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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 08:03

logo PS - nouveau

 

Un congrès fin octobre

pour les socialistes

Source : LeMonde.fr  -  le 20 juin 2012

 

Les socialistes ont adopté mardi 20 juin, dans un vote à main levée houleux, le calendrier proposé par la direction du PS et annoncé par le numéro deux du parti Harlem Désir pour le prochain congrès, par 50 voix pour, sans qu'il soit possible de connaître de manière certaine le nombre de votes contre.


 [ mon commentaire : ça commence bien !!! ]


"Nous avons le devoir de réussir", a répété Martine Aubry devant le conseil national du parti réussi dans une annexe de l'Assemblée nationale. Alors que se déroule les tractations pour la désignation au "perchoir" de l'Assemblée prévu jeudi, la maire de Lille voudrait peser sur sa succession et éviter les affrontements. "Cette victoire nous honore et nous oblige, nous avons le devoir de réussir. J'entends quelques observateurs, parfois la droite, nous dire : 'Voilà les problèmes commencent'. Moi je leur dis : Non ! Les solutions arrivent", a assuré Mme Aubry devant les parlementaires, le premier ministre et une dizaine de ministres.


LE CALENDRIER VOTÉ 


Selon ce calendrier, un conseil national se tiendra le mercredi 11 juillet pour enregistrer les contributions. La date limite de dépôt de ces contributions est fixée au 16 juillet. Début septembre se tiendra le conseil national de synthèse, "au cours duquel seront déposées la ou les motions", a précisé Harlem Désir. Les militants recevront les motions "au plus tard le 26 septembre". Un premier vote sur les motions interviendra le 11 octobre, et éventuellement un second tour le 18 octobre autour des deux textes arrivés en tête. Pour ce congrès, "on s'orienterait vers une motion unique", gage de transition dans l'unité du parti, qui éviterait des déchirements cinq mois après l'élection de M. Hollande à l'Elysée, selon un responsable socialiste. Celui qui dirigerait la motion serait désigné premier secrétaire.


L'AILE GAUCHE REMONTÉE


Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann ou Julien Dray ont pris la parole pour demander un report de la date de ce congrès de plusieurs semaines ou d'un mois afin de "laisser respirer" les militants et prendre le temps du débat, selon ces personnes. "J'ai pour l'instant des doutes sur le fait qu'un congrès soit réussi s'il est convoqué dans la précipitation", a notamment jugé le député Razzy Hammadi (Seine-Saint-Denis), de l'aile gauche du parti. Mehdi Ouraoui, un cadre du PS a quant à lui mis en garde sur Twitter dans la journée contre la tentative d'un verrouillage du processus de succession.


DÉSIR ET CAMBADÉLIS CANDIDATS


Harlem Désir, l'actuel premier secrétaire adjoint, a déjà fait acte de candidature. Le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, qui avait soutenu Mme Aubry pendant la primaire, a annoncé qu'il allait "proposer un ticket avec Harlem Désir". Le week-end dernier, le Journal du dimanche a assuré que François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et qui n'a pas obtenu le poste qu'il convoitait au sein du gouvernement, était le candidat de François Hollande.

Le choix de la ville hébergeant le prochain congrès sera annoncé à l'occasion de la réunion du bureau national prévue mardi prochain. Toulouse tient la corde pour l'instant

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Désirs d'Avenir 86 - dans blogs
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 08:43
L’inertie paradigmatique
capable de voir
lundi 9 janvier 2012

Quand j’étais petit je voulais plus que tout au monde vivre à l’air libre, sortir de cette prison lugubre qu’était l’école, et qui m’avait fait abandonné tout désir de bien faire les choses. Je ne m’étais pas demandé, car je ne l’avais jamais vu ailleurs, si il n’y avait pas moyen de faire de ce lycée un lieu de vie, un lieu où on s’entend et où on s’écoute, où on se rencontre et où on bâtit des projets. Au lieu de cela, les classes ne se parlaient pas entre elles, le monde se limitait aux trente élèves, qui étaient comme les trente personnages des Simpsons, une représentation classique de la société humaine, qui d’ailleurs est elle-même une représentation classique des nombreux états d’esprit dans lesquels on peut se trouver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’arrivais en classe « les mains dans les poches » est-il stipulé dans mon livret scolaire, « sans sac, sans cahier, sans livre ni stylo ». J’empruntais une feuille et un stylo et je faisais des dessins, et ensuite je la jetais devant le prof en sortant. La plupart du temps je dormais, la tête posée sur les bras croisés, au fond de la classe, meurtir d’avoir dû écourter ma nuit de sommeil réparateur.

 

Il y avait celles qu’on appelait les pisseuses du premier rang, ou les « Claire Chazal » qui retenaient ces séquences de mots et étaient félicitées pour ça, qui levaient le bras et la main et le doigt et soutenaient le bras avec l’autre main, et qui devaient faire des efforts surhumains pour avoir la moyenne, alors que nous les révoltés du dernier rang, on obtenait des notes équivalentes ou supérieures sans jamais rien écouter, sans faire aucun devoir à la maison, simplement en recrachant des choses vaguement entendues, tout en ne se demandant même pas ce qu’elles voulaient dire.

 

Déjà on pouvait voir la différence entre deux catégories, ceux qui étaient soumis et ceux qui ne l’étaient pas.

Il valait mieux souffrir pour avoir 10/20 qu’avoir 10/20 en utilisant 1 % de ses capacités. Ce qui compte, ce qu’ils aiment, et ce que la société veut, c’est que les gens souffrent, qu’ils n’en puissent plus, qu’ils se donnent du mal, même si c’est pour patauger dans la boue, pourvu qu’ils souffrent... et pourvu que leur impression d’être de bons élèves soit confiée à une autorité extérieure à eux-mêmes.

 

C’est comme ces émissions américaines où le candidat donne la bonne réponse, tout le monde sait que c’est la bonne réponse puisque que les trois autres propositions sont délirantes, et pourtant eux, ainsi que les applaudisseurs, attendent pieusement que l’animateur le leur dise textuellement « c’est une... (attente, suspense) bonne réponse ! » et là les gens sont soulagés, ils sont contents, alors qu’ils le savaient, mais ils n’avaient pas le droit de laisser leur conscience y accéder.

 

Il existe un phénomène que je n’ai jamais vu développé en psycho-philosophie (mot fraîchement inventé) qui est l’inertie paradigmatique (lui aussi). Dans la vaste question qui consiste à vouloir changer le monde, je veux dire « en mieux », enfin je veux dire « en mieux pour les gens », il s’avère que si la notion systémique est mise en œuvre avant que la dimension psychologique n’y soit résolue, cela sera vécu comme une pression externe, une dictature, et cela créera des tensions, des frictions, puis des freins voire même cela pourra trouver le moyen de faire capoter le plus honorable et moral des projets, ce que l’histoire fait voir.

