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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 22:38

Désirs d'Avenir 86 rend hommage à Stéphane Hessel.


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Stéphane Hessel fut undéfenseur inlassable de la dignité humaine, solidaire de ceux qui se dressent pour bâtir un monde plus humain. 

Les jeunes ont reconnu en lui un compagnon d'espérances. Merci à Stéphane Hessel, pour cette belle leçon d'Humanité et de fraternité.
Ségolène Royal

Un grand homme nous a quitté.

C’est une profonde tristesse qui nous a envahi en apprenant le décès de 
notre camarade socialiste Stéphane Hessel.

Les membres de la motion 4 Os

er Plus Loin Plus Vite, que Stéphane 
Hessel a eu la conviction et le courage de conduire lors du dernier 
congrès du PS, s'associent pleinement à tous les hommages en France et 
dans le monde qui s'organisent pour montrer à sa famille combien il a 
compté.
Stéphane a été de tous les combats humanistes avec toutes les armes 
pacifiques qu'il a su si bien manier, que ce soit le combat politique, 
associatif, l'écriture, ou encore le discours. Sa parole était un trésor 
que nous aurons le devoir de préserver afin que son œuvre continue 
malgré son absence.

Combattant de la première heure face à l’envahisseur, membre du Conseil 
National de la Résistance, personnalité forte au sein de l’Organisation 
des Nations Unies, Stéphane Hessel a été de tous les grands combats. Sa 
volonté de contribuer à la paix au Proche Orient, en prônant un 
équilibre indispensable entre l’Etat israélien et un nouvel Etat 
palestinien à créer, a été sa grande espérance. Stéphane Hessel a su en 
plus au cours de ces dernières années encourager les peuples à 
s’indigner et à résister face à la montée des injustices et des 
inégalités.

Ces combats étaient à la hauteu

r de l’homme : grands et courageux.

Stéphane Hessel mérite un hommage national. Il fait partie du Panthéon 
des grands hommes de la France.

Nous militants de la motion « Oser plus loin plus vite » avons été 
fiers et heureux de l’avoir comme premier signataire au congrès de 
Toulouse de l’an dernier. Grâce à sa présence et à son engagement, le 
programme politique de la motion s’est fait entendre à pleine voix. Nous 
lui sommes pour toujours extrêmement reconnaissants.

Nous n’oublierons pas non plus son humanité, sa simplicité et son 
humour qui nous ont beaucoup touchés ainsi que les poèmes qu’il aimait 
tant réciter.

Nous adressons à sa famille nos sincères condoléances.

Nous continuerons les combats entrepris par Stéphane Hessel pour 
construire une société plus juste dont la crise actuelle nous rappelle 
la nécessité. 


Signé : la Coordination nationale de la motion 4 Oser Plus Loin Plus 
Vite


Stéphane Hessel s’est éteint à l’âge de 95 ans.

La Section du Parti Socialiste de Châtellerault lui rend hommage. Cet homme de gauche, à l’engagement infatigable, était et demeurera un repère pour nos valeurs socialistes.

Résistant, déporté, diplomate, fonctionnaire international engagé dans la lutte anti-coloniale, défenseur des Droits de l’Homme et des Sans Papiers, militant au PS, il a été de tous les combats.

Jusqu’à son dernier souffle il a défendu ses valeurs avec conviction et a porté autour de lui son message “Indignez-vous”, ne soyez pas soumis. Sa vie est un exemple. Nous ne l’oublierons pas.

 

Section socialiste de Châtellerault

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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 13:22

Hessel - Morin : "Résistons à la tentation réactionnaire !"

LE MONDE | 28.02.2013 à 14h32 • Mis à jour le 28.02.2013 à 17h16

 

Stéphane Hessel.Stéphane Hessel. | REUTERS/STEPHANE MAHE

 

 

Stéphane Hessel et Edgar Morin : deux résistants, deux tempéraments, deux figures phares de l'engagement. L'ancien diplomate et le sociologue se sont rencontrés le 19 juillet 2011, au Théâtre des idées, le cycle de rencontres intellectuelles du Festival d'Avignon. Vifs, graves, alertes et enjoués, ils ont donné ce jour-là quelques raisons d'espérer, malgré la crise mondiale, quelques motifs de croire en la politique en dépit de toutes les désillusions auxquelles nous a conduit le règne des cyniques. En tontons flingueurs de la pensée, ils s'en sont même pris aux nouvelles forces réactionnaires droitières comme aux impasses d'un progressisme de reniement.

