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Alain Finkielkraut , philosophe ayant soutenu N Sarkozy écrit dans le Monde : 

"On ne peut pas se réclamer du général de Gaulle et se comporter comme Silvio Berlusconi.

On ne peut pas en appeler à Michelet, à Péguy, à Malraux et barboter dans le mauvais goût d'une quelconque célébrité de la jet-set ou du show-biz.

On ne peut pas prononcer des odes à l'Etat impartial et inaugurer son mandat en acceptant les très dispendieuses faveurs d'un magnat des affaires.

Contrairement à ce qu'il avait annoncé sur un ton grave Nicolas Sarkozy ne s'est pas retiré du monde pour habiter la fonction présidentielle: entre le Fouquet's, Falcon et palace flottant, il a oublié qu'il venait d'être élu président de la République.

"Pendant trois jours, il nous a fait honte"


Lire l'article dans le Monde



Merci à Roland, Jacques et Alain


"On va travailler, rénover, refonder, préparer les prochaines  échéances.

Dans chaque épreuve, dans chaque échéance politique, il faut en tirer les leçons et puis toujours regarder vers l'avenir.

Il faut rester unis, il faut prendre le temps de faire l'évaluation des choses.

Moi, je suis heureuse d'avoir donné un message d'espoir. Je sais qu'il y a beaucoup de gens déçus et tristes, je ne veux pas qu'il le soient, donc je prends ma force intérieure pour continuer à leur communiquer de l'énergie
".

Ségolène Royal

Découvrez-le ci-dessous en avant-première :


Eh bien oui.

Au risque de surprendre, je pense que Ségolène Royal a fait une bonne campagne.

Elle a perdu, c’est entendu.

Et perdu plus lourdement que ne le donnaient à penser, ces derniers mois, les prévisions.

Mais elle a perdu pour des raisons que l’on commence à bien cerner et dont je prétends, moi, qu’elles sont à son honneur.

Elle a été diabolisée, d’abord. On a beaucoup parlé - et on avait raison - de la tentative de diabolisation dont fut victime son adversaire. Mais autrement plus insidieuse, donc plus ruineuse, fut la diabolisation qui l’a poursuivie, elle, depuis ses premiers pas. Incompétente quand elle la fermait ; agressive quand elle l’ouvrait… N’ayant rien à dire quand elle prenait le temps d’écouter ses électeurs ; scandaleuse quand elle rompait le