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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 23:04
Découvrez les motions présentées au Congrès
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A quelques semaines du Congrès de Toulouse, le temps est aux idées,

 aux propositions, au débat. Mercredi s'est tenu le Conseil national de

synthèse où l'ensemble des motions ont été présentées et amendées.

 Avant le vote du 11 octobre, retrouvez l'ensemble des textes.

 

Découvrez les cinq motions                            

Cinq motions sont soumises au vote des

militants le 11 octobre prochain.

Avant de faire votre choix, retrouvez

le détail de ces textes sur le site du PS. • En savoir plus • Notre dossier

 
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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:51

 

 

 

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... Ségolène Royal s'est exprimée jeudi devant le 24e congrès de l'Internationale socialiste (IS), qui rassemble 160 partis socialistes, travaillistes et sociaux-démocrates du monde entier. La présidente de la région Poitou-Charentes, vice-présidente de l'IS depuis 2009, avait anticipé de quelques jours son arrivée en Afrique du Sud, ... pour «s'imprégner de la réalité du pays» avant l'ouverture du congrès.


(...) À la tribune, vêtue de son immuable veste rouge, la présidente de Poitou-Charentes a rappelé que les électeurs français avaient mis fin, le 6 mai, à «dix ans de droite et cinq ans de sarkozysme». Ce qui ne suffit pas, a-t-elle laissé entendre.


L'ex-candidate à la présidentielle de 2007 a en effet appelé les partis socialistes à apporter des «solutions concrètes» quand ils arrivent au pouvoir. Et à ne pas se contenter de déclarations d'intention.

 

«Nous venons d'entendre un réquisitoire implacable sur le fonctionnement de l'économie financière (le précédent intervenant, Phil Angelides, était américain, NLDR).

Mais c'est Barak Obama qui est au pouvoir aux États-Unis! Ce qui est important, au-delà des constats, c'est ce que nous faisons quand on est au pouvoir. Nous avons le devoir d'agir.»


«Pardon, au nom de la France»

Manière subliminale, pour elle qui n'a aucune place dans le dispositif présidentiel, de rappeler Hollande et le gouvernement à leurs responsabilités, même si elle a pris soin de vanter les premières mesures prises par l'exécutif en France: encadrement des loyers, emplois d'avenir, abrogation de la «circulaire Guéant» sur les étudiants étrangers, hausse de l'impôt sur la fortune, etc.


Comme elle l'avait fait au Sénégal en 2009, elle a demandé «pardon, au nom de la France», pour le discours de Dakar prononcé par Nicolas Sarkozy en juillet 2007 (il y avait déclaré que «l'homme africain n'est pas entré dans l'Histoire»). Elle a enfin rendu un hommage appuyé à Nelson Mandela, à ce «courage» qui «inspire».


Heureuse de s'extirper du «brouhaha» politicien, Ségolène Royal s'est rendue mercredi au cap de Bonne-Espérance, dont elle a vanté «la beauté éblouissante». «C'est tout un symbole, a-t-elle résumé à la tribune de l'IS. C'est bien d'espérance que tous ceux qui souffrent ont besoin.» Peut-être, en parcourant ces plages infinies de sable blanc, a-t-elle aussi pensé à elle.


Discours de Ségolène Royal au Congrès de l'Internationale Socialiste en Afrique du Sud

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 17:40
 

Jean-Michel Clément : « On prépare la rentrée parlementaire. »

 

 

 

Deux des trois députés socialistes de la Vienne sont à La Rochelle ce week-end, pour une université d’été studieuse.

 

Qu'est-ce que vous faites précisément à La Rochelle ?

Jean-Michel Clément : « On prépare la rentrée parlementaire. »

 

Catherine Coutelle : « J'y suis depuis jeudi pour participer à l'Assemblée des femmes, je suis intervenu sur le volet parité et sur les violences faites aux femmes. J'ai particulièrement apprécié la plénière sur l'école, notamment l'intervention décapante de l'historien Antoine Prost et le discours très réussi de Vincent Peillon qui a eu des accents de philosophe sur la nécessaire refondation de l'école maternelle et primaire. »
 

 

Jean-Michel Clément : « Je m'y rends à chaque fois que mon agenda le permet. Cette année, le contexte est différent, on y prépare la rentrée parlementaire pour des réformes à court et moyen terme. J'ai notamment participé à la plénière sur l'Europe, à l'atelier sur la réforme fiscale avec le ministre Jérôme Cahuzac et à la plénière sur la décentralisation. Vendredi, j'ai assisté à la réunion sur l'école, un point essentiel de notre programme. »

 

Quelle est l'ambiance après deux séquences électorales victorieuses pour le PS ?

 

C.C. : « On dit que les journalistes s'ennuient parce qu'il n'y a pas de bisbilles… C'est vrai que l'ambiance n'est pas débridée. Elle est sereine et studieuse. Ceci dit, je n'ai jamais vu autant de monde. Tous les ministres sont là pour demander aux militants de rester vigilants. »
 

 

J-M.C.  : « L'ambiance est studieuse. Ce qui me frappe, c'est que la presse semble moins excitée que d'habitude, plus apaisée. Les ministres déambulent tranquillement sans qu'une forêt de caméras et de micros les entoure. »

 

Martine Aubry laisse ouvertement entendre qu'elle ne souhaite pas renouveler son mandat de premier secrétaire. Qui voyez-vous à sa place ?