 

J’ai longuement exposé ce qui devrait être fait, normalement, si on désirait cordialement obtenir la fin de la famine, des guerres, des maladies, de la pollution, d’une façon aussi immédiate qu’efficace. Il n’y a rien à tergiverser là-dessus, les solutions que j’ai proposées sont les bonnes, et le monde dans lequel on pourrait déjà être en train de vivre, a été visité de façon touristique et ébahie.

 

Mais il y a un tampon qui, dans le subconscient, empêche l’accès au conscient de la détermination nécessaire à, seulement, changer les règles du jeu, ce qui se situe dans le monde psychologique et ne nécessite aucun effort dans le monde physique.

 

En un tour de l’esprit, tous les maux du monde pourraient être réglés, pratiquement sans rien avoir à faire.

 

Vivre dans l’angoisse et la frustration, à insister de vouloir faire tourner une bécane qui ne veut pas démarrer, n’est pas souhaitable pour définir une vie. On pourra dire de ces héros qu’ils l’ont consacrée à la justice mais on pourra aussi dire d’eux qu’il leur fallait une sacrée dose de folie. D’habitude les humains choisissent la posture mentale la plus élégante et la plus pacifique possible au sein du monde dans lequel ils sont immergés.

 

Dans une firme multinationale, les patrons ordonnent de déverser les trucs toxiques dans les rivières, mais je pense au fond qu’ils le font à contre-cœur, pas de façon criminelle. Ils le font parce que c’est la chose à faire la plus rationnelle dans le cadre des règles du jeu auxquelles ils sont sommés de se soumettre.

 

(Si la justice était indépendante des circonstances et ne se fiait qu’aux faits, l’acte involontaire, l’acte fait par obligation et l’acte fait avec le désir de faire souffrir seraient placés au même rang de gravité. Ça ne serait peut-être pas plus mal, dans le genre « éducatif ».) Il en va de même pour les financiers que Jean Ziegler accuse avec justesse de « crimes contre l’humanité », cependant, il ne faut pas écarter le principe de l’entéléchie dans laquelle ils sont immergés : ils agissent le plus rationnellement possible, dans le cadre du capitalisme, qui consiste à n’autoriser l’existant que si ça rapporte de l’argent.

 

C’est de se demander ce qui autorise l’existant qui résoudrait tous les problèmes en moins de deux (secondes, ans, selon l’échelle) Mais ce qui compte le plus désormais est le chemin qui permet d’accéder à cette idée. Il ne suffira pas de la répéter en étant excité par tous les maux qui cognent à la porte de conscient pour se voir résolus par ce nouveau paradigme, il faudra être capables d’en avoir d’autres du même genre.

 

De toute façon l’humanité y viendra, et vous autres aurez vécu dans la misère pour rien ; donc autant s’intéresser aux chemins.

 

Quand on voit comment Georges Orwell a prophétisé le monde d’aujourd’hui, où le sens des mots est torturé à l’extrême au point de leur faire dire le contraire de la raison pour laquelle ils sont nés, ce qui a pour conséquence de travestir tout le langage, et de freiner encore plus la communication des idées nouvelles, on observe aussi qu’il n’a pas accusé, ou mis en relation, le capitalisme et la folie.

 

Pour lui la folie était venue progressivement et on s’y était enfermés, mais sans vraiment scruter les causes, c’est juste que ce thème l’a chatouillé assez pour qu’il ne l’oublie pas et finisse par écrire dessus. Et puis une vision globale est suffisante, un monde sans amour n’est pas un monde.

 

Les gens qui déversent les polluants dans les rivières sont peut-être sans amour, et peut-être que c’est tout ce qui leur manque pour permettre au système actuel de continuer de fonctionner, et surtout de progresser. Changer le système pour changer les gens est de l’ordre de la rééducation. Si cela est fait ça veut dire que les gens admettent qu’ils ont un problème et qu’ils désirent le corriger. Ensuite seulement les réflexes stupides disparaissent et ensuite seulement le système non injuste serait perçu pour ce qu’il est. Mais ainsi aussi, peut-être qu’après les gens ne cesseraient de s’appliquer les uns aux autres ces formes de répression systémiques, au point que la société finirait encore par se dissoudre.

 

L’inertie paradigmatique est observable dans énormément de domaines. En fait (ceci aurait dû être dit en conclusion mais bon) quel que soit le paradigme ou la « chose » qu’on vient de remarquer, on peut toujours l’appliquer à tout et voir le monde à travers son prisme. Ainsi il a des gens qui adoptent des prismes bien précis et essaient de faire voir aux autres le monde tel qu’il leur apparaît. Ils espèrent qu’en faisant voir ce qu’ils voient, ils arriveront à faire voir le prisme par lequel ils regardent le monde. Ceci mesdames est messieurs et le fondement de la communication, et sa portée est universelle, car tout dans l’univers n’est que mise en relation, que « information ». Et à chaque fois, peu sont ceux qui admettent le prisme qui essait d’être décrit à travers ce qu’il fait voir, comme étant une réalité absolue, à moins que ça entre tellement en résonance avec sa psychologie qu’il n’en démordra plus jamais ensuite, et se fâchera à chaque fois qu’on essaiera de relativiser ses points de vue. (Mais bon)

 

Il est assez difficile pour l’esprit démuni de souplesse et de fluidité d’adapter les paradigmes qu’il utilise à la situation qu’il rencontre ou au thème qu’il choisi de regarder. (les fans de poker comme moi savent de quoi je parle !) Souvent, un peu comme quand les gens associent « burqa » et « violence », et « non burqa = non violence », (en raison de leur logique dialectique, qui repose sur les mots et non les concepts) il font les mêmes associations d’idées entre des thèmes et des paradigmes, tel thème relève de telle façon de voir, tel autre de telle autre façon de voir. Et là encore si on leur parle de logique, de ce qui se passe quand on met en relation 1+1 d’un côté et 1+1 de l’autre, ils répondent «  mais ça n’a rien à voir ! ». Cette réponse est le signe de ce qu’ils ignorent. La plupart des actes humains sont le signe de ce qu’ils ignorent et au fond, ce qu’ils désirent apprendre (c’est à dire ce qui n’accède pas au conscient). Si on veut prophétiser comme G. Orwell l’a fait on peut aisément dire que dans le futur, des choses que nous ignorons aujourd’hui seront connues de tous demain, et aucun acte ne se fera sans que cela ne soit logique avec ces nouvelles connaissances.

 

On peut même entrevoir le petit filet de gens qui savent déjà aujourd’hui ce que tout le monde saura demain, et observer comment ils sont ostracisés, en raison de ce que le monde n’est pas prêt.

