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27 février : Ségolène Royal signe à Clichy-sous-Bois le contrat social et citoyen du  collectif AC le feu créé après les violences urbaines de novembre 2005.
Ce pacte  comporte 105 propositions concrètes sur neuf thèmes (emploi, discriminations, logement, insécurité,..). Ségolène Royal a laissé de côté une vingtaine de propositions qui lui semblaient irréalisables ou dont la rédaction posait problème.

Ségolène Royal a déclaré aux habitants du quartier: "Vous faites partie intégrante de la nation (...) Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes (...) J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France (...) Il faut de l'espoir mais il n'y aura pas d'assistanat et de tutelle".

Ségolène Royal est la première candidate à l'Elysée à signer le contrat du collectif, qui a été adressé vendredi 23 février à l'ensemble des candidats.

voir le reportage video    Site d'AC Le Feu

 

22 février manifeste pour la libération d'Ingrid Betancourt :  Ségolène Royal s'engage en sa qualité de candidate à l'élection présidentielle à mettre en place tous les moyens dont dispose la Présidence de la République, pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt retenue depuis 5 ans par les FARC en Colombie. lire la suite      site de soutien à Ingrid Betancourt 


 

6 février : lettre de  Ségolène Royal à la ligue contre la violence routière 

 

 

Reportage d'un riverain de la rue d'Enghien :

Le ministre de l'Intérieur a installé son QG de campagne au 18 rue d'Enghien, c'est-à-dire à 100m de chez moi. Un bien bel endroit, avec escalier monumental et photo de 4m de haut du ministre-candidat. 

 Joli, non ? Evidemment, une personnalité comme lui ne peut pas se déplacer sans 2 ou 3 gardes du corps. Donc, depuis quelques semaines, on voit ça dans le quartier :

 

 

   (...). S'ajoutent à ce dispositif léger quelques autres camionnettes (entre 2 et 4 selon les jours) aux extrémités de "sa" rue, et quelques voitures banalisées, reconnaissables lorsqu'elles arborent leur girophare bleu. Des hommes en bleu à tous les coins de rue, la circulation régulièrement bloquée pour que les voitures officielles puissent emprunter les sens interdits afin de gagner une minute ou deux, et des concerts de sirènes lorsque le grand petit homme déplace son auguste personne. Combien sont-ils ? je vous laisse faire le compte, sachant que chaque véhicule est aussi rempli que les bus de la RATP aux heures de pointe.

Me voilà bien rassuré : non, la campagne présidentielle de Sarkozy ne coûtera pas une fortune à l'UMP. Le Ministère de l'Intérieur est là pour régler quelques factures ! Mais je me tais un instant pour laisser la parole à celui qui, contrairement aux apparences, se soucie beaucoup des dépenses publiques et donc de nos portefeuilles :

"Nous ne pouvons rester le pays d'Europe où la part des dépenses publiques dans la richesse nationale est la plus importante. Il faut donc dépenser mieux et moins. (...) Le problème du nombre de fonctionnaires doit être posé."

Dépenser mieux, c'est donc dépenser pour la protection privée du petit homme quand il ne fait pas son boulot de ministre.

 "Dans un pays comme le nôtre, où les dépenses des pouvoirs publics représentent 54 % de la richesse nationale, l'échec économique et social est garanti si les dépenses sont mal orientées."

A moins qu'il ne craigne que les Allemands ne repassent la ligne Maginot (...), j'ai bien peur que ce monstrueux attirail soit légèrement disproportionné pour dissuader 3 sans-papiers de manifester devant son bureau. Espérons qu'il "orientera mieux les dépenses" s'il est élu, il faudrait pas qu'il se paye des croisières en porte-avions pour ses vacances.

 "La France qui se lève tôt le matin, la France qui travaille, la France qui paie ses impôts, elle est aussi attachée à voir que l'argent public soit utilisé avec l'efficacité maximale."

Pas d'inquiétude, c'est efficace : pas un seul vol de sac à mains sur le boulevard depuis l'arrivée de la milice.

