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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 13:29

 

J' ai toujours appliqué le non-cumul des mandats"

 

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  (@rtl)

TEXTE/VIDEO– Dans cette 3ème partie du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI, Ségolène Royal, après avoir cherché à éluder les questions plusieurs fois, s’est exprimée tout d’abord sur son retour à la direction du PS :

« Je rentrerai en effet à la direction du parti, pour aider le Parti socialiste à épauler le candidat à l’élection présidentielle, notre candidat. »

Puis, interrogée sur un possible poste à la présidence de l’Assemblée nationale, et donc sur le fait de briguer un poste de députée, Ségolène Royal a ajouté :

« J’irai là où je serai le plus utile pour le pays. [...] j’ai l’intention, en effet, de participer au combat législatif, puisque je n’ai pas été retenue pour l’exécutif, et c’est vrai que je suis une femme politique engagée, donc sans doute, oui, je serai candidate aux élections législatives. » « Vous serez candidate aux législatives dans les Deux-Sèvres ? » « Dans … ma Région »

Enfin sur le respect du non-cumul des mandats que Ségolène Royal s’impose à elle-même, la présidente de Poitou-Charentes a été très précise : décision collégiale avec les équipes de Poitou-Charentes et pas d’abandon des Picto-Charentais, dans le contexte spécifique d’un mandat raccourci – il restera moins de 2 ans à courir lors des législatives du printemps 2012, du fait de la réforme territoriale :

« J’ai toujours appliqué [le principe du non-cumul des mandats], avant même qu’il soit rendu obligatoire par la loi. Voilà, donc il y aura 2 hypothèses : ou j’exerce mon mandat jusqu’à son terme, puisque les électeurs me font confiance, et c’est un mandat très raccourci puisque c’est un mandat de 4 ans, ou je l’exerce jusqu’à son terme, ou je le transmets à un vice-président, puisqu’à ce moment-là il y a un vote interne, donc je verrai à ce moment-là avec mes équipes, ce qu’il convient de faire. »

Ségolène Royal, pour finir, a abordé 3 thèmes suite à des questions : elle a parlé de la confiance qu’elle accordait à notre candidat « pour mettre fin au cumul des mandats, dans la loi », comme le demandait le journaliste ; puis s’est exprimée sur l’élection de 2012 « imperdable » pour le PS selon Etienne Mougeotte du Figaro :

« Aucune élection n’est imperdable. Aucune. Et d’ailleurs je mets en garde quiconque s’exprime de cette façon-là, parce que c’est le meilleur moyen de perdre une élection, de penser qu’elle est gagnée avant même d’avoir respecté les électeurs »

Enfin, interrogée sur le rassemblement, dues aux circonstances ou à François Hollande, la candidate du PS de 2007 a souligné :

« Je crois qu’il y a les deux. […] En tout cas, moi je fais aujourd’hui dans la dynamique de rassemblement et d’union et de soutien ce que j’aurais aimé avoir en 2007 ; donc vous voyez, je crois que ces comportements-là sont directement liés à ce qui s’est mal passé en 2007, et donc aujourd’hui tout le monde est conscient, à la fois de la fragilité des désaccords ou des désunions, et en même temps de la force que donnent l’union et le rassemblement. »

Frédérick Moulin 

 

  Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

La suite du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI ; invitée, la présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal. Le débat est dirigé par Jérôme Chapuis.

Jérôme Chapuis : avec Etienne Mougeotte et Frédéric Delpech, retour dans le Grand Studio de RTL pour la deuxième partie de ce Grand Jury, toujours en compagnie de Ségolène Royal, on va parler du Parti socialiste, de son projet, puis si vous le voulez bien, de vous. On a vu vos larmes au soir du premier tour de la primaire, et on a vu également que très vite vous étiez revenue au combat, vous avez dit : je n’ai pas tiré un trait sur ma vie politique. Quelle forme va prendre votre vie politique dans les mois qui viennent ?

Ségolène Royal : vous savez, mon itinéraire personnel n’a pas grande importance, hein, par rapport à ce que les Français vivent aujourd’hui, et par rapport à ce qu’ils attendent.

Jérôme Chapuis : on est curieux de savoir quelle sera votre place dans le dispositif de …

Ségolène Royal, l’interrompant : vous êtes sûr que les … (puis en riant) vous êtes curieux de savoir quelle est ma place, mais écoutez … (sans rire) Moi ce que je vais vous dire, c’est que les Français attendent l’alternance. Voilà. La France a rendez-vous avec son histoire en mai prochain, et je veux que la France retrouve la fierté de cette histoire.

