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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 09:42

                        Peut-on changer le monde ?

Où est la gauche à l’heure de la tourmente économique ?

Alors que le capitalisme connaît sa crise la plus sérieuse depuis celle des années 1930, les principaux partis de gauche semblent muets, embarrassés. Au mieux, ils promettent de ravauder le système. Plus souvent, ils cherchent à prouver leur sens des responsabilités en recommandant eux aussi une purge libérale. Combien de temps ce jeu politique verrouillé peut-il durer alors qu’enflent les colères sociales ?

par Serge Halimi, novembre 2011

 

Les Américains qui manifestent contre Wall Street protestent aussi contre ses relais au sein du Parti démocrate et à la Maison Blanche. Ils ignorent sans doute que les socialistes français continuent d’invoquer l’exemple de M. Barack Obama.

 

Contrairement à M. Nicolas Sarkozy, le président des Etats-Unis aurait su selon eux agir contre les banques. S’agit-il seulement d’une méprise ? Qui ne veut pas (ou ne peut pas) s’attaquer aux piliers de l’ordre libéral (financiarisation, mondialisation des flux de capitaux et de marchandises) est tenté de personnaliser la catastrophe, d’imputer la crise du capitalisme aux erreurs de conception ou de gestion de son adversaire intérieur.

 

En France, la faute incombera à « Sarkozy », en Italie, à « Berlusconi », en Allemagne, à « Merkel ». Fort bien, mais ailleurs ?

 

Ailleurs et pas seulement aux Etats-Unis, des dirigeants politiques longtemps présentés comme des références par la gauche modérée affrontent eux aussi des cortèges indignés.

 

En Grèce, M. Georges Papandréou, président de l’Internationale socialiste, met en œuvre une politique d’austérité draconienne qui combine privatisations massives, suppressions d’emplois dans la fonction publique et abandon de la souveraineté de son pays en matière économique et sociale à une « troïka » ultralibérale (1).

 

Les gouvernements d’Espagne, du Portugal ou de Slovénie rappellent également que le terme de gauche s’est à ce point déprécié qu’on ne l’associe plus à un contenu politique particulier.

 

Un des meilleurs procureurs de l’impasse de la social-démocratie européenne se trouve être le porte-parole... du Parti socialiste (PS) français.

 

« Au sein de l’Union européenne, relève M. Benoît Hamon dans son dernier livre, le Parti socialiste européen (PSE) est historiquement associé, par le compromis qui le lie à la démocratie chrétienne, à la stratégie de libéralisation du marché intérieur et à ses conséquences sur les droits sociaux et les services publics.

 

Ce sont des gouvernements socialistes qui ont négocié les plans d’austérité voulus par l’Union européenne et le Fonds monétaire international [FMI]. En Espagne, au Portugal et en Grèce bien sûr, la contestation des plans d’austérité prend pour cible le FMI et la Commission européenne, mais aussi les gouvernements socialistes nationaux. (…) Une partie de la gauche européenne ne conteste plus qu’il faille, à l’instar de la droite européenne, sacrifier l’Etat-providence pour rétablir l’équilibre budgétaire et flatter les marchés. (…) Nous avons été en plusieurs lieux du globe un obstacle à la marche du progrès. Je ne m’y résigne pas (2). »

 

D’autres jugent en revanche cette transformation irréversible car elle aurait pour origines l’embourgeoisement des socialistes européens et leur éloignement du monde ouvrier.

 

Bien que lui-même plutôt modéré, le Parti des travailleurs (PT) brésilien estime que la gauche latino-américaine doit prendre la relève de celle du Vieux Continent, trop capitaliste, trop atlantiste, et donc de moins en moins légitime quand elle prétend défendre les intérêts populaires :

« Il y a aujourd’hui un déplacement géographique de la direction idéologique de la gauche dans le monde, indiquait en septembre dernier un document préparatoire au congrès du PT. Dans ce contexte, l’Amérique du Sud se distingue. (...) La gauche des pays européens, qui a tant influencé la gauche dans le monde depuis le XIXe siècle, n’a pas réussi à apporter les réponses adéquates à la crise et semble capituler face à la domination du néolibéralisme (3). »

 

Le déclin de l’Europe, c’est peut-être aussi le crépuscule de l’influence idéologique du continent qui avait vu naître syndicalisme, socialisme et communisme — et qui paraît plus volontiers que d’autres se résigner à leur effacement.

