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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 00:01

Interview : Le député-maire de Laval, Guillaume Garot, est porte-parole de Ségolène Royal. Il revient sur le revers de sa candidate dimanche soir, et évoque les consultations qu'elle a engagées pour faire son choix en vue du second tour.

 

Recueilli par Laure Equy

Ségolène Royal le 9 octobre à Paris (© AFP Alexander Klein)

 

Ségolène Royal a réuni ce matin son conseil politique. Avez-vous analysé les résultats du premier tour?

Nous avons évidemment regardé ces résultats mais notre discussion a surtout porté sur la semaine qui vient et le rassemblement après la primaire.

Pour votre part, avez-vous trouvé une explication sur son mauvais score?

Il y a sans doute un ensemble de facteurs. Un effet «vote utile» d’abord, en faveur des candidats dont les sondages disaient qu’ils pourraient battre Nicolas Sarkozy: Martine Aubry et François Hollande en ont bénéficié. Il y a eu aussi un effet «nouveauté» au profit d’Arnaud Montebourg qui a porté l’idée de la radicalité.

Il est toujours plus compliqué de concilier éthique de responsabilité et exigence de transformation de fond.

Enfin, il y a eu un effet collatéral du rejet de Nicolas Sarkozy. En dégringolant dans l’opinion, il a finalement entraîné avec lui celle qui était son opposante à la présidentielle de 2007. Les Français n'ont pas voulu du match-retour.

Ségolène Royal a-t-elle décidé lequel, de Martine Aubry ou de François Hollande, avait sa préférence pour le second tour?

Sa position n’est pas encore arrêtée. Ce sont des décisions qui se mûrissent, ne se prennent pas sur un coin de table. Elle a engagé des consultations.

Auprès de qui?

Pour avoir des remontées du terrain, elle appelle d’abord ses relais dans les territoires. Au-delà, elle consulte les dirigeants socialistes.

A-t-elle eu au téléphone Aubry et Hollande? Ont-ils prévu de se voir dans les jours qui viennent?

C’est dans la logique des choses.

Quand indiquera-t-elle son choix pour l’un des finalistes?

Le moment venu! Tout est envisageable, on est au début d’un processus. La discussion va s’engager sur le fond. Elle veut que ses préoccupations sur le pouvoir d’achat, l’éducation, la sécurité, les retraites, la rénovation de la vie publique, continuent de vivre et soient reprises.

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas de victoire de la gauche en 2012 sans Ségolène Royal. Elle a fait avancer la gauche, ses idées ont irrigué le projet du parti socialiste.

Ségolène Royal a aussi vu Arnaud Montebourg en fin de matinée, qui voulait lui rendre «une visite amicale». Pourraient-ils trouver une position commune?

Non, chacun garde son expression.

Dimanche soir, elle promettait: «Je m’en remettrai parce que je suis forte.» Comment envisage-t-elle la suite?

Elle est «une femme debout», selon son expression. Elle a bien sûr été très affectée dimanche soir. Le coup a été d’une rare violence. Elle garde aujourd’hui une responsabilité pour faire gagner la gauche. Et elle metta toutes ses forces parce qu’elle sait mieux que personne combien l’union et le rassemblement sont indispensables.

 

Source : Libération

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cholois 12/10/2011 00:13



Que les Français et l'appareil socialiste, et le peuple de gauche assument leur responsabilité ! Rendez-vous dans un an.



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