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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 15:02

Pour son premier secrétaire fédéral, Jean-François Macaire, le PS doit “ aller plus loin ” afin d’enrayer le désamour de l’électorat pour le politique.

L'université d'été du PS ? Jean-François Macaire n'a pas attendu les caméras des journaux télévisés et chaînes d'information en continu pour s'y rendre. Dès vendredi matin, il était au rendez-vous donné à ses homologues premiers secrétaires fédéraux. Une réunion de travail comme il les aime : « La Rochelle, c'est un temps de formation, même si on en fait une rentrée politique. Il n'y a pas que les déclarations sur le parvis de l'encan ! »

Aux autres, les feux des projecteurs. Le premier secrétaire de la fédération départementale du Parti socialiste dans la Vienne est de ceux qui préfèrent le travail des dossiers et l'action territoriale aux petites phrases.
Après avoir grandi en politique dans l'ombre de Jacques Santrot, dont il fut le directeur de la communication, puis le directeur de cabinet et enfin l'un des adjoints à la mairie de Poitiers, Jean-François Macaire sert fidèlement la politique régionale portée par Ségolène Royal.

" Renouer la relation entre l'élu et le citoyen "

Fidèle à ses patrons comme il l'est à son parti, il pourrait passer pour l'un de ces hommes d'appareils qui noyautent la vie politique si ses engagements et son goût des autres ne le classaient pas parmi les élus les plus présents sur le terrain poitevin, départemental et régional : « Moi, mon moteur c'est l'action politique. Je lis très peu d'essais politiques. Je ne lis pas Le Monde ni Libé. Je lis la NR, Centre Presse et Les Échos pour l'information économique (NDLR, dossier dont il a la charge au conseil régional)…»
C'est d'ailleurs cette envie d'agir qui l'a fait passer du PSU au PS, en 1986, après des élections régionales catastrophiques : « On avait fait 3 % de voix. Nos idées, on sentait que les gens les partageaient. Il y avait du monde à nos réunions. Mais ça ne se traduisait pas dans les urnes. Il y avait un vote utile à gauche. A chaque fois, on était laminés. Alors autant aller défendre nos idées là où ça pouvait être le plus utile, au sein du PS. »
Comme nombre de membres du PSU qui sont devenus par la suite des élus poitevins, Jean-François Macaire s'est mis dans le sillage de Jacques Santrot : « Il est un peu le père spirituel de tous les socialistes de la Vienne. Il incarne l'honnêteté, l'intégrité, le désintéressement. »
Sa rencontre avec Ségolène Royal, en 2003, fut tout aussi déterminante : « J'ai retrouvé mes idées et le volontarisme en politique. Dans les années quatre-vingt - quatre-vingt-dix, on a trop souvent fait le gros dos. C'est le boulot des élus de lancer des défis. Aujourd'hui, il n'y a plus qu'eux qui peuvent le faire, dans un système économique où les financiers dominent. »
Mutation écologique, approche participative… Les mots ont changé en quarante ans. Mais Jean-François Macaire lit dans les éléments de langage ségolistes la traduction moderne des idéaux autogestionnaires et environnementaux portés par le PSU dans les années soixante-dix.
Depuis la salle de réunion qui lui tient lieu de bureau, rue du Mouton, à Poitiers, au siège de la fédération départementale du Parti socialiste, il ne tient pas d'autre discours : « J'ai pas mal de bureaux mais je n'y suis pas souvent. Le rôle d'un élu, ce n'est pas de rester dans un bureau. C'est d'être sur le terrain ou d'animer des réunions. Celui qui me sert le plus, c'est celui que j'ai à la Région, pour recevoir les gens. »
A l'heure où son parti fait sa rentrée, Jean-François Macaire s'affiche clairement dans le camp de ceux qui estiment que les socialistes sont trop timorés : « Le PS est loin d'aller jusqu'au bout de ce qu'il devrait être, pas seulement une pépinière d'élites politiques mais un mouvement d'éducation populaire. » Convaincu que « la professionnalisation de la vie politique est une menace pour la vie démocratique », il mise son " l'école de la citoyenneté " lancée par le PS dans la Vienne pour éviter cette dérive : « Pour renouer la relation entre le citoyen et l'élu, il faut que chaque citoyen puisse se dire " je pourrais être à sa place ". Actuellement, les citoyens regardent le monde politique comme un monde à part. »
Utopie ? Il l'assume, certain qu'elle reste, comme le doute, un moteur de l'action : « Je rêve du jour où les gens vont venir au bureau de vote par enthousiasme. En 2007, les gens sont venus par enthousiasme. On n'a pas ressenti ça depuis. En 2012, il n'y a pas eu grand monde sur la place Leclerc. Les gens sont rentrés chez eux pour voir les débats à la télé. La cote de popularité de Hollande n'a pas été longtemps très haute. On lui donne le crédit de jouer son rôle mais on a intériorisé une certaine impuissance de l'État ! »
Raison de plus pour prendre l'initiative et affirmer haut et fort ses choix. A l'heure où le gouvernement est à la peine, ce sont les échéances locales, départementales et régionales qu'il a en ligne de mire : « J'ai envie de m'investir dans le projet territorial 2014-2015. Nous avons lancé une consultation sur ce sujet. Le changement passe par là. »
Avec une conviction chevillée au corps : « On n'est plus des colleurs d'affiches. Nous sommes des animateurs du collectif. »

Pour son premier secrétaire fédéral, Jean-François Macaire, le PS doit “ aller plus loin ” afin d’enrayer le désamour de l’électorat pour le politique.