 

En France, c'était le crépuscule des années Sarkozy, le moment où la volonté de récupérer la "politique de civilisation" d'Edgar Morin par le président de la République s'était depuis longtemps noyée dans le discours de Dakar en juillet 2007 sur "l'homme africain [qui] n'est pas assez entré dans l'Histoire" ou celui de Grenoble de 2010 sur les Roms et la déchéance de la nationalité. En Europe, les populistes extrémistes prospéraient. Dans le monde entier, la crise financière ne cessait de projeter son ombre portée. Pour ces deux amis qui s'étaient rencontrés à l'orée des années 1980, le temps de la réaction s'installait. Régression politique, économique, mais aussi idéologique. Car la bien-pensance avait changé de camp, et le lâchage sur les immigrés ou les "assistés" cartonnait dans les écrits et sur les écrans.

"INDIGNEZ-VOUS !"


Le succès du petit livre de Stéphane Hessel, Indignez-vous ! (Indigène, 2010) était retentissant. Mais l'ancien déporté en connaissait bien les limites et les critiques. Au sein même de son propre camp s'élevaient des réserves sur ses appels incantatoires à la résistance et ses références historiques prestigieuses mais datées. Formé à la philosophie auprès de Maurice Merleau-Ponty, Stéphane Hessel savait que l'indignation, qui est, selon Spinoza, "la haine que nous éprouvons pour celui qui fait du mal à un être semblable à nous", peut-être aussi une "passion triste". Lui l'envisageait comme un sursaut face à la résignation politique et la fatalité sociale. Il voyait dans La Voie, l'ouvrage d'Edgar Morin qui reliait toutes les réformes pratiques et théoriques, le chemin. D'où l'importance d'avancer aussi par affects politiques, loin des grands discours programmatiques.


"Caminante no hay camino, se hace el camino al andar", disait le poète Antonio Machado qu'Edgar Morin aime à citer : "Toi qui marche, il n'y a pas de chemin. Le chemin se fait en marchant." Vaincre la tyrannie des marchés et réformer la pensée, telle était l'urgence de ces deux maîtres rêveurs. Dessiner une France solidaire, forger une Europe politique, esquisser un monde moins inégalitaire, tous ces chantiers restent d'actualité.

Stéphane Hessel tint à terminer cette rencontre par une chanson anticolonialiste écrite avec sa femme Vitia, sur l'air de Il n'y a pas d'amour heureux, le célèbre poème d'Aragon mis en musique par Georges Brassens. Stéphane Hessel et Edgar Morin, qui publièrent ensemble Le Chemin de l'espérance (Fayard, 2011), savaient pourtant bien qu'il y existait aussi des amours heureux. Mais ce jour-là, c'est l'amitié qui prenait le quart. Jeunes et vieux regardaient éblouis ces papys qui avaient fait et faisaient encore de la résistance. Et qui réactivèrent de concert le principe espérance.


Comment expliquez-vous le mouvement de repli réactionnaire qui s'opère aujourd'hui, notamment en Occident ?


 Edgar Morin : Cette tendance régressive est due au sentiment de perte d'avenir. Nous avons longtemps vécu dans l'idée que le progrès était une loi historique. Jusqu'à Mai 68, nous étions persuadés que la société industrielle développée résoudrait la plupart des problèmes humains et sociaux.

Tandis que la Russie soviétique et la Chine maoïste promettaient un avenirradieux, on s'imaginait que le progrès allait s'emparer des pays anciennement colonisés pour y faire advenir le développement économique et le socialisme arabe. Le futur s'est effondré, laissant place à l'incertitude et à l'angoisse : aujourd'hui, nul ne sait de quoi le lendemain sera fait.

Quand le présent est incertain et angoissant, on a tendance à se recroqueviller sur le passé. Dans cette situation, les partis qui représentaient la France républicaine de gauche se sont progressivement vidés de leur substance.

Du communisme, il reste l'étoile naine du Parti communiste français ; quant à la sociale-démocratie, elle n'a pas su se régénérer pour répondre aux défis de la mondialisation. D'où ce sentiment d'impuissance et de résignation face à la spéculation financière. Par ailleurs, la dispersion de la connaissance, compartimentée entre experts de différentes disciplines, nous empêche d'adopterune vision globale.


Stéphane Hessel : Entre les idéologies communiste et néolibérale, il s'agit defrayer un passage à la vraie démocratie fondée sur la majorité populaire. Dans mon livre Indignez-vous !, je rappelle le programme élaboré par le Conseil national de la Résistance en France, dont certains points mériteraient d'être réactivés.