Le bilan de Nicolas Sarkozy est catastrophique, d’ailleurs la première partie de l’émission l’a montré, en filigrane. Il est catastrophique sur tous les plans, et ce que l’on a beaucoup entendu d’ailleurs au cours de ces derniers mois, c’est une très forte inquiétude des Français, qui nous ont dit : finalement, on nous a tout pris, pendant ces 5 ans.

On nous a pris notre système de retraite, on nous a fragilisé la Sécurité sociale, on ne nous a même pas garanti la sécurité au quotidien, alors que c’était présenté comme un monopole de savoir-faire de la droite, on nous a pris notre pouvoir d’achat, jamais il n’y a eu autant de familles en situation de surendettement qu’aujourd’hui, on nous a même fragilisé noter école, mais qu’est-ce qui reste du modèle français ?

Et donc notre responsabilité à gauche, c’est de redéfinir les valeurs et les fondamentaux d’un modèle français qui va permettre aux citoyens de reprendre confiance dans leur avenir. Donc il y a un travail formidable à faire. Le succès des primaires a montré qu’il y avait une force citoyenne, un élan démocratique pour le faire, qui a donné la légitimité à notre candidat, François Hollande, et aujourd’hui nous avons à nous remettre au travail pour l’aider à présenter le meilleur projet présidentiel possible, et je participerai à ce travail collectif.

Jérôme Chapuis : Frédéric Delpech.

Frédéric Delpech : pardon de vous reposer des questions sur votre … implication personnelle dans la campagne, qu’est-ce que … il se doit par exemple que vous pourriez faire une entrée un peu plus forte au Secrétariat national, être dotée d’une mission qui porterait sur une des grandes réformes d’un éventuel gouvernement Hollande.

Qu’en sera-t-il donc de votre rôle dans la campagne, et puis, d’autre part, est-ce que, par exemple, vous souhaiteriez, juste après la présidentielle, vous présenter aux élections législative et revenir en quelque sorte à l’Assemblée national ?

 

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Ségolène Royal : mais je vous le dis, hein, une fois de plus, c’est très embarrassant de parler des itinéraires personnels. En même temps, je ne veux pas non plus passer à côté de vos questions, je suis une responsable politique de premier plan, et c’est normal que vous me posiez cette question. Donc effectivement, j’ai eu des discussions avec les uns et avec les autres. Effectivement, on m’a demandé d’aider à la campagne en rentrant dans la direction du parti. Donc j’ai eu une discussion avec Martine sur ce sujet, et je rentrerai en effet à la direction du parti, pour aider le Parti socialiste à épauler le candidat à l’élection présidentielle, notre candidat.

Jérôme Chapuis : alors est-ce que vous serez candidate aux législatives ?

Ségolène Royal : écoutez, vous êtes bien, vous êtes bien curieux, (Rire) surtout s… (Rire) pourquoi est-ce que vous voulez savoir tout ça ?

Jérôme Chapuis : ça va venir … ça va venir … ça arrive, oui.

Frédéric Delpech : eh bien parce qu’il se disait, par exemple, avant la campagne des primaires que vous auriez pu être intéressée, par exemple, par la présidence de l’Assemblée nationale, donc pour être présidente de l’Assemblée nationale, il faut d’abord redevenir députée ?

Ségolène Royal : oui …

Frédéric Delpech, lui coupant la parole : donc est-ce que, par exemple vous …

Ségolène Royal, l’interrompant : mais le problème … le problème politique, vous savez, moi je suis engagée depuis 30 ans en politique. Je l’ai toujours fait avec une très grande hauteur de vue, avec le sens de l’intérêt général. Ce qui explique d’ailleurs le choix que j’ai fait entre les deux tours des primaires : je n’ai été dictée que par l’intérêt supérieur du pays, et savoir qu’est-ce qui est le mieux pour le pays. Et donc je vous ferai la même réponse pour ce qui me concerne. J’irai là où je serai le plus utile pour le pays.

Et puisque vous me posez la question, c’est vrai que j’ai l’intention, en effet, de participer au combat législatif, puisque je n’ai pas été retenue pour l’exécutif, et c’est vrai que je suis une femme politique engagée, donc sans doute, oui, je serai candidate aux élections législatives.

Jérôme Chapuis : vous serez candidate aux législatives dans les Deux-Sèvres ?

Ségolène Royal : dans … ma Région

Jérôme Chapuis : dans votre Région ?

Frédéric Delpech : et si on va dans la logique jusqu’au bout, pour appliquer le non-cumul des mandats, est-ce que vous quitteriez, par exemple, la présidence de Poitou-Charentes, si vous étiez élue députée ?


