LA ROCHELLE. Les comités locaux de Désirs d'avenir du Poitou-Charentes ont livré la première synthèse de leurs réflexions et débats à Ségolène Royal. 
« Les comités Désirs d'avenir s'inscrivent dans la continuité de la campagne des élections régionales en Poitou-Charentes durant laquelle nous avions inventé en marchant. J'ai le sentiment très profond que les citoyens veulent participer aux décisions qui les concernent. Ils sont les meilleurs experts de leurs propres difficultés, de leurs attentes, de leurs espoirs. » Vendredi soir, à La Rochelle, Ségolène Royal était entourée de « ses » nouveaux experts, quelque 400 à 500 sympathisants membres des soixante-dix comités Désirs d'avenir qui ont fleuri, ce printemps, à travers la région. Tout a commencé, à la mi-février, par un site Internet du même nom sur lequel le débat s'est instauré. Puis, localement, des comités de soutien à Ségolène Royal, à sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, se sont constitués à l'initiative de socialistes, d'élus, et de particuliers qui n'étaient ni l'un ni l'autre. Ces comités se sont réunis, ont suscité le débat, lancé des pistes de réflexion.
Vendredi soir, La Rochelle accueillait donc la première synthèse régionale des comités Désirs d'avenir du Poitou-Charentes. En Charente-Maritime, une quinzaine de débats locaux se sont déjà succédé. « Il faudra compter dorénavant avec cette nouvelle forme d'expression populaire », assurait Bernard Lalande, maire et conseiller général PS de Montendre, en livrant à Ségolène Royal les premières propositions émanant de la base en matière de santé, éducation ou environnement. Retard dans les Deux-Sèvres. « On gagne à faire appel à l'intelligence de tous », ajoutait Jean-Pierre Denieul, le conseiller général PS de Jarnac, intervenant ensuite au nom des vingt-quatre comités de Charente. Dans les Deux-Sèvres, département dont Ségolène Royal est l'élue à l'Assemblée nationale, mais où, dans le passé, elle a aussi bataillé contre d'autres socialistes, Désirs d'avenir a pris un peu de retard. Huit comités seulement ont vu le jour et celui de Niort ne sera lancé que la semaine prochaine. « Tout s'enchaîne. Le désir d'apprendre conduit au désir de travailler; le désir de travailler conduit au désir d'avenir. » Ces deux petites phrases de Michèle Fazilleau, en charge de la synthèse de la Vienne sur l'éducation, ont déclenché, elles, beaucoup d'applaudissements.
Expérimentation. La prise de parole de la vedette de la soirée a elle aussi été saluée par toute une salle debout. N'épargnant ni Nicolas Sarkozy ni Dominique de Villepin, s'appuyant sur la politique qu'elle développe en Poitou-Charentes, Ségolène Royal a dit, notamment, à cette occasion, son « refus d'une société du précariat ». « Il y a six fois plus de précarité en France qu'il y a vingt ans. C'est intolérable ! », lançait-elle. Voulant « inventer de nouvelles sécurités pour accompagner les mutations extrêmement profondes qui nous attendent », la présidente du Conseil régional prône ainsi une Sécurité sociale professionnelle dont bénéficierait tout salarié licencié dans son parcours de reconversion vers un nouvel emploi. Ségolène Royal compte expérimenter le système en Poitou-Charentes, devenu en quelque sorte un laboratoire-test des idées. Un crédit de 5 millions d'euros sera débloqué lors de la prochaine session pour lancer la formule.
Devant une salle entièrement acquise à sa cause, Ségolène Royal a rodé bien des thèmes que l'on pourrait retrouver dans sa future campagne électorale. Ses propos sur les 35 heures, la sécurité ou l'encadrement des jeunes délinquants par des militaires ont suscité, à La Rochelle, une réelle adhésion. « Les citoyens ont une exigence de vérité de la parole », a-t-elle rappelé devant tous ses amis de Désirs d'avenir. extrait video 1 extrait video 2 Voir aussi l'album photos (photos 73 à 80) et les blogs de Chatellerault, Poitiers et de la Charente-Maritime.


France 3, Lundi 5 juin, 19h30 : Ségolène Royal du 19/20, interviewée par Audrey Pulvar
Michel, adhérent de Désirs d'Avenir 86, comité local de Buxerolles, vous fait partager son analyse :
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