 

C.C. : « Je n'ai pas d'avis. Il faut laisser le congrès se dérouler tranquillement. En revanche, je pense que là comme ailleurs, il faudra éviter le cumul des mandats, pour aérer le parti et permettre à des forces nouvelles d'y jouer un rôle. »
 

 

J.-M. C. : « C'est trop tôt pour le dire. Je connais comme vous les candidatures annoncées par la presse. Harlem Désir a le profil d'un poste qu'il a déjà assumé par intérim. Et les candidatures de Gaëtan Gorce et Christophe Cambadélis sont tout à fait légitimes. »

 

N.D.L.R. : Le 3e député socialiste de la Vienne, Alain Claeys, n'est pas à La Rochelle cette année.

Propos recueillis par Philippe Bonnet
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Désirs d'Avenir 86 - dans desirsdavenir86
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 19:08
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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 18:52

Par Mathilde Cesbron, publié le 01/08/2012 à 17:07

 

Toujours soutenue par quelques proches dévoués et encouragée par une ségosphère active, Ségolène Royal pense à son avenir après une série d'échecs et d'humiliations.


Ségolène Royal peut encore compter sur une poignée de fidèles

 

SEGOLENE ROYAL - "Son entourage a diminué mais il reste une poignée de fidèles prêts à se mobiliser, à se soulever si elle les appelle", affirme Kamel Chibli, proche de Ségolène Royal.

 

Après les défaites et l'humiliation, Ségolène Royal serait-elle bientôt de retour sur le devant de la scène politique? C'est une hypothèse probable à en croire ses proches.  


Si Kamel Chibli, ancien secrétaire général de Désirs d'avenir, concède qu'il est "compliqué de définir la place de Ségolène Royal" actuellement, le royaliste assure que l'ancienne candidate à la primaire socialiste rependra bientôt du service au sein du PS, où elle a d'ailleurs intégré le secrétariat national, en charge des "mobilisations citoyennes". 


"Après ses échecs, elle a besoin de se reconstruire, de trouver comment se rendre utile. Mais elle trouvera sûrement sa place car le gouvernement socialiste a besoins de ressorts, d'amortisseurs pour mener à bien sa politique et Ségolène Royal fera partie de ces ressorts", confie Kamel Chibli, précisant que la vice-présidente de l'Internationale socialiste continue de servir son parti avec la même ferveur. 

Des troupes démobilisées mais toujours fidèles

Pour retrouver une place forte au sein du PS, Ségolène Royal ne compte plus autant de royalistes qu'avant mais peut toujours s'appuyer sur une poignée de fidèles. 

"Ses troupes sont démobilisées mais c'est normal car les proches de Royal se sont battues pour faire élire François Hollande et mettre en place une nouvelle politique", explique Kamel Chibli, évoquant les nombreux royalistes entrés au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. "Son entourage a diminué mais il reste une poignée de fidèles prêts à se mobiliser, à se soulever si elle les appelle", précise le conseiller de Jean-Pierre Bel au Sénat


Moins entourée certes, mais esseulée certainement pas. Kamel Chibli refuse de dire que sa mentor est isolée. "Isolée ne veut rien dire. Elle a choisi de prendre du recul et on ne peut pas effacer ses échecs à coups de tipex. Elle s'est volontairement exclue de La Rochelle et ce n'est pas grave. Je pense sincèrement que c'est seule université du PS où il n'y a pas d'enjeu majeur", martèle-t-il.  

La ségosphère derrière sa championne

Sur le Web, les partisans de Ségolène Royal sont toujours très actifs malgré la déroute et les polémiques dont a été victime leur championne. 

"Ségolène Royal a été irréprochable pendant la campagne de Hollande! Femme politique responsable bien loin de ces histoires de jalousie #SRoyal, félicite la militante Cand75, évoquant la guerre de jalousie entre Ségolène Royal et Valérie Trierweiler 

Les blogueurs se sont également réjouis de voir entrer des royalistes au gouvernement Ayrault. "Félicitations à la team #SRoyal: @francoisedegois & @AlexandreGodin qui rejoignent @GuillaumeGarot au ministère. On continue avec elle!", s'exclame le royaliste RichardTrois

Le soutien de la ségosphère semble indéfectible même après la polémique opposant Ségolène Royal à la ministre du Droit des femmes Najat Vallaud-Belkacem. "Soutiens #SRoyal qui encore une fois est volontairement mal comprise lorsqu'elle dit sa fierté d'avoir formé une génération de la diversité", affiche Ambroise Mejean, jeune membre de Désirs d'avenir. 


En pleine reconstruction, Ségolène Royal souhaite agir sans précipitation et maîtriser son calendrier. La stratégie sera-t-elle payante? Réponse à la rentrée.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 11:13

 

Que faire dans cette période de crise aiguë ? S’indigner, certes. Mais surtout agir. À 90 ans, le philosophe et sociologue nous invite à résister au diktat de l’urgence. Pour lui, l’espoir est à portée de main.


Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ?


La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIème et le XIXème siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. C’est dans cette optique que se sont multipliées les communications, aussi bien économiques que sociales, et toutes sortes de techniques qui ont permis de créer des transports rapides. Je pense notamment à la machine à vapeur, qui n’a pas été inventée pour des motivations de vitesse mais pour servir l’industrie des chemins de fer, lesquels sont eux-mêmes devenus de plus en plus rapides. Tout cela est corrélatif par le fait de la multiplication des activités et rend les gens de plus en plus pressés. Nous sommes dans une époque où la chronologie s’est imposée.

