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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 10:45

Les parents d'Alliot-Marie ont fait des affaires avec Aziz Miled

Selon le Canard enchaîné, les parents de la ministre ont racheté, en sa présence, les parts de la société civile immobilières de l'homme d'affaires tunisien.

 

Michèle Alliot-Marie (c) Reuters  
Michèle Alliot-Marie (c) Reuters

 

En plein voyage controversé de la ministre des Affaires étrangères en Tunisie, le 30 décembre, les parents de Michèle Alliot-Marie ont racheté des parts appartenant à l'homme d'affaires Aziz Miled dans une société, révèle Le Canard enchaîné, mardi 15 février.

Sur le même sujet

 

Les révélations sur ce séjour controversé s'accélèrent. Mediapart dévoile ainsi mardi soir que, en pleine révolution tunisienne, Michèle Alliot-Marie a eu une conversation téléphonique avec le président Ben Ali.

 

Cette révolution n'a pourtant pas freiné le sens des affaires du clan Alliot-Marie. Selon le Canard enchaîné, Bernard Marie et son épouse étaient déjà associés minoritaires (avec environ 13% du capital) dans la société civile immobilière (SCI) Ikram dont étaient propriétaires Aziz Miled et son fils Karim.

 

Toujours selon Le Canard enchaîné, les Miled ont vendu, le 30 décembre, à l'hôtel Sentido Beach à Tabarka, toutes leurs parts de cette SCI à Bernard et Renée Marie, qui sont âgés de 94 et de 92 ans, en présence d'employés de la commune de Tabarka. La ministre était alors présente dans l'hôtel, selon le journal.

 

On ignore pour le moment quels sont les biens détenus par la SCI.


"Michèle Alliot-Marie n'a pas à commenter"


"Les éventuelles transactions de ses parents ne concernent en rien Michèle Alliot-Marie et elle n'a pas à les commenter", a déclaré son conseiller de communication, Guillaume Didier.
Sans enfant, Michèle Alliot-Marie a perdu sa soeur en 2004. Sa nièce, Ludivine, travaille avec elle. La ministre l'a choisie "avant tout pour ses compétences". 

 

Selon le journal, qui est à l'origine des précédentes révélations sur les vols de la ministre et de sa famille à bord de l'avion privé d'Aziz Miled, le montant exact de la transaction des époux Marie n'est pas connu.
L'acte reçu par ceux-ci ne mentionne, selon les usages locaux, que la valeur nominale des parts, soit 755.000 dinars, environ 325.000 euros, relève l'hebdomadaire.

 

Une transaction préparée de longue date


Le Canard explique que cette transaction était appelée à rester secrète mais qu'elle était "forcément préparée de longue date": il fallait l'accord du gouverneur du secteur, lui-même sous tutelle du ministère de l'Intérieur.

 

Michèle Alliot-Marie a dû faire face à des appels à sa démission pour avoir utilisé par deux fois, durant ses vacances de Noël en Tunisie, l'avion de son ami tunisien Aziz Miled, présenté comme un proche du beau-frère du président déchu, alors que la révolution de jasmin avait débuté.

 

Le président Nicolas Sarkozy avait pris la défense de sa ministre, affirmant que "pas un centime d'argent public n'a été détourné", mais reconnu que "ce n'était pas la meilleure idée que d'aller en Tunisie" à cette période.


(Nouvelobs.com)

 

Cette République irréprochable promise par Sarkosy, où est-elle ???

 

Que pense ma petite Mamy qui vient de perdre son mari, elle, malade,  qui rentre en maison de retraite, avec ses, à peine 200€ de retraite par mois.

 

-qui va payer le complément ?

Les enfants ?? Oui, et même les petits enfants...

le Conseil Général pour une participation, mais avec l'argent que l'état lui doit , il se montre frileux !!!

Aujourd'hui dur dur d'être âgé, humilié et  de devoir tendre la main à ses enfants.....qui eux aussi peinent !!!!

