traduire cette tendance par l’élection d’un président de gauche. Cela concernera, cette fois, toute la France et donc notre département qui ne l’a pas été par ces élections sénatoriales.

 

 

Jean-François Macaire

 

Premier secrétaire fédéral

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 23:12
 

Bénéficiaire de voyages offerts par Ziad Takieddine, le secrétaire général de l'UMP apparaît dans la comptabilité du marchand d'armes dévoilée par Mediapart. Des pièces obtenues par les policiers montrent que Ziad Takieddine, qui ne payait pas d'impôts en France, s'est servi de l'ancien ministre du budget dans les litiges fiscaux d'autres hommes d'affaires. Un courrier de Jean-François Copé efface pour les deux tiers l'ardoise du patron d'un puissant groupe agroalimentaire, Gérard Achcar.

 

Lire la suite sur Mediapart : http://www.mediapart.fr/article/offert/cb5f89989af9dba8d3360418b2e5fcd2

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 17:47

Cinq éminents professeurs de médecine et experts en politique de santé publient un "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire " (Odile Jacob), co-signé par 123 personnalités du monde médical et de la société civile. Leur diagnostic est sévère : le modèle français est malade ; faute d’un traitement de choc, il est condamné. En exclusivité, les extraits de cet appel publié dans Le Nouvel Observateur du 14 septembre 2011.

Après la création de la Sécurité sociale en 1945 en application du programme du Conseil national de la résistance, les générations de l’après-guerre ont fait le choix de la solidarité et d’un investissement collectif exceptionnel pour protéger la santé de la population.(…) Cet investissement financé pour l’essentiel par les cotisations sociales et l’impôt a permis d’établir un système de santé classé premier par l’Organisation mondiale de la santé en 2000, avec un niveau de prise en charge de 80% en 1980, des prestations en fonction des besoins de chacun, et la création de la couverture médicale universelle (CMU) en 1999. Pourtant, depuis les années 1980, ce bien collectif auquel la population est particulièrement attachée est confronté à des crises sans précédent.

- Une crise économique et un ralentissement de la croissance. (…)

- Des crises de santé publique (le sang contaminé, (…) les récentes crises de la grippe H1N1, et du médicament à la suite de l’affaire Mediator).

- Des crises d’identité professionnelle. Les différents professionnels de santé, à l’hôpital comme en ville, expriment un malaise profond. (…) Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Les médecins généralistes, médecins de premier recours, vivent une crise sans précédent. (…) Il existe une authentique crise des vocations des étudiants pour la médecine générale.

- Des crises démographiques. Les mauvais choix politiques de régulation de la démographie médicale, ayant entraîné une réduction du nombre de médecins formés chaque année - de 8500 dans les années 1970 à 3.500 dans les années 1990 -, font apparaitre aujourd’hui des situations de pénurie dans certaines spécialités et sur certains territoires. Cette pénurie relative, qui va s’aggraver jusqu’en 2020, invite à une redéfinition de l’organisation du système de santé et notamment de la place respective des différents professionnels, d’autant plus que dans le même temps la population française augmente et vieillit. (…)

Confronté à de tels bouleversements, le secteur de la santé dépend plus que jamais des choix politiques. (…) Pendant la phase de croissance du système de santé, le débat public sur la politique de santé a occupé une place modeste lors des grandes échéances électorales. (…) Cette dépolitisation relative (…) a permis (…) d’entrer insidieusement dans une logique de déconstruction des services publics concourant à la protection de la santé.

C’est tout d’abord la volonté affichée depuis peu de ne plus distinguer hôpitaux publics, établissements privés à but non lucratif et cliniques commerciales. Cette confusion a conduit à la suppression de la notion de service public hospitalier dans la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST). (…) Dans le même temps, la généralisation à marche forcée de la tarification à l’activité (T2A) - la Sécurité sociale verse, pour chaque malade hospitalisé, une somme forfaitaire en fonction de sa pathologie - déstabilise le cadre budgétaire des établissements publics, sous couvert d’une convergence tarifaire entre les cliniques commerciales et les hôpitaux. (…) Cette politique se nourrit également d’une "idéologie gestionnaire" convaincue des bienfaits de la rentabilité et de la concurrence à tout prix. Dans le même temps, de nombreux opérateurs privés, notamment des groupes internationaux, investissent massivement le champ de la santé, jugeant qu’il y est possible de faire du profit. (…)