 

Cela est-il donc si nouveau ?


Dans les temps anciens, vous vous donniez rendez-vous quand le soleil se trouvait au zénith. Au Brésil, dans des villes comme Belém, encore aujourd’hui, on se retrouve « après la pluie ». Dans ces schémas, vos relations s’établissent selon un rythme temporel scandé par le soleil. Mais la montre-bracelet, par exemple, a fait qu’un temps abstrait s’est substitué au temps naturel. Et le système de compétition et de concurrence – qui est celui de notre économie marchande et capitaliste – fait que pour la concurrence, la meilleure performance est celle qui permet la plus grande rapidité. La compétition s’est donc transformée en compétitivité, ce qui est une perversion de la concurrence.

 

Cette quête de vitesse n’est-elle pas une illusion ?


En quelque sorte si. On ne se rend pas compte – alors même que nous pensons faire les choses rapidement – que nous sommes intoxiqués par le moyen de transport lui-même qui se prétend rapide. L’utilisation de moyens de transport toujours plus performants, au lieu d’accélérer notre temps de déplacement, finit – notamment à cause des embouteillages – par nous faire perdre du temps ! Comme le disait déjà Ivan Illich (philosophe autrichien né en 1926 et mort en 2002, ndlr) : « La voiture nous ralentit beaucoup. » Même les gens, immobilisés dans leur automobile, écoutent la radio et ont le sentiment d’utiliser malgré tout le temps de façon utile. Idem pour la compétition de l’information. On se rue désormais sur la radio ou la télé pour ne pas attendre la parution des journaux. Toutes ces multiples vitesses s’inscrivent dans une grande accélération du temps, celui de la mondialisation. Et tout cela nous conduit sans doute vers des catastrophes.

 

Le progrès et le rythme auquel nous le construisons nous détruit-il nécessairement ?


Le développement techno-économique accélère tous les processus de production de biens et de richesses, qui eux-mêmes accélèrent la dégradation de la biosphère et la pollution généralisée. Les armes nucléaires se multiplient et on demande aux techniciens de faire toujours plus vite. Tout cela, effectivement, ne va pas dans le sens d’un épanouissement individuel et collectif !

 

Pourquoi cherchons-nous systématiquement une utilité au temps qui passe ?


Prenez l’exemple du déjeuner. Le temps signifie convivialité et qualité. Aujourd’hui, l’idée de vitesse fait que dès qu’on a fini son assiette, on appelle un garçon qui se dépêche pour débarrasser et la remplacer. Si vous vous emmerdez avec votre voisin, vous aurez tendance à vouloir abréger ce temps. C’est le sens du mouvement slow food dont est née l’idée de « slow life », de « slow time » et même de « slow science ». Un mot là-dessus. Je vois que la tendance des jeunes chercheurs, dès qu’ils ont un domaine, même très spécialisé, de travail, consiste pour eux à se dépêcher pour obtenir des résultats et publier un « grand » article dans une « grande » revue scientifique internationale, pour que personne d’autre ne publie avant eux. Cet esprit se développe au détriment de la réflexion et de la pensée. Notre temps rapide est donc un temps antiréflexif. Et ce n’est pas un hasard si fleurissent dans notre pays un certain nombre d’institutions spécialisées qui prônent le temps de méditation. Le yoguisme, par exemple, est une façon d’interrompre le temps rapide et d’obtenir un temps tranquille de méditation. On échappe de la sorte à la chronométrie. Les vacances, elles aussi, permettent de reconquérir son temps naturel et ce temps de la paresse. L’ouvrage de Paul Lafargue Le droit à la paresse (qui date de 1880, ndlr) reste plus actuel que jamais car ne rien faire signifie temps mort, perte de temps, temps non-rentable.

 

Pourquoi ?


Nous sommes prisonniers de l’idée de rentabilité, de productivité et de compétitivité. Ces idées se sont exaspérées avec la concurrence mondialisée, dans les entreprises, puis répandues ailleurs. Idem dans le monde scolaire et universitaire ! La relation entre le maître et l’élève nécessite un rapport beaucoup plus personnel que les seules notions de rendement et de résultats. En outre, le calcul accélère tout cela. Nous vivons un temps où il est privilégié pour tout. Aussi bien pour tout connaître que pour tout maîtriser. Les sondages qui anticipent d’un an les élections participent du même phénomène. On en arrive à les confondre avec l’annonce du résultat. On tente ainsi de supprimer l’effet de surprise toujours possible.

 

À qui la faute ? Au capitalisme ? À la science ?


Nous sommes pris dans un processus hallucinant dans lequel le capitalisme, les échanges, la science sont entraînés dans ce rythme. On ne peut rendre coupable un seul homme. Faut-il accuser le seul Newton d’avoir inventé la machine à vapeur ? Non. Le capitalisme est essentiellement responsable, effectivement. Par son fondement qui consiste à rechercher le profit. Par son moteur qui consiste à tenter, par la concurrence, de devancer son adversaire. Par la soif incessante de « nouveau » qu’il promeut grâce à la publicité… Quelle est cette société qui produit des objets de plus en plus vite obsolètes ? Cette société de consommation qui organise la fabrication de frigos ou de machines à laver non pas à la durée de vie infinie, mais qui se détraquent au bout de huit ans ? Le mythe du nouveau, vous le voyez bien – et ce, même pour des lessives – vise à toujours inciter à la consommation. Le capitalisme, par sa loi naturelle – la concurrence –, pousse ainsi à l’accélération permanente, et par sa pression consommationniste, à toujours se procurer de nouveaux produits qui contribuent eux aussi à ce processus.