 

L’inertie paradigmatique est observable partout, disais-je, avant de devoir introduire les notions qui permettent de le voir. Celui qui décide de déverser les toxiques dans la rivière, se fait force de le faire car c’est son devoir, mais une fois rentré chez lui il ne l’oublie pas. Son désir étant de vivre avec le moins de stress possible, il adopte le comportement en vue duquel ce qu’il a fait lui paraîtra le moins douloureux. Et pour se faire, le paradigme qu’il a dû adopter une fois, il doit désormais l’adopter toujours. Et il continuera jusqu’à avoir fait le tour du monde avec son nouveau prisme, selon l’habitude des terriens, aucun millimètre du monde ne pourra échapper à son prisme avant qu’il n’ai l’idée d’en essayer un autre. On a vu ce responsable de marée noire refuser d’admettre qu’il est responsable de la pollution provoquée à des milliers de kilomètres de là, en raison du fait qu’il a utilisé des « dispersants » chimiques. Pour lui le « dispersant » est un « éradiquant », il permet de nettoyer le crime. Il ne s’imagine pas que le dispersant disperse, cela lui semble incongru, ou alors on lui a raconté des bobards, mais ça aussi c’est incongru.

 

On a vu cet article sur la psychologie des guerriers israéliens, qui agressent et torturent des enfants, laissent des familles mourir avant de laisser passer l’ambulance, bombardent des maisons habitées, détruisent des maisons au bulldozer laissant à peine le temps aux familles de sortir en pyjama, se sentent agressés et insultés au plus profond d’eux mêmes par un jet de pierre auquel ils répondent par des bombardements de F-16, et surtout, comment ils se sentent à l’aise et heureux au sein d’une communauté de frères avec qui ils partagent leur vie, leur tendresse, et leur humanité. Ils éduquent leurs jeunes pour qu’ils acquièrent les bases qui leur permettront ensuite de vivre heureux et en paix dans leur société criminogène.

 

Suite :

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article18766

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 13:33

Les dirigeants de l’Eurozone prédisent une récession: à qui la faute?

Publié le 6/01/2012

La raison pour laquelle l’eurozone fait face à des temps si difficiles est que ses dirigeants ont décidé de garder la monnaie unique à n’importe quel prix.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni

L'euro compresse ses économies constituantes

 

Vous souvenez-vous de cette scène des Simpsons où Homer, Roi de Springfield Mardi Gras, roule  en pente descendante dans un char  hors de contrôle et ordonne à ses « sujets » de se jeter au-devant des roues afin de freiner sa descente ? Eh bien, c’est plus ou moins l’attitude que les dirigeants de l’eurozone demandent à leurs citoyens.

 

Notez le ton d’auto-apitoiement de leurs vœux de Nouvel An. Alors que David Cameron attaquait avec une note patriotique et optimiste, les chants des palais et des chancelleries d’Europe ressemblaient à une lamentation monacale.

 

Nicolas Sarkozy a appelé au stoïcisme face à la plus grave crise économique depuis la guerre. Angela Merkel a déclaré que 2012 serait « sans aucun doute bien pire que 2011 ». Mariano Rajoy a annoncé la fin du jour férié de milieu de semaine, expliquant à ses citoyens qu’« il n’est plus temps de faire la fiesta ».

 

De telles annonces amènent des questions. La raison pour laquelle l’eurozone fait face à des temps si difficiles est que ses dirigeants ont décidé de garder la monnaie unique à n’importe quel prix. La prochaine récession ne tombe pas du ciel. Elle est la conséquence des politiques menées par Merkozy, Monti, Barroso et le reste.

Ils le nient bien sûr. En ce qui les concerne, il y a une crise de la dette, pas de l’euro. Les Lettons et les Hongrois, démontrent-ils, ont gardé leur monnaie et en souffrent autant. C’est vrai, mais c’est botter en touche. Dieu sait que les gouvernements européens ont trop emprunté. Il n’empêche que c’est la monnaie unique qui a transformé ce qui était un problème maitrisable en une véritable catastrophe.

 

Si la Grèce avait gardé la Drachme, elle ne se serait jamais embourbée dans la situation qu’elle connait aujourd’hui: les marchés seraient intervenus et auraient apporté des mesures de correction il y a des années. C’est cette ridicule idée que les dettes de l’Allemagne et de la Grèce étaient interchangeables qui a alimenté le boom artificiel et qui a rendu inévitable l’effondrement qui s’en est suivi. Mais même maintenant, Lucas Papademos, l’Eurocrate qui dirige la junte imposée de Bruxelles le gouvernement national d’Athène s’explique ainsi :

 

« Nous devons continuer nos efforts avec fermeté, pour rester dans l’euro, et pour être sûrs que nous ne gaspillerons pas nos sacrifices et que nous ne transformerons pas la crise en une faillite désastreuse et incontrôlable. » Une « faillite désastreuse », Lucas ? Comparée à ce que vous avez aujourd’hui, vous voulez dire… ?

 

Le cas de l’Irlande est encore plus évident. Contrairement à la Grèce – et pour ce que ça vaut, contrairement au  Royaume-Uni – elle détenait un surplus relativement sain qui est allé directement dans la crise des crédits. Celui-ci s’est effondré non pas à cause de la politique fiscale mais à cause de la politique monétaire. La BCE a imposé des taux d’intérêts à l’eurozone dans son ensemble. Alors que sa politique était sans doute trop laxiste, même pour l’Allemagne et ses économies satellites, elle était désastreusement pro-cyclique pour l’Irlande et les autres États périphériques. Entre 1998 et 2007, alors que l’économie irlandaise surchauffait, les taux d’intérêt réels étaient à –1%.  Tout économiste irlandais pouvait faire le constat du problème, mais aussi longtemps que l’Irlande restait dans l’union monétaire, il n’y avait aucune possibilité d’en réchapper.

 

Depuis le crash, l’Irlande a également dû se résoudre à une dévaluation compétitive de 20% à l’égard de son principal partenaire commercial, le Royaume-Uni. Et, comme si cela ne suffisait pas, elle a dû emprunter en plus des centaines de millions  pour financer les plans de sauvetage du Portugal et de la Grèce. Pourtant, malgré toutes ces preuves, José Manuel Durrão Barroso a insisté en estimant que l’Irlande était entièrement responsable de son propre malheur et que l’euro était la solution, non le problème. (voir ici)

Mon but n’est pas de vous dire : « Je vous l’avais dit » – même si effectivement, « Je vous l’avais dit ». Mon but est plutôt de démontrer que les élites Bruxelloises refusent d’apprendre de leurs erreurs.

