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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 19:52

Assurant être très impliquée dans la campagne de François Hollande, Ségolène Royal estime que Jean-Luc Mélenchon se trompe d'adversaire

SGO


Cinq années après avoir joué les premiers rôles face à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal assure soutenir sans le moindre état d'âme le nouveau candidat socialiste. Invitée de la rédaction, hier, à La Rochelle, elle n'a pas démenti son intérêt pour le perchoir de l'Assemblée nationale.

« Sud Ouest ». Alors qu'il ne cesse de grimper dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon dit rejeter une « capitulation sans conditions » face à François Hollande, à qui il reproche de refuser toute discussion. L'ambiance promet déjà d'être tendue entre les deux tours ?


Ségolène Royal.

 

La stratégie de Jean-Luc est de nous prendre des voix au premier tour, mais je lui conseille de réserver ses attaques à la droite et d'aller plutôt chercher les abstentionnistes. Je dis aussi aux électeurs de gauche que pas une voix ne doit pas manquer à François Hollande au premier tour. Mélenchon est un bon tribun, certaines de ses propositions se retrouvent dans notre programme, mais je ne crois pas que François veuille d'une insurrection populaire.


On chuchote que vous auriez déjà négocié le perchoir de l'Assemblée nationale. Mais pourquoi pas plutôt un grand ministère ?


On verra comment les choses seront réparties, mais je n'ai pas changé d'avis. François Hollande a suffisamment de talents autour de lui pour former un bon gouvernement.


Vous êtes donc candidate aux législatives à La Rochelle, mais, en cas de défaite, suivrez-vous l'exemple de Nicolas Sarkozy, qui promet son retrait de la vie politique ?


Je n'envisage pas la défaite. Pour le reste, est-ce que je me suis retirée de la politique quand j'ai perdu la présidentielle ? Non, moi, je ne fais pas de chantage aux électeurs.


On vous prête un contact privilégié avec les Français. Pourtant, vous semblez peu présente dans cette campagne. Vous sentez-vous sous-utilisée, ou bien ce retrait est-il volontaire ?


Mais vous plaisantez ? De tous les responsables du PS, c'est moi qui fais le plus d'émissions politiques dans les médias. N'oubliez pas non plus mon rôle crucial entre les deux tours des primaires socialistes. Un rôle qui avait donné un dynamisme et une avance considérables à François.


Justement, après son départ tonitruant lors du meeting du Bourget, François Hollande paraît avoir abandonné la ferveur, au profit de Mélenchon et de Sarkozy ?


Ce n'est pas parce que l'on répète une chose partout qu'elle devient vraie. François Hollande a déjà attiré plus d'un million de personnes dans ses meetings… C'est dix fois plus de monde qu'à celui de Jean-Luc à la Bastille. Et puis, regardez aussi les sondages du second tour, une avance d'autant plus historique que nous avons en face un président-candidat omniprésent et omnipotent. Nous souffrons juste d'un effet d'optique, puisque Sarkozy occupe tout l'espace en tant que président de la République. C'est injuste, mais le CSA l'autorise.


Nicolas Sarkozy vient de confier ce mot à un journaliste : « Hollande est nul. Au moins, Royal avait du charisme. » Le candidat socialiste n'aurait donc pas les épaules de l'emploi ?


La campagne de François est différente de celle que j'avais menée en 2007, comme le sont aussi nos tempéraments, oui. Mais François est rassembleur et honnête. Alors, franchement, cette petite tactique qui consiste à encenser l'un pour enfoncer l'autre, c'est digne d'une cour d'école.


En 2007, à la veille du second tour, vous aviez tendu la main à François Bayrou. En vain. Aujourd'hui encore, le candidat centriste ne semble pas accorder plus de crédit à Hollande qu'à Sarkozy ?