Face à la crise économique qui nous menace aujourd'hui, il convient de revenir à ces valeurs démocratiques et de faire face au souvenir de Vichy, du dreyfusisme, du versaillisme à la fin de la guerre de 1870, à cette France réactionnaire qui ressurgit au gré des crises.

La situation actuelle n'est certes pas aussi tragique que dans les années 1930, mais le poids qui pèse sur la France n'est pas moins lourd. Il ne nous vient plus d'une occupation extérieure ni même du capitalisme français, mais de l'économie mondiale et de son néolibéralisme effréné.


C'est un poids contre lequel luttaient les syndicats et les mouvements de la Résistance, dans le souci de revenir aux valeurs fondamentales de liberté, d'égalité et de fraternité.

Aujourd'hui plus que jamais, il nous faut renouer avec les valeurs promues par les résistants : Sécurité sociale pour tous, résistance contre les féodalités économiques, école pour tous, sans oublier la presse indépendante.

 

Le philosophe et sociologue Edgar Morin à Paris, le 2 février 2007.

 

 

Edgar Morin : Le programme du Conseil national de la Résistance entendait réanimer la République des années 1930, qui avait failli sous le poids des scandales et de son incapacité à répondre à la crise économique ou à aiderl'Espagne.


Aujourd'hui encore, il s'agit de régénérer la démocratie en lui imprimant un caractère social. Il y a toujours eu deux France mais, sous la IIIe République, le peuple avait le dessus. La reconnaissance de l'innocence de Dreyfus, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'instauration de la laïcité étaient des victoires sur la France de la réaction.

Il a fallu un désastre sans précédent, que Charles Maurras appelait "la divine surprise", pour que la deuxième France prenne le pouvoir. Cette deuxième France, qui s'est manifestée dans ses caractères les plus xénophobes, s'est discréditée dans la collaboration et désintégrée avec la Libération. D'où l'importance de régénérer ce peuple républicain cultivé par les instituteurs laïques, par les partis qui enseignaient la solidarité mondiale...

Les sécurités élémentaires de l'Etat-providence sont aujourd'hui menacées par la compétitivité économique : les entreprises dégraissent, imposent des rythmes de travail qui peuvent conduire à des suicides... La régression peut prendre des formes multiples. Il faut désormais prendre conscience du péril et chercher de nouvelles voies.

 

Stéphane Hessel : Certains disent qu'Indignez-vous !, c'est bien beau, mais cela ne nous dit pas ce qu'il faut faire. Effectivement, ce petit texte de 30 pages n'est que le prélude à une réflexion indispensable. Il faut commencer par nous indigner pour ne pas nous laisser endormir.

Toute une génération risque de se dire qu'on n'y peut rien : c'est à cela qu'il faut trouver une réaction. Il ne suffit pas de savoir que ça va mal, il faut savoircomment aller dans la bonne direction. C'est là que l'apport d'Edgar Morin, dansLa Voie, est précieux.

 

Il nous montre qu'il y a des amorces de véritables marches en avant dans un certain nombre de domaines : l'économie sociale et solidaire, par exemple, qui permet d'aller plus loin que cette tyrannie du profit. Nous ne devons en aucun cas perdre confiance dans la capacité d'aller de l'avant et de renouveler les aspirations légitimes des résistants sous le régime de Vichy et l'occupation allemande.

 

D'où vous vient cet optimisme, vous qui avez traversé un tragique XXesiècle ?

 

La suite :

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/28/resistons-a-la-tentation-reactionnaire_1840649_3232.html

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 09:13
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:18

