La présidente de Région Poitou-Charentes Ségolène Royal s'est exprimée vendredi lors de la session du conseil régional, à Poitiers, au lendemain de l'annonce du plan du premier constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën avec 8.000 suppressions d'emplois et la fermeture du site d'Aulnay.
«Le plan de licenciement a été retardé par le précédent gouvernement, ce n'est pas en huit jours, en un mois, que la situation de l'entreprise s'est détériorée, a-t-elle dénoncé, surtout quand on découvre le montant scandaleux des dividences, des stocks options versés par l'entreprise à des dirigeants et actionnaires alors qu'elle est en pleine période de dégradation. C'est une entreprise qui a sollicité des aides publiques, tout cela a été occulté. Il faut mettre tout ça au clair.»
Mme Royal a ajouté qu'elle souhaite que «cela fasse un électrochoc pour redéfinir la façon de faire de l'industrie automobile française et les mutations indispensables de cette filière».
Selon elle, «il y a un nouveau volontarisme de l'Etat, je l'espère, et je souhaite qu'il donne un espace fort à la voiture électrique.»
