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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 15:29

Des paroles et des actes sur France 2 François Hollande passe à l'offensive en critiquant la prestation de Nicolas Sarkozy (2 vidéos)

François Hollande est revenu ce mercredi sur Europe 1 sur un certain nombre de propositions de Nicolas Sarkozy. (Photo : capture d'écran)

Remise en question des propositions concernant l'immigration de Nicolas Sarkozy, critique de l'impôt sur les bénéfices pour les grands groupes du CAC 40, ironisation sur la possible fin de mandat du candidat UMP... François Hollande n'a pas mâché ses mots sur Europe 1 ce mercredi.

Premier tacle de François Hollande : la question de l'immigration

Le candidat PS, invité sur Europe 1, a critiqué ce mercredi les propositions de Nicolas Sarkozy visant à durcir les conditions d’immigration et a accusé son rival «d’incohérence», se refusant pour sa part à fixer des «objectifs chiffrés».

En 2007, Nicolas Sarkozy «avait promis l’immigration choisie» estimant que «sur les 200.000 personnes qui viennent en France depuis maintenant 10 ans, la moitié devaient être des immigrés venant travailler dans notre pays», mais en réalité «l’immigration économique est tombée à 10%», a affirmé le candidat PS à l’Elysée.

Il a pointé «une nouvelle fois, une incohérence» chez le président sortant qui, «hier, souhaitait l’immigration économique» et «aujourd’hui veut la réduire».

Réaffirmant qu’il supprimerait la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers, «qui a fait beaucoup de mal», il s’en est pris aux nouvelles règles que Nicolas Sarkozy veut imposer aux conjoints étrangers de Français.

«Moi je suis pour qu’on lutte contre la fraude» et «les mariages de complaisance», a-t-il dit mais «en revanche, pour ceux qui se sont mariés avec un conjoint étranger, femme ou homme, et qui ne peuvent plus obtenir que leur conjoint vienne vivre en France, mais quelle est la situation, qu’est-ce qu’on va créer comme famille?», a-t-il demandé.

Le député de Corrèze a estimé que cela allait multiplier «les recours» car «le droit européen, comme le droit international, pose l’obligation, quand vous êtes mariés, de vivre ensemble».

Mardi soir sur France 2, M. Sarkozy a confirmé vouloir soumettre à des conditions plus difficiles de revenus et de logement le regroupement familial et la délivrance des visas d’installation aux étrangers mariés à des ressortissants français.

M. Hollande a aussi qualifié de «contre-vérités» les affirmations de la droite selon lesquelles il ferait des régularisations massives, et rappelé son intention de faire «des régularisations au cas par cas», avec «des critères clairement établis, transparents» : «le critère du travail», «de la présence sur le territoire» et «le critère familial».

«Aujourd’hui, il y a 30.000 régularisations par an (...). Nous serons sans doute dans le même ordre de grandeur», a-t-il dit, jugeant qu’il serait «stupide» de donner des objectifs chiffrés.

«Aujourd’hui, il y a beaucoup d’arbitraire», a dénoncé l’ancien patron du PS, visant «des situations de complaisance de ces personnes haut placées qui, pour avoir un certain nombre de personnels de maison (n’ayant pas de papiers, ndlr), demandent leur régularisation».

Les propos du candidat socialiste en images :

 




Hollande : "Un objectif chiffré de...par Europe1fr

Le parallèle France/Etats-Unis : Hollande ironise sur la fin de mandat de Sarkozy tout en saluant celle de Barak Obama

Le candidat socialiste a salué la fin de mandat d'Obama, la jugeant «meilleure» que son début de mandat et «à la hauteur de l’espérance» un moment soulevée, et l’a opposée de manière ironique à la fin de mandat de Nicolas Sarkozy.

«Vous voyez», a-t-il enchaîné dans une allusion à Nicolas Sarkozy, «certains présidents arrivent à faire des fins de mandat qui peuvent être à la hauteur de l’espérance qu’ils ont, un moment, fait naître».

Mardi soir sur France 2, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il espérait la réélection de Barack Obama lors de la présidentielle américaine prévue en novembre, le qualifiant de «très grand président».

A la question de savoir si lui aussi soutenait le président américain sortant, François Hollande a dit avoir «de la sympathie pour Barack Obama».