 

On le voit à travers de multiples mouvements dans le monde, ce capitalisme est questionné. Notamment dans sa dimension financière…


Nous sommes entrés dans une crise profonde sans savoir ce qui va en sortir. Des forces de résistance se manifestent effectivement. L’économie sociale et solidaire en est une. Elle incarne une façon de lutter contre cette pression. Si on observe une poussée vers l’agriculture biologique avec des petites et moyennes exploitations et un retour à l’agriculture fermière, c’est parce qu’une grande partie de l’opinion commence à comprendre que les poulets et les porcs industrialisés sont frelatés et dénaturent les sols et la nappe phréatique. Une quête vers les produits artisanaux, les Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, ndlr), indique que nous souhaitons échapper aux grandes surfaces qui, elles-mêmes, exercent une pression du prix minimum sur le producteur et tentent de répercuter un prix maximum sur le consommateur. Le commerce équitable tente, lui aussi, de court-circuiter les intermédiaires prédateurs. Certes, le capitalisme triomphe dans certaines parties du monde, mais une autre frange voit naître des réactions qui ne viennent pas seulement des nouvelles formes de production (coopératives, exploitations bio), mais de l’union consciente des consommateurs. C’est à mes yeux une force inemployée et faible car encore dispersée. Si cette force prend conscience des produits de qualité et des produits nuisibles, superficiels, une force de pression incroyable se mettra en place et permettra d’influer sur la production.

 

Les politiques et leurs partis ne semblent pas prendre conscience de ces forces émergentes. Ils ne manquent pourtant pas d’intelligence d’analyse…


Mais vous partez de l’hypothèse que ces hommes et femmes politiques ont déjà fait cette analyse. Or, vous avez des esprits limités par certaines obsessions, certaines structures.

 

Par obsession, vous entendez croissance ?


Oui ! Ils ne savent même pas que la croissance – à supposer qu’elle revienne un jour dans les pays que l’on dit développés – ne dépassera pas 2 % ! Ce n’est donc pas cette croissance-là qui parviendra à résoudre la question de l’emploi ! La croissance que l’on souhaite rapide et forte est une croissance dans la compétition. Elle amène les entreprises à mettre des machines à la place des hommes et donc à liquider les gens et à les aliéner encore davantage. Il me semble donc terrifiant de voir que des socialistes puissent défendre et promettre plus de croissance. Ils n’ont pas encore fait l’effort de réfléchir et d’aller vers de nouvelles pensées.

 

Décélération signifierait décroissance ?


Ce qui est important, c’est de savoir ce qui doit croître et ce qui doit décroître. Il est évident que les villes non polluantes, les énergies renouvelables et les grands travaux collectifs salutaires doivent croître. La pensée binaire, c’est une erreur. C’est la même chose pour mondialiser et démondialiser : il faut poursuivre la mondialisation dans ce qu’elle créé de solidarités entre les peuples et envers la planète, mais il faut la condamner quand elle crée ou apporte non pas des zones de prospérité mais de la corruption ou de l’inégalité. Je milite pour une vision complexe des choses.

 

La vitesse en soi n’est donc pas à blâmer ?


Voilà. Si je prends mon vélo pour aller à la pharmacie et que je tente d’y parvenir avant que celle-ci ne ferme, je vais pédaler le plus vite possible. La vitesse est quelque chose que nous devons et pouvons utiliser quand le besoin se fait sentir. Le vrai problème, c’est de réussir le ralentissement général de nos activités. Reprendre du temps, naturel, biologique, au temps artificiel, chronologique et réussir à résister. Vous avez raison de dire que ce qui est vitesse et accélération est un processus de civilisation extrêmement complexe, dans lequel techniques, capitalisme, science, économie ont leur part. Toutes ces forces conjuguées nous poussent à accélérer sans que nous n’ayons aucun contrôle sur elles. Car notre grande tragédie, c’est que l’humanité est emportée dans une course accélérée, sans aucun pilote à bord. Il n’y a ni contrôle, ni régulation. L’économie elle-même n’est pas régulée. Le Fonds Monétaire International n’est pas en ce sens un véritable système de régulation.

 

Le politique n’est-il pas tout de même censé « prendre le temps de la réflexion » ?


On a souvent le sentiment que par sa précipitation à agir, à s’exprimer, il en vient à œuvrer sans nos enfants, voire contre eux… Vous savez, les politiques sont embarqués dans cette course à la vitesse. J’ai lu une thèse récemment sur les cabinets ministériels. Parfois, sur les bureaux des conseillers, on trouvait des notes et des dossiers qualifiés de « U » pour « urgent ». Puis sont apparus les « TU » pour « très urgent » puis les « TTU ». Les cabinets ministériels sont désormais envahis, dépassés. Le drame de cette vitesse, c’est qu’elle annule et tue dans l’œuf la pensée politique. La classe politique n’a fait aucun investissement intellectuel pour anticiper, affronter l’avenir. C’est ce que j’ai tenté de faire dans mes livres comme Introduction à une politique de l’homme, La voie, Terre-patrie… L’avenir est incertain, il faut essayer de naviguer, trouver une voie, une perspective. Il y a toujours eu, dans l’Histoire, des ambitions personnelles. Mais elles étaient liées à des idées. De Gaulle avait sans doute une ambition, mais il avait une grande idée. Churchill avait de l’ambition au service d’une grande idée, qui consistait à vouloir sauver l’Angleterre du désastre. Désormais, il n’y a plus de grandes idées, mais de très grandes ambitions avec des petits bonshommes ou des petites bonnes femmes.

