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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 10:26

Ségolène Royal promet "solennellement" de rétablir la retraite à 60 ans: réaliste?


 C'est la Ségolène Royal des grands soirs qui est intervenue lors du

 

 

 

On comprend que François Fillon ait exigé et obtenu de ne surtout pas avoir de débat, lorsque l'on a entendu Ségolène Royal. Elle l'aurait laminé.

 

La présidente de la région Poitou-Charente a été impériale. Pratiquement sans note, sauf sur les maladies professionnelles, ce qui se conçoit, elle a tenu la dragée haute à ses contradicteurs.

 

Oui, ses contradicteurs.

Hier soir, Arlette Chabot dont on n'attendait pas moins et Jean Boissonat ont bien tenu le rôle de représentants d'un gouvernement qui est regrettablement parti avant que Ségolène Royal n'arrive. Un joli moment de mépris qui n'étonnera, au fond, personne.

 

Et donc, tout en notant le silence du Medef, dont c'est finalement la réforme, elle a martelé ses arguments,

en dépit d'innombrables interruptions. Interruptions, dont on ne s'étonnera pas davantage qu'elles n'aient pas eu lieu lors de l'assommant monologue du Fillon.

 

Insistant sur "la liberté de partir à 60 ans", elle a assuré que si la gauche revenait au pouvoir, elle abolirait les dispositions que le gouvernement s'apprête à faire avaliser par le parlement.

 

Revenant sur la contre-réforme proposée depuis le début de l'année par le parti socialiste, elle a indiqué qu'il convenait de cesser d'épargner "ceux qui se gavent" et de faire payer les ouvriers, les employés et les malades. Et que tout au contraire, il faut faire cotiser tous ces revenus qui en sont exemptés par la droite : stock-options, retraites chapeau, intéressement, etc.

 

"C'est à nous, les retraites", s'est-elle exclamé, affirmant que la gauche organisera un référendum sur ce sujet. Lorsque Arlette Chabot a cru bon de lancer "et taxer les riches, c'est le miracle ?", la réponse a fusé, assortie d'un sourire assassin "et taxer les pauvres, c'est le miracle ?"

 

Insistant sur le fait que le réel projet du gouvernement est de faire passer les fonds de pension afin que les assurances privées récupèrent la majorité du "pactole", elle a réaffirmé l'importance du "partage des richesses". Elle a même évoqué à ce propos une anecdote lors du dernier conseil des ministres de gauche, en 1993, lorsque François Mitterrand leur a dit que la seule ambition de la droite serait de mettre à mal la retraite à 60 ans.

 

Et justement, dénonçant les réformes des retraites précédemment votées par la droite, elle a rappellé qu'elles avaient conduit à une réduction de 20% du montant des retraites effectivement versées.

 

Enfin donc, pour Ségolène Royal, la volonté du gouvernement est de faire payer les plus pauvres pour que les privilégiés soient épargnés, puisque le capital n'aura pas à cotiser. Elle l'a dit, "pour les Français, c'est insupportable. Nous allons nous battre le dos au mur".

 

Et après, il y en aura pour dire que la gauche et la droite, c'est la même chose...

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commentaires

Edouard Onze 10/09/2010



Excellente synthèse que je partage et dont je remercie Monique! Dommage en effet qu'il n'y ait pas eu de confrontation directe entre Fillon et Ségolène! Pour toutes les raisons qu'elle n'a cessé
de donner, la retraite à 62 ans, on est contre, parce que si c'est un droit pour ceux qui veulent, ça ne doit pas être une obligation pour ceux qui ne peuvent! Amitiés ségofraternelles.  



Olliaro Marcel 10/09/2010



Bonjour Monique. Oui, Ségolène se bat, pour garder la retraite à 60 ans, et elle se bat pour toutes les injustices de cette droite de nantis. Seulement, derrière elle, il faut que ça suive, et ce
n'est pas une grèvette d'une journée, qui va faire reculer notre monarque, et la Parisot.Chaque fois, que nous nous sommes battus pour des avancées sociales, les grèves d'une journée, n'ont
jamais abouties. En décembre 1995, pourquoi que Juppé a été dans l'obligation, de retirer sa réforme sur les retraites. La, le pays était bloqué, plus de train, les usines ont dues fermer, par
manque d'approvisionnement. Cela à duré plus d'un mois, et Juppé a reculé.Pour les 3/4et 5ème semaines de congés, la aussi il a fallu faire grève, et manger des patates cuites à l'eau.C'est vrai
qu'aujoud'hui, avec tous les crédits, les salariés ont du mal à bouger, en s'arrêtant à une journée de grève, et encore, l'on est loin de 80/85%, de salariés dans la rue. Si cette
réforme passe, pourquoi notre monarque ne s'attaquerait il pas aux congés payés, avec l'aide de la Parisot. Pourquoi s'en priver?????


Bonne soirée à toi et bise d'un ancien métallo.



Edouard Onze 11/09/2010



Oui, Monique: Fillon, la voix de son maître et , Ségolène notre maître à penser! Bises.



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