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Dimanche 4 mai 2008, je tombe sur le journal de 20 heures de Claire Chazal. En temps normal, j'essaie de le fuir car je sais trop bien qu'il ne me faudra pas longtemps avant que l'habituelle "propagande" n'ait raison de ma bonne humeur. Mais en cette fin de weekend, de retour de promenade, j'avais comme envie de voir si mes préjugés anti-TF1 ne s'étaient pas, à l'image d'une brume matinale, dissipés.

Que Nenni!

J'ai cru me retrouver à l'époque où lycéen avec quelques camarades on se bidonnait à l'idée de ce que le journal télévisé une fois TF1 privatisée allait devenir. Pelle-mêle, on ironisait devant les futurs reportages valorisants Police, Gendarmerie, Armée, ainsi que les chasseurs et les commerçants montrés comme naturellement énervés contre les fonctionnaires, les impôts et les fainéants-profiteurs. On riait, on s'esclaffait mais dans le fond on y croyait pas.

En effet, on se marrait comme des adolescents persuadés que leurs noires et caricaturales impressions allaient disparaître au contact de la réalité. Plus subtile et nuancée que leurs craintes hâtives et superficielles, elle les forcerait à quitter leur jeune et stupide propension à généraliser.

Jamais le journal de TF1 ne ressemblerait à cela. Il serait équilibré....

Aujourd'hui pourtant en assistant, détaché et incrédule, à la presque totalité du Journal (j'ai raté le tout début et la fin), j'ai cru voir mes pires cauchemars réalisés.

Seulement les sujets "objectivement" montés et "intelligemment" enchaînés ne se faisaient porteurs d'aucune idéologie explicite.

Ce n'était que du pur journalisme!!!

La preuve par le sommaire :

Le premier reportage est consacré aux bienfaits - non encore totalement exploités à la différence de l'Angleterre - de la création de fichiers d'empreintes génétiques susceptibles jusqu'à 40 ans après les faits de faire parler les indices; le but étant en apportant ENFIN des preuves ADN irréfutables de résoudre les éventuels "Cold case" français, comprenez les affaires criminelles non encore résolues.

Le second montrant en toile de fond quelques "teufeurs" habillés de guenilles et souillant allègrement la belle et quiète nature rappelle que les drogues douces circulent toujours - bien qu'en moindre quantité - dans les rave-partie nouvelle version.

Le troisième nous avertit de la mise en place progressive du passeport biométrique auquel sécurité aérienne oblige il va falloir s'habituer.

Le quatrième met l'accent sur la volonté sincère du Ministre Darcos - selon ses mots mêmes en rien "un briseur de grève" - de parvenir à une prise en charge des enfants des familles défavorisées par les Municipalités en lieu et place des enseignants grévistes; bonne volonté qui dans les villes nouvellement détenues par le PS risque d'être mise à mal.

Le cinquième commence par rappeler que la décision de construire le second Porte-avion sera prise prochainement et en profite ensuite pour donner à voir la complexité et la multiplicité du travail nécessaire pour mettre à jour le "Charles-de-Gaulle" .

Le sixième explique que l'A380 est concurrencé commercialement par un nouveau Boeing dont il n'est pas certain qu'il puisse être assemblé dans les temps et surtout correctement!

Le septième parle du terrorisme d'inspiration musulmane en Chine.

Le huitième insiste sur le sérieux travail effectué en ce dimanche par les gendarmes pour sécuriser les routes françaises fortement fréquentées par les automobilistes .
....

Différemment mais comme je le craignais pourtant adolescent, la privatisation de TF1 a entraîné une dérive droitière de son message.

Désir d'ordre, nécessaire soumission à la réalité économique, racisme ordinaire, images chocs et simples, confusion entre le registre de la distraction et celui de la consommation, connivence permanente avec l'ignorance, archaïsme naturel de la gauche, tous ces poncifs droitiers sont si naturellement présents et prégnants dans les grands médias et donc quelque part dans les mentalités que les militants PS désireux de préparer l'alternance vont devoir les affronter lors de leur prochain congrès.

Les uns vont les accepter faute de mieux. D'autres les refuser au nom de l'idéal. D'autres les contourner.

Avec l'information sauce TF1 comme épée de Damoclès quel socialisme est possible dans notre pays ?

Pascal Heisserer 
 
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Cliquer sur la photo pour lire l'interview


De l’utilité des nouveaux médias

Quand on parle d’information sur Internet, les sirènes hurlent souvent à l’intox ou la rumeur. Aujourd’hui, le web a démontré, grâce à sa réactivité, son rôle de vigie citoyenne, en dénonçant un titre totalement abusif du Figaro.
Dans son édition papier, le titre de la page 3, qui prétend que « pour 58 % des Français, le style Sarkozy a changé en bien » est une contre-vérité. En réalité, le sondage d’OpinionWay montre que 49 % des Français estiment que Nicolas Sarkozy exerce sa fonction de président de la République de manière différente. Une minorité donc. Parmi cette minorité, 58 % trouvent qu’il a changé plutôt en bien. Or, 58 % de 49 % font 28 % seulement de la totalité des Français, comme le souligne intelligemment le site internet
Le Post

Alors que les médias traditionnels ont repris toute la journée le titre trompeur, les internautes ont été décortiquer eux-mêmes les résultats d’un sondage utilisé à des fins de propagande grossière.

