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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 14:45

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Dans son intervention lors de la réunion publique à Châtellerault le 5 mars dernier, Edith Cresson a défendu un "modèle" politique  en insistant notamment sur deux axes :

 

 

 

Un « décalage sur le plan économique »

Afin de créer une dynamique sur l’ensemble des territoires, Edith Cresson a défendu « le modèle » initié par Ségolène Royal dans sa région Poitou-Charentes. Comme en Allemagne, les régions doivent être beaucoup plus actives et investir dans des activités notamment innovantes pour accompagner la révolution verte des territoires, « un tournant en matière économique, industrielle, avec le surgissement de ces secteurs économiques nouveaux dans lesquels le Poitou-Charentes a une longueur d’avance ».

Ségolène Royal porte cet autre modèle économique, plus volontariste d’intervention du politique « qui peut agir » dans le domaine économique. Elle rompt ainsi avec la politique gouvernementale acuelle mais aussi avec une orientation gestionnaire du Parti socialiste.

Plus encore, en mettant en avant son action au niveau régional, elle lance une voie nouvelle, audacieuse, dans la décentralisation. Les régions ont aussi un rôle à jouer au niveau économique pour céer une dynamique des territoires. 

 

Une « autre façon de faire de la politique »

Edith Cresson revient ensuite sur la démocratie participative, d’abord mal comprise. Considérée par certains comme une proposition populiste, Edith Cresson explique la démarche de cette autre façon d’agir, portée par la démocratie, pour favoriser une dynamique, de nouvelles avancées : «  vous avez en vous les capacités, nous avons des atouts, nous allons les mettre ensemble et nous allons aller de l’avant avec ce que vous savez faire, avec les richesses qui nous sont propres ». Avec ce tournant politique qui met tous les citoyens et les citoyennes en mouvement, en situation d’acteur, on sort de la démocratie "d'en haut ", « une vraie révolution » politique, précise-t-elle.  

 

Ségolène Royal, réduite à un simple instrument médiatique pour ses détracteurs, a subi une forte campagne de dénigrement de ses idées à droite, ce qui est de bonne guerre, mais aussi entretenue par certains leaders du Parti socialiste, ce qui est plus déroutant.

En mettant en pratique ses idées dans son action régionale, elle démontre aujourd’hui la pertinence de ses propositions.  Ségolène Royal, silencieuse,  peut savourer aujourd’hui l’imprégnation de ses idées dans la classe politique.

Comme une « force tranquille », elle a permis de bousculer le Parti socialiste, qu’on disait en voie de disparition, pour entrevoir le fondement d’un socialisme du XXIè.s. Si elle n’a pas réussi à prendre la direction du premier parti de gauche, elle a provoqué le réveil de ce Parti en imposant un début de rénovation. Une timide avancée certes, mais indispensable pour permettre à ce Parti d’espérer de nouvelles victoires électorales.  

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