 

lire la suite ;

http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/HALIMI/46895

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commentaires

evah5 06/11/2011 17:57



mes questions et réflexions sur la dynamique politique actuelle et son efficacité, à gauche: http://evah5.fr/lecon-de-politique-royal-une-parole-eclaire/



albert 06/11/2011 00:43



Législatives 2012 : Ségolène Royal porte plainte contre "Le Point"


Ségolène Royal, candidate aux législatives à La Rochelle, a déposé une plainte en diffamation contre "Le Point" pour un article faisant le lien entre sa candidature et une subvention régionale
accordée à la ville en 2011.



 

Ségolène Royal SIPA/CHAMUSSY/CHESNOT




Ségolène Royal ne va pas se laisser faire et va attaquer. Dans un communiqué, la présidente de la région Poitou-Charentes explique que, dans son dernier numéro, Le Point a
publié « sous le titre "Le gros cadeau de Royal à La Rochelle" des allégations à caractère diffamatoire, mettant en cause » sa gestion de présidente de région, « fondées
sur des inexactitudes flagrantes et portant gravement atteinte à l'exercice de ses fonctions ». L'hebdomadaire évoque une subvention de 12 millions d'euros
accordée en mai par la région Poitou-Charentes à la ville de La Rochelle pour l'agrandissement de son port, somme jugée « rondelette » et « qui avait intrigué ». Dans
l'article, on pouvait également lire : « A l'assemblée régionale, plusieurs élus, de la majorité comme de l'opposition, y voient une faveur faite à Maxime Bono en échange de sa
circonscription. »





Arrnaud 06/11/2011 00:34



PARLONS UN PEU DE LA DEMOCRATIE AU PS ( EN FRANCE ) :


La direction du PS a décidé de réserver à une femme la circonscription qu’elle convoitait à La Rochelle pour les législatives. Fureur de son challenger, Olivier Falorni.





Balayé lors des primaires socialistes, Ségolène Royal souhaite se consoler avec les élections législatives MaxPPP





Sèchement battue aux primaires PS pour la présidentielle, Ségolène Royal n’avait visiblement aucune envie de repasser par la case primaires pour les législatives. Et la direction du
Parti socialiste lui a donné raison. La commission électorale du PS a décrété jeudi soir que la 1re circonscription de Charente-Maritime serait réservée à une femme, au nom de la parité. Une
décision qui a déclenché la colère d’Olivier Falorni, le patron du PS de Charente-Maritime, qui convoitait le même siège, laissé vacant par le député maire de La Rochelle, Maxime Bono.
« Une poignée de responsables parisiens vient de s’essuyer les pieds sur le vote de la fédération de Charente-Maritime », s’est indigné Falorni,
« consterné ». « La Rochelle n’a pas vocation à devenir un point de chute pour une candidate en déshérence. »





Alfred 06/11/2011 00:19



PARLONS UN PEU DE LA DEMOCRATIE AU PS ( EN FRANCE ) :


La direction du PS a décidé de réserver à une femme la circonscription qu’elle convoitait à La Rochelle pour les législatives. Fureur de son challenger, Olivier Falorni.





Balayé lors des primaires socialistes, Ségolène Royal souhaite se consoler avec les élections législatives MaxPPP





Sèchement battue aux primaires PS pour la présidentielle, Ségolène Royal n’avait visiblement aucune envie de repasser par la case primaires pour les législatives. Et la direction du
Parti socialiste lui a donné raison. La commission électorale du PS a décrété jeudi soir que la 1re circonscription de Charente-Maritime serait réservée à une femme, au nom de la parité. Une
décision qui a déclenché la colère d’Olivier Falorni, le patron du PS de Charente-Maritime, qui convoitait le même siège, laissé vacant par le député maire de La Rochelle, Maxime Bono.
« Une poignée de responsables parisiens vient de s’essuyer les pieds sur le vote de la fédération de Charente-Maritime », s’est indigné Falorni,
« consterné ». « La Rochelle n’a pas vocation à devenir un point de chute pour une candidate en déshérence. »





Alfred 06/11/2011 00:15



De la fumée sans feu ???


Ségolène Royal ne va pas se laisser faire et va attaquer. Dans un communiqué, la présidente de la région Poitou-Charentes explique que, dans son dernier numéro, Le Point a publié
« sous le titre "Le gros cadeau de Royal à La Rochelle" des allégations à caractère diffamatoire, mettant en cause » sa gestion de présidente de région, « fondées sur des
inexactitudes flagrantes et portant gravement atteinte à l'exercice de ses fonctions ».


L'hebdomadaire évoque une subvention de 12 millions d'euros accordée en mai par la région Poitou-Charentes à la ville de La
Rochelle pour l'agrandissement de son port, somme jugée « rondelette » et « qui avait intrigué ».


Dans l'article, on pouvait également lire : « A l'assemblée régionale, plusieurs élus, de la majorité comme de l'opposition, y voient une faveur faite à Maxime Bono en échange de sa
circonscription. »



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