Je rajouterai à leur analyse pertinente le commentaire suivant. En page 15, les sondeurs
d’OpinonWay, demandent aux Français ce qu’ils pensent des alliances que le Parti socialiste pourrait privilégier à l’avenir. Trois solutions basiques sont offertes aux sondés. Mais OpinionWay n’examine à aucun moment l’hypothèse d'un rassemblement à gauche, suivi d'une alliance avec le MoDEM.

Je le répète : il faut d’abord construire un Parti socialiste fort. C’est ce parti qui sera ensuite capable de nouer des alliances à gauche et, chaque fois que cela est possible, au centre.

Citoyens électeurs, prenez garde aux sondages qui déforment la réalité !



Ségolène Royal



Les retraites, les déficits publics, le Tibet,..

La video : cliquer ici

Lire : cliquer ici

Sarkozy est reparti à la chasse à l'électorat populaire qui a largement boudé l'élection. Preuve que l'heure est grave, le président ressort ses classiques : sécurité et immigration. L'imagination n'est pas au pouvoir.

(Photo Menfes qeddus, flickr, cc)

Neuf mois et déjà la fin du conte de fée. Les municipales auront été cruelles. Le prince est redevenu crapaud…Ou est passé Nicolas Sarkozy ?
Sans comparer la mise en retrait du chef de l'Etat à la fuite de Louis XVI à Varenne, ou au départ de De Gaulle pour Baden-Baden, à quatre jours du second tour des élections municipales, le président est en « stand by ». C'est lui-même qui le dit. A Toulon, ressortant, tel un automate, son traditionnel couplet sur la sécurité et l'immigration, Sarkozy a déclaré qu'il n'avait « pas à s'impliquer dans les élections municipales » avant d'ajouter « qu'il ne s'agira pas dimanche prochain de décider de la politique de la nation ». Des propos en contradiction complète avec ceux, tenus cet automne, qui plaidaient pour une nationalisation des enjeux du scrutin.

Abstention forte, gauche forte
Le temps a passé, la fonction présidentielle a dépassé la fiction de campagne et le mirage Sarko s'est révélé aux yeux de l'opinion. Notamment en ce qui concerne la partie la plus populaire de son électorat.
S'appuyant sur une communication habile, axée sur leurs préoccupations familières, Nicolas Sarkozy avait su attirer leurs suffrages lors de l'élection présidentielle. « Il avait réussi à faire le grand écart en agrégeant les suffrages de la grande bourgeoisie et des milieux populaires. Cette fois, l'abstention est assez forte, les milieux populaires ne se sont pas déplacés et on constate que cette abstention profite largement à la gauche. La gauche est forte quand l'abstention est forte » , explique le géographe Christophe Guilluy. Ce qui n'est pas nécessairement un signe de vitalité politique.
Car contrairement à ce qui était attendu, l'élection de maires, entité administrative préférée des Français, ce fleuron –largement illusoire tant le pouvoir y est personnalisé et mal contrôlé- de notre démocratie n'a pas attiré les foules.

Epuisement démocratique
L'électorat populaire dont le vote s'était porté sur le candidat Sarkozy aux présidentielles s'est, semble-t-il, plus abstenu que la moyenne, notamment chez les personnes âgées. Selon un sondage CSA-Dexia pour Europe 1 et Le Parisien, les ouvriers et employés n'ont été que 33 % à voter au premier tour pour les listes soutenues par l'UMP, contre 56 % pour les listes de gauche. Les chômeurs et les étudiants ont eux aussi, à plus de 60%, soutenu les listes de gauche. Mais il serait abusif d'évoquer un vote d'adhésion et encore moins un reste de passion. Pour Guilly, les municipales sont davantage une défaite de la droite qu'une victoire de la gauche: « les milieux populaires ne se mobilisent plus pour un discours de progrès social. Ils voient bien que ça ne marche pas, il y a là une forme de lassitude, d'épuisement, les effets économiques des choix politiques sont limités, alors ils se mobilisent lorsqu'on leur assure, par exemple, au moins la sécurité. Aujourd'hui, l'électorat de gauche est facilement identifiable, ce sont les fonctionnaires et les bobos ».

Gauche : le baiser de la mort
Entre les couches les plus populaires, lassées des promesses non tenues, marginalisées socialement, qui s'excluent de l'exercice démocratique et les très choyés bobos, représentants de la mondialisation heureuse, acquis au vote socialiste, Christophe Guilluy juge que « ce scrutin, qui écartait complètement les préoccupations des catégories les plus faibles, a confirmé parfaitement la nouvelle géographie sociale de nos villes. Si l'on prend Paris, le vote PS est imparable, Delanoë représente mieux que personne la sociologie de cette ville, mais c'est un enfermement pour le PS car au niveau national, les habitants des grandes zones urbaines représentent au mieux 35% de la population. La France n'est pas incarnée du tout dans le vote socialiste. En ce sens, ces élections sont pour le PS, un véritable baiser de la mort».