S'il avait été cohérent dans ses choix, après avoir tapé durant toute la campagne sur Sarkozy, François Bayrou aurait dû accepter le rassemblement en 2007. Je le lui avais proposé très respectueusement, en allant le voir plutôt qu'en lançant un appel à ses électeurs au soir du premier tour. Mais François Bayrou a refusé l'alliance sans le moindre débat avec ses proches. Quand on pense à soi, et uniquement à soi, avant même l'avenir du pays, ça pose un problème. Maintenant, au-delà des appareils politiques, je pense que les électeurs centristes, épuisés par Sarkozy, sauront nous retrouver.


Mais comment, s'il est élu, François Hollande pourra-t-il ensuite contenter à la fois les électeurs de Bayrou et ceux de Mélenchon ?


Pour moi, le centrisme n'est pas un épouvantail. Il n'y a aucune incohérence à faire travailler ensemble tous ceux qui s'estiment broyés par la droite et le système financier, comme je l'ai fait dans ma région. Il existe avec Jean-Luc Mélenchon des interfaces importantes sur les réformes radicalement de gauche que nous auront à porter. Dans d'autres domaines, nous devrons nous retrouver autour des valeurs humanistes qui rassemblent du centre jusqu'à l'extrême gauche.


Plombée par les mauvais sondages d'Eva Joly, la cause environnementale a totalement disparu de cette campagne, y compris chez les socialistes…


Elle est pourtant bien présente dans notre programme. Mais c'est d'autant plus dommage que l'écologie est un puissant levier économique pour sortir de la crise. Eva Joly a fait l'erreur de laisser tomber ce thème.

 

http://www.sudouest.fr/2012/03/30/royal-j-ai-encore-un-role-a-jouer-673418-710.php

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Désirs d'Avenir 86 - Campagne F Hollande - dans Présidentielles 2012
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Harmonie 31/03/2012 11:20


Je ne suis pas d'accord avec Ségolène. La gauche n'est pas unitaire et, face à Hollande, il y a plusieurs options possibles :


- Bayrou ? Non ! impossible de savoir où il se situe - sans doute du côté de celui qui sera le plus fort après le 1er tour !


- Mélenchon ? Personnellement, ses propositions m'intéressent et son envie de... me séduit ! C'est le contraire de ce qui me gène chez Hollande : sa mollesse, ses moulinets gestuels, son manque
de.... de tout !


 Cestains dénigrent Mélenchon, ceux qui veulent garder une place dans l'appareil PS  :


Fabius, Collomb, Cahuzac et d'autres....par crainte de voir des voix "manquer" à Hollande... D'autres veulent éviter une fuite des voix et le soutiennent - quand même un peu - Emmanuelli,
Liedmann, Hamon...- Alors ?


Que dire des propos de Valls (qui s'était très rapproché de Sarkozy à une époque...) qui, en grand seigneur balaie les propos de Mélenchon ?


Bref ! le PS sera bien obligé de mettre un peu d'eau dans son vin si Hollande se retrouve au 2e tour face à Sarkozy. Il se rappelera alors que Mélenchon est de (et à) gauche et cela à de fins
électorales.


A gauche, nous avons au moins quelqu'un qui fait des propositions, cela nous change d'un Hollande qui n'a de cesse de taper sur l'adversaire !


 

Désirs d'Avenir 86 - Campagne F Hollande 31/03/2012 23:49



Harmonie, Merci de tes visites sur ce site...Je respecte tes positions, suis apte à les comprendre mais je ne veux faire aucun autre choix que celui de Ségolène, elle a fait son choix, DA 86 en
quelque sorte lui appartient....Les idées de Mélenchon sont de gauche tant mieux !


En 2007, ce tribun aurait du faire entendre sa voix pour soutenir Ségolène Royal, puisque les idées de Ségolène étaient et seront toujours avant gardistes....Elle en région travaille avec des
communistes, des écologistes, des PS, et des centristes...


L'union de la gauche aurait dû être plus qu'utile..Mais ce n'est pas de mon ressort.


Merci encore chère amie


Monique Ayrault



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