 

Ils appliquent toujours la même politique qui a conduit l’Europe dans le pétrin où elle en est aujourd’hui, mais en l’intensifiant. S’ils s’étaient préparés à un dégroupage bien ordonné de l’euro il y a trois ans, le gros des problèmes aurait pu être évité. Aujourd’hui, il n’y a plus de solution facile, mais une restauration d’au moins quelques monnaies nationales est manifestement la moins mauvaise option.

 

En refusant de l’admettre, les dirigeants de l’eurozone affichent un effrayant mépris pour le bien-être matériel de leurs électeurs.

 

http://www.contrepoints.org/2012/01/06/63366-les-dirigeants-de-leurozone-predisent-une-recession-a-qui-la-faute

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 10:53

 



Par Miguel Sanz Loroño

 

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol.

 

Comme l’écrivait Oscar Wilde, "Une carte sans

l’île d’Utopie n’est pas digne d’un regard." Or l’Islande est passée du statut d’enfant chéri du capitalisme tardif à un projet de démocratie réelle, ce qui laisse à penser qu’une carte sans Utopie est non seulement indigne de notre regard, mais qu’en outre elle est mensongère. Le phare d’Utopie, que les marchés le veuillent ou non, à commencé à émettre des signaux d’alerte ténus vers le reste de l’Europe. L’Islande n’est pas Utopie. On le sait, des royaumes de liberté n’ont pas leur place dans cet empire de la nécessité qu’est le capitalisme tardif. Mais l’Islande est la preuve que le capital ne détient pas toute la vérité sur ce monde, quand bien même il aspire à contrôler toutes les cartes dont on dispose à son sujet.

 

Par sa décision de freiner la roue tragique des marchés, l’Islande crée un précédent qui peut menacer de casser les reins du capitalisme tardif. Pour l’instant, cette petite île, qui est en train de faire ce qu’on croyait impossible parce qu’irréel, n’est toujours pas plongée dans le chaos, semble-t-il, même si peu d’informations arrivent à filtrer. En effet, nous ne savons presque rien de l’Islande, alors qu’on nous abreuve d’informations sur la Grèce et ses prêts.

L’Islande n’intéresse pas les médias

Pourquoi l’Islande intéresse-t-elle si peu les médias, pourtant censés nous raconter ce qui se passe dans le monde ? Jusqu’à présent, définir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, ce qu’on peut penser et ne pas penser, faire et ne pas faire, était l’apanage du pouvoir. Les cartes cognitives servant à la connaissance de notre monde ont toujours comporté des espaces occultes où réside la barbarie dont se nourrit la domination des élites. L’existence de ces zones aveugles du monde va de pair avec l’élimination de l’adversaire, l’île d’Utopie. Il suffit de relire Walter Benjamin : tout document de culture est en même temps un document de barbarie.

 

Ce sont ces élites, secondées par des théologiens et des économistes, qui définissent ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Dans le même mouvement, elles indiquent ce qui est réaliste, suivant leur définition de la réalité, et ce qui ne l’est pas – ce qui donc constitue une aberration de la pensée et ne mérite pas qu’on s’y attarde. Autrement dit, ce qu’il faut faire et penser, et ce qu’il ne faut pas faire et ne pas penser.

 

Cette définition est toujours en accord avec ce qui constitue le fondement même du pouvoir et de sa violence : le terrible concept de nécessité. Il faut faire des sacrifices, nous dit-on d’un air accablé. L’ajustement ou la catastrophe inimaginable relèvent de la nécessité.

 

Une chose est sûre, la logique du capitalisme tardif a quelque chose de perversement hégélien : tout ce qui est réel est nécessairement rationnel, et vice-versa.

La rebellion pacifique des Islandais

En janvier 2009, le peuple islandais s’est rebellé contre l’arbitraire de cette logique. De grandes manifestations pacifiques ont provoqué la chute du cabinet conservateur de Geir Haarde. La gauche, minoritaire au parlement, est revenue au pouvoir et a appelé à des élections en avril 2009. L’alliance social-démocrate de la Première ministre, Jóhanna Sigurðardóttir, et le Mouvement gauche-vert, ont renouvelé leur coalition gouvernementale en remportant la majorité absolue.

 

À l’automne 2009, suite à un référendum d’initiative populaire, l’Islande a confié à des assemblées citoyennes la rédaction d’une nouvelle constitution. En 2010, le gouvernement a proposé la création d’un conseil national constituant, dont les membres devraient être élus au hasard. Deux référendums (le deuxième en avril 2011) ont refusé le sauvetage des banques et le remboursement de la dette extérieure. Et en septembre 2011, l’ancien Premier ministre, Geeir Haarde, était poursuivi en justice pour sa responsabilité face à la crise.

 

S’imaginer que le monde est une tragédie grecque, où la roue du destin ou du capital tourne sans tenir compte du facteur humain, c’est nier la réalité. C’est oublier que cette roue est manœuvrée par des êtres humains.

 

Tout ce que l’on peut concevoir comme possible est aussi réel que la réalité à laquelle les marchés veulent nous faire croire. En retrouvant l’imagination et l’art du possible, l’Islande nous montre que ces facultés sont aussi réelles que la nécessité pantagruélique du capitalisme.

 

Nous n’avons qu’à répondre à cet appel pour découvrir le piège qu’on nous tend. Il n’y a pas d’alternative, nous assure-t-on. Ceux qui nous annoncent des sacrifices ont-ils seulement pris la peine de réviser leur carte du monde ?

La possibilité d’une différence

L’Islande démontre que notre cartographie est plus complexe que ce qu’on nous en dit. Qu’il est possible de dominer le réel, et que dans cette domination réside le principe de liberté, de nécessité. L’Islande n’est pourtant pas un modèle.

 

Elle est l’une des possibilités de la différence. La tentative du peuple islandais de construire l’avenir de ses décisions et de son imagination nous montre la réalité d’une alternative. Car enfin, la possibilité de la différence telle qu’elle est proclamée par le plus grand nombre est aussi réelle que la nécessité du même tel que l’exige le capital.

 

Les Islandais ont décidé d’empêcher que l’avenir soit dicté par la roue tragique de la nécessité. Les autres pays vont-ils encore tolérer que le réel soit défini par le capital ?

 

Allons-nous continuer à confier l’avenir, le possible et l’imagination aux banques, aux grands groupes et à ces gouvernements qui disent faire tout ce qu’il est vraiment possible de faire ?

 

Toute carte de l’Europe devrait avoir l’Islande comme point de fuite. Cette carte doit se construire avec la certitude que le possible est inscrit dans le réel, au même titre que la nécessité.