"On ne paye pas des fonctionnaires de polices pour qu'ils jouent au basket avec des jeunes."

(...)  "Il faut en finir avec les pratiques monarchiques dans la Vème République. "

No comment.   Vous l'aurez compris, je fus un peu étonné de voir des armées napoléoniennes se dresser dans le quartier pour pas grand chose. J'ai donc posé la question aux premiers intéressés. Une première fois, après quelques jours d'intense présence policière :

Moi : Qu'est-ce qui se passe, pourquoi vous êtes aussi nombreux ?

Le CRS : Eh ben, euh, vous savez, il y a souvent des manifestations sur le boulevard.

Moi : Mais vous êtes là depuis trois jours ! il y a une manif prévue aujourd'hui ?

Lui : Ah bon, vous avez vu des CRS, quand ça ? (arf...) Non il n'y a rien de prévu, mais euh... il peut toujours y avoir une manifestation de SDF, on sait jamais !

 Le brave homme, je le plains, ça doit pas être facile d'expliquer un truc aussi con. Une semaine plus tard, nouvelle discussion avec deux de ses collègues, plus loquaces :

Moi : On se pose un peu des questions sur le mélange des genres. Vous protégez le ministre ou le candidat ?

Le premier : Vous inquiétez pas nous aussi on se la pose, la question ! on est là parce qu'on doit bien obéir aux ordres. Mais on se demande ce qu'on fout là.

L'autre : Vous savez, la royauté elle est pas morte, en France. Mais ça commence à s'agiter du côté de nos syndicats.

 Tout ça énerve un peu les habitants du quartier. La dernière blague à la mode quand un type rentre dans un bistrot : "ils t'ont laissé passer ? t'avais ton badge ?"

Pour finir,  ce petit extrait du Nouvel Obs :  "Dès le premier jour, la rue d'Enghien est mise sous haute surveillance policière. Dans la foulée, tous les habitants des trois immeubles qui font face au QG reçoivent une étrange enveloppe saumon, sans cachet de la Poste. A l'intérieur, une lettre, datée du 15 janvier, leur demande de répondre au plus vite à un recensement de sécurité. On leur communique un numéro de téléphone. Au bout du fil, un policier questionne : nom, prénom, date de naissance. Au cours de la conversation, le policier se fait plus précis. Il suggère à son interlocuteur de ne pas recevoir de paparazzi chez lui, évoque avec lui les dangers terroristes, la présence d'un éventuel sniper planqué sur les toits. En quelques minutes, l'habitant de la rue d'Enghien est mis sous pression. Le voilà devenu un riverain fiché par la police. En fait, le fonctionnaire est un agent du service Enquête des Renseignements Généraux de la préfecture de Police de Paris..."

Sarko, utiliser les RG à son compte ? mais enfin, c'est ridicuuuuule ! Sur ce... votez bien !

Jeudi 22 février, Ségolène Royal a annoncé la nomination d'une équipe du Pacte présidentiel qui compte, entre autres, Lionel Jospin, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, Edith Cresson, Henri Emmanuelli, Bernard Kouchner, Bertrand Delanoë, Gérard Collomb, Martine Aubry et Yvette Roudy.

Ségolène Royal s'est déclarée heureuse de l'arrivée de Lionel Jospin dans son équipe de campagne, qui est désormais la meilleure équipe composée à la fois de personnalités expérimentées et d'une nouvelle génération.

"Mon objectif est de rassembler les socialistes, toute la gauche (...) Je veux rassembler au-delà de la gauche tous ceux qui ont envie que ça change".

 François Hollande s'est déclaré fier de Ségolène Royal : "Je veux dire à Ségolène qu'elle a eu raison de rassembler, elle a eu raison aussi d'appeler toutes les générations (...)Je suis fier qu'elle ait fait ce geste et qu'elle ait su emmener Lionel Jospin dans cette campagne, emmener Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn et tant d'autres, pour nous faire une très belle campagne qui doit être demain ou après-demain une très belle victoire"

voir l'équipe de campagne

Les laboratoires Lelay-Elkabash ont mis au point il y a 5 ans une nouvelle molécule, le Prosarkolusconol, de la famille des antidéprésseur, et son générique le Prosark :

  Ingéré par voie médiatique à dose homéopathique tous les jours (matin, midi et soir), et en cours de journée en cas de crise, elle  permet d'accepter sans rejet toute idée de droite quelqu'elle soit, et en particulier celles du candidat de droite le plus en vue.

