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Edith Cresson, Premier Ministre de 1991 à 1992 a été la première femme chef de gouvernement dans l'histoire de la République; elle nous explique les raisons de son soutien chaleureux à Ségolène Royal :

 

 
 

Reportage effectué par Désirs d'Avenir Chatellerault

Avez-vous vu cette incroyable agression perpétrée par deux voyous contre une mère de famille dans un train de banlieue ? C'était mardi 24 octobre en direct sur La Chaîne parlementaire et en différé sur LCI.

Les deux loubards, très correctement habillés, s'étaient manifestement concertés à l'avance. Ils surveillaient leur proie depuis des semaines dans la cité. Elle faisait trop la fière, ne leur jetait pas un regard, ne leur accordait aucune attention. Dès qu'elle est montée dans le train, ils l'ont suivie puis l'ont poussée vers l'extrémité du wagon.

Evidemment, aucun des autres passagers n'a réagi. Et c'est alors que l'impensable s'est produit. La victime ne s'est pas laissé faire. Elle s'est rebiffée et leur a dit leur fait. Elle n'a pas davantage peur d'eux que du peuple. Elle maintient tous ses projets. Les jolies colonies de vacances encadrées par des militaires ou des humanitaires pour les enfants de la cité. Les jurys de citoyens pour surveiller les élus. L'élargissement de la carte scolaire. Toute la gamme ! Ils s'attendaient à ce qu'elle pleure, les supplie, leur demande pardon.

Rien de tout cela ! Le wagon entier a assisté au spectacle. Enfin, une courageuse mère de famille osait résister à ces deux délinquants, bien connus sur la ligne. Elle ne baissait pas les yeux, ni la voix. Pour un peu, les autres passagers auraient applaudi...

On se moque ? Pas du tout. Cette fois, au moins, on a compris ce qui faisait la différence entre Ségolène Royal et les deux autres. C'est probablement le tournant décisif dans cette campagne pour gagner aussi bien l'adhésion des militants socialistes que celle de tous les citoyens. "Il y a aujourd'hui des pans entiers de la société française qui se sentent exclus du débat public, en particulier dans les catégories populaires. Si l'on pense que tout va bien et qu'il faut continuer comme cela, eh bien, continuons ! Moi, je pense que tout ne va pas bien et qu'il y a une crise démocratique et morale profonde", disait-elle. Face à cette détermination, les emportements calculés de Laurent Fabius sonnaient faux. L'ancien premier ministre a trop mis en scène son indignation en racontant l'histoire de ce Congolais vivant en France depuis plus de vingt ans dont l'épouse risque d'être expulsée.

C'est toujours le problème avec Laurent Fabius. C'est lorsqu'il veut se montrer proche des gens qu'il paraît le moins sincère. Dominique Strauss-Kahn avait également du mal à faire croire à son engagement en faveur de la carte scolaire.



On n'a pas fini de mesurer les effets, dans la vie politique française, de l'entrée en scène d'une mère de famille qui ne s'en laisse pas conter.


DOMINIQUE DHOMBRES
Article paru dans Le Monde du 26.10.06, sous le titre " Une mère de famille agressée en direct "

Ifop / Acteurs Publics   Confiance en matière de protection de l'environnement : Ségolène Royal devance Dominque Voynet parmi les sympatisants de gauche ( 36% contre 31% )

 

CSA-Profession politique deuxième débat télévisé : 34% des Français ont jugée Ségolène Royal la  plus convaincante, devant Dominique Strauss-Kahn, 17% et Laurent Fabius 7%, 42% ne se prononçant pas.


OpinionWay  deuxiéme débat télévisé :
Ségolène Royal jugée la plus convaincante (55%) par les sympathisants PS


CSA  : 59% des Français favorables à la mise en place de "jurys de citoyens"


Baromètre des primaires" Ipsos/Le Point" : 61% des électeurs proches du parti socialiste préfèrent Ségolène Royal

CSA-France Info : Au premier tour des éléctions présidentielles, Ségolène Royal obtiendrait 30% des voix avec ou sans candidature unitaire à gauche du PS

 

IFOP-Paris Match  : A gauche au premier tour des éléctions présidentielles, Ségolène Royal est toujours la meilleure candidate : 26% au premier tour contre 19% à DSK et 14% seulement à Fabius

 

CSA- France Info : Au second tour des élections présidentielles, Ségolène Royal l'emporterait sur Nicolas Sarkozy ( 51% contre 49% )

 

 Mardi 24 octobre, Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont exposé leurs approches sur l'éducation, la famille, l'immigration, ... 