 

"Est-ce normal dirait Ségolène Royal ????  NON ce n'est pas normal"

 

tags Ségolène Royal

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:15

 


 

PS : " Il faut un code de respect entre candidats et dirigeants"

 

 

Tag : Ségolène Royal

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:18

Un candidat du peuple au pouvoir ? Oui c'est possible

Deux copains blogueurs Gabale et Steph ont soulevé cette question en vue de l'élection présidentielle et plus largement de la représentation politique par classes sociales.
Verra t-on un jour un Lula Français accéder aux plus hautes fonctions de l'Etat ? Voilà une drôle de question !
Dans la société politique française, la réussite de Pierre Bérégovoy issu du milieu ouvrier  qui avec un CAP d'ajusteur est devenu premier ministre d'un gouvernement de gauche sous François Mitterrand est plutôt une rareté pour ne pas dire une exception. En effet, sur l'échiquier politique français, seul 1% des députés sont issus du monde des employés et ouvriers alors qu'ils représentent plus de 50% de la population active. 
A contrario, les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 59 % de l’ensemble des députés et si l'on y ajoute les professions libérales, le tout représente environ 75% des députés à  l'Assemblée Nationale.

Plus qu'à tout autre il parait difficile pour un ouvrier ou un employé de combiner un travail éprouvant, une vie familiale, des cours du soir, et une vie militante pour parvenir à devenir "un leader" dans son quartier, dans sa ville, dans son département, dans sa région. C'est dire si celles et ceux qui peuvent mener des études supérieures sont "avantagés" par le niveau de connaissance et d'expertise acquis grâce à leurs études. Pour rattraper ce manque, quelqu'un d'une classe plus modeste devra cravacher dur et dans tous les cas plus longtemps.

Alors inévitablement on peut s'interroger sur "l'égalité" des chances car sur ce sujet aussi, les classes modestes sont limitées dans leur ascension  politique car obligées de travailler rapidement (à 18 ans ou avant bien souvent) et n'ayant pas les moyens de payer des études longues et souvent onéreuses. 
Pour autant, sachant que la représentation nationale est au 3/4 constituée de "catégories intellectuelles supérieures", les employés et ouvriers se sentent-ils parfaitement représentés par d'autres que l'un des leurs ? Oui bien heureusement  même si malheureusement, la tentation populiste d'une partie de la classe politique, il faut le dire heureusement minoritaire, laisse à penser que les élus sont "tous pourris" tout ça parce qu'ils mettent en exergue certains faits divers de malversations, d'arrangements tout à fait condamnables mais bien heureusement extrêmement minoritaires et dont on ne peut faire une généralité, chaque profession ayant ses brebis galeuses.
Les élus de la Nation quel que soit leurs opinions politiques ont pour but de mener la politique qu'ils souhaitent en faisant gagner les idées et leur camp, qu'ils viennent du milieu ouvrier ou d'un niveau d'études supérieures. Le niveau d'étude supérieure n'est pas une garantie "du bien faire" mais permet probablement à nos élus de prendre mieux que les autres la dimension économique, sociale et politique des problèmes et puis l'orientation politique, gauche, centre ou droite fait le reste. Ce n'est évidemment pas un gage de réussite mais bon si les études ne servaient à rien ça se saurait.
Alors dans notre beau pays, en théorie, une personnalité politique "sortie du rang" peut s'élever jusqu'à la fonction suprême mais il lui faudra du temps, beaucoup d'investissement personnel, une rage de vaincre plus qu'à quiconque et également gagner la confiance et "prouver" sa valeur au parti politique auquel il appartient. En l'état des forces en présence et en fonction d'une vie politique bipolaire en France, il est préférable d'être membre de l'UMP ou du Parti Socialiste pour pour y arriver.
Pour réussir, un candidat ou une candidate d'un niveau d'études supérieures se doit évidemment d'être proche du peuple et de ses préoccupations En 2007 Nicolas Sarkozy, modeste avocat, avait réussi à s'attirer les suffrages des gens modestes, des retraités en promettant une vie meilleure en travaillant plus ou en augmentant les pensions de retraites et la sécurité des biens et des personnes. En 2012 la chanson risque bien d'être différente car les mensonges de Nicolas Sarkozy ont été vécus comme une trahison par une partie de ses électeurs et il ne serait pas étonnant qu'ils lui fassent payer.
Parmi les probables et les possibles candidats et candidates pour 2012, la gauche présente des profils différents, du "philosophe" Jean-Luc Mélenchon à l'Enarque Ségolène Royal en passant par le diplômé d'HEC Dominique Strauss-Kahn, le panel des diplômés est large si on y inclus Eva Joly et son DEA de sciences politiques ainsi qu'Olivier Besancenot et sa licence d'histoire.