Retranscription

Léa SALAMÉ
On est maintenant en direct avec Ségolène ROYAL, en direct de Dijon. Bonjour à vous madame ROYAL. Merci d’être en direct avec nous sur I-Télé.
Ségolène ROYAL
Bonjour.
Léa SALAMÉ
On va revenir évidemment longuement avec vous sur votre nomination à la BPI, la Banque Publique d’Investissement aujourd’hui ; vous en êtes la vice-présidente désormais et depuis aujourd’hui. Mais d’abord Ségolène ROYAL, vous connaissez bien l’Afrique. Vous savez ce qui s’est passé ces dernières heures autour de nos otages français. Quand un ministre interrompt la séance à l’Assemblée nationale pour déclarer que les otages sont libérés pour ensuite revenir, une demi-heure plus tard, pour dire que non, en fait il a parlé un peu trop vite, est-ce que c’est une erreur grave comme dit Christian JACOB ?
Ségolène ROYAL
Vous me permettrez, par respect pour nos forces armées qui sont engagées dans des opérations difficiles de ne pas ajouter de commentaires à ce qui vient de se passer.
Pascal HUMEAU
Ségolène ROYAL, parlons alors de la BPI et de votre désignation cet après-midi comme vice-présidente de cette Banque Publique d’Investissement. Vous avez bien failli rater votre désignation puisque vous avez raté votre train pour Dijon. Est-ce que c’était fait exprès ?
Ségolène ROYAL
Il y a eu un accident devant moi. J’espère d’ailleurs que les personnes n’ont pas perdu la vie, oui. Je veux dire par-là que j’ai raté mon train parce qu’il y a eu un accident de la route pas loin de là où j’étais et donc la circulation a été ralentie et c’est la seule raison pour laquelle j’ai raté ce train. Mais venons-en peut-être au sujet plus lourd de la Banque Publique d’Investissement. C’est un jour très important. Pourquoi c’est un jour important ? Vous voyez bien ce qui se passe dans le pays. Il y a comme un défaitisme, un pessimisme, la croissance est en berne. Justement, moi je considère, la Banque Publique d’Investissement avec, et le ministre des Finances qui était là, Pierre MOSCOVICI, avec Arnaud MONTEBOURG, qu’il y a du potentiel dans notre pays, qu’il y a des énergies, qu’il y a des emplois à faire surgir notamment dans les petites et moyennes entreprises, dans des secteurs-clés, qu’il faut inventer les emplois d’avenir dans la mutation écologique. Je connais par exemple une entreprise qui est en train de fabriquer la troisième génération des biocarburants à partir d’algues. Je connais des jeunes qui ont déposé un brevet pour de l’énergie éolienne à axe vertical. On voit aussi émerger tous les nouveaux matériaux. Bref ! Il y a là une opportunité avec cette banque publique de dire aujourd’hui à tous les entrepreneurs qui ont des difficultés pour accéder au crédit bancaire que désormais, s’ils ont un brevet, une innovation, un marché à conquérir, une volonté d’augmenter la taille de leur entreprise, que la Banque Publique d’Investissement est là pour les y aider.
Léa SALAMÉ
L’objectif est de créer d’emplois via cette BPI ?
Ségolène ROYAL
Le plus possible bien évidemment, avec trois priorités. D’abord, c’est une banque des territoires, c’est-à-dire que tout ne sera pas décidé de Paris. Quatre-vingt-dix pourcents des décisions d’investissement dans les entreprises seront prises à l’échelle des régions. C’est la raison pour laquelle je suis vice-présidente de cette banque : pour veiller à ce que les choses soient efficaces, soient au plus près, qu’il n’y ait pas de gaspillage dans cette banque publique, qu’il n’y ait pas de train de vie. Moi, je veux une banque qui soit sobre, une sobriété à la suédoise. Pas de salaires mirobolants, pas de dépenses de communication inutiles. Non ! Du circuit court entre les moyens financiers de l’État car c’est l’argent des Français, l’épargne des Français qui est utilisé, comme elle est d’ailleurs utilisée dans les banques. C’est pour ça qu’il faudrait être beaucoup plus vigilant sur l’utilisation de ces fonds et que ces fonds, ces moyens financiers donnés aux entreprises, servent à créer des activités et des emplois. Ensuite, bien évidemment, que cette épargne soit protégée, puisse même fructifier. C’est ça les cercles vertueux que nous mettons en place aujourd’hui. La deuxième priorité, c’est la mutation écologique de l’économie puisqu’on sait que dans ces domaines, il y a une compétition mondiale acharnée. La France doit devenir une des premières puissances dans le domaine des technologies de l’écologie, dans tous les domaines : l’énergie, les transports les nouveaux matériaux, les biotechnologies, la chimie verte. Il y a plein de choses à faire. Moi, je vois plein de gens qui ont envie d’avancer, de créer, d’innover et c’est cela que va faire la banque publique au plus près des entreprises, au plus près du territoire : aider les entreprises à aller de l’avant. Je peux vous dire que ça, ce n’est ni de droite ni de gauche, parce que quand j’entends toutes les polémiques, je les trouve dérisoires. Il n’y a pas de droite ni de gauche en matière de développement économique, il y a ce qui marche. Moi, je veux que ça marche et c’est pour ça que j’ai accepté de rendre service dans cette banque publique, de faire en sorte qu’elle prenne une bonne direction, qu’elle se mette en mouvement.
Pascal HUMEAU
Ségolène ROYAL, que répondez-vous à l’opposition qui dénonce une fois de plus une république des copains après votre désignation ?
Ségolène ROYAL
Je trouve cela lamentable. D’abord, en voilà assez avec ce mépris, cette condescendance, ce dénigrement permanent. Les Français ne veulent plus entendre des politiques comme cela, se comporter de cette façon-là. Je suis en tant que présidente de région démocratiquement élue dans ma région. Je suis là parce que cette banque est une banque des territoires. Je suis là parce que je l’ai préfigurée. Sur le territoire que je préside, cette banque publique fonctionne déjà depuis un an avec beaucoup de résultats et d’efficacité. Ce n’est pas un poste, ce n’est pas un emploi ; c’est une mission provisoire non rémunérée, gratuite. Je suis très heureuse de rendre ce service à partir de l’expérience, des compétences que je peux avoir, de al visibilité sur le besoin qu’ont les chefs d’entreprises et surtout sur le rassemblement de tous les présidents de régions, de toutes les régions qui doivent se mettre en mouvement. Quand tous les territoires se mettent en mouvement, poussent en avant leurs entreprises, alors ça fait réussir la France.
Léa SALAMÉ
Ségolène ROYAL, d’un mot. Neuf mois, ça fait neuf mois que François HOLLANDE est arrivé au pouvoir ; aujourd’hui vous avez cette première mission qu’il vous a confiée, que la BPI vous a confiée. Dans quel état d’esprit vous êtes ?
Ségolène ROYAL
Non, non, madame. Non, ce n’est pas une mission donnée par le pouvoir en place. Non ! Je suis là en tant que présidente de région élue par les habitants de ma région, et je suis là parce que dans la banque publique siègent des présidents de régions. Pourquoi ? Parce que les présidents de régions mettent aussi les moyens financiers des régions pour aider les entreprises. Quand je décide avec ma région d’entrer au capital de l’entreprise HEULIEZ par exemple, c’est une décision de la région. Quand les régions font des prêts, des garanties d’emprunts, des participations au capital, de la formation professionnelle dans les entreprises, nous sommes dans nos compétences de soutien économique et donc, nous sommes garants de la bonne utilisation des fonds publics. Je suis là à ce titre, je n’ai été désignée ni par le gouvernement ni par personne d’autre. J’ai été élue par les gens présidente de région puis désignée par l’ensemble de tous les présidents de régions de France pour siéger dans cette banque et pour surveiller, pour donner des idées, pour faire en sorte qu’elle soit dynamique et qu’elle se mette en place. Je n’ai d’ailleurs pas vocation à y rester. Je considère que dès que la banque fonctionnera, je passerai la main. Je n’ai pas vocation à y rester. C’est un service rendu pour que cette banque marche parce que je veux que ça marche.
Léa SALAMÉ
Merci. Merci Ségolène ROYAL, vice-présidente, et qui est prête à rendre service à la France.
Ségolène ROYAL
Merci.
Léa SALAMÉ
Merci d’avoir été avec nous.   18:26:00 FIN)

