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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 21:26

 

INTERVIEW - Proche de Ségolène Royal, le député socialiste a présidé les ateliers d'été de L'Espoir à gauche.

Soutenez-vous Arnaud Montebourg sur l'organisation de primaires ouvertes pour désigner le candidat de la gauche à l'élection présidentielle de 2012 ?

Jean-Louis BIANCO. - Je le soutiens sur le fond, mais pas sur la forme. D'abord, je suis d'accord avec l'idée qu'il faut des primaires ouvertes et assez rapides. C'est une position que L'Espoir à gauche défendra lors de ses ateliers d'été. Le PS affronte une crise de leadership, et ce processus est extrêmement important pour tenter de la régler. Mais ce n'est pas le seul problème du parti. Sur la question du renouvellement des pratiques ou sur celle de la modernisation de notre projet, il reste du travail à faire. Quant à la forme de la déclaration de Montebourg, je trouve la méthode inopportune. Sortons des incantations et ne prenons pas de positionnement qui risque de déchirer le parti.


Quel calendrier souhaitez-vous pour organiser ces primaires ?

J'aurais souhaité que l'on commence à travailler dès maintenant pour organiser un vote des militants à la rentrée. On ne peut pas se contenter d'un conseil national du PS sur une telle question. Si nous voulons un débat sérieux, il faudrait que l'on adopte très vite ce principe d'un vote militant. Ensuite, il faudrait organiser les primaires après les élections régionales. Nous verrons alors mieux si les autres formations de gauche veulent entrer dans ce processus.


Avez-vous soumis vos propositions à Martine Aubry ?

Nous avons l'occasion d'en parler avec elle ou avec ses proches. Nous ne voulons pas en faire une guerre et tirer le parti vers le bas, mais il faut que nous en reparlions.


Êtes-vous nombreux au PS à défendre cette idée ?

La volonté d'organiser des primaires est partagée par beaucoup. Ségolène Royal bien sûr, Arnaud Montebourg évidemment, mais aussi Benoît Hamon, Pierre Moscovici, les amis de Dominique Strauss-Kahn et sans doute une partie de ceux de François Hollande et de Bertrand Delanoë. Il y a aujourd'hui beaucoup de responsables qui sont sur cette ligne.


Le PS aborde-t-il la rentrée en ordre dispersé avec toutes ces réunions de courant ?

À l'évidence oui. Mais dès lors que tous ces événements rassemblent des gens qui réfléchissent, qui débattent et qui proposent, cela ne me choque pas. Mais il ne faudrait pas que cela débouche sur un concours de petites phrases ou de positionnements personnels.


Ségolène Royal était la candidate de L'Espoir à gauche à Reims, lors du dernier congrès. Pourquoi ne se rend-elle pas à Marseille ?

Ségolène Royal a fait les pas qu'il fallait, et Martine Aubry aussi, pour ne pas donner l'impression que l'on poursuivait le calamiteux congrès de Reims. Elle est au-dessus de tout ce qui peut donner l'impression d'un travail d'appareil. Mais beaucoup de ses proches animeront des ateliers à Marseille, comme Jean-Pierre Mignard, Najat Belkacem ou Aurélie Filippetti.

Propos recueillis par François-Xavier Bourmaud - Le Figaro
20/08/2009


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Michèle Fazilleau - dans desirsdavenir86
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