 

Le candidat de la gauche qui sera présent au second tour de l'élection présidentielle face au candidat de la droite sera probablement parmi cette liste. Il lui faudra tisser avec le peuple un lien fort, un lien qui lui permettra d'être le candidat du peuple.

 

Un(e) candidat(e) qui saura les convaincre en apportant la preuve que le changement est possible.

 

La politique par la preuve n'est pas une invention mais bien une réalité pour prouver que ce que l'on dit on le fait et moi je connais une personne qui mène cette politique, Sego-Agricultrices-6.jpg

 

Tag : Ségolène Royal

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 21:22

 

 

Les réseaux sociaux peuvent aider à rechercher la démocratie

où à la protéger quand elle est menacée....

 

Tag : Ségolène Royal

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 18:06

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 11:23
Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 09:23en-dordogne.jpeg

Chers amis de Désirs d’Avenir ,

Aujourd’hui , j’étais en Dordogne pour dialoguer sur le thème de l’agriculture et la ruralité. En milieu d’après midi, nous avons échangé avec 500 personnes dans une ferme exemplaire à Nojals et Clottes , évoquant avec elles les combats et l’avenir du monde rural et agricole.

J’avais invité à cette réunion Sophie Poux, la jeune agricultrice du Tarn et Garonne, productrice de lait , qui avait participé il y a un an, à l’émission de TF1 face au Président Nicolas Sarkozy. A l’époque, il lui avait promis de venir la voir dans son exploitation et trouver des solutions aux difficultés immenses rencontrées par la profession. Un an après, cette promesse n’a été suivie d’aucun effet. Sophie Poux, de son côté, est devenue en quelque sorte porte-parole des éleveurs laitiers.

Et aujourd’hui elle nous l’a redit «  c’est moi qui parle physiquement, mais à travers moi ce sont tous les éleveurs en difficulté qui parlent ».

Lors de cette réunion, j’ai rappelé ce qu’est pour moi une évidence : l’agriculture est une part de l’identité française et je n’accepterai jamais qu’elle soit bafouée .

J’ai rappelé également que la politique consiste d’abord à tenir ses promesses. Lors de la campagne en 2007, Nicolas Sarkozy se demandait comment on pouvait vivre avec 400 euros par mois et avait promis aux agriculteurs qu’ils vivraient dignement de leur travail.

4 ans après, rien n’a changé, les promesses n’ont pas été tenues. Les retraites agricoles sont toujours aussi basses et les revenus des agriculteurs ne se sont pas améliorés.

Un sentiment d’abandon fortement exprimé également pas les femmes agricultrices avec lesquelles nous avions déjeunées auparavant, à Lunas.

Toutes ont évoqué leur combat pour faire tourner les exploitations malgré le peu d’argent qu’il reste, éduquer les enfants, transmettre leur métier et leur passion de la terre.

Ce déjeuner m’a confirmé que, malgré toutes les difficultés, une profonde solidarité unit ces femmes et leur permet de continuer à rester debout.

Lors de cette réunion, j’ai proposé que l’Europe protège nos paysans et notre production agricole face aux pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales .

Je souhaite également que la réforme de la Politique Agricole Commune qui est actuellement discutée et sera mise en oeuvre en 2013 prévoit des mécanismes de soutien aux circuits courts. Il est en effet anormal que les distributeurs fassent des profits considérables alors que les paysans ne parviennent pas à vivre de leur travail, ce qui les conduit au surendettement et au suicide bien plus souvent que dans les autres professions.

Enfin, il faut que l’Europe pèse de tout son poids dans les négociations internationales pour mettre fin à la spéculation sur les matières premières agricoles.

Je suis convaincue que nous pouvons ainsi remonter la pente sur laquelle nous glissons.

 

Amicalement

 

Ségolène Royal


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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:51

post non vérifié par la rédaction

Ségolène Royal reçoit le soutien de Sophie Poux l'agricultrice qui s'était illustrée face à N.Sarkozy sur TF1

 

 

Ségolène Royal était en déplacement en Dordogne sur le thème de la ruralité , plus de 500 personnes sont venues l'acclamer ! 
•Ce jeudi 10 février, à quelques jours de l'ouverture du salon de l'Agriculture, Ségolène Royal s'est rendue en Dordogne, à Bergerac, pour s'adresser aux paysans et au monde rural. Elle a déjeuné avec des femmes d'agriculteurs à Lunas et elle a visité l'après midi une ferm
e exemplaire sur le plan environnemental à Nojals-et-Clotte.

