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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:37

 

 

LCI : oui, Ségolène Royal est avec nous au siège du Parti socialiste. Madame Royal, qu’est-ce qui explique cette victoire de François Hollande à 56-57% ? Martine Aubry est quand même loin derrière.

Ségolène Royal : oui. Eh bien écoutez, les citoyens qui sont venus voter ont voulu donner au candidat socialiste, au candidat de la gauche, une légitimité. Et cette légitimité est double ce soir : d’abord par le nombre très élevé de citoyens qui sont venus voter, de cette force citoyenne, plus de 2 700 000 personnes sont venues, c’est un succès extraordinaire pour les primaires citoyennes, et deuxièmement cette avance, qui lui donne cette légitimité, et aujourd’hui on voit d’ailleurs que la droite est très embarrassée, parce qu’elle ne peut ni contester la légitimité de notre candidat, François Hollande, ni contester la réussite des primaires, et ça c’est un premier socle, c’est une première étape.

LCI : et comment vous qualifieriez la campagne de Martine Aubry ? 43%, c’est quand même assez faible par rapport à François Hollande.

Ségolène Royal : je crois, écoutez, tout cela est derrière nous maintenant. Ce qui est important aujourd’hui, c’est le résultat, c’est cette forte avance, c’est cette légitimité, c’est la réussite des primaires, c’est cette mise en mouvement. J’ai souvent dit que les primaires, c’était le premier tour de l’élection présidentielle d’une certaine façon, c’est-à-dire qui allaient poser les bases du rassemblement des socialistes.

LCI : alors justement, ce rassemblement ; comment va faire François Hollande pour rassembler d’Arnaud Montebourg à Manuel Valls, en passant par vous-mêmes ?

Ségolène Royal : mais c’est ce que viennent de dire les urnes. Ce sont les citoyens qui nous rassemblent.

LCI : et sur les idées ?

Ségolène Royal : mais sur les idées aussi.

LCI : la démondialisation, c’est un thème que peut porter François Hollande ?

Ségolène Royal : ah bien écoutez, ça, on le verra, c’est certainement peut-être pas sous ce vocabulaire, mais en tout cas le fait qu’il faut des règles plus justes dans l’ordre international, tous les socialistes sont d’accord.

LCI : l’interdiction des licenciements boursiers, par exemple ?

 

SR 2e tour soir LCI sourire

 

Ségolène Royal : mais ça a été également évoqué dans cette fin de campagne, et j’en suis très heureuse, et aujourd’hui François Hollande a prouvé sa capacité non seulement à rassembler les plus grand nombre possible de citoyens avec ce score très important, mais aussi sa capacité à rassembler des idées, et donc demain à rassembler les meilleures idées que les Français auront pour redresser le pays. Et ce soir, moi j’en appelle au rassemblement, à l’union, à cette dynamique qui a été donnée par les urnes, et c’est la dynamique citoyenne dans les urnes qui aujourd’hui est décisive pour le rassemblement de tous les socialistes qui vont devoir ensuite rassembler toutes celles et ceux qui autour d’eux veulent que l’alternance

LCI, lui coupant la parole : rassemblement, rassemblement, rassemblement.

Ségolène Royal : ah oui, c’est très …

LCI, lui coupant la parole : dernière question Madame Royal, excusez-moi, pardonnez la formulation de cette remarque, vous avez l’air d’avoir repris du poil de la bête depuis la semaine dernière, qu’est-ce qui … ?

Ségolène Royal : eh bien, écoutez, c’était un moment très douloureux, hein, que j’ai … qui perdure encore un peu, parce que c’est vrai qu’un tel engagement politique, un tel travail, une telle campagne, ça a été très difficile, vous le savez.

Et en même temps comme ma motivation politique a toujours été le service des Français et la préparation de l’alternance, et la croyance que les Français méritent vraiment mieux que ce qu’ils ont aujourd’hui, et qu’ils peuvent à nouveau croire dans l’avenir de leur pays, espérer une vie meilleure, eh bien c’est au nom de cette hauteur de vue et de ce qui a toujours fondé les convictions de mon engagement, que j’arrive à trouver en moi-même les forces qui me permettent de dépasser, de comprendre que la cause que nous servons est plus grande que nous.

Donc quand nous sommes au service d’une cause, on oublie sa personne, et on continue à se mettre au service de cette cause.

LCI : pourquoi pas en 2012 un ministère ou en haut d’un perchoir ?

Ségolène Royal : écoutez, franchement, ce n’est pas le moment aujourd’hui, parce que vous savez pourquoi ? Parce que les Français ont besoin aussi que nous soyons joyeux, de ce soir, mais modestes par rapport à tout ce qu’il reste à faire, d’abord pour gagner, et ensuite pour faire réussir le pays.

LCI : face à Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal : voilà.

LCI : merci beaucoup Madame Royal d’avoir répondu à nos questions.

Ségolène Royal : merci à vous. Merci.

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