Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:19

 

S'il perdait l'élection présidentielle, on ne verrait plus jamais Nicolas Sarkozy devant un journaliste. Pour l'heure c'est plutôt l'indigestion qui nous guette. Dimanche soir, à l'heure du dîner, c'est sur six chaines de télévision que l'on pourra assister à une allocution du vrai-faux candidat Sarkozy pour annoncer des mesures. De quoi agacer l'opposition et poser la sempiternelle question : qui s'adresse aux Français, le président ou le candidat?


Abattu ? Donné perdant ? Quasi-retraité de la politique en début de semaine ? Que l’on se rassure ! Nicolas Sarkozy aura de quoi se sentir ragaillardi dès dimanche soir. Pas moins de six chaînes télévisées lui consacreront une heure d’interview de 20h15 à 21h15. Ou comment rendre le président inévitable, à 3 mois de la présidentielle, en retransmettant en direct son allocution sur TF1, France 2, I-Télé, BFM TV, LCI et les chaines parlementaires.
A croire que les deux chaines habituelles ne suffisaient pas. Aux Claire Chazal et Laurent Delahousse pour TF1 et France 2, sont ainsi venus s’ajouter les journalistes économiques François Lenglet et Jean-Marc Sylvestre de BFMTV et i>Télé pour interviewer Nicolas Sarkozy.

Reconnaissons-le, ce n’est pas la première fois que nous aurons l’occasion de dîner avec lui. En cinq ans de mandat les interventions télévisées de Nicolas Sarkozy sont devenues quasi-rituelles (pas moins de 14 émissions depuis le début de son mandat soit une tous les trois mois et demi selon Slate.fr. ).

Rien d’étonnant donc. Mais celle-ci laisse un goût amer chez les autres candidats à l’élection présidentielle. A moins de cent jours du scrutin, le président de la République monopolisera six chaines de télévision pour annoncer un « ultime paquet de réformes important » dont la création d’une TVA sociale. Une sorte de reprise en main de la campagne déguisée en allocution officielle qui a conduit le député PS Didier Mathus -pour qui « cette confiscation sans précédent des canaux de télévision, à l'heure de plus grande écoute, en période électorale, soulève un grave problème »- à réclamer une réunion d’urgence du CSA en réponse à cette «atteinte à l’équité de traitement entre candidats ».

Pour autant, et c’est là l’armure de protection du président surexposé, Nicolas Sarkozy ne s’est, comme chacun sait, pas encore déclaré candidat. Est-ce une condition suffisante pour justifier cette surexposition médiatique ? Le CSA, en tout cas, devra se prononcer.
 
 Source : Marianne 2

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche

Pages