Ségolène Royal : "J’aurais le plaisir d’accueillir aujourd’hui, à la ferme Guérin de Nojals-et-Clotte, Sophie Poux l’agricultrice à laquelle Nicolas Sarkozy avait promis de rendre visite. Sophie Poux sera présente et interviendra lors de la réunion sur thème du respect du monde rural."

http://www.itele.fr/video/segolene-royal-prend-la-defense-des-magistrats

http://www.desirsdavenirparis.fr/article-televisionsegolene-royal-demande-ou-en-sont-les-promesses-du-president-sarkozy-publie-par-midilibre-com-66866086.html

En attendant, Sophie Poux rallie Ségolène Royal :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/10/97001-20110210FILWWW00478-info-le-figaro-lagricultrice-invitee-de-tf1-saffiche-avec-royal.php



L'équipe de Désirs d'avenir Paris

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 14:57

a10c9db8-33c8-11e0-853b-70e062cb542b[1]           De retour de son voyage en Finlande, la candidate socialiste Ségolène Royal a dû découvrir effarée le niveau politique en France. Celle qui réclamait « la République du respect » peut une nouvelle fois constater que ce qu’elle prônait hier, tout le monde aujourd’hui le reprend en chœur … La France doit en effet changer de pratiques pour redonner à notre République un sens des valeurs.

 

Mais pour l’instant, à droite comme à gauche, la vie politique français ne décolle pas ...

 

A droite, le pouvoir est embourbé dans des affaires de corruption avec les voyages de Noël en Tunisie et en Egypte. La ministre des Affaires étrangères, rien de moins, a passé ses vacances dans un pays en révolution sans qu’elle ne s’aperçoive de rien, il faut le faire ! Elle était sur place mais dans son palace elle n’a rien vu venir ! Puis suivront les affaires du premier vol, puis du deuxième vol, offerts par un homme d’affaires, et les explications abracadabrantesques de la ministre. Enfin, viendra le tour du Premier ministre obligé de reconnaître qu’il a bénéficié d’un voyage, cette fois en Egypte, offert par Moubarak. Après cela, comment peuvent-ils encore gouverner ? Comment peuvent-ils oser demander aux Français des sacrifices car les temps sont durs et qu’il faudra travailler plus longtemps ?

 

A gauche, la petite phrase d’Anne Sinclair, qui ne souhaite pas que son mari fasse un second mandat au FMI, secoue les alliés d’hier, le clan de Marrakech. Décidément notre oligarchie de droite et de gauche ne voit que par l’Afrique du Nord ! Les peuples y étaient si sages jusqu’ici, des peuples sans voix. A Paris, cette petite phrase a relancé le jeu du « j’irai ou j’irai pas … et si vous me le demandez je ne vous le dirai pas … ». Les questions des journalistes commencent d’ailleurs à agacer la Première secrétaire du PS qui ne veut plus y répondre. C’est vrai ça, les électeurs seront bien assez tôt informés des arrangements entre éléphants du PS. Après tout, on leur demande qu’une seule chose : voter et pour le reste qu’ils nous fassent confiance ! Ils ne peuvent pas tout comprendre.

 

Dans ce contexte délétère, Ségolène Royal poursuit son chemin et lance en Finlande un vibrant appel en faveur de l’Europe. C’est un peu d’air frais qui vient nous réveiller du climat lourd et pesant qui s’est abattu sur l’hexagone.

Ségolène Royal propose d’apporter son énergie et sa conviction pour faire à nouveau avancer « l’Europe avec les peuples et non pas contre eux ».    

 Elle ne veut pas de cette Europe laissant prospérer « les oiseaux de malheur » de la spéculation, cette Europe adoptant des lois rigides du marché et incapable de s’adapter.

 Elle veut au contraire relancer la construction politique de l’Europe et fait plusieurs propositions :

-Un pacte de sécurité et d’innovation économique puissant parce que volontaire, social et écologique.

