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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:01

Le préfet Dassonville a annoncé à Ségolène Royal les mesures de rétorsion pour compenser le '' défaut de financement '' de la LGV Tours-Bordeaux.

L'acquisition d'une chaudière à bois bénéficiait des aides du FREE, « des petits projets » selon le préfet. L'acquisition d'une chaudière à bois bénéficiait des aides du FREE, « des petits projets » selon le préfet. - (Photo d'archives)

 

C'est un élu de l'opposition du conseil régional, qui a mis le feu aux poudres en rendant publique une lettre du 27 septembre, signée du préfet de Région, Yves Dassonville, indiquant que le non-respect des engagements de la région pour le financement de la ligne Tours-Bordeaux (*) « rend difficile le maintien de la délégation de gestion de crédits de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), établissement public de l'État. » Yves Dassonville, n'a pas souhaité s'exprimer hier et a déploré la publication de ce document dans lequel il précise que « le mode de gestion de ces crédits sera revu ».
 
'' Une mesure de rétorsion ubuesque ''

 

Le préfet de Poitou-Charentes souligne également que « l'État arbitrera sur la possibilité de reporter l'achèvement de l'itinéraire » de la RN249, financée « directement par l'État et l'appui des collectivités des Deux-Sèvres », mais sans le concours de la Région. Il signale enfin que le Poitou-Charentes devra financer « le pôle d'échange multimodal (gare) de Niort sans le soutien de l'État ».

 

Après avoir délégué une porte-parole, Françoise Coutant, vice-présidente (EE-LV), pour répondre, Ségolène Royal s'est ravisée en livrant tardivement un communiqué expliquant qu'elle avait pris bonne note de l'échange épistolaire. L'élue « n'imagine pas que les habitants de Poitou-Charentes soient victimes du chantage aux subventions mettant en cause les principes de l'État irréprochable, c'est-à-dire impartial. » La présidente du conseil régional menace le gouvernement si celui-ci venait à supprimer les aides dues à la Région : « Le conseil d'État serait saisi pour sanctionner ce type de comportement, incompatible avec les principes républicains. »

 

Au-delà de l'aspect technique, cette décision ressemble, à une attitude « infantile » de L'État pour Françoise Coutant. C'est « une mesure de rétorsion ubuesque » selon Jean-François Macaire, premier vice-président. Mais n'est-ce pas plus simplement le résultat d'une relation notoirement conflictuelle entre le prédécesseur de l'actuel préfet, Bernard Tomasini, et Ségolène Royal ?
 
(*) Ségolène Royal n'a pas souhaité financer cette ligne ; elle a proposé un prêt remboursable que l'État a refusé.

en savoir plus

 

Dans les faits, cette mesure ne change rien pour les bénéficiaires de ces aides regroupées au sein du FREE (Fonds régional d'excellence environnementale), qui réunit les subventions de l'Europe (FEDER) de la Région et de l'ADEME. Le comité de gestion commun fera deux chèques, celui pour les fonds de la région et du FEDER et celui de l'ADEME. Le coût administratif sera pour l'établissement public.

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