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 08:39

Par Raymond Monedi

 

ANOMIE. État de désorganisation, de déstructuration d’un groupe, d’une société, dû à la disparition partielle ou totale des normes et des valeurs communes à ses membres. Une société dans laquelle les institutions et les normes sont précises, rigoureuses et efficaces est une société « normée » ou encore « conformiste ». les modèles de conduites qu’elle propose ne souffrent guère d’exceptions. Par contre, lorsque les normes se multiplient et s’affaiblissent par leurs contradictions, lorsque les individus peuvent échapper facilement, soit par leurs réactions propres, soit en vertu de l’inexistence des normes, à la pression des institutions, on dit que le groupe est en état « d’anomie » !

Emile Durkheim, et à la définition du Larousse :

 

Les sciences économiques et l’emploi

 

C’est l’économiste Alfred Sauvy lui-même qui a dit, il y a près d’un siècle déjà, « que c’est la défaillance des sciences économiques qui engendre le chômage. Ceci dans le souci de ne déplaire à personne ; mais surtout de plaire à l’opinion. Autrement ce serait un suicide politique ! » Par ce curieux constat, on mesure à quoi peuvent tenir les grandes décisions prises par nos grands dirigeants, plus ou moins ’anomisés’ ! C’est certainement pour cela que nos entreprises ont automatisé et robotisé à tout va ! Mais nous avons dû moderniser trop tôt et trop vite, car nos moyens d’écoulement eux, n’ont pas suivi. C’est ainsi qu’aujourd’hui et contrairement à ce que pensent nos responsables, les problèmes de chômage proviennent surtout de nos surcapacités de production, nous arrivons alors à une situation aberrante qui fait que pour vendre, les entreprises doivent toujours :
1 - En cas de concurrence économique,baisser leurs prix.
2 - en cas de concurrence technologique, innover, innover !
C’est un comble ! Ce sont nos propres progrès, mal venus, superfétatoires et souvent mal gérés par des technocrates sans foi, ni loi, qui génèrent le chômage !