 - La taxation des mouvements de capitaux spéculatifs

- Le renouvellement du mandat de la Banque centrale européenne, qui prenne acte de sa crédibilité désormais bien installée pour élargir son périmètre d’intervention

- La création d’une agence de notation européenne pour la notation des Etats

- De nouvelles règles de supervision des banques et des fonds spéculatifs

 

Ainsi, toujours un peu en avant, Ségolène Royal ouvre des perspectives, et reste ferme sur le terrain politique. Mais elle est bien seule, loin derrière ils en sont encore à régler leurs petites cuisines …

 

Philippe Allard

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 23:30

 

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Si seulement, les anciennes fonctions du Ministre de l'Intérieur devenu Président de la République pouvaient, à elles seules, expliquer cette obsession d'une justice strictement défaillante ! Avec les récentes déclarations du Président de la République s’appuyant sur la dramatique affaire de Pornic, c'est bien plus d’une faute politique qu'une erreur judiciaire à laquelle nous assistons. C'est bien lui qui a affirmé sur tous les tons que "la sécurité (publique) est la première des libertés". Sauf qu'il n'y a pas de droit à la sécurité, pas plus qu'il n'existe un droit à la santé ! Et qu'à force de promettre cet impossible droit, il est toujours condamné à trouver le même bouc-émissaire.

« Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c'est la règle ». Cette déclaration de Nicolas Sarkozy, en référence au meurtrier présumé de Laëtitia, a provoqué une fronde inédite des magistrats français. Comme si dans une ambiance déjà bien saturée en démagogie de tous ordres, c'était l'étincelle de trop.


La Justice n'a pu faire que ce qu'elle est en capacité de faire. Ce sont bien les moyens humains et matériels qui lui sont dévolus par le gouvernement qui auraient pu faire la différence. Mais dans ce domaine depuis 3 ans que j'argumente, avec mes collègues parlementaires, pour augmenter les crédits de l'institution judiciaire c'est l'indigence !


La faute est bien là. Quand Nicolas Sarkozy utilise la police à des fins strictement politiciennes et électoralistes il y a beaucoup à redire. Alors que la Constitution le place dans un rôle de "garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire" il est temps de le rappeler à la loi.

 

Jean-Michel Clément

Député de la Vienne

 

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 11:56

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Ségolène Royal dédicace "Ma plus belle histoire, C'EST VOUS" en marge du séminaire sur "l'Union européenne après la crise" et de son discours à la Vieille Maison des Etudiants (Fondation Kalevi Sorsa) 

Ségolène Royal a hier rendu visite à l’Institut Finlandais du Travail, un organisme de recherche spécialisé dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail et rattaché au Ministère finlandais des affaires sociales et de la santé : ils ont réussi, grâce à leurs travaux qui ont débouché sur des réformes concrètes, à faire baisser considérablement le taux de chômage des seniors.

Puis elle a participé à une réunion de travail avec SITRA, principal Think Tank finlandais, créé en 1967 à l’initiative du Parlement, dont la mission est de réfléchir et de trouver des solutions pour la modernisation du pays, en protégeant l’Etat-providence et l’innovation technologique, sociale et sociétale.

Enfin, pour terminer cette visite de travail en Finlande, Ségolène Royal a prononcé un discours dans le cadre d’un séminaire consacré à  « l’Union européenne après la crise », organisé par la Fondation Kalevi Sorsa et le Parti social-démocrate de Finlande (SDP) à la Vieille Maison des Etudiants, un centre culturel créé par l’union des étudiants mais ouvert à tous au rôle historique, Vanha, « la Vieille », qui a la réputation d’être une plateforme de tout ce que la société finnoise produit de neuf et d’expérimental.

Le séminaire était dirigé par la candidate à la députation Jesca Muyingo, finno-ougandaise, qui a travaillé à la télévision publique nationale (YLE), après des études à Helsinki, à Londres, à l’université John Hopkins et à Harvard, a travaillé pour les agence des Nations Unies, pour la rédaction de la BBC et pour le groupe Crédit Suisse.

La Fondation Kalevi Sorsa porte le nom d’un Premier ministre social-démocrate par quatre fois en poste au cours de la période qui va de 1972 à 1987, et qui a fortement marqué ces quinze ans de l’essor finlandais sous la houlette du SDP. Kalevi Sorsa a terminé sa carrière politique en présidant le Parlement monocaméral, l’Eduskunta, en 1989-1990. Il est mort le 16 janvier 2004 à Helsinki, 5 jours avant son 74ème anniversaire. La Fondation a été fondée l’année suivante.