Source : Marianne




Municipales : Réaction de Ségolène Royal

Ségolène Royal constate que "Le mouvement du premier tour s'est amplifié au second" ce qui implique d" être à la hauteur des espoirs que les électeurs placent en nous ce soir pour transformer ce vote sanction en vote d'avenir

La gauche doit faire face à ses nouvelles responsabilités "Dans un contexte de profonde inquiétude, nous, élus locaux, devons à la fois protéger, imaginer et surtout réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit au cours des derniers mois. La peur du lendemain s'empare même de celles et ceux qui se croyaient à l'abri".

Ségolène Royal dresse un bilan de la situation en France "Nous avons aujourd'hui de l'improvisation, du désordre gouvernemental, nous avons une perte de sens, de repères, de valeurs. Nous avons une crise morale, sociale, économique, écologique".

Elle demande en conséquence au gouvernement "de renoncer aux mesures fiscales injustes et d'augmenter les retraites et les salaires, de renoncer au paquet fiscal et de supprimer les franchises médicales.

Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement ".

Pour Ségolène Royal,"il ne s'agit pas d'arrêter des réformes mais de faire de bonnes réformes". "La situation est grave, il faut que le pouvoir se ressaisisse et écoute ce que viennent de dire les Français".





Elise Lucet : Merci d'être avec nous, Ségolène Royal. Premier enseignement de ce scrutin, est-ce que vous avez le sentiment, d'après les premières estimations, même s'il n'y en a pas encore énormément, qu'il s'agit d'un vote sanction ?

Ségolène Royal: Oui, c'est évident. Il y a deux choses, il y a d'abord un vote sanction, vous savez, moi, j'ai beaucoup parcouru la France, et j'ai vu monter très fortement la désillusion et même la colère. Regardez encore récemment les manifestations des retraités qui se sentent méprisés, donc qui paient aujourd'hui un impôt sur la santé avec les franchises médicales, qui voient leur niveau de vie dramatiquement baisser, puisque les prix de l'alimentation ont augmenté parfois de 30 à 40%, et les retraites n'ont été augmentées que de 1,1%. Donc c'est toute cette colère aujourd'hui qui s'est manifestée. Et il faut que ce vote sanction s'amplifie dimanche prochain, sinon, rien ne changera par rapport à ce que la France subit aujourd'hui. Mais je vois aussi beaucoup de maires socialistes, de maire de gauche élus dès le premier tour, en ballottage très favorable, et ça veut dire aussi que les électeurs veulent choisir des bons maires, des maires sérieux qui ne soient pas dans l'improvisation, des maires qui rendent des comptes, des maires qui respectent les citoyens, des maires qui obtiennent des résultats, qui ne soient pas dans l'improvisation comme dans la désinvolture, comme on le voit aujourd'hui à la tête de l'Etat. Et donc ce vote est très encourageant. La participation aussi est très encourageante, rien n'est fait bien sûr, il faut maintenant transformer ce premier tour en victoire définitive dès dimanche prochain, parce que, il faut aussi que ce soit un vote, bien sûr, de sanction, on l'a vu, de sanction sévère, pour que la France continue à avancer et refuse le déclin, mais aussi un vote d'espérance, un vote d'espoir, parce que c'est dans les communes, petites et grandes, je pense aussi aux communes rurales, pas seulement aux communes urbaines, dont on parle beaucoup, dans les départements aussi, appuyés sur des régions socialistes, que l'on invente de nouvelles façons d'agir, de nouvelles façons de vivre ensemble, d'espérer pour que chacun ait sa chance, et pour que l'on cesse, comme c'est le cas aujourd'hui au niveau national, de donner surtout à ceux qui ont le plus. Je crois que les Français souffrent aujourd'hui…

David Pujadas: Alors justement, est-ce que vous souhaitez, Ségolène Royal, que les municipalités, les mairies, les villes deviennent des contre-pouvoirs après le deuxième tour si cette poussée se confirme ?

Ségolène Royal: Ce sont davantage que des contre-pouvoirs, ce sont des territoires qui, s'ils tirent tous dans la même direction, peuvent redonner à la France les valeurs dont elle a besoin, puisque nous rentrons, là, dans une zone à risque, puisque la France est mal présidée, mal gouvernée, que le monde aussi est un monde à risque ; et donc nous avons besoin de valeurs, de repères. Quel sont ces repères, c'est l'efficacité, c'est l'argent public bien dépensé, et notamment de façon juste, c'est-à-dire tout le contraire de ce qui a été fait avec le paquet fiscal de quinze milliards, qui a été surtout donné aux plus privilégiés, c'est la laïcité, et c'est le respect des citoyens, et la politesse élémentaire qui consiste à leur rendre des comptes et respecter la parole donnée. 

Source : Désirs d'Avenir

 ESTOCADE •  Sarkozy, ce grand malade. Pour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.

Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.


Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-
fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

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