Sur-innovez, sur-produisez et sur-consommez

Imperturbablement, malgré le chômage et les problèmes humains que cela pose, on continue à surproduire et à moderniser tous azimuts, au point qu’actuellement nos entreprises sont plutôt en surcapacité de production. Alors, toujours en adepte de la stratégie de la ‘fuite en avant’, on les pousse à exporter, à innover et aussi à faire de la publicité, pour inciter à leur tour, les consommateurs à consommer plus ! C’est ainsi que dans les pays dits développés, on a basé l’économie sur une consommation pour ainsi dire, ‘ forcée’ ! Et pour cela, une seule solution : enjoliver l’esthétique et pousser la publicité, des produits ou des besoins nouveaux, bien souvent d’ailleurs, inutiles ! On pourrait même dire aujourd’hui, que l’on ne vend plus des produits pour satisfaire des besoins, mais on crée de nouveaux besoins, pour vendre des produits ! À cette fin, on a même inventé de nouvelles techniques, dites de « marketing », pour informer les gens des nouveaux besoins qu’ils pourraient avoir, sans le savoir.

La dangereuse manipulation des cerveaux

Et si l’on n’y prend garde, toutes ces techniques de manipulations cérébrales parviendront bientôt à créer, comme l’avait si bien prédit Aldous Huxley, dans son livre prémonitoire « Le Meilleur des Mondes », des régiments entiers de ‘clones’ qui marcheraient d’un même pas et qui consommeraient n’importe quoi. Que ce soit par des moyens génétiques ou psychiques, l’objectif recherché est de ramollir la volonté des gens, pour mieux les manipuler ! Il faut savoir que déjà aujourd’hui, par des méthodes dites « subliminales » (plus ou moins interdites d’ailleurs), la propagande politique d’un gouvernement, est à même de conditionner à son avantage l’opinion de ses Électeurs. Pour ce qui nous concerne, nous avons beau jeu de parler de : Liberté, d’Égalité et de Fraternité, alors que nous ne sommes même pas capable de voir que nous commençons déjà, nous aussi, à être bien pris dans une anomie généralisée. Et en cela, nous les Français, nous n’y avons même aucune excuse, car nous avons été avertis ! Un sacré avertissement, nous avait en effet été donné un certain mois de ‘Mai 68’, de la part de notre jeunesse d’alors !

Le refus d’une société trop précaire

Il est symptomatique que ce soit les jeunes qui aient crié « casse-cou » au monde entier. Mais rien de plus normal au fond, parce que, comme il a été dit, nous adultes sommes déjà trop soumis et trop intégrés à la société de consommation pour avoir des réactions aussi spontanées. Nous vivions et nous vivons toujours au rythme du « métro-boulot-dodo », comme ils disaient alors ; aujourd’hui il faudrait même y intercaler en plus « la vidéo ». Reconnaissons qu’au-delà du rejet d’une société essentiellement mercantile et technologique, la jeunesse a surtout manifesté pour le refus d’une vie trop précaire, sans réelle promesse d’accomplissement et sans possibilité de réalisation de soi ! Et ce n’est certes pas, par hasard, si nous retrouvons là, les hauts niveaux de la « pyramide des besoins humains » du célèbre psychologue américain, Abraham Maslow. Avec le recul, nous savons que Mai 68 a laissé apparaître, d’une manière malheureusement trop fugace, les fondements possibles d’un nouveau modèle de société, d’une civilisation allant vers la promotion de l’homme intégral qui saura demain, conjuguer harmonieusement les verbes : « Être » et « Avoir ».

Mais aujourd’hui, l’anomie est confirmée

Nous avons vite oublié l’avertissement gratuit des jeunes, et vaille que vaille le monde industrialisé est reparti, continuant comme auparavant à avoir pour principal objectif ses seuls résultats économiques et financiers, car l’argent continue plus que jamais à mener le monde. Et nous, ‘clones’ bien conditionnés, nous continuons imperturbablement a ânonner la leçon que l’on nous a bien apprise : Je produis, tu produis, il produit, ou bien , je consomme, tu consommes, il consomme. Oui ! Le qualificatif ‘anomique’ correspond très bien à l’atmosphère sociétale, lourde, incertaine et quelque peu désordonnée, dans laquelle vit la France depuis la fin de la dernière guerre. Cet état très particulier concernant une société qui se défait, qui se dilue et qui dégénère, n’est pas très facile à expliquer ; Faisons donc appel à son créateur :