Frédérick Moulin

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Kalevi Sorsa

 

Kalevi Sorsa Säätiö / Fondation Kalevi Sorsa

Ségolène Royal s’est exprimée sur l’Union européenne après la crise après un séminaire à l’Ancienne Maison des Etudiants.

La candidate du Parti socialiste français à la présidentielle de 2007 a été la principale intervenante après un séminaire portant sur « l’Union européenne après la crise » organisée par la Fondation Kalevi Sorsa en collaboration avec le Parti social-démocrate. L’événement a eu lieu à la Vieille Maison des Etudiants mardi 8 février. Le séminaire, qui a traité de l’avenir de la construction européenne après la crise économique, s’est avérée si populaire qu’une grande partie du public a dû se contenter de rester debout. Des journalistes finlandais étaient présents, mais il y avait aussi des journalistes français, comme par exemple ceux du journal Le Monde.

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La salle où Ségolène Royal prononçait son discours était pleine, et une partie du public était debout (Fondation Kalevi Sorsa)

Au cours de ce séminaire, outre Madame Royal, se sont exprimés le député Erkki Tuomioja [ministre des Affaires étrangères SDP du premier gouvernement du Premier ministre du Parti du Centre Matti Vanhanen de 2003 à 2007, et candidat malchanceux de Jutta Urpilainen à la tête du SDP en 2008], Mikko Mäenpää, président de la STTK [président de la Confédération finlandaise des salariés, que Ségolène Royal avait rencontré la veille], et Matti Niemi, président des Jeunes Européens Fédéralistes [JEF-Finlande, dont Jutta Urpilainen fut aussi présidente en 2001]. Le séminaire a été mené par la candidate SDP à la députation Jesca Muyingo.

Ségolène Royal, invitée par la Fondation Kalevi Sorsa et le Parti social-démocrate, a effectué un déplacement en Finlande du 6 au 8 février.

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Intervention de Ségolène Royal – Helsinki – mardi 8 février 2011

Aujourd’hui, c’est un regard lucide que l’Europe doit porter sur elle-même.

Trois vérités et trois propositions

1/ Première vérité, l’Europe surendettée est aujourd’hui étranglée par les spéculateurs qu’elle a nourris.

L’ironie tragique de cette histoire, c’est que nous avons laissé prospérer les oiseaux de malheur qui planent désormais au-dessus de l’Europe. Voyez-les bien : ils ne se contentent pas d’attendre l’effondrement qu’ils prédisent ; ils cherchent à le provoquer. Ils étaient hier au dessus de la Grèce ou l’Irlande ; ils sont aujourd’hui à l’affût des faiblesses espagnoles ou portugaises. Et demain ?

Ces spéculateurs-vautours, nos pays les ont nourris et engraissés.

Cela ne date pas d’hier, mais de longtemps.

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Ségolène Royal pendant son discours à la Vieille Maison des Etudiants à Helsinki mardi 8 février 2011 (Fondation Kalevi Sorsa)

Premièrement, la source de notre endettement abyssal réside dans les baisses d’impôts massives dont ont profité les plus riches, ceux-là même qui demandent à leur banque ou à leur gestionnaire de fortune d’obtenir les rendements les plus élevés pour leurs placements financiers. Le hold up s’est fait au nom d’une vertu appelée compétitivité, mantra dissimulant dumping fiscal, moins-disant social, alignement par le bas.

Bouclier fiscal, fiscalité avantageuse sur le patrimoine, les filiales, les sièges sociaux ou les revenus de l’épargne, abattements, niches, déductions et crédits d’impôts en tout genre : le budget de nos Etats a été grevé par ceux, grandes entreprises et particuliers fortunés, qui ont été les bénéficiaires de toutes les largesses et de tous les cadeaux. Ceux qui ont fait leur beurre sur la compétition de tous contre tous au sein de l’Union. Les profiteurs d’une guerre économique qu’ils ont orchestrée.

Deuxièmement, la dette publique vient des banques et des fonds spéculatifs que les citoyens ont renfloués par leurs impôts via les Etats, au bord du gouffre, et qui se retournent contre les Etats en leur reprochant leur endettement. Aucune reconnaissance du ventre. Juste le dérèglement irrationnel de leur voracité.