C’est ensuite la lente dérive des dépassements d’honoraires non régulés et les lacunes de la démographie professionnelle. (…) C’est aussi (…) une politique qui hésite entre avancées et renoncements sur la sécurité routière, sur la lutte contre le tabagisme ou l’alcoolisme. (…) C’est la diminution des moyens attribués aux centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG). C’est l’instauration d’un forfait annuel d’entrée pour bénéficier de l’aide médicale d’Etat (AME), rendant encore plus hasardeux l’accès aux soins pour les plus démunis. C’est la baisse effective des financements de la lutte contre le sida. C’est le renoncement au développement de la promotion de la santé. C’est la remise en cause de l’autonomie de la médecine du travail ou le désengagement de la médecine scolaire et de la protection maternelle et infantile. (…) C’est, en matière de démocratie sanitaire, la timidité à reconnaître leur place aux associations de patients. (…) C’est enfin, pour l’assurance-maladie, le choix, sous couvert de "responsabilisation" des patients, d’augmenter le reste à charge par le biais de l’institution de forfaits et franchises, de l’accroissement du ticket modérateur et du développement de dépassements d’honoraires.

Le débat actuel sur la prise en charge de la dépendance pourrait confirmer la logique à l’œuvre en proposant le développement d’assurances privées au lieu de créer un cinquième risque au sein de la protection sociale. (…)

Notre système de santé, construit historiquement sur les valeurs de solidarité et d’égalité, doit reposer aujourd’hui sur six principes essentiels : la solidarité, l’égalité, la prévention, la qualité des soins, l’éthique médicale, la démocratie sanitaire. (…) Ces valeurs clés doivent se traduire concrètement dans une politique visant à renforcer les services publics de santé pour répondre aux besoins de la population contre la logique actuelle de privatisation et de marchandisation. (…)

Sous des formes diverses, une entreprise de déconstruction des services publics de santé paraît engagée. Le refus de toute augmentation des prélèvements obligatoires, quel qu’en soit le motif, est la clé de cette entreprise de privatisation de la santé. (…)

Pour répondre aux défis de la santé publique des prochaines décennies, il faut conforter et développer résolument les services publics et donc :

- Améliorer le remboursement par la Sécurité sociale des soins courants (au-delà des 55% actuels), à côté de la prise en charge dite à 100% des affections de longues durées.

- Reconstruire le système conventionnel pour la médecine libérale (…) en garantissant notamment l’égalité d’accès à des soins aux tarifs de la Sécurité sociale, (…) développer la médecine de proximité de premier recours dans les centres de santé , des maisons médicales pluri-professionnelles et multidisciplinaires ou des pôles de santé et de soins correspondant à des bassins de vie. Le paiement à l’acte exclusif doit être remplacé par un paiement mixte comportant des paiements forfaitaires pour la prise en charge des patients atteints de maladie chronique et la réalisation de missions de service public.

- Refonder le service public hospitalier en redéfinissant ses missions, ses moyens et ses perspectives dans un partenariat renouvelé et organisé entre les établissements publics et les établissements privés à but non lucratif et en revoyant la répartition des tâches entre l’hôpital et la ville.

- Instituer un véritable service public de sécurité sanitaire et de prévention collective intégrant notamment la santé scolaire, la PMI et la médecine du travail. (…)

- Les signataires se prononcent pour un financement de l’augmentation des dépenses de santé médicalement justifiées par l’accroissement des recettes de l’assurance-maladie solidaire (et non par un transfert aux assurances complémentaires et une augmentation du reste à charge). Cela suppose de réviser le "panier de soins" financé par la solidarité, en ne payant plus les fausses nouveautés et en ne remboursant plus les prescriptions inutiles.

123 signataires, dont : Olivier Lyon-Caen, professeur de neurologie (Pitié-Salpêtrière), André Grimaldi, professeur de diabétologie (Pitié-Salpêtrière), Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé à Sciences Po, François Bourdillon, médecin de santé publique, Frédéric Pierru, sociologue chercheur au CNRS...