L'université d'été du PS ? Jean-François Macaire n'a pas attendu les caméras des journaux télévisés et chaînes d'information en continu pour s'y rendre. Dès vendredi matin, il était au rendez-vous donné à ses homologues premiers secrétaires fédéraux. Une réunion de travail comme il les aime : « La Rochelle, c'est un temps de formation, même si on en fait une rentrée politique. Il n'y a pas que les déclarations sur le parvis de l'encan ! »

Aux autres, les feux des projecteurs. Le premier secrétaire de la fédération départementale du Parti socialiste dans la Vienne est de ceux qui préfèrent le travail des dossiers et l'action territoriale aux petites phrases.
Après avoir grandi en politique dans l'ombre de Jacques Santrot, dont il fut le directeur de la communication, puis le directeur de cabinet et enfin l'un des adjoints à la mairie de Poitiers, Jean-François Macaire sert fidèlement la politique régionale portée par Ségolène Royal.

" Renouer la relation entre l'élu et le citoyen "

Fidèle à ses patrons comme il l'est à son parti, il pourrait passer pour l'un de ces hommes d'appareils qui noyautent la vie politique si ses engagements et son goût des autres ne le classaient pas parmi les élus les plus présents sur le terrain poitevin, départemental et régional : « Moi, mon moteur c'est l'action politique. Je lis très peu d'essais politiques. Je ne lis pas Le Monde ni Libé. Je lis la NR, Centre Presse et Les Échos pour l'information économique (NDLR, dossier dont il a la charge au conseil régional)…»
C'est d'ailleurs cette envie d'agir qui l'a fait passer du PSU au PS, en 1986, après des élections régionales catastrophiques : « On avait fait 3 % de voix. Nos idées, on sentait que les gens les partageaient. Il y avait du monde à nos réunions. Mais ça ne se traduisait pas dans les urnes. Il y avait un vote utile à gauche. A chaque fois, on était laminés. Alors autant aller défendre nos idées là où ça pouvait être le plus utile, au sein du PS. »
Comme nombre de membres du PSU qui sont devenus par la suite des élus poitevins, Jean-François Macaire s'est mis dans le sillage de Jacques Santrot : « Il est un peu le père spirituel de tous les socialistes de la Vienne. Il incarne l'honnêteté, l'intégrité, le désintéressement. »
Sa rencontre avec Ségolène Royal, en 2003, fut tout aussi déterminante : « J'ai retrouvé mes idées et le volontarisme en politique. Dans les années quatre-vingt - quatre-vingt-dix, on a trop souvent fait le gros dos. C'est le boulot des élus de lancer des défis. Aujourd'hui, il n'y a plus qu'eux qui peuvent le faire, dans un système économique où les financiers dominent. »
Mutation écologique, approche participative… Les mots ont changé en quarante ans. Mais Jean-François Macaire lit dans les éléments de langage ségolistes la traduction moderne des idéaux autogestionnaires et environnementaux portés par le PSU dans les années soixante-dix.
Depuis la salle de réunion qui lui tient lieu de bureau, rue du Mouton, à Poitiers, au siège de la fédération départementale du Parti socialiste, il ne tient pas d'autre discours : « J'ai pas mal de bureaux mais je n'y suis pas souvent. Le rôle d'un élu, ce n'est pas de rester dans un bureau. C'est d'être sur le terrain ou d'animer des réunions. Celui qui me sert le plus, c'est celui que j'ai à la Région, pour recevoir les gens. »
A l'heure où son parti fait sa rentrée, Jean-François Macaire s'affiche clairement dans le camp de ceux qui estiment que les socialistes sont trop timorés : « Le PS est loin d'aller jusqu'au bout de ce qu'il devrait être, pas seulement une pépinière d'élites politiques mais un mouvement d'éducation populaire. » Convaincu que « la professionnalisation de la vie politique est une menace pour la vie démocratique », il mise son " l'école de la citoyenneté " lancée par le PS dans la Vienne pour éviter cette dérive : « Pour renouer la relation entre le citoyen et l'élu, il faut que chaque citoyen puisse se dire " je pourrais être à sa place ". Actuellement, les citoyens regardent le monde politique comme un monde à part. »
Utopie ? Il l'assume, certain qu'elle reste, comme le doute, un moteur de l'action : « Je rêve du jour où les gens vont venir au bureau de vote par enthousiasme. En 2007, les gens sont venus par enthousiasme. On n'a pas ressenti ça depuis. En 2012, il n'y a pas eu grand monde sur la place Leclerc. Les gens sont rentrés chez eux pour voir les débats à la télé. La cote de popularité de Hollande n'a pas été longtemps très haute. On lui donne le crédit de jouer son rôle mais on a intériorisé une certaine impuissance de l'État ! »
Raison de plus pour prendre l'initiative et affirmer haut et fort ses choix. A l'heure où le gouvernement est à la peine, ce sont les échéances locales, départementales et régionales qu'il a en ligne de mire : « J'ai envie de m'investir dans le projet territorial 2014-2015. Nous avons lancé une consultation sur ce sujet. Le changement passe par là. »
Avec une conviction chevillée au corps : « On n'est plus des colleurs d'affiches. Nous sommes des animateurs du collectif. »

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