 

De plus, poussant plus avant ses réflexions, Durkheim ajoute, dans son livre, « le suicide » édité en 1897, que dans une société donnée, le taux des suicides est le véritable indicateur du niveau d’anomie, qui existe dans cette société ! Et ce constat fait, il y a près d’un siècle déjà, se confirme et s’aggrave de plus en plus de nos jours, où malgré un silence discret, tout le monde sait très bien que le nombre des suicides est en très forte recrudescence, notamment parmi la jeunesse ! Ce qui nous prouve que, contrairement à ce que beaucoup pensaient à l’époque, et pensent encore aujourd’hui, l’inquiétude de nos jeunes de Mai 68, quant à l’avenir de la France, était très largement justifiée !

La France commence à perdre son âme

Mais, déjà conditionnés en partie par ‘l’Anomie’ ambiante, nous ne nous en apercevons même pas ! Pour vous en rendre compte, facile : consacrez une de vos soirées télévisuelles, à ne regarder, avec attention et en continu, que des informations et des actualités, mais à les regarder, sans a priori bien sûr, et en prenant pleinement conscience des faits que vous visionnez et des commentaires entendus. Vous serez alors surpris du laxisme de vos jugements ; c’est-à-dire de votre niveau ‘d’anomie’ ! Vous verrez comment, des faits réels et des situations particulières, qui autrefois vous auraient choqué et, même révolté, sont devenues pour vous, très banales. Ceci, parce que par une évolution normale des choses, la faiblesse engendre le laxisme, qui à son tour engendre la déréliction, qui engendre l’anomie !


- Qui s’étonne aujourd’hui, de la recrudescence de la violence ? De l’accroissement des attentats, et des meurtres ? Et de voir que tous nos voyants moraux sont au rouge ?


- Qui s’étonne de la multiplication des règlements de comptes entre bandes rivales ?


- Qui se révolte encore des viols, d’enfants ou de joggeuses souvent suivis de crimes, pratiqués par des voyous sans foi ni loi, le soir aux coins des bois ?


- Qui se révolte de la corruption généralisée dans toutes les sphères de la société ?


- Qui se révolte encore de la spéculation argentifère de la meute financière.


- Qui osera hurler contre les rémunérations et tous les avantages dantesques, que s’attribuent tous les mafieux du CAC 40 et leurs consorts ! Et de même, contre les salaires mirobolants des footballeurs, des chanteurs et autres amuseurs publics ?


- Qui osera hurler contre les immondes abus qui provoquent les énormes déficits de la sécu, et autres institutions d’aides sociales ?


- Oui ! Qui, qui, qui ? Qui se révoltera. Qui hurlera. Qui osera, un jour, casser la baraque pour mettre enfin de l’ordre, dans notre belle maison de France ?

 

Pas un ‘Ancien’ c’est certain ! Parce que, nous les ‘adultes’, nous sommes déjà trop ‘conditionnés’, trop ‘anomisés’, par un système ‘ultra-libéral’, dans lequel le profit prime sur toutes les autres choses, et où les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent, et aussi, où trop de liberté, tue la liberté, d’être heureux ! Qu’on le veuille ou non, seule la jeunesse, avec la foi, l’amour et le dynamisme que l’on a, à vingt ans, pourra faire exploser ce sacré capitalisme, honteux et inhumain, et créer un nouveau modèle de vie, basé sur un ‘libéralisme humaniste’ qui nous apportera enfin le bonheur et l’amour d’autrui, que nous attendons tous ! Alors, allez les jeunes, allez, à quand, le prochain mois de Mai...

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:55

 

Et soudain, dans un silence édifiant, Christiane Taubira pointa le doigt vers Hervé Mariton qui venait de citer, en se trompant, Léon-Gontran Damas.
"Non monsieur Mariton, on ne se trompe pas quand on ose citer Damas devant la garde des Sceaux."
Sans aucune note, devant un hémicycle fasciné, elle rectifia le culotté, qui le regard baissé et sans ciller, s’enfonça dans son siège :

« Nous à qui n’appartient guère plus même cette odeur blême des tristes jours anciens,
Nous les gueux, nous les peu, nous les riens, nous les chiens, nous les maigres, nous les Nègres,
Qu’attendons-nous les gueux, les peu, les rien, les chiens, les maigres, les Nègres pour jouer aux fous, pisser un coup, tout à l’envi, contre la vie, stupide et bête, qui nous est faite,
A nous les gueux à nous les peu, à nous les rien, à nous les chiens, à nous les maigres, à nous les Nègres ».
Et de faire un lien, magistral, avec l'égalité des droits. Un moment magique. Un grande, très grande, Ministre de la Justice.
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 09:21

Mali.jpg

ONU soit qui Mali pense.....Honni soit qui mal en pense!