  La particularité de ce antidéprésseur est de se présenter masqué, ensaché dans les phrases anodines des feuilletons, dans le choix et la présentation de faits divers  au quotidien, dans les interventions d'auditeurs, dans les émissions de téléréalité, la pub etc...

  Le traitement  est destiné surtout à une population passive  pour la conforter dans ses habitudes de rejeter toute idée de gauche. Le prosakolusconol est en effet un autobloquant des neuropeptides de la lucidité politique, créant un état de bien-être permettant l’acceptation docile des idées de droite, et un rejet des idées de gauche.

  Une autre particularité du traitement est que les effets secondaires sont bloqués jusqu'aux élections. Ils se déclenchent par contre violemment (baisse du pouvoir d'achat, chômage, précarité, délinquance, pauvreté, etc) en cas de succès du candidat de droite. Mais ces effets secondaires ne sont pas indiqués sur la notice.

Olivier Picard

Rouen le 23 février, Laurent Fabius accueille Ségolène Royal : "Désormais chère Ségolène, c'est une pour tous et tous pour une" 

Ségolène Royal :   "Je veux bâtir avec vous tous la gauche moderne, celle du XXIe siècle"

 

Ecouter et télécharger les discours

 

Rennes le 20 février  Ségolène Royal  : "Mon équipe de campagne, c'est vous" 

    

 
                                                                                            lire le discours intégral   
 
Dunkerque le 15 février : L'éducation retrouvera la première place
 
 


Extrait du  Financial Times du19 février : 
"Nicolas Sarkozy a saisi l'élection présidentielle française au collet construisant une avance respectable dans les sondages. Quel dommage, cependant, que l'élection ne soit pas équitable, ou du moins pas acceptée par tous comme telle. L'équipe de Ségolène Royal se plaint qu'au coeur de la campagne de M. Sarkozy se trouve un conflit d'intérêts. De tels arguments pourraient être balayés comme la complainte d'hommes politiques défaillants, mais ils se trouvent être vrais. L'impression d'un conflit d'intérêts à plusieurs facettes est difficile à éviter  Nicolas Sarkozy a fait de la rupture son slogan de campagne mais il insiste pour rester le N-2 du gouvernement. Faire campagne contre une administration dans laquelle on a servi frise l'absurdité  Pour le bien de son pays, et de lui-même, il devrait se concentrer sur sa candidature et quitter son poste de suite".

  Ségolène Royal, invitée hier soir de l'émission politique de TF1 "J'ai une question à vous poser", a réuni 8,91 millions de télespectateurs  (contre 8,241 millions pour Nicolas Sarkozy le 5 février )selon l'institut Médiamétrie.
L'émission a enregistré une part d'audience de 37% ( 33% pour N Sarkozy )

Vers 21H30, le nombre de téléspectateurs a dépassé les 10 millions, avec un pic d'audience de 10,595 millions.

Jack Lang a déclaré qu'il s'agissait  d'un "record d'audience d'une émission politique depuis 15 ans".

"Je veux une société solidaire et efficace, une société d'harmonie, de cercles vertueux, de gagnant-gagnant pas une société où l'on dresse les gens les uns contre les autres"

"Je pense que mes valeurs fondamentales correspondent à ce dont la France a besoin aujourd'hui: la famille, l'éducation, la sécurisation, la lutte contre toutes les violences, la relance économique avec d'autres façons de voir"

"Je suis socialiste. Je porte des valeurs gauche parce que j'ai farouchement ancrée dans mes convictions la nécessité de lutter contre les inégalités (...) En même temps je suis moderne parce que je suis réaliste, je veux aider les entreprises à créer des activités et des emplois"


video et script de l'émission


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