 

La nécessité n’est pas seulement une possibilité en plus à l’intérieur du réel. L’alternative existe. L’Islande nous l’a rappelé en proclamant que l’imagination faisait partie de la raison. C’est à la multitude qu’il appartient de définir ce qui est réel et réaliste, en utilisant la possibilité de la différence.

 

De cette manière, nous ne nous contenterons pas de consoler les rêveurs. Au contraire, nous nous appuierons sur une partie de la réalité que la carte du capital voudrait totalement effacer. L’existence d’Utopie en dépend, et avec elle le concept même d’une vie digne d’être vécue.

 

Source : Publico

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 08:44

 
Par DESIRS D'AVENIR HERAULT

Étudiants étrangers : critiqué de partout, Guéant va revoir sa copie

| Par Carine Fouteau

Grandes écoles, universités, patronat, DRH et maintenant société civile. La mobilisation contre la circulaire de Claude Guéant, réduisant les possibilités pour les étudiants étrangers diplômés de travailler en France, s'accroît, y compris dans les rangs du gouvernement. Jusqu'à contraindre le ministre de l'Intérieur de revoir ses instructions. Il a annoncé vendredi 23 décembre qu'il allait adresser début 2012 aux préfectures une nouvelle circulaire.


Sur Europe 1, jeudi 22 décembre dans la soirée, alors qu'il s'y refuse depuis des semaines, il s'était déjà dit «résolu» à «avoir une concertation approfondie avec les parties prenantes» et à «faire une circulaire spécifique sur le travail des étudiants étrangers afin que les cas de figure soient examinés et que les choses soient plus claires dans l'application». «Clairement, je note qu'il y a des malentendus, des interrogations», a-t-il ajouté, lucide.


Sentant le vent tourner, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, avait indiqué quelques heures auparavant qu'il y avait «un problème» avec ce texte daté du 31 mai 2011, qui enjoint aux services administratifs de ne plus accorder «aucune facilité particulière dans l’examen de la procédure de délivrance d’une autorisation de travail» aux étudiants étrangers. «Je n'ai pas de conseils à donner au ministre de l'Intérieur, qui est par ailleurs un homme tout à fait compétent dans ce domaine. Ça ne me regarde pas», a-t-il toutefois ajouté, prudent, signe que le dossier est sensible.


 

Sur le site de la pétition Notre matière grise est de toutes les couleurs.  
Sur le site de la pétition Notre matière grise est de toutes les couleurs.

«Je ne veux pas que l'université française ferme ses portes aux étudiants étrangers, je trouve ça absurde», a de son côté déclaré Laurent Wauquiez, le ministre de l'Enseignement supérieur, qui est l'un des premiers membres du gouvernement a avoir pris ses distances à l'égard de la circulaire. «On s'est plantés, et il faut le dire clairement, sur une circulaire qui a donné ce sentiment, qui a donné cette image à l'extérieur (...). Il y a des moments où on fait des erreurs et le but c'est d'essayer de corriger, parce que notre université française (est) la troisième au monde à accueillir le plus d'étudiants étrangers et il ne faut pas que ça change parce que c'est une chance pour tout le monde», a-t-il insisté sur France 2.

Dans un courrier adressé fin novembre aux présidents d'universités et de grandes écoles françaises, le Premier ministre François Fillon n'avait pas désavoué Claude Guéant, mais il avait souligné l'apport des étudiants étrangers.


Comme une lame de fond, une centaine de chercheurs et de personnalités d'horizons divers montent également au créneau. Dans une pétition signée par plus de 14.000 personnes, ils demandent le retrait d'une circulaire qu'ils jugent «moralement méprisable, économiquement suicidaire». Parmi eux, le prix Nobel de physique Albert Fert, le professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon, les professeurs d'économie Philippe Aghion et Thomas Piketty, les sociologues Christian Baudelot, Stéphane Beaud et Edgar Morin, ou encore l'ex-présidente d'Areva Anne Lauvergeon.


 

Derrière le Collectif du 31 mai, constitué d'étudiants étrangers confrontés à des refus, ils déclarent s'engager à les «parrainer en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures» et à les «protéger» pour qu'ils puissent rester en France car «la matière grise est de toutes les couleurs».

À l'égard de la politique migratoire menée sous la direction de Nicolas Sarkozy, le ton est virulent. Selon eux, le «message» du gouvernement est proche, voire identique aux slogans frontistes : «Étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n'espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n'embaucheras pas d'étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois! Préférence nationale! La France aux Français!»


«L'idée véhiculée est aussi mensongère que dangereuse, s'insurgent-ils, car «dire que l'embauche d'un étranger prend l'emploi d'un citoyen français, c'est faux! C'est un mensonge éhonté. Un diplômé étranger travaillant en France, c'est quelqu'un qui paye ses impôts en France, qui consomme en France, qui achète en France, qui soutient l'emploi et la consommation en France. S'il devient chef d'entreprise, c'est quelqu'un qui embauche en France. S'il retourne dans son pays, c'est quelqu'un qui sait que la France est ouverte sur le monde et développe avec la France les échanges, le commerce. La France gagne à recevoir des étudiants étrangers. Les étudiants étrangers ne sont pas une menace pour la France, ils sont une chance.»


Après la région Ile-de-France, celle de Rhône-Alpes vient elle aussi de réclamer l'abrogation du texte.


Sans aller jusqu'à retirer sa circulaire, le ministre de l'Intérieur s'est donc engagé à revoir sa copie. Vu l'ampleur du mouvement de contestation, ses interlocuteurs en colère ne manqueront pas de lui indiquer si ses corrections vont dans la bonne direction, et sont suffisantes, ou pas.

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Monique Ayrault - dans blogs
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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 15:49

samedi 24 décembre 2011

242ème semaine de Sarkofrance: le mauvais Noël de Sarkozy

Il ne partira pas au Maroc, pour une fois. Il reste finalement à Paris. Il a même enjoint ses ministres à la prudence. Il avait pourtant promis une quinzaine de jours d'abstinence médiatique, « afin de laisser les Français se reposer ». Il n'en fut rien. Tous les jours de cette semaine, il s'est montré. Et il a fait savoir qu'il préparait un gros coup.

 

 

 

 

Triste Noël

 

Pour d'autres, cette fin d'année est terrible. Un sondage international classe les Français parmi les plus pessimistes d'Europe. Le chômage est toujours de masse; les prix du gaz ont été relevés de 4% quand le SMIC ne progressera que de 2,4%; la TVA réduite augmentera dans quelques jours. Le camping sauvage des mal-logés a été interdit. Les saisies sur salaires n'épargneront plus qu'un RSA individuel.