SR2 non cum "J’ai toujours appliqué ce principe [du non-cumul des mandats], avant même qu’il soit rendu obligatoire par la loi. Voilà, donc il y aura 2 hypothèses : ou j’exerce mon mandat jusqu’à son terme, puisque les électeurs me font confiance, et c’est un mandat très raccourci puisque c’est un mandat de 4 ans, ou je l’exerce jusqu’à son terme, ou je le transmets à un vice-président, puisqu’à ce moment-là il y a un vote interne, donc je verrai à ce moment-là avec mes équipes, ce qu’il convient de faire"

Ségolène Royal : bien de toute façon, j’ai toujours appliqué ce principe, avant même qu’il soit rendu obligatoire par la loi. Voilà, donc il y aura 2 hypothèses : ou j’exerce mon mandat jusqu’à son terme, puisque les électeurs me font confiance, et c’est un mandat très raccourci puisque c’est un mandat de 4 ans, ou je l’exerce jusqu’à son terme, ou je le transmets à un vice-président, puisqu’à ce moment-là il y a un vote interne, donc je verrai à ce moment-là avec mes équipes, ce qu’il convient de faire.

Jérôme Chapuis : puisqu’on en parle est-ce que vous faites confiance à François Hollande pour mettre fin au cumul des mandats, dans la loi ?


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"Puisqu’on en parle est-ce que vous faites confiance à François Hollande pour mettre fin au cumul des mandats, dans la loi ?" "Oui, puisqu’il s’y est engagé"

Ségolène Royal : oui, puisqu’il s’y est engagé.

Jérôme Chapuis : Etienne Mougeotte.

Etienne Mougeotte : c’est … c’est l’euphor… c’est l’euphorie au PS, et on entend beaucoup, on entend beaucoup (Rires de Ségolène Royal) : « 2012, c’est imperdable ! Im-impossible de perdre. ». Alors, est-ce que vous le pensez, et éventuellement, le cas échéant, qu’est-ce qui pourrait vous faire perdre, si jamais la question est aujourd’hui pertinente, je me le demande, par moments ?

Ségolène Royal : écoutez, moi je n’ai entendu pour l’instant personne au Parti socialiste …

Etienne Mougeotte, lui coupant la parole : ah moi je n’entends que ça !

Ségolène Royal : eh bien ils ont tort.

Jérôme Chapuis : vous-même avez dit dans Le Parisien, je crois : « C’est bien parti. ».

Ségolène Royal : ah, « c’est bien parti, » ça ne veut pas dire que c’est une élection imperdable.

Etienne Mougeotte : non, non. Non, on entend : « c’est imperdable ».

Ségolène Royal : non, non, non.

Etienne Mougeotte : on l’entend, on l’entend.

Ségolène Royal : aucune, aucune élection n’est imperdable. Aucune. Et d’ailleurs je mets en garde quiconque s’exprime de cette façon-là, parce que c’est le meilleur moyen de perdre une élection, de penser qu’elle est gagnée avant même d’avoir respecté les électeurs.

En revanche, c’est vrai que les choses se présentent plutôt positivement, non seulement parce qu’il y a un rejet terrible de l’équipe qui est en place, qui pendant 5 ans s’est servie au lieu de servir le pays, que la crise profonde est là, on l’a vue, la crise économique, la crise sociale, la crise écologique, la crise morale, qu’il y a une confusion des pouvoirs, et donc les Français ne veulent plus de ce système, ne veulent plus de ce régime, et donc nous devons être à la hauteur de cette alternance.

Ensuite parce que nous avons un bon candidat à l’élection présidentielle, que nous avons un projet, et surtout que les socialistes sont rassemblés. Et ça, c’est la force principale aujourd’hui de la gauche, c’est le rassemblement des socialistes, qui sont unis, et qui vont devoir ensuite construire un programme de gouvernement avec d’autres forces politiques …

Jérôme Chapuis, lui coupant la parole : ce rassemblement, est-ce que ce sont juste les, les circonstances, ou est-ce que c’est lié aussi à la personnalité de François Hollande ?

Ségolène Royal : je crois qu’il y a les deux, il y a les circonstances, il y a les mauvais souvenirs de 2007, que chacun reconnaît aujourd’hui, où la division a affaibli la candidate. En tout cas, moi je fais aujourd’hui dans la dynamique de rassemblement et d’union et de soutien ce que j’aurais aimé avoir en 2007 ; donc vous voyez, je crois que ces comportements-là sont directement liés à ce qui s’est mal passé en 2007, et donc aujourd’hui tout le monde est conscient, à la fois de la fragilité des désaccords ou des désunions, et en même temps de la force que donnent l’union et le rassemblement

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