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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 10:39

6227919756_c1b41aa07b-1-.jpg Désolé pour ceux qui ont cru que le ségolénisme n’était qu’une passade, le regroupement de fanatiques derrière une diva des médias … Il y a longtemps que les médias ne jouent plus la carte de Ségolène Royal, ils ont même plutôt joué le contraire dans les dernières batailles. Non, désolé, le ségolénisme, c’est un engagement politique fait pour durer.

Pour éclairer la lanterne de ceux qui décidément n’ont rien compris, il faudrait expliquer simplement les principaux fondements du ségolénisme.

 

(1) L’engagement parce que nous pensons que la politique peut changer les choses.

La mondialisation bouscule le monde et remet en jeu les rapports de force. Le capitalisme financier profite et mène sa danse macabre. Nous défendons contre cela un ordre juste. L’expression avait soulevé des contestations à gauche. L’ordre appartiendrait au langage de la droite. Mais à qui profite le désordre actuel ? Les Etats sont faibles. Pas un jour sans que Nicolas Sarkozy ne rencontre la chancelière allemande pour se mettre d’accord sur de nouveaux plans et, à chaque fois, les décisions ne sont pas à la hauteur. Quel monde voulons-nous ? Le Parti socialiste doit répondre aux enjeux de notre temps et porter avec force le projet de la régulation. Il faut en effet un ordre juste, nous y sommes engagés.

 

(2) L’engagement sur des valeurs humanistes et sociales.

L’Homme est au centre du projet socialiste. L’égalité ce sont les droits que chaque homme et chaque femme doit pouvoir revendiquer. Nous refusons l’indifférence. Au nom des intérêts de quelques uns, pour quelques petits profits, peut-on accepter qu’on jette à la rue des salariés alors qu’une entreprise fait des bénéfices ? Au nom des peurs de quelques uns, peut-on accepter les ségrégations actuelles, laissant à l’écart une partie de notre jeunesse ? Au nom du laisser-faire de quelques-uns, peut-on laisser des jeunes en prison sans espoir d’une deuxième chance ? Ségolène Royal a souvent été bien seule à porter notre indignation. Se taire assurerait les victoires, alors plutôt perdre maintenant pour mieux gagner demain ! Face aux injustices actuelles, nous avons encore tant de combats à mener ensemble. Cela mérite notre engagement.

 

(3) L’engagement pour un parti socialiste progressiste.

L’économie n’est pas une simple gestion d‘un capital acquis. Il faut être capable de porter les innovations pour préparer les progrès d’avenir. Lorsque nous nous sommes engagés, avec Ségolène Royal, pour la mutation écologique la question n’était pas encore d’actualité au Parti socialiste. Le sujet appartenait à d’autres écoles. Or cette mutation est fondamentale  pour notre environnement, pour notre santé, pour relancer notre économie par le développement de nombreux nouveaux secteurs, pour la justice sociale car la mutation ne doit pas se faire dans n’importes quelles conditions. La révolution écologique impose des choix, des investissements. Ce sont les conditions de la réussite.  Elle est aujourd’hui au premier plan de notre engagement.

 

(4) L’engagement pour plus de démocratie.

Le peuple est souverain, c’est le principe de la démocratie. La démocratie, ce n’est pas se démettre de son pouvoir souverain pour le profit d’une nouvelle aristocratie du savoir. La démocratie parlementaire permet son fonctionnement. Mais quelle est la place du peuple dans nos démocraties ? Doit-il se résigner à venir seulement élire des représentants sans savoir si la parole donnée ne sera pas trahie. Les trahisons ont été si nombreuses. Qu’est devenu le travailler plus pour gagner plus ? Il faut rendre au peuple sa voix. On ne peut pas accepter que de plus en plus de voix se portent vers des partis extrêmes faute d’être entendues. Défendre la démocratie, faire davantage participer le peuple aux prises de décisions, c’est notre engagement.

 

(5) L’engagement dans la rénovation pour un  grand parti socialiste.

La rénovation du Parti n’est pas achevée loin de là. Le Parti s’est trop refermé. Le rejet du rapport Montebourg en est une illustration. On pourrait aussi ajouter : le non cumul des mandats toujours repoussé, la parité toujours pas appliquée, le renouvellement pour laisser place aux jeunes générations dans la diversité resté dans le fond des notes pour les discours. Il y a donc encore du travail. Les batailles de courants, les combinaisons d’appareil, ces jeux de places sont encore bien en fonctionnement et rendent notre Parti souvent inaudible car trop tourné sur lui-même. Les verrous n’ont pas sauté. Nous sommes bien trop peu nombreux, les portes et les fenêtres restent à ouvrir. Nous avons du travail camarade.

 

Cette histoire avec Ségolène Royal, ce sont tous ces combats politiques que nous avons menés ensemble, parmi bien d'autres,  et cette histoire est loin de s’achever …

 

Philippe Allard

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