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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:08

LE PLUS. Jeudi, le président de la Fédération PS de Charente-Maritime, Olivier Falorni, dénonçait le parachutage de Ségolène Royal en Charente-Maritime pour les législatives de 2012. Richard Trois, militant socialiste et soutien de l'ex-candidate à la présidentielle, réfute ces accusations.

Richard Trois

> Par Richard Trois Socialiste

Edité par Hélène Decommer  

Cet article a été écrit en réponse à la tribune d'Olivier Falorni, président de la Fédération PS de Charente-Maritime, publiée le 15 décembre 2011 (cliquer ici pour la lire).


 

Consternation. C’est le premier mot qui n’est venu en découvrant la vindicte des propos d’Olivier Falorni sur "le Plus" à propos de Ségolène Royal et de son "soi-disant" parachutage.

 

Ségolene Royal à Paris, le 19/10/2011 (LEQUERE JEANBAPTISTE/SIPA) 

Ségolene Royal à Paris, le 19/10/2011 (LEQUERE JEANBAPTISTE/SIPA)

 

Parler de "parachutage" est malsain

 

Consternation de voir ainsi le Premier secrétaire de la fédération PS de Charente-Maritime contester encore et encore une décision unanime du bureau national, c'est-à-dire une décision toutes sensibilités et tous courants confondus pour désigner Ségolène Royal candidate du Parti socialiste à La Rochelle.

 

Une décision unanime de l’instance dirigeante du PS est rarissime. Et cette union de tous et de toutes dit ainsi clairement, à un moment particulier de la vie politique du pays, la double légitimité de la candidature de Ségolène Royal, légitime à La Rochelle, légitime de part sa position exceptionnelle en tant qu’ancienne candidate à la présidentielle et par le rôle indispensable qu’elle aura à jouer dans la campagne, et puis dans la victoire tant attendue de la gauche et de François Hollande à la présidence de la République.

 

Légitime à La Rochelle, Ségolène Royal l’est assurément. Et utiliser ainsi les mots du

 

"Figaro" pour parler de parachutage a quelque chose de malsain et choquant. Présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal se présente dans une ville de sa région, accueillie par son maire et ancien député Maxime Bono et par de très nombreux militants et citoyens. Elle ne saute pas en parachute à Marseille ou en Alsace ou comme un autre charentais en Afrique. Elle se présente devant les suffrages de citoyens qu’elle connait bien et qu’elle sert depuis sept longues années !

 

Lorsqu’au lendemain de la tempête meurtrière Xynthia, Ségolène Royal s’installe et fait installer les bureaux de la région à La Rochelle, elle est accueillie en élue des Rochelais et des Charentais. Et c’est encore en élue des Rochelais et des Charentais que Ségolène Royal a accompagné et soutenu le combat des victimes de la tempête contre l’arbitraire des zones noires. Et que ceux qui font le procès d'intention du cumul des mandats attendent au mons l'élection pour ce faire.

 

La priorité : la présidentielle

 

Militant socialiste, je peux comprendre la déception d’Olivier Falorni. Dans de très nombreuses régions de France, les militants qui travaillent depuis des années sur leurs sections et leurs circonscriptions ont accueilli ou vont accueillir un ou une candidate, socialiste ou écologiste, là où il espérait voir désigner l’un ou l’une des leurs.

 

Ils l’acceptent parce qu’ils ont conscience qu’ils vivent un moment particulier de la notre vie politique, parce qu’ils sont conscient de servir une "idée plus grande nous", celle qui permettra de tourner la page de 10 ans de gouvernement de la France par l’une des droites les plus dures que l’on ait connu. Au mois de septembre, lors des sénatoriales, il y a eu de nombreux parachutages, voire même des exfiltrations. Il fallait pour le bien commun conquérir le Sénat à la droite. Et on a entendu personne contester cela avec autant de virulence.

 

Mais Olivier Falorni a choisi la guerre ouverte et la contestation permanente. Une guerre qui est à mon sens symptomatique de ce Parti socialiste de baronnies qui met la priorité sur les élections locales au détriment de l’élection majeure qu'est la présidentielle. Seule élection qui peut véritablement changer le cours des choses pour les Français en souffrance, ceux que la droite met à la peine et dans une difficulté croissante. Ceux ont tendance à les oublier ne peuvent se prévaloir du beau nom de socialiste.

 

Au moment où la France entre en récession, où les Français subissent de plein fouet les décisions iniques accumulées par la droite depuis 10 ans, au moment où la candidate de l’extrême-droite pointe en troisième position dans les sondages, cette façon d’opposer encore et encore le vote des militants socialiste de La Rochelle à celui unanime du bureau national du Parti socialiste a quelque chose de pathétique.

 

Elle ignore complètement le rôle que pourrait avoir à jouer Ségolène Royal dans cette campagne présidentielle et bat en brèche l’autorité de son candidat François Hollande, dont Olivier Falorni ne cesse de se réclamer. Sa manière de faire rend en tout cas un bien mauvais service aux militants socialistes, aux Rochelais et à tous les Français qui espère une France plus juste.

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