 

Source : blog Jean-Michel Clément député de la Vienne

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:43

La rentrée scolaire 2011 est l'occasion d'un bilan des actions du gouvernement en matière de réformes éducatives. Celui-ci révèle la situation sinistrée du système éducatif français : chacun perçoit à la fois l'échec de l'école à la française, les dégâts durables qui vont être causés, la nécessité absolue d'apporter des réponses et la difficulté de les trouver. Au lieu de s’attacher à atteindre les objectifs, définis lors du Conseil européen de Lisbonne de mars 2000, et précisés à Barcelone en 2002, de conduire 85 % des jeunes au niveau du baccalauréat, et 50 % à celui de la licence, les politiques publiques françaises conduites depuis ces dernières années, n’ont eu de cesse de réduire les moyens consacrés à l’éducation, au mépris de toute stratégie d’investissement dans l’avenir.

 

La rentrée scolaire 2011-2012 se déroule dans un contexte de tension exacerbée. Les blocages et échecs des réformes éducatives menées par ce gouvernement se retrouvent ici aussi au travers des mesures suivantes :

1. Le choix de mettre fin à l’accueil des enfants de 2 ans en maternelle, en échange d’économies d’emplois, a des incidences scolaires et surtout sociales majeures, en freinant l’accès à l’emploi des femmes. Le transfert de la prise en charge de la petite enfance aux familles, communes ou entreprises pénalise les ménages les plus modestes. Sans compter que dans les communes rurales, il est impossible de mettre en place des crèches pour ces plus petits.

2. La faiblesse du taux d’encadrement à l’école primaire est un frein à l’acquisition des compétences, en particulier pour les élèves issus des milieux les moins favorisés. La fermeture de la classe de Montmorillon Ville-basse, cette année, en est l’exemple même.

3. La suppression unilatérale et sans dispositif de substitution de la formation des maîtres a déjà montré cette année ses conséquences catastrophiques. La maîtrise de méthodes pédagogiques appropriées dès le cours préparatoire permettait de prévenir une grande part de l’échec scolaire. Elle ne peut seulement s’acquérir « sur le tas », et nécessite une solide formation initiale et continue, théorique et de terrain.

4. La réduction du nombre de redoublements, si elle permet l’économie d’emplois enseignants, se contente de ne traiter que les symptômes, et non les causes, de l’échec scolaire : chaque année, environ 20 % des élèves quittent le système éducatif sans baccalauréat, ni premier diplôme professionnel ; le quart le plus faible des lycéens de 15 ans voient leur niveau continuer à baisser. La lutte contre l’échec scolaire débute bien en amont, notamment à l’école maternelle.

5. La réduction à trois ans de la préparation au baccalauréat professionnel pose le problème de l’acquisition des compétences nécessaires par les élèves. L’apprentissage conduit une large proportion d’entre eux à un cul-de-sac : pas de poursuite d’études ou de formation. Mieux armer ces élèves permettrait de faire du baccalauréat professionnel un véritable ascenseur social.

6. Enfin le lycée fonctionne aujourd’hui comme un établissement de tri sélectif, répartissant les élèves dans les séries générales, technologiques ou professionnelles. Ces séries se distinguent non seulement par les enseignements qu’elles proposent, mais également par le milieu socio-professionnel d’origine des élèves qu’elles accueillent. Cette ségrégation sociale, liée à l’organisation actuelle du baccalauréat, rend inaccessible l’objectif de 50 % de jeunes conduits au niveau de la licence, alors même que seul le baccalauréat général prépare aujourd’hui convenablement aux études conduisant à la licence.

 

Triste constat, heureusement la bonne nouvelle de la rentrée : l’école et le système de formation de la maternelle à l’université, seront au centre des thèmes de la campagne présidentielle qui s’annonce.

 

Jean-Michel Clément, député de la Vienne

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:20

On savait la retraite des sénateurs très avantageuse. Mediapart, qui s'est procuré le règlement de la Caisse des retraites du Sénat, a découvert que pour quelques dizaines d'entre eux, qui occupent des fonctions de dignitaires, elle est vertigineuse, certains sénateurs touchant au final plus de 10.000 euros de retraite. Le Sénat refuse de s'expliquer sur ce dispositif jusqu'à présent soigneusement dissimulé.

