Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 20:26

La Région pourrait louer ou acheter le R + 2 de ce bâtiment pour y installer le service culturel notamment et s'offrir une vitrine dans l'hyper centre de Poitiers. Ségolène Royal a fait de 2013 l'année de la culture en Poitou-Charentes.La Région pourrait louer ou acheter le R + 2 de ce bâtiment pour y installer le service culturel notamment et s'offrir une vitrine dans l'hyper centre de Poitiers. Ségolène Royal a fait de 2013 l'année de la culture en Poitou-Charentes.

Le conseil régional de Poitou-Charentes souhaite une vitrine au cœur de la capitale régionale. L’ancien théâtre municipal abriterait son service culturel.

La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, qui a vu l'annonce dans la presse, a informé le maire de Poitiers de son souhait de récupérer une partie de l'ancien théâtre municipal, place du Général Leclerc. Un rachat ou une location, « la forme reste à définir », explique-t-on dans son entourage.

Ségolène Royal, qui« n'exclut pas un rachat », a demandé une estimation financière et demandé à son directeur général des services de se rapprocher de son homologue de la mairie.

Alain Claeys a reçu en direct, lundi 25 février, la proposition de Ségolène Royal dans le cadre de la venue de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud Belkacem, à la Région.
L'histoire s'est déroulée au cours de la visite de la société Futuramat installée à Vouneuil-sous-Biard, où la porte-parole du gouvernement Ayrault et de nombreux élus découvraient les vertus des bio plastiques produits par la jeune entreprise.

 " Une opportunité pour créer une vitrine de la Région "

Le maire de Poitiers, qui a mis en vente l'ancien théâtre, n'a pas encore répondu à la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Mais il serait d'accord « pour en discuter », rapporte un élu régional. (Lire ci-dessous).

Ségolène Royal souhaite profiter de l'offre pour installer dans ces locaux, au cœur de la ville, le service culturel de la Région. « Ce serait une opportunité pour créer une vitrine de la Région dans la capitale du Poitou-Charentes, a estimé Jean-François Macaire, premier vice-président du conseil régional, où la collectivité est enclavée dans le tissu urbain. »

Le service culturel de la Région est situé dans une ancienne morgue, rue Guillaume-Le-Troubadour. Dans des locaux qui ont été entièrement conçus, selon les nouvelles normes privilégiant l'excellence environnementale, pour recevoir une trentaine de personnes. (1) Mais les bureaux ne bénéficient d'aucune visibilité.

 
Si la transaction entre les deux collectivités se réalise, le maire de Poitiers pourrait faire d'une pierre deux coups : éteindre le feu, sinon calmer la douleur au sein de sa propre famille politique avec Europe - Ecologie-Les Verts et garder, ce qui constitue un élément essentiel du patrimoine du centre-ville, la plus grande partie de l'édifice dans le domaine public. « Nous souhaitons que le théâtre soit maintenu dans le domaine public », déclaraient voilà peu, Christiane Fraysse et Robert Rochaud, adjoints au maire de Poitiers.

 (1) Plusieurs services travaillent dans ce bâtiment : le service culturel, le service des sports, service de la vie sociale, le service de l'administration générale. Environ une trentaine de personnes sont affectées dans ces locaux.

en savoir plus

" Nous sommes en discussion "

Joint au téléphone, Alain Claeys, le maire, a délégué Marc Barreau, directeur général des services pour nous répondre. Ce dernier confirme : « Nous sommes en discussion avec les services de la Région depuis la semaine dernière. » La vente de l'ensemble de l'ancien théâtre municipal au conseil régional de Poitou-Charentes n'est cependant pas d'actualité. Mais une partie de cet édifice pourrait bien faire le bonheur de la Région. Il s'agirait « du R+2, qui représente environ 500 à 600 m2 de bureaux », explique le directeur général des services. « Nous voyons avec mon homologue de la Région ce qui est possible de faire, en fonction de leurs besoins. » Pas de transactions pour l'instant ni d'évaluation. « Pour la valeur de ce bien, il n'y a pas de marché », souligne Marc Barreau. 
Le prix du mètre carré sera pourtant fixé car le maire et une partie des élus souhaitent vendre toute la partie hall et R+1 à des commerçants. « Nous conserverons toute la partie patrimoine mais nous céderons le reste », rappelle le fonctionnaire. « Il s'agit de créer un flux et d'ouvrir sur la rue du plat d'Etain pour donner de la vie. » L'idée, qui a déclenché la polémique avec les élus d'Europe Ecologie-Les verts, reste donc toujours à l'ordre du jour : l'installation des commerces au rez-de-chaussée et au R+1, ces élus-là n'en veulent pas et n'en démordent pas.

Didier Monteil

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche

Pages