Le débat s'est déroulé autour des thèmes et des propositions de Ségolène Royal : encadrement des jeunes délinquants, assouplissement de la carte scolaire, visas saisonniers pour les immigrés, jurys citoyens,....

 Pour Renaud Dely, dans Liberation, « si Ségolène Royal n'existait pas, il faut espérer que les socialistes l'auraient inventée pour animer leur primaire élyséenne. (..) Mais, depuis que la compétition s'est engagée, tout revient à Royal, tout s'organise autour de sa parole, tous les débats et invectives tournent autour de ses propositions. »



Voir l'intégralité des interventions de Ségolène Royal :


 

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Parce qu’ils disposent de quelque information secrète, parce qu’ils sont conseillés par quelques brillants spécialistes, parce qu’ils sont soutenus par quelque lobby,  parce qu’ils ont quelques amis à ne pas décevoir, parce qu’ils fréquentent quelques médias influents, parce qu’ils ont quelques diplômes prestigieux,  parce qu’ils connaissent la machine politique, parce qu’ils sont infaillibles, parce qu’ils sont plus intelligents, parce qu’ils ont un programme, parce qu’ils ont toujours une réponse, ? … Peut-être ont-ils simplement soif de reconnaissance d’autrui, comme dirait Freud. Peut-être ont-ils besoin de montrer qu’ils savent mieux que tout un chacun, peut-être y a t 'il un femme qu’ils veulent séduire,  peut-être même ont-ils fait un rêve comme Martin Luther King, ou se sentent-ils de droit divin comme Louis XIV? En tout cas, ils ont certainement une mission, un idéal, un devoir national, une force mystérieuse qu’ils sentent au fond d’eux même et qui les poussent irrésistiblement vers ?... le pouvoir ?

 Ils « essaient d’être sincères » comme disait l’un d’entre eux, actuel ministre de l'Intérieur, sur France Inter le 9 octobre , mais ils oublient que la sincérité ne s’essaye pas. Pour tous ces candidats, les Français ne peuvent pas savoir, ne peuvent pas imaginer les réponses, ne peuvent pas avoir un avis intéressant, ne peuvent pas comprendre, n’ont pas tous les éléments pour  décider ce qui est bien ou pas.

 Tous les candidats ? Probablement.   

 Heureusement, il y a une candidate qui ne voit pas la politique comme cela. Ses idées, ses certitudes, ses réponses, aussi construites soient elles, ne sont pas à ses yeux la justification de sa candidature. Sa candidature repose sur sa volonté de démocratie participative, et sa certitude que chaque Français possède une réponse, pour peu qu’il veuille bien l’exprimer. 

 Il y a longtemps que les « débats » ont commencé au sein des comités « Désirs d’Avenir » et on comprend bien que Ségolène Royal ne voit pas bien l’utilité de ceux qui doivent commencer demain.   

 Par Olivier Adhérent Désirs d'Avenir 86 

     Dimanche 22 octobre 2006, Ségolène Royal s'est exprimée dans le cadre du forum "Cité de la Réussite" à la Sorbonne, sur le thème de la crise politique et démocratique en France.

 Cause de cette crise, le fossé entre le discours des politiques et les actes : Ségolène Royal a  donné en exemple la récente amnistie présidentielle de Guy Drut, ancien champion olympique proche de Jacques Chirac et l'a qualifiée de "rupture du pacte social".

Au sujet du ministre de l'intérieur, elle a déclaré : "Quand on a la chance d'être dans cette situation-là et que l'on dit 'vous verrez dans six ou sept mois comme ça va être formidable' (...) c'est un déni de démocratie", a-t-elle déclaré.

 Selon elle, "donner la certitude que la parole sera tenue sur la mise en place de ce pacte social", constitue une des principales responsabilité du chef de l'Etat. Pour que les politiques tiennent leurs engagements, elle a proposé "une surveillance populaire sur la façon dont les élus remplissent leur mandat".

 "Sur le plan institutionnel, je pense qu'il faudra clarifier et préciser la façon dont les élus pourraient être obligés de rendre des comptes à intervalles réguliers avec des jurys de citoyens tirés au sort"

Ségolène Royal s'est dite "favorable à ce que l'on impose à toute collectivité publique qu'une partie de son budget soit mise en débat et mise au vote" des citoyens.

Il ne serait pas question de sanctionner les élus. "Nous sommes dans une stratégie 'gagnant-gagnant' qui permettent d'éclairer la décision publique parce que les citoyens ont envie de participer entre deux élections".
"Ces commissions n'ont pas de pouvoir de sanction. Elles ont un pouvoir d'évaluation, de réflexion, sur les politiques publiques qui sont mises en place",

Elle s'est à nouveau prononcée pour la consultation systématique des citoyens "meilleurs experts de ce qui les concerne" dans l'élaboration des diagnostics.

