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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 09:26

Chez les agriculteurs, 12 % des maladies liées au travail sont des tumeurs, selon une étude réalisée par le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), publiée le 7 octobre 2011. Alors qu’elles ne représentent que 7,6 % des maladies liées au travail tous secteurs confondus. Parmi les tumeurs liées au métier d’agriculteur, deux tiers seraient corrélées à l’usage des pesticides.

"Ces éléments nous montrent qu’il y a bien lieu de focaliser notre attention sur certaines expositions comme les pesticides, certaines populations et la survenue de certaines pathologies comme les cancers », constatait François Veillerette, dans L’Express du 7 octobre 2011. « Il est plus que temps de prendre des mesures de réduction de l’usage des pesticides et de bannir tous ceux suspectés d’être cancérigènes. Il s’agit là d’une question majeure de santé publique », glisse encore le porte-parole de l’ONG Générations futures, à l’attention des élus. L’étude du RNV3P est un argument de plus pour en finir avec ces produits de synthèse de lutte contre les insectes – et les autres êtres vivants d’ailleurs.

Les abeilles, par exemple. D’après le site canadien cyberpresse.ca, une étude menée par deux chercheuses canadiennes montre que les abeilles domestiques qui ont butiné dans des champs traités aux néonicotinoïdes –pesticides utilisés au Québec sur les grandes cultures de maïs – présentent des modifications dans la production d’enzymes contrôlant le système nerveux central. Or, ces modifications auraient un impact important sur le comportement de l’insecte, d’après des observations en laboratoire : difficultés à voler et à s’orienter, à communiquer avec les membres de sa colonie, voire la mort. Les abeilles ayant butiné dans des champs non traités par ces pesticides, elles, ne présentaient pas de tels changements de leur système nerveux, d’après cyberpresse.ca.

Les écotoxicologues Madeleine Chagnon et Monique Boily. ont analysé durant plus de 2 ans la présence de « biomarqueurs », - c’est-à-dire des indicateurs de la toxicité de l’environnement -, présents chez 6 000 abeilles, prélevées dans 6 régions du Québec. Elles ont comparé les abeilles provenant de ruches placées près de champs traités aux néonicotinoïdes, avec celles vivant dans des ruches à côté de champs non traités.

Les deux chercheuses auraient remis ces résultats au ministère de l’agriculture québecois. Dans le résumé d’un colloque tenu en 2010 au Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, Madeleine Chagnon indique qu’ « en 2008, entre 95 et 99 % des champs de maïs du Québec avaient été concernés par des semences enrobées de clothianidine ». Un pesticide de la classe des néonicotinoïdes.

bioconsommateurs.org

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