Hausse des primes de risques, chantage au « triple A » de la part d’agences de notation vendues aux banques, spéculation à la baisse… L’irrationalité confine à la folie du système lorsque les spéculateurs qui s’alarment de l’endettement et exigent la rigueur sanctionnent les Etats qui obéissent à leurs oukases et voient leurs perspectives de croissance dramatiquement diminuées.

Il y a un vieux proverbe dans lequel un serpent susurre : « si tu bouges, je te mords, si tu ne bouges pas je te mords aussi ». « Si tu ne mets pas en place une politique de rigueur, je te mords, et si tu appliques la rigueur, je te mords aussi » ! Voilà où nous en sommes et c’est pourquoi l’Europe sociale doit se faire par un pouvoir politique qui décide au nom des peuples et pas contre eux.


2/ Deuxième vérité, c’est la Chine qui nous prête de l’argent et finance nos économies.

Nous rêvons d’une Europe indépendante, forte, qui parle d’égal à égal avec les puissances du monde. Nous rêvons d’un monde multipolaire, où les puissances s’équilibrent.

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Un public nombreux écoutait attentivement Ségolène Royal pendant son discours sur "l'Union européenne après la crise" (Fondation Kalevi Sorsa)

Nous découvrons une Europe mise à genou par le chantage des spéculateurs et achetée par les grands pays émergents. Ces derniers, au moins, ont compris ce que la bêtise des marchés à occulté : qu’il est rentable de détenir des actifs grecs, portugais ou espagnol, parce qu’il s’agit d’Etats, parce que les difficultés auxquelles ils font face n’effaceront pas cette évidence : qu’ils survivront et qu’ils retrouveront bientôt le chemin de la croissance.

Mais voilà des pays européens qui s’exposent à vivre entre les mains de puissances non européennes. A leur merci.

Nous devons retrouver une politique d’indépendance européenne, qui ne soit pas le rêve illusoire de la forteresse isolée, mais qui ne soit pas non plus la naïveté de l’ouverture à tous les vents.

3/ Troisième vérité, l’Europe paie en matière économique son désarmement politique et intellectuel.

L’Europe s’est affaiblie en endossant de la manière la plus radicale les dogmes les plus obtus. Elle a théorisé son propre effacement politique derrière l’application indifférenciée, non circonstanciée et mécanique de règles juridiques : règles de la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux ; clause de non renflouement des Etats endettés et de non achat par la banque centrale européenne des dettes souveraines ; définition rigide et artificielle de la convergence budgétaire avec le pacte de stabilité.

Elle a refusé pendant trop longtemps la faculté de discernement qu’exige la juste compréhension des circonstances, le pragmatisme qu’appelle la réflexion authentique et la force d’adaptation que demande l’action au service de tous.

Certains font de l’euro le responsable de nos maux. Mais l’euro n’est pas le problème en lui-même. Et à la question : « est-il économiquement raisonnable d’envisager aujourd’hui un retour aux monnaies nationales comme le proclament les partis populistes ? » je réponds catégoriquement « non ». L’effondrement économique et social serait violent.

Non, le problème aujourd’hui n’est pas l’euro, qui nous protège dans la limite de ses possibilités. Le problème, c’est que cette harmonisation radicale que fut la fusion de nos monnaies ne s’est accompagnée d’aucune harmonisation économique et fiscale.

Avec l’euro, nous aurions dû inventer une nouvelle économie de droits et de devoirs. Les marges de manœuvre que les Etats perdaient au niveau national, ils auraient dû les retrouver au niveau européen, au travers d’un budget jouant sa fonction de stabilisation macro-économique en cas de crise, de redistribution et de financement des grandes politiques structurantes, de stratégies d’investissement dans les filières du futur.

Cela n’a pas été le cas.

 

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Ségolène Royal est présentée à la salle par la candidate SDP à la députation Jesca Muyingo (Fondation Kalevi Sorsa)

 

Chers amis

Sur le grand échiquier mondial, l’Europe demeure, envers et contre tout, une pièce maîtresse. Elle n’est pas un continent musée, sans autre avenir que la mémoire de son passé. Elle est la première puissance commerciale mondiale, un espace de 500 millions de personnes dont le rayonnement attire des femmes et des hommes, des investissements du monde entier.

Notre flamme brûle toujours.

A nous de l’entretenir.