Côté institutions, Ségolène Royal s'est prononcée pour une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, pour la réforme du statut pénal du chef de l'Etat et pour l'interdiction du cumul des mandats.

  

La video :


Consulter sa  proposition complète

Communiqué de presse du 22 octobre 2006

Présidentielle de 2007 : campagne unitaire PS-PRG

 Réunis en congrès extraordinaire les 21 et 22 octobre, les Radicaux de gauche ont décidé de ne pas présenter leur candidat à la présidentielle de 2007 et de faire une campagne unitaire avec les socialistes en soutenant la candidate (ou le candidat) que les militants de ce parti auront investie. Les Radicaux de gauche ont fait le choix de l’union PS-PRG pour éviter le risque de l’expérience traumatisante du 21 avril 2002 et pour que la gauche de gouvernement ait les meilleures chances de victoire à la présidentielle et aux législatives qui suivront. Ce combat unitaire s’appuie sur un accord programmatique sur les grandes lignes et sur des candidatures communes aux législatives (36 au moins pour le PRG).

 Lors de ce congrès les Radicaux de gauche de la Vienne   ont participé activement aux débats et leur président, Christian Lajon, a présenté une motion qui est en parfaite adéquation avec le vote très majoritaire des délégués.

Christian Lajon

 Président de la Fédération de Parti Radical de Gauche de la Vienne

 Secrétaire général de la fédération de Poitou-Charentes

    Ségolène Royal participait jeudi 19 octobre au premier débat régional à Clermont Ferrand avec les 2 autres candidats à l'investiture socialiste, devant plus de 3000 militants.
    "Les riches ont le moyen de renégocier leurs prêts, les pauvres croulent sous les tarifications bancaires", qui sont "un vrai scandale"; "aujourd'hui, le système bancaire français s'enrichit sur le dos des pauvres", a déclaré Ségolène Royal.
    Il faut "remettre de l'ordre sur les tarifications bancaires, interdire aux banques de faire du profit sur le dos des pauvres, interdire les publicités scandaleuses qui plongent des familles dans le surendettement". Ce passage de son intervention a été, de loin, le plus applaudi.

   Elle s'est aussi prononcée pour "la laïcité dans les services publics". Il faudra "supprimer l'article de loi qui oblige les communes à payer la scolarisation des enfants dans le privé".
    Elle a dénoncé l'accès à la médecine "très inégalitaire en milieu rural", affirmant que "les communes rurales avaient droit à l'égalité des chances devant le service public".
Elle a jugé qu'il fallait "mettre fin à l'insupportable distance entre les discours et les actes, qui sape la confiance en la politique".

"En 2007, deux conceptions opposées de l'exercice du pouvoir vont s'affronter: la solidarité, la réconciliation, l'espoir, le désir d'avenir d'un côté et la brutalité de l'autre; le développement équitable d'un côté, le désordre libéral et sauvage de l'autre… Je sens une farouche envie, un désir profond, une volonté immense de battre la droite".
     

Pari tenu : Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont exposé mardi 17 octobre pendant plus de deux heures leurs approches pour l'emploi, le pouvoir d'achat ou la croissance. 

 "Je suis candidate pour faire gagner la gauche et ensuite pour faire réussir la France. Il s'agit de mettre fin au désordre des choses : désordre de la précarité, de l'environnement, de la baisse du pouvoir d'achat, de l'anarchie financière.. C'est un ordre économique, social et environnemental juste que je veux construire avec les Français " a expliqué Ségolène Royal, affirmant d'emblée : "Je n'ai pas aujourd'hui réponse à tout, ce que je veux c'est redonner du sens, redonner une cohérence pour que chaque Français (..) comprenne sa place dans l'entreprise et dans la société".

     

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   Ségolène Royal est venue pour deux jours à la Réunion les 12 et 13 octobre avec un seul objectif affiché : "écouter" et "se nourrir" de l'expérience des habitants.

Elle a ainsi rencontré des jeunes créateurs d'entreprises à Saint-Denis, puis des militants associatifs dans un foyer pour femmes battues et des syndicalistes locaux.

  Soulignant que l'île compte 100.000 chômeurs et 120.OOO illettrés, Ségolène Royal a estimé que l'Etat ne tenait pas ses engagements envers l'Outremer.

Lire un résumé de son discours de St Joseph

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