 

Michel Rocard déplorait il y a peu pour « Terra eco » la disparition de la vision à long terme…


Il a raison, mais il a tort. Un vrai politique ne se positionne pas dans l’immédiat mais dans l’essentiel. À force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. Ce que Michel Rocard appelle le « long terme », je l’intitule « problème de fond », « question vitale ». Penser qu’il faut une politique planétaire pour la sauvegarde de la biosphère – avec un pouvoir de décision qui répartisse les responsabilités car on ne peut donner les mêmes responsabilités à des pays riches et à des pays pauvres –, c’est une politique essentielle à long terme. Mais ce long terme doit être suffisamment rapide car la menace elle-même se rapproche.

 

Le président de la République Nicolas Sarkozy n’incarne-t-il pas l’immédiateté et la présence médiatique permanente ?


Il symbolise une agitation dans l’immédiateté. Il passe à des immédiatetés successives. Après l’immédiateté, qui consiste à accueillir le despote libyen Kadhafi car il a du pétrole, succède l’autre immédiateté, où il faut détruire Kadhafi sans pour autant oublier le pétrole… En ce sens, Sarkozy n’est pas différent des autres responsables politiques, mais son caractère versatile et capricieux en font quelqu’un de très singulier pour ne pas dire un peu bizarre.

 

Edgar Morin, vous avez 90 ans. L’état de perpétuelle urgence de nos sociétés vous rend-il pessimiste ?


Cette absence de vision m’oblige à rester sur la brèche. Il y a une continuité dans la discontinuité. Je suis passé de l’époque de la Résistance où j’étais jeune, où il y avait un ennemi, un occupant et un danger mortel, à d’autres formes de résistances qui ne portaient pas, elles, de danger de mort, mais celui de rester incompris, calomnié ou bafoué. Après avoir été communiste de guerre et après avoir combattu l’Allemagne nazie avec de grands espoirs, j’ai vu que ces espoirs étaient trompeurs et j’ai rompu avec ce totalitarisme-là, devenu ennemi de l’humanité. J’ai combattu cela et résisté. J’ai ensuite – naturellement – défendu l’indépendance du Vietnam ou de l’Algérie, quand il s’agissait de liquider un passé colonial. Cela me semblait si logique après avoir lutté pour la propre indépendance de la France, mise en péril par le nazisme. Au bout du compte, nous sommes toujours pris dans des nécessités de résister.

 

Et aujourd’hui ?


Aujourd’hui, je me rends compte que nous sommes sous la menace de deux barbaries associées. Humaine tout d’abord, qui vient du fond de l’histoire et qui n’a jamais été liquidée : le camp américain de Guantánamo ou l’expulsion d’enfants et de parents que l’on sépare, ça se passe aujourd’hui ! Cette barbarie-là est fondée sur le mépris humain. Et puis la seconde, froide et glacée, fondée sur le calcul et le profit. Ces deux barbaries sont alliées et nous sommes contraints de résister sur ces deux fronts. Alors, je continue avec les mêmes aspirations et révoltes que celles de mon adolescence, avec cette conscience d’avoir perdu des illusions qui pouvaient m’animer quand, en 1931, j’avais dix ans.

 

La combinaison de ces deux barbaries nous mettrait en danger mortel…


Oui, car ces guerres peuvent à tout instant se développer dans le fanatisme. Le pouvoir de destruction des armes nucléaires est immense et celui de la dégradation de la biosphère pour toute l’humanité est vertigineux. Nous allons, par cette combinaison, vers des cataclysmes. Toutefois, le probable, le pire, n’est jamais certain à mes yeux, car il suffit parfois de quelques événements pour que l’évidence se retourne.

 

Des femmes et des hommes peuvent-ils aussi avoir ce pouvoir ?


Malheureusement, dans notre époque, le système empêche les esprits de percer. Quand l’Angleterre était menacée à mort, un homme marginal a été porté au pouvoir, qui se nommait Churchill. Quand la France était menacée, ce fut De Gaulle. Pendant la Révolution, de très nombreuses personnes, qui n’avaient aucune formation militaire, sont parvenues à devenir des généraux formidables, comme Hoche ou Bonaparte ; des avocaillons comme Robespierre, de grands tribuns. Des grandes époques de crise épouvantable suscitent des hommes capables de porter la résistance. Nous ne sommes pas encore assez conscients du péril. Nous n’avons pas encore compris que nous allons vers la catastrophe et nous avançons à toute allure comme des somnambules.

 

Le philosophe Jean-Pierre Dupuy estime que de la catastrophe naît la solution. Partagez-vous son analyse ?