La France et son président en tête a ouvert une voie....La France et son président a repris de la voix...La france a pris les devants; elle défend les droits humains....et c'est bien.

Elle n'a cependant pas vocation à rester seule au front...Les résolutions de l'ONU qui encadrent cette initiative (contrairement à ce que nous certifiait Jean-Luc Mélanchon hier) existent bien...mais elle préconise une une aide coordonnée des pays de la région d'abord et de tous ceux qui pourront apporter leur concours.

Donc ONU soit (sur le terrain) qui Mali pense (à la liberté)

On peut glauser sur les raisons de cette intervention.Oui, il y a bien au Mali des matières premières qui interressent tout le monde...et alors? tenter de détourner l'initiative à ces seuls intérêts économiques est malsain, démagogiques...et particulièrement mal venu!

Donc Honni soit qui mal en pense

Il faut tout de même rappeler, si l'on veut absolument faire de la politique politicienne....que ces groupes armés et fortement endoctrinés par le terrorisme religieux n'ont pas toujours été stationnées au Mali...Chacun sait ...ou pas...qu'il s'agit entre autre d'une conséquence de l'intervention française en Lybie (du temps de qui? et pour quelles raisons l'ancien président a tant fait pour faire disparaitre le dictateur Kadafi?) ajoutée au frontières complaisantes de certains pays de la région...

L'intervention de la France est noble, humaniste, réparatrice, et salutaire. Elle a ouvert un chemin...gageons que beaucoup suivent celui-ci et participent à rendre leur liberté aux affricains du Mali...

On y a droit si on y pense...
De notre ami Edmond Thanel
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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 17:15
 

J'ouvrirai le droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels.

François Hollande

 
 
Je veux que la République donne le droit à tous ceux qui s'aiment de se marier et d'adopter. Je veux l’égalité pour tous sans discrimination liée à l’orientation sexuelle. Je veux que tous les couples et leurs enfants, toutes les familles de France, soient reconnus, respectés et protégés.
Signer la pétition :
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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 16:50

PARTI SOCIALISTE

 

Fédération de la Vienne       

 

 

         COMMUNIQUE       

 

Désigner soi-même sa propre opposition : c’est le rêve de tous les potentats du monde, qui cherchent à organiser un semblant de démocratie sous la pression de l’opinion internationale. Quelque chose, donc, qui ne devrait pas de produire dans notre République.

Et pourtant si ! Le maire de Châtellerault s’est livré hier soir à cet exercice. Alors que tous les groupes d’opposition, PS, PC, PRG, EELV, avaient clairement désigné Cyril Cibert pour siéger à ce titre au conseil d’agglomération, Jean-Pierre Abelin a fait élire par sa majorité une autre élue d’opposition, qui n’était pas candidate.

Manque de chance, l’élue en question, pas dupe, a aussitôt annoncé qu’elle refusait le poste. Il faudra donc recommencer. Au demeurant, cette manœuvre n’est pas seulement basse et dérisoire, elle est aussi très inquiétante. Jean-Pierre Abelin se sent-il tant menacé pour s’adonner à des pratiques aussi peu républicaines ?

 

Jean-François Macaire

Premier Secrétaire Fédéral
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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:55

 


PARTI SOCIALISTE

Fédération de la Vienne


 

COMMUNIQUE

 

 

 

Jean-Pierre Raffarin nous le dit dans un tweet : « Jean-François Copé va pouvoir s’échapper de sa caricature pour s’exprimer tel qu’il est : généreux ». Il est vrai que JF Copé cache bien sa générosité, et qu’il n’est pas avare de provocations et de formules chocs empruntées au vocabulaire de Front National. Cela n’a pas empêché Jean-Pierre Raffarin de soutenir JF Copé jusqu’au bout.


 

Son ancien collègue de l’UDF, Pierre Méhaignerie, considère que « ses valeurs et ses convictions ne peuvent plus s’exprimer dans l’organisation actuelle de l’UMP ». Jean-Pierre Raffarin, lui, persiste et signe. Le Sénateur va devoir mettre des guillemets à son courant « humaniste » et s’exprimer tel qu’il est : sans convictions.

 

Jean-François Macaire

Premier Secrétaire Fédéral
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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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