Sarkozy s'est indigné contre une grève d'agents de sûreté dans quelques aéroports. Il était fâché. Les Français ont trop souffert, a-t-il dit à quelques proches. On ne peut pas leur imposer ce tracas. Les Français ne prennent pas tous l'avion pour ce Noël, aurait-on dû lui rappeler. Les habituels perroquets/ministres de l'Elysée sont allés fustiger cette atteinte au service public. Pourquoi donc avoir laissé privatiser la sécurisation des accès aux vols ? Sarkozy a envoyé la Police de l'Air et des Frontières assurer le service minimum.

Manipulations

 

Officiellement, il n'est toujours pas candidat. Il nous a promis un livre. Jean-François Copé a demandé aux militants UMP d'écrire au Monarque pour l'exhorter d'être candidat. La manipulation a été éventée par le Monde.  Il ne manquerait plus qu'un concert « spontané  » de soutien de Carla...

Nicolas Sarkozy s'est montré en Ardèche, un des rares départements qu'il n'avait pas encore visité. Il ne lui en reste plus que trois, et son tour de France sera complet. Là-bas, il a parlé médecine rurale. Pas de table ronde, Sarkozy préférait se montrer tout en proximité, auprès de quelques médecins et infirmiers. Il pouvait faire oublier la réduction des moyens de prévention sanitaire, après le vote définitif, la veille, de la loi de finances pour 2012.

 

Jeudi, c'était au tour des Restos du Coeur de recevoir le candidat. deux jours avant Noël, l'image était parfaite. L'homme du Fouquet's au chevet des ultra-précaires. On se souvint de son lointain prédécesseur Giscard d'Estaing qui invitait des éboueurs réveillonner à l'Elysée devant des photographes.

Ce jeudi, Sarkozy labourait un terrain difficile. Il avait promis de baisser de 30% la pauvreté pendant son quinquennat. Le nombre de pauvres s'est au contraire accru d'environ 350.000 personnes depuis 2008. Et les très pauvres sont encore plus nombreux. Devant quelques responsables locaux des Restos du Coeur, le Monarque fit diversion avec son argument favori, opposer les pauvres aux précaires et vice-versa.

 

Sur le mal-logement, il fustigea l'occupation des HLM: « il se trouve dans ces logements des gens qui ne devraient pas y être, (...) le turnover dans les logements sociaux ne fonctionne pas. (...). A cela s'ajoute le problème de l'immigration ».

Obsession

 

En coulisses, Nicolas Sarkozy fait savoir et répéter combien il méprise François Hollande. Avec l'âge, le Monarque a désormais l'attaque sournoise et obsessionnelle. Il appelle le candidat socialiste « le petit ». Et a multiplié les propos désobligeants et peu courageux devant une quinzaine de proches sarkozystes (mardi midi), puis des députés UMP (mardi soir), puis encore des sénateurs UMP (mercredi midi). Il a aussi la menace facile: Hervé Morin a été publiquement prévenu qu'il ferait mieux de renoncer à sa candidature, car « s’il continue, on prendra les mesures nécessaires ».

Mercredi soir, un documentaire sur ARTE mettait la Sarkofrance en rage. Quelques 18 correspondants de médias étrangers étrillaient le bilan du président français. On mesurait, en une heure et trente minutes, combien l'image de notre pays s'est dégradée à l'étranger.

Nicolas Sarkozy est aussi obsédé par Marine Le Pen.

 

Quelques 3000 étudiants étrangers devront quitter le territoire français d'ici la fin de l'année. Ils se sont diplômés en France, ont trouvé un boulot mais la République ne veut plus d'eux. La circulaire Guéant de mai 2011 durcit la titularisation des étudiants étrangers créé quelques malaises jusque dans la majorité et au Medef: « La France doit rester un pays ouvert et attractif ». Vendredi, le Monarque avait convoqué son ministre à l'Elysée. Mais le spectre d'un score trop important de Marine Le Pen angoisse Nicolas Sarkozy. Jeudi soir, Claude Guéant a proposé de nouvelles sanctions « spécifiques » à la délinquance étrangère après les élections. Et voilà le retour de la double peine, supprimée en 2003 par ... Nicolas Sarkozy. 

 

Lire la suite :

http://sarkofrance.blogspot.com/

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Monique Ayrault - dans blogs
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 17:35

blog-segolene-royal-2012

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Michèle Fazilleau - dans blogs
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:41

Pourquoi je soutiens Ségolène Royal

Voici un texte que j’avais écrit en 2008 et qui reste d’actualité dans mon soutien pour Ségolène Royal. Normalement des primaires devraient avoir lieu vers la fin de l’année… Des sondages quotidiens nous rappellent que la campagne a déjà commencé dans un climat pas toujours très sain où tous les coups seront permis.

 

Alors, il n’est pas trop tôt pour se mobiliser et oser se prononcer pour une candidate déclarée. En attendant Godot…


 

Ségolène Royal dès le début je l’ai soutenue.

 

Forcément au départ c’est l’intuition qui dit que celle-là ou celui-là a de l’étoffe.

 

Tout d’abord elle est le contraire de Nicolas Sarkozy dans le comportement. Calme, digne, se maîtrisant toujours bien alors que Sarkozy s’agite sans cesse et se laisse aller à des familiarités. Ségolène Royal se montre à son avantage par sa personnalité, sa « féminitude », son maintien, sa maitrise de son image, des qualités précieuses en général et pour la fonction qu’elle sollicite.

 

Les médias toujours à la remorque du politiquement correct, n’ont pas su ou n’ont pas voulu mettre en valeur cette image positive de Ségolène Royal. Mais ce qu’elle a progresssivement montré, c’est une volonté de fer, une confiance en elle-même, dans ce destin qui la pousse encore aujourd’hui à continuer malgré les chausse-trappes et les nombreux coups de ses collègues politiques. C’est en cela qu’elle est particulière, elle prend à « bras le corps » (une de ses expressions favorites) tout ce qu’elle entreprend sans jamais se décourager. Elle a aussi un sens politique très poussé en digne héritière de François Mitterrand; tacticienne elle avance pas à pas pendant que d’autres perdent leur temps à la dimuner dans des insultes sur ses capacités, ou à se positionner pour 2012 dans l’espoir d’un faux pas définitif de sa part. A remarquer qu’elle ne répond jamais aux insultes, ce qui montre une classe indéniable mais peu prisée par les temps qui courent.

 

Elle a été battue logiquement aux élections présidentielles quand on sait que sa propre campagne était minée de l’intérieur, torpillée par ses collègues du PS et en particulier par Besson qui l’a plantée sur place pour aller chez son adversaire (du jamais vu!!) Quand on sait la formidable machine de guerre que Sarkozy avait mis en place via son parti, le Mimistère de l’Intérieur quand il était en poste, les médias voués à sa cause ainsi que des hommes d’affaires et d’influence. Elle savait qu’elle avait peu de chance face à Nicolas Sarkozy qui était programmé depuis longtemps pour s’installer à l’Elysée.