Il n’est pas assez dialectique. Il nous dit que la catastrophe est inévitable mais qu’elle constitue la seule façon de savoir qu’on pourrait l’éviter. Moi je dis : la catastrophe est probable, mais il y a l’improbabilité. J’entends par « probable », que pour nous observateurs, dans le temps où nous sommes et dans les lieux où nous sommes, avec les meilleures informations disponibles, nous voyons que le cours des choses nous emmène à toute vitesse vers les catastrophes. Or, nous savons que c’est toujours l’improbable qui a surgi et qui a « fait » la transformation. Bouddha était improbable, Jésus était improbable, Mahomet, la science moderne avec Descartes, Pierre Gassendi, Francis Bacon ou Galilée était improbables, le socialisme avec Marx ou Proudhon était improbable, le capitalisme était improbable au Moyen-Age… Regardez Athènes. Cinq siècles avant notre ère, vous avez une petite cité grecque qui fait face à un empire gigantesque, la Perse. Et à deux reprises – bien que détruite la seconde fois – Athènes parvient à chasser ces Perses grâce au coup de génie du stratège Thémistocle, à Salamine. Grâce à cette improbabilité incroyable est née la démocratie, qui a pu féconder toute l’histoire future, puis la philosophie. Alors, si vous voulez, je peux aller aux mêmes conclusions que Jean-Pierre Dupuy, mais ma façon d’y aller est tout à fait différente. Car aujourd’hui existent des forces de résistance qui sont dispersées, qui sont nichées dans la société civile et qui ne se connaissent pas les unes les autres. Mais je crois au jour où ces forces se rassembleront, en faisceaux. Tout commence par une déviance, qui se transforme en tendance, qui devient une force historique. Nous n’en sommes pas encore là, certes, mais c’est possible. Il est donc possible de rassembler ces forces, d’engager la grande métamorphose, de l’individu puis de la société ? Ce que j’appelle la métamorphose, c’est le terme d’un processus dans lequel de multiples réformes, dans tous les domaines, commencent en même temps.

 

Nous sommes déjà dans un processus de réformes…


Non, non. Pas ces pseudo-réformes. Je parle de réformes profondes de vie, de civilisation, de société, d’économie. Ces réformes-là devront se mettre en marche simultanément et être intersolidaires.

 

Vous appelez cette démarche « le bien-vivre ». L’expression semble faible au regard de l’ambition que vous lui conférez.


L’idéal de la société occidentale – « bien-être » – s’est dégradé en des choses purement matérielles, de confort et de propriété d’objet. Et bien que ce mot « bien-être » soit très beau, il fallait trouver autre chose. Et quand le président de l’Equateur Rafael Correa a trouvé cette formule de « bien-vivre », reprise ensuite par Evo Morales (le président bolivien, ndlr), elle signifiait un épanouissement humain, non seulement au sein de la société mais aussi de la nature. L’expression « bien vivir » est sans doute plus forte en espagnol qu’en français. Le terme est « actif » dans la langue de Cervantès et passif dans celle de Molière. Mais cette idée est ce qui se rapporte le mieux à la qualité de la vie, à ce que j’appelle la poésie de la vie, l’amour, l’affection, la communion et la joie et donc au qualitatif, que l’on doit opposer au primat du quantitatif et de l’accumulation. Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre.

 

(Crédit photo : Olivier Roller)  Interview par David Solon

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 10:40
 

La Rochelle : le mot d'absence de Ségolène Royal à l'université du PS

Mardi soir, l'ancienne candidate du PS a envoyé, par courriel, un courrier à ses soutiens, expliquant son absence au rendez-vous rochelais.

Entre les socialistes français à La Rochelle et l'Internationale socialiste, Ségolène Royal a choisi son « Cap ».

Entre les socialistes français à La Rochelle et l'Internationale socialiste, Ségolène Royal a choisi son « Cap ». (ph louisa gouliamaki)

 « Elle sera mieux en Afrique du Sud qu'à manger la soupe à la grimace au milieu de tous les autres à La Rochelle. » Avec son sens de la formule, Denis Leroy, fidèle soutien de Royal, soutient Ségolène et son choix. L'élu rochelais pardonne totalement à la présidente de Région de ne pas être à … La Rochelle pour l'université d'été, le mois prochain

Mardi soir, la présidente de Poitou-Charentes a confirmé cette absence. « Qu'il ne faut pas lier directement au résultat des dernières législatives », défend Maryline Simoné, sa porte-parole durant cette dernière campagne. Même si, évidemment, tout le monde le fait.

« Nous restons en contact »


En attendant, la principale intéressée a envoyé un courrier aux membres de Désirs d'avenir, son club de soutien. Daté d'avant-hier quand la rumeur courait déjà sur son absence, elle y développe ses explications.


« Pour répondre à vos questions concernant mon agenda de rentrée. Vous trouverez ci-joint la lettre de Georges Papandréou (NDLR : président de l'Internationale socialiste). Je pars en effet le 23 août pour Le Cap, en Afrique du Sud, préparer, en tant que vice-présidente de l'Internationale socialiste, le congrès de cette organisation (je ne serai donc pas à l'université d'été du PS mais nous continuons à rester en contact pour enrichir le débat d'idées) », écrit clairement l'ex-candidate à la présidentielle.


Sans pour autant couper les ponts avec ses relais. « Si vous souhaitez me faire parvenir des idées sur le rôle et les initiatives qu'il pourrait prendre », écrit-elle au sujet du congrès… international.

« J'en serais heureuse. Vous trouverez ci-joint l'ordre du jour du congrès », insiste la président de Poitou Charentes, confirmant aussi qu'elle profiterait volontiers de ce déplacement au Cap pour rencontrer Nelson Mandela.