Toutefois, a-t-il ajouté, «je ne suis pas sûr que Barack Obama recherche le soutien des candidats français à la présidence de la République, ce qui l’intéresse c’est d’avoir le soutien des électeurs américains, mais c’est vrai (...) que c’est le meilleur scénario pour lui, d’avoir un parti républicain faible et divisé».

Aux Etats-Unis, le «Super mardi», où dix Etats votaient pour la primaire du camp républicain, n’a pas permis de désigner à coup sûr le futur adversaire de Barack Obama en novembre. Si le modéré Mitt Romney a réussi à asseoir son statut de favori en enlevant de justesse l’Etat stratégique de l’Ohio (nord), Rick Santorum et Newt Gingrich ont glané des victoires leur permettant de se maintenir dans la course.

Hollande contre-attaque : l'argument de l'expérience proné par Sarkozy n'a aucun sens

François Hollande (PS) a réfuté  l’argument de l’expérience présidentielle invoqué la veille par Nicolas Sarkozy, estimant qu’il n’a «aucun sens dans une démocratie».

«L’argument de l’expérience, l’argument de +je suis président, donc je dois le rester+ n’a aucun sens dans une démocratie, car dans une démocratie, tout se rejoue au terme d’un mandat», a dit le candidat socialiste à l’Elysée.

M. Hollande était questionné sur les propos du président candidat mardi soir sur France 2: «Quand on n’a pas été président, on n’imagine pas ce que c’est». Lui-même M. Sarkozy, bien qu’ayant été plusieurs fois ministre, n’avait pas mesuré la «différence extravagante» de pression entre ministre et chef d’Etat.

«C’est un curieux argument qu’il emploie», a observé M. Hollande. «En gros, pour être président il faudrait déjà l’avoir été». «Alors effectivement, pas besoin de faire l’élection : il est le seul dans ce cas de figure !»

«Mais non, justement, il n’est pas dit que le président sortant soit de nouveau le prochain, parce qu’il y a besoin de faire l’évaluation de ce qu’a été son mandat et de faire des propositions qui permettent à notre pays de croire qu’un autre destin est possible», a poursuivi le député de Corrèze.

Questionné sur la confrontation entre Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius sur France 2, il a trouvé que l’ancien Premier ministre PS «avait bien tenu sa place, son rôle. Ce n’est pas facile d’être dans l’interpellation» et il l’a «bien fait».

«J’ai appris beaucoup», a poursuivi M. Hollande, en prenant soin de préciser qu’il ne «prend pas la qualification au second tour comme automatique».

«Mais s’il y a un débat de second tour, j’ai beaucoup appris», a insisté M. Hollande. «C’est toujours le même mécanisme chez le candidat sortant, toujours chercher ce qui peut être une faiblesse dans l’histoire politique de son concurrent, falsifier un certain nombre de réalités».

Hollande apaise les inquiétudes des auditeurs-électeurs concernant la taxe professionnelle

Interrogé par un auditeur d’Europe 1 sur ses projets à ce sujet, le candidat socialiste à l’Elysée a répondu : «cette réforme de la taxe professionnelle a pu avoir des effets positifs sur un certain nombre d’entreprises» et «tant mieux». «Elle a néanmoins affaibli les recettes de l’Etat de 7 milliards d’euros par an» et «a eu des effets par forcément souhaitables pour d’autres entreprises».

«Mais je veux ici vous rassurer», a poursuivi le député de Corrèze. «Nous n’allons pas rétablir la taxe professionnelle. Nous prendrons cette réforme pour ce qu’elle est, nous la corrigerons pour ses excès, mais vous n’aurez pas à en subir la moindre conséquence».

La taxe professionnelle qui était la principale ressource des collectivités et qui était payée par les entreprises a été supprimée au 31 décembre 2009.

Présentant le 26 janvier le financement de son programme, l’équipe Hollande avait indiqué qu’un milliard d’euros serait trouvé en révisant la réforme de la taxe professionnelle.

A la conquête d'un gouvernement paritaire et "neuf"

Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 , Hollande s'est exprimé sur la composition de son potentiel gouvernement. Pour lui, une chose est sûre : il veut "du neuf", "du renouvellement". On l'écoute :

 

 

 

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Désirs d'Avenir 86 - Campagne F Hollande - dans Présidentielles 2012
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