 

L’essentiel pour elle était de passer le premier tour à l’inverse de Jospin qui lui s’est fait devancer par Le Pen en 2002. A partir de là  Ségolène Royal était lancée pour d’autres échéances, endurcie par les épreuves, fortifiée, mieux entourée par un réseau qui se construit avec elle, plus expérimentée pour se battre à armes égales avec des adversaires de la trempe de Sarkozy. Préparant déjà l’avenir sur le terrain, loin des arcanes et complots du PS, aussi au niveau international avec ses nouvelles fonctions, patiente (un atout majeur en politique),  

 

il faudra à nouveau compter sur cette femme de courage et d’abnégation pour 2012.

 

Aujourd’hui, Ségolène Royal est devenue incontournable dans la politique française, elle reste la seule capable de battre Sarkozy. Je vois mal un retour de D. Strauss-Kahn et montrer une envie de se « mouiller la chemise » , je doute qu’il soit capable de se « faire mal » pour briguer l’Elysée alors que Ségolène Royal a déjà démontré sa capacité d’endurance et de combat.

 

Mon intuition du début sur cette femme ne m’avait pas trompée.

Depuis les présidentielles et le congrès de Reims où elle avait encore bataillé face à des ennemis de son propre camp et qui persistent à l’éliminer, elle a confirmé une formidable capacité de faire face et surtout d’aller de l’avant. Dans sa région elle met en place méthodiquement une politique de gauche moderne, d’avenir, pragmatique. Elle sait être proche des Français, soucieuse de leurs problèmes; sur le terrain elle montre de l’efficacité, une simplicité et une disponiblilité dans le contact qui séduit.

 

Je crains un deuxième mandat de Sarkozy qui « réforme » à sa guise sans que personne ne s’oppose et encore moins le PS carrément inaudible. Je n’ose imaginer la France au bout de dix années de sarkozysme !! Il est donc urgent pour notre pays et pour nos libertés fragilisées par ce pouvoir en place, de vite se mobiliser. 2012 arrivera vite !!

 

Ségolène Royal est l’avenir non seulement pour une nouvelle gauche mais aussi pour une nouvelle démocratie. Pour changer ce qui ne tourne plus rond dans nos institutions, une Cinquième République qui a fait son temps, plus adaptée pour une France moderne qui doit aller de l’avant.  (décembre 2008)

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Monique Ayrault - dans blogs
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:12

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Mercredi 2 mars 2011

"Le 24 mars prochain, je défendrai, avec mes collègues députés socialistes une proposition de loi visant à créer un bouclier rural pour tous les territoires français." Guillaume Garot
 

 

Le monde rural traverse actuellement une crise sans précédent qui ne se résume pas aux difficultés du monde agricole.

 

Le phénomène est patent dans de nombreux secteurs : les fermetures de classes, la suppression des postes d’enseignants, la fermeture des tribunaux de proximité, la réduction du service postal fragilisent nos communes et augmentent les temps de trajet et le coût pour les usagers.

 

Pour redonner une unité de la République et stopper cet abandon de nos territoires, nous avons déposé une proposition de loi pour instaurer un bouclier rural.

 

Nous voulons préserver et développer les services publics en encadrant l’installation des praticiens médicaux sur l’ensemble du territoire ou en fixant des durées maximales d’accès aux services publics. Nous souhaitons également, avec cette loi, susciter un nouveau dynamisme économique en créant les bases d’une nouvelle pratique bancaire à l’égard des TPE-PME dans les territoires.

 

Créons également une caisse de mutualisation publique contre le chômage des commerçants, artisans et professions libérales ainsi qu’une caisse pour les agriculteurs.

 

Lire la suite :

 

http://www.desirsdavenirparis.fr/article-bouclier-rural-un-rempart-contre-la-disparition-des-services-publics-par-guillaume-garot-68586774.html

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Monique Ayrault - dans blogs
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 08:51

 

jeudi 3 mars 2011

Sarkozy ressort l'identité catholique, ses ministres rament.

Il est allé chez le coiffeur. Il fallait être beau. Nicolas Sarkozy se déplace aujourd'hui au Puy-en-Velay. Le candidat choisit ses lieux et ses thèmes. Il parlera patrimoine chrétien. La ficelle est grosse. Après les agriculteurs, il faut continuer de servir l'électorat dit catholique échaudé par la chasse aux Roms de l'été dernier. Il faut aussi récupérer le débat sur l'Islam et la laïcité.

Après une première séance de questions d'actualité à l'Assemblée et un premier conseil de son gouvernement remanié, ses ministres patinent, la vie reprend.

Ministres... ou pas
Il fallait le consoler. Dimanche, Brice Hortefeux a été emporté par le remaniement « MAM » comme Christian Blanc partit avec le wagon Joyandet en juillet dernier : par surprise. Depuis, on explique que Nicolas Sarkozy se devait de faire le ménage jusqu'au bout, et se débarrasser d'un ami et ministre encombrant depuis ses affaires judiciaires. Lundi soir, le collaborateur déchu eut droit aux honneurs d'un dîner avec Nicolas et Carla. Maigre lot de consolation. « Sarkozy s'arrache un bras ! » s'est écrié la journaliste Anna Cabana pour le Point.  Le sacrifice est en effet important.

Michèle Alliot-Marie va s'épancher, elle l'a promis mardi soir sur France 2. Bizarrement, elle l'aurait pu déjà le faire ce soir-là. Elle n'était plus ministre. « J'ai sans doute des choses à dire en tout cas, j'ai bien l'intention de les dire. Et comme je ne serai plus tenue à la langue diplomatique que l'on doit parfois avoir dans les ministères régaliens, eh bien, on va m'entendre ! »

Dans l'après-midi, les nouveaux ministres, comme les anciens, subissaient leur première séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. On pressent de prochaines bourdes.  Ainsi le nouveau ministre de l'intérieur, ancien grand vizir de l'Elysée, s'est-il permis d'expliquer quelques jolies inexactitudes. « J'entends dire et redire, répéter, que notre politique de sécurité serait un échec
les chiffres, eux, ne mentent pas. (...) Il y a aujourd'hui 4 500 (policiers et gendarmes) de plus qu'il y en avait en 2002 » pour justifier que les effectifs de police et de gendarmerie n'avaient pas baissé depuis 2007.

Admettons, ce qui est faux, que les effectifs des forces de l'ordre n'aient pas baissé depuis 2007. Guéant nous explique donc qu'il y a 4.500 policiers ou gendarmes de plus qu'en 2002. Sur la période, la population française a augmenté de 5%. Et les atteintes aux personnes de 22% ! Claude Guéant, ce mardi, racontait donc n'importe quoi. Ça commence bien.