 

 

Lire la suite sur Mediapart  :

      http://www.mediapart.fr/article/offert/889c7ce7b0cc5be2cb761e598b0e35af

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 22:16
Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem, Porte-parole de Ségolène Royal:
 
 

"La rentrée scolaire, depuis la maternelle jusqu’à l’université, s’annonce catastrophique pour les élèves, les parents, les enseignants et l’ensemble des professionnels de l’éducation qui n’avaient encore jamais vu ça.


Vie chère, réduction des personnels, fermetures de classe, augmentation du nombre d’élèves, flambée des violences scolaires, abandon des quartiers populaires, scandale de formation inexistante des nouveaux professeurs, etc... tout est réuni pour une rentrée explosive et destructrice.

Lorsqu’on sait qu’il s’agit de la dernière avant la prochaine élection présidentielle et législative, on ne s’étonne pas que 80 députés UMP prennent leur plume pour saisir le Ministre de l’Education Nationale et lui demander de régler les problèmes les plus urgents.

Et pourtant si ! Car il n’y a pas un mot de tout cela dans leur missive rageuse : il s’agit d’un paragraphe ou deux dans les manuels scolaires concernant la construction sociale de l’identité de genre sexuel qu’il faut supprimer toutes affaires cessantes.

Les familles qui ne savent pas comment acheter les dits manuels, et les professeurs qui s’interrogent encore pour savoir comment ils vont pouvoir exercer leur métier cette année apprécieront le sens des priorités de leurs députés.

Mais il est vrai que le cœur de la droite française a ses raisons que la raison ne connaît point."



Najat Vallaud Belkacem
http://www.najat-vallaud-belkacem.com/

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 18:03

Communiqué de presse du 2 septembre 2011  de Jean-Michel Clément :


S’il y a un aspect avéré à la politique de Nicolas Sarkozy, c'est bien celui qui consiste à privilégier les plus riches aux détriments des classes populaires et moyennes. Une des premières lois, votée à l'été 2007, fût la funeste Tépa, consacrant 5 années de bouclier fiscal pour les plus hauts revenus. Vouloir se présenter aujourd'hui, comme le garant d'une stricte orthodoxie budgétaire protégeant les plus démunis et donner des gages supplémentaires aux marchés financiers en imposant, y compris à sa majorité, une hypothétique règle d'or, sont tout simplement des sornettes auxquelles plus personne ne croit.

Nous venons de traverser des années de plomb : le déficit public a triplé depuis 5 ans, ce qui représente 435 milliards d'euros depuis 2007, les deux tiers sont des cadeaux fiscaux, une personne sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté, 783 000 ménages surendettés, 10% de chômage, 23% chez les jeunes, des salaires inférieurs de 27 % pour les femmes...

Et sur la même période, des rémunérations jusqu'à 350 fois le smic, 1% des Français les plus riches ont, depuis dix ans, perçu 150 milliards de cadeaux fiscaux, la plupart des multinationales ne payent pas d'impôts en France…

S’il y a avait une réforme à voter dans l'urgence c'est celle qui consisterait à faire participer les plus hauts revenus à l'effort nécessaire en cas de crise économique. Alors en plus de cette Règle d'or, présenter la semaine prochaine, dans le même paquet législatif le plan de sauvegarde à la Grèce et une taxe sur les mutuelles, c'est-à-dire taxer un potentiel accès aux soins, donne une image assez exacte des politiques menées depuis 4 ans. Populiste sûrement, populaire sûrement pas.

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:42

Le bilan économique et social de la présidence Sarkozy est tout entier résumé par ces statistiques, que vient de publier l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee): le nombre des pauvres a franchi en France en 2009 un nouveau record pour atteindre le chiffre de 8,2 millions de personnes (+337.000 par rapport à 2008) tandis le niveau de vie médian des Français est resté bas, s'élevant à 19.080 euros annuels, soit 1.590 euros par mois. L'étude (Insee Première, n°1365, août 2011) publiée mardi 30 août dresse donc, en creux, un constat accablant de la politique suivie par le chef de l'Etat: des riches de plus en plus nombreux et de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres!

Les niveaux de vie des Français en 2009

 

Source : Mediapart

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