« J'ai fait la demande », écrit-elle encore, si son état de santé le permet. Celui de Mandela.

 

Elle ne dit mot sur son état d'esprit actuel, préférant remercier les adhérents de Désirs d'avenir pour « vos nombreux messages d'encouragement »

 

http://www.sudouest.fr/2012/07/26/le-mot-d-absence-de-segolene-royal-a-l-universite-du-ps-779392-659.php#xtor=RSS-10521769?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 22:46

Ségolène Royal en Afrique du Sud à partir du 23 Août pour le congrès de l’Internationale Socialiste

Chers amis,

 

Merci pour vos nombreux messages d’encouragement.

 

Pour répondre à vos questions concernant mon agenda de rentrée. Vous trouverez  ci-joint la lettre de Georges Papandreou. Je pars en effet le 23 août pour le Cap en Afrique du Sud préparer, en tant que Vice-Présidente de l’Internationale Socialiste, le Congrès de cette organisation (je ne serai donc pas aux Universités d’été du PS mais nous continuons à rester en contact pour enrichir le débat d’idées).


Si vous souhaitez me faire parvenir des idées sur le rôle et les initiatives que pourrait prendre l’IS, j’en serais heureuse. Vous trouverez ci-joint l’ordre du jour du Congrès.


J’ai demandé à rencontrer Nelson Mendela si son état de santé le permet.


A très bientôt.

Amitiés fidèles.

 

Ségolène Royal

 

PS : Lettre de Georges Papandreou – Ordre du jour du Congrès

 


CONGRES DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE

ORDRE DU JOUR

Jeudi 30 août

10h00  OUVERTURE

Discours d’ouverture  du Président de l’Internationale Socialiste, George Papandreou

Allocution de bienvenue de SE Jacob Zuma, Président de l’Afrique du Sud et Président de l’ANC

Remarques introductives du Secrétaire général de l’Internationale Socialiste, Luis Ayala

11h00  PREMIER THEME PRINCIPAL

Pour une économie avec des emplois, la croissance et la protection sociale: la réponse social-démocratique à la crise financière

Orateurs principaux, discussion de panel et contributions de délégués sur le premier thème principal

13h00  Clôture première session

15h00  PREMIER THEME PRINCIPAL continuation

16h00  Décisions sur le changement de statuts de l’Internationale Socialiste en accord avec le rapport du groupe de travail de l’IS sur la réforme adopté par le Conseil

Décisions sur le changement de statut  de partis membres et des demandes d’adhésion

Elections du Président, Secrétaire général  et Vice-présidents de l’Internationale Socialiste

18h00  Clôture de la deuxième session

Vendredi 31 août

10h00  DEUXIEME THEME PRINCIPAL

La lutte pour les droits et libertés: renforcer la démocratie représentative et gagner des nouvelles démocraties dans le monde

Orateurs principaux, discussion de panel et contributions de délégués sur le deuxième thème principal

13h00  Clôture de la troisième session

15h00  TROISIEME THEME PRINCIPAL

Pour un chemin commun vers la paix, la durabilité et la coopération: le besoin de garantir le multilatéralisme

Orateurs principaux, discussion de panel et contributions de délégués sur le troisième thème principal

18h00  Clôture de la quatrième session

Samedi 1 septembre

10h00  QUATRIEME THEME PRINCIPAL

Pour un nouvel internationalisme et une nouvelle  culture de solidarité parmi les peuples et entre les nations

Orateurs principaux, discussion de panel et contributions de délégués sur le quatrième thème principal

12h30  Adoption des documents et résolutions du Congrès

13h00  Clôture du XXIV Congrès de l’IS

 

http://www.segoleneroyal2012.fr/blog/actualites/segolene-royal-en-afrique-du-sud-a-partir-du-23-aout-pour-le-congres-de-linternationale-socialiste/

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:58

Conférence sociale

   
« Les 9 et 10 juillet, j'étais à Paris pour représenter les Régions avec 6 autres présidents à la Conférence Sociale Nationale. J'ai notamment participé à la table ronde sur le développement de l'emploi et en priorité l'emploi des jeunes.

J'ai à cette occasion présenté les actions riches d'enseignement de la Région en matière de Croissance Verte, sur la Banque d'Investissement, le Pacte Emploi Jeunes, la sécurisation des parcours professionnels, ou encore les mesures prises pour renforcer l'efficacité de la formation professionnelle, avec le Service Public de la Formation Professionnelle.

Et pour poursuivre dans cette dynamique, j'ai proposé à l'Assemblée régionale de renforcer notre engagement en matière d'emploi, particulièrement auprès des jeunes et des seniors, en nous appuyant sur les mesures arrêtées au niveau national. A ce jour, 16 000 jeunes ont bénéficié des aides régionales dans le cadre du Pacte Emploi Jeunes. Une démarche que nous souhaitons reconduire et améliorer pour qu'elle profite à ceux qui en ont le plus besoin ».