Je n’ignore pas les divisions qui existent. Les réticences de certains pays à avancer sur la voie d’une plus grande intégration et d’une plus grande solidarité, notamment financière.

Je n’ignore pas les défis, les forces de frottement, les résistances : crainte d’une dépossession et d’une fragilisation des Etats au profit de la Commission et du Parlement européen ; soupçon d’entretenir en augmentant le budget de l’Union un tonneau des danaïdes sans fin ; postérité de la phrase de Margaret Thatcher : « I want my money back ».

Je n’oublie pas les discussions infinies qui ont été nécessaires pour accoucher du nouveau fonds de gestion des crises, dont il est à craindre qu’il ne résoudra pas grand-chose. Je n’oublie pas le refus obstiné de certains Etats membres de créer un système d’euro-obligation, qui aurait permis à tous les pays d’emprunter à des taux plus faibles.

Mais enfin, ces difficultés ont toujours existé et je voudrais malgré tout cela tenir un message optimiste et vous faire trois propositions :

1) Retrouvons une vision

Ne commettons pas l’erreur de penser qu’elles sont plus fortes aujourd’hui qu’hier. La seule différence, c’est que nos responsables politiques avaient sans doute par le passé cette conviction profonde, cette vision, cette volonté qui leur donnait la force d’avancer et de surmonter les obstacles. L’Europe n’était pas un sujet comme un autre, détourné à des fins de politique intérieure – pensez à l’épisode infâmant des Roms.


C’est avec cet esprit des pionniers que nous devons renouer.

2) Les Etats-Unis d’Europe à construire

Et c’est pourquoi, je le redis ici comme je l’ai dit à Athènes, à Paris et chaque fois que je parle d’Europe, notre nouvelle frontière, c’est la création d’Etats-Unis d’Europe.

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Matti Niemi, président des Jeunes Européens Fédéralistes (JEF-Finlande) (Fondation Kalevi Sorsa)

En disant cela, je refuse d’entrer dans un débat institutionnel stérile, oscillant entre confédération et fédération. L’Europe est toute entière dans une tension créatrice entre l’intégration supranationale et la logique des Etats. L’une ne s’oppose pas à l’autre.

Les Etats-Unis d’Europe, c’est une fédération d’Etats Nations, comme le disais parfaitement Jacques Delors.

Les Etats-Unis d’Europe, c’est d’abord un objectif politique, traduit dans des politiques concrètes, au premier rang desquelles un pacte de sécurité et d’innovation économique puissant parce que volontaire, social et écologique.

La monnaie unique appelle une convergence nécessaire des taux d’inflation, des déficits et de l’endettement. Il n’est pas question de renoncer à un pacte de stabilité commun. C’est un souci de justice, pour éviter que certains pays ne mènent des politiques insoutenables et n’en fassent payer le prix aux autres. L’exigence allemande est de ce point de vue parfaitement légitime. Je la soutiens.

Mais il est temps d’aller au-delà.

Mission impossible ? Nullement.

3) Une politique économique et sociale pour l’Union européenne est possible

L’œuvre de titan accomplie avec la création d’une monnaie européenne, pourquoi serait-il impossible de l’accomplir pour refonder la politique économique et sociale de l’Union ?

Taxation des mouvements de capitaux spéculatifs ; renouvellement du mandat de la Banque centrale européenne, qui prenne acte de sa crédibilité désormais bien installée pour élargir son périmètre d’intervention ; agence de notation européenne pour la notation des Etats ; nouvelles règles de supervision des banques et des fonds spéculatifs…

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Un public attentif écoute la fin du discours de Ségolène Royal à la Vieille Maison des Etudiants à Helsinki mardi 8 février 2011 (Fondation Kalevi Sorsa)

Pourquoi ce que nous avons pu accomplir par le passé, ne pourrions-nous pas l’accomplir demain ?

Ce que j’entends mettre au service de l’Europe, ce ne sont pas des mots. C’est l’énergie chaque jour renouvelée d’une conviction.

C’est une ardeur inlassable pour convaincre, car notre avenir est là. Notre espérance aussi, par delà les doutes, les suspicions, les déceptions. Notre génération doit cela aux nouvelles générations, nous qui avons reçu de la génération de l'après guerre : la paix, la prospérité, l’Europe avec son modèle social.

Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l'Europe avec les peuples et non pas contre eux.

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