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« Vanité des vanités ! O misère humaine !  Que voit-on sur la terre ?  Des hommes qui s'égarent, des hommes qui égarent leurs frères  et des hommes égarés »    Clarisse Vigoureux  dans « Paroles de providence »

 
Vanité qui suinte de l'Elysée, aujourd'hui habité par un président omniscient, omnipotent, omniprésent. Vanité prétendue de synthèse entre son amicale connivence avec les puissances d'argent et les velléités sociales dont il se pare. Vanité d'une « ouverture » à son service exclusif. Vanité dans sa prétention à représenter la diversité politique de son pays. Vanité de décider de tout, d'être le président de tout, le ministre de tout. Vanité de contrôler les médias par amis interposés afin que les Français disposent d'une information digne de lui.

Vanité de ces ex-adversaires politiques du président, à la fois bénéficiaires et victimes de l' « ouverture ». Victimes d'une politique combattue récemment et dont ils sont devenus les serviteurs zélés. Bénéficiaires éphémères des lambris de la République auxquels certains aspiraient tant et d'un zeste de pouvoir, caressant l'illusion qu'il leur permettra de mettre en oeuvre leurs projets. Proudhon avait cru voir en Napolèon III l'homme de la révolution sociale et l'avait rencontré à plusieurs reprises, mais il avait vite déchanté. Quant au républicain Emile Ollivier, premier ministre de Napoléon III en 1869 c'était, lui, pour constituer un autre gouvernement et mener une autre politique !

 Vanité de quelques éléphants socialistes, aux égos surdimensionnés de chefs de clans relayés par des lieutenants-flingueurs experts en règlements de compte ! Vanité au rythme des pieds qui se traînent en campagne, au fil des allusions dissuasives et des petites phrases assassines.Vanité revivifiée au soir du 6 mai sur les plateaux de télévision pour entonner le cantique des lamentations sur la « défaite ». Vanité qui explose en réflexions blessantes, injustes  et cruelles. Vanité pour dégager la place et se remettre en lice ! Elephantillages  ?

Cette accumulation de vanités nous fait vivre dans une république en trompe l'oeil ! Il n'est que temps de réagir, de remettre en cause, de bousculer pour reconstruire sur les vraies valeurs. Ségolène l'avait compris, elle n'a pas pu aller au bout de sa démarche. En dépit des scories du passé et des vieilles pratiques, la route est ouverte, il faut poursuivre !

                         

Gérard Denecker

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