Précarité... chut !
Mardi,  le candidat Sarkozy avait voulu faire croire à de nouvelles mesures en faveur de l'emploi. On avait compris qu'il s'agissait de fausses annonces. Justement, le lendemain, pôle emploi publiait quelques nouveaux chiffres.

Fin janvier, quelques 2,56 millions de personnes sans emploi étaient indemnisées, pour partie par pôle emploi au titre de l'assurance chômage (2,124 millions, soit 49% des inscrits), et pour partie par l'Etat (435.400 fin de droits) au titre de la solidarité. En un an, ce nombre a progressé de 2,5%... seulement. Le nombre d'inscrits à pôle emploi a cru de 4,4% sur la même période. L'évolution du nombre de fin de droits indemnisés est tout aussi inquiétante : ils étaient 460.000 en décembre 2009 pour tomber à 435.400 un an plus tard.


Mercredi, Nicolas Sarkozy tenait son premier conseil des ministres avec son gouvernement « remanié.» Guéant est sorti discrètement. L'ancien homme de l'ombre n'aime pas les prises de paroles non encadrées. Gérard Longuet, qui attendait son strapontin depuis 17 ans, fut beaucoup plus prolixe. Il savourait son moment, oubliant les consignes présidentielles de discrétion de l'automne dernier. « Les ministres n'ont que des devoirs, le Premier ministre en a encore plus, le président a tous les devoirs » a déclaré le candidat Sarkozy. Quelle formule !

Justice... plus tard
Lors du conseil, Michel Mercier, le si discret Garde des Sceaux, expliqua à ses collègues les réformes en cours en matière de justice. Evidemment, il commença par le meurtre de la jeune Laëtitia Perrais. On n'abandonne pas un hochet électoraliste comme ça ! Le ministre rappela « l'arsenal législatif très complet pour prévenir la récidive » (loi du 12 décembre 2005 relative au traitement de la récidive des infractions pénales ; loi du 10 août 2007 avec les peines plancher ; loi du 25 février 2008 qui crée la rétention de sûreté ; loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 ; loi du 10 mars 2010 tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle qui complète ces dispositions ; et la fameuse Loppsi II)... pour conclure d'une laconique : « Il n’est donc pas nécessaire d’adopter une nouvelle loi.» Nicolas Sarkozy, il y a 6 semaines, réclamait publiquement l'inverse. Une volte-face de plus, sous la pression, désormais officialisée en conseil des ministres. Mercier rappela plutôt les mesures ponctuelles décidées après-coup pour améliorer le suivi judiciaire, tout en promettant, sans chiffres, que « Des moyens supplémentaires seront alloués à la chaîne pénale, pour mettre en place ces mesures. » 4 semaines après la fronde magistrale de cette fameuse chaîne pénale, on attend toujours ...

Le Garde des Sceaux évoqua aussi la future nouvelle grande réforme de l'année... l'introduction de jurés populaires dans les tribunaux correctionnelles. Cette réforme «  permet de renforcer le lien entre l’institution judiciaire et nos concitoyens.» Elle devra permettre que « des jurés assesseurs s’ajouteraient à la formation de jugement du tribunal correctionnel, et, en appel, de la chambre correctionnelle de la cour d’appel, qui seraient ainsi composées de juges professionnels et de citoyens.» La Sarkofrance n'a même plus assez d'argent à consacrer à la justice pour payer les jurés d'assises...

En campagne, toujours
Ce jeudi, Nicolas Sarkozy se rend au Puy-en-Velay, dont le maire n'est autre que son ministre (cumulard) Laurent Wauquiez. Une manifestation contre sa venue avait prévue dès 11 heures et l'arrivée du Monarque. Mais le parcours de sa visite a été sécurisé. Impossible d'approcher le candidat, sauf au pied de la fontaine des choristes, vers 10h30.

Le déplacement expresse - 3 heures au mieux -  est placé sous le thème de « l’héritage patrimonial de la France.» Identité nationale, identité agricole, identité française, héritage patrimonial ou culturel... on se creuse les méninge, à l'Elysée, pour thématiser ces visites aux relents frontistes. Avec le Puy, il démarre son « Tour de France des terroirs ». Le programme est assez explicite : « Le chef de l'État visitera la cathédrale du Puy-en-Velay, son baptistère et son cloître, puis le chantier d'aménagement de l'Hôtel-Dieu. Il prononcera ensuite un discours au conseil général de la Haute-Loire à l'occasion duquel il reviendra sur les actions engagées pour préserver et valoriser le patrimoine architectural de la France et évoquera son importance pour la perpétuation de notre héritage culturel.» Après le débat lancé le 10 février dernier sur l'Islam de France, critiqué par de nombreux responsables de la « majorité » jusqu'à François Fillon lui-même, le candidat Sarky va tenter de rebondir sur le terrain identitaire. Le scrutin approche, la rivale Marine est à 20% dans les sondages et lui à 65% d'impopularité... Il fut riposter.

Comme le rappelait le quotidien d'obédience catholique La Croix ce mercredi, ce rappel programmé à « l’histoire de France dans un des hauts lieux du catholicisme français » n'est pas un hasard. Déjà, « l'entourage du président » (comprenez Franck Louvrier et Henri Guaino) prévenaient que le candidat « ne pourra faire autrement que d’évoquer les racines chrétiennes » de la France et « d’assumer l’héritage de civilisation que représente la chrétienté. » Le 15 août dernier, de cette même cathédrale du Puy-en-Velay dans laquelle Nicolas Sarkozy entrera « à pied » (précise le communiqué), le cardinal André Vingt-Trois avait lancé l'une des premières critiques de la communauté catholique à l'égard de la chasse au Roms déclenchée par le Monarque depuis juillet. Après sa visite au Vatican, à la rentrée dernière, le candidat Sarkozy vient à nouveau faire pénitence devant l'électorat catholique. Gageons que ce dernier n'est pas si amnésique...

Au Puy, on sera curieux d'entendre l'avis de Nicolas Sarkozy sur les processions catholiques. Le Puy est l'un des points de départ historiques des pèlerinages vers Saint-Jacques de Compostelle. Prières de rue contre processions de campagne ? Quel débat ! Le maire Wauquiez a rappelé que la France devait assumer « assumer son identité, son histoire et ses racines chrétiennes. (...) Ce sera sans doute le sens du message du déplacement du président de la République, dans la ville du Puy, point de départ de Saint-Jacques de Compostelle. »

Nicolas Sarkozy, sous l'ombre de Saint-Jacques de Compostelle...

Pour gagner en 2012, tout est possible

de Sarkofrance

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