Ségolène Royal
Ancienne Ministre
Présidente de la
Région Poitou-Charentes

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 22:24

Chers amis, chères amies,

 

Depuis qu’elle a été enlevée, violée et torturée par la police afghane, Lal Bibi, 18 ans, se bat contre l'impunité de la police et la coutume qui voudrait qu'elle se suicide. Les procureurs échouent à juger ses violeurs, mais une mobilisation mondiale peut convaincre les pays donateurs, qui sont sur ​​le point de remettre des milliards à l'Afghanistan, d’user de leur influence pour exiger des changements réels pour Lal Bibi et toutes les femmes afghanes. Signez la pétition

À 18 ans, Lal Bibi a été kidnappée, violée, torturée et enchaînée à un mur pendant 5 jours par un gang de puissants officiers de police afghans. Courageuse, elle fait ce que l’on demande aux Afghanes de ne pas faire: elle se défend. Ensemble, nous pouvons aider Lal Bibi et toutes les femmes afghanes à faire triompher la justice.

Selon des règles culturelles ancestrales, parce qu’elle a été violée, Lal Bibi est "déshonorée" et devrait se tuer – or elle déclare publiquement qu’elle s’y soumettra, sauf si ses violeurs sont traduits en justice. Le système judiciaire afghan échouant systématiquement à poursuivre les violeurs, les principaux suspects de l’affaire Lal Bibi n’ont pas été poursuivis, et les juges espèrent que l’attention de la communauté internationale va retomber. Chaque jour qui passe sans arrestation rapproche Lal Bibi du suicide -- mais il y a de l'espoir.

Ce week-end, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et d'autres pays riches devraient promettre 4 milliards de dollars à l'Afghanistan -- l’argent-même qui va payer le salaire des forces de police responsables du viol de Lal Bibi. Seul un tollé international peut confondre les pays donateurs et les pousser à agir, en conditionnant leur aide à une véritable action pour lutter contre les viols et protéger les femmes. Nous n’avons plus beaucoup de temps -- cliquez ci-dessous pour le changement qui peut sauver la vie de Lal Bibi, et notre pétition sera remise directement à la conférence des pays donateurs à Tokyo:

https://secure.avaaz.org/fr/justice_pour_lal_bibi_fr/?bApymab&v=15827

Une coutume locale encore vivace dans certaines régions d’Afghanistan veut que les femmes humiliées par un viol se tuent pour restaurer l'honneur de leur famille et des générations futures. Fait rare, Lal Bibi et sa famille cherchent courageusement à sauver sa vie en essayant d’obtenir coûte que coûte la poursuite des tortionnaires, pour faire changer la honte de camp aux yeux de la société.

La police afghane responsable du viol dépend fortement des financements étrangers qui seront promis ce week-end lors de la rencontre à Tokyo des principaux pays donateurs de l'Afghanistan. Ceux-ci peuvent et doivent exiger que les fonds ne soient pas utilisés pour renforcer une police qui agit dans une effrayante impunité et pour que les policiers protègent les femmes, au lieu de les attaquer!

Des centaines de femmes et de filles partout en Afghanistan sont soumises à une justice tribale, à l’instar de Lal Bibi. Des milliers d'autres retiennent leur souffle en attendant de voir comment le gouvernement afghan et le monde répondront à la jeune fille qui se défend et refuse de mourir en silence. Montrons notre solidarité -- signez et diffusez largement la pétition ci-dessous:

https://secure.avaaz.org/fr/justice_pour_lal_bibi_fr/?bApymab&v=15827

La guerre mondiale contre les femmes est sans répit. Mais notre communauté ne cesse de lutter pour gagner cette guerre. Nous avons réussi à empêcher la lapidation de Sakineh Ashtiani en Iran, et combattu pour rendre justice aux rescapées de viols en Libye, au Maroc et au Honduras. Montrons à tous la force mondiale de notre communauté pour rendre justice à Lal Bibi et à des millions de femmes en Afghanistan.

Avec espoir et détermination,

Dalia, Emma, Alaphia, Ricken, Laura, Antonia et toute l’équipe d’Avaaz


P.S.: Avaaz a lancé le Site de Pétitions citoyennes, un nouveau site épatant qui permet de lancer une pétition en quelques clics sur une cause qui vous tient à cœur. Créez la vôtre en cliquant ici: http://www.avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?do.ps.lal_bibi


POUR EN SAVOIR PLUS:

Afghanistan: des centaines de femmes et de filles emprisonnées pour « crimes moraux » (Human Rights Watch)
http://www.hrw.org/fr/news/2012/03/28/afghanistan-des-centaines-de-femmes-et-de-filles-emprisonn-es-pour-crimes-moraux

Une affaire de viol met la justice afghane à l’épreuve (Radio Free Europe, en anglais)
http://www.rferl.org/content/rape-case-tests-afghan-justice/24604549.html

Une affaire de viol met la police afghane sous les projecteurs (New York Times, en anglais)
http://www.nytimes.com/2012/06/28/world/asia/afghan-rape-case-turns-focus-on-local-police.html?pagewanted=all

L’Afghanistan espère des promesses d’aide de 4 milliards de dollars lors de la conférence en juillet (CNBC, en anglais)
http://www.cnbc.com/id/47900279/Afghanistan_expects_4_billion_in_aid_pledges_at_July_conference

La conférence de Tokyo devrait encourager les pays donateurs, l’Afghanistan doit mieux utiliser les fonds (Reuters, en anglais)
http://www.reuters.com/article/2012/07/02/us-afghanistan-aid-idUSBRE8610CL20120702

Le gouvernement afghan est confiant sur la promotion de sa vision stratégique à la conférence de Tokyo (UNAMA, en anglais)
http://unama.unmissions.org/Default.aspx?tabid=1741&ctl=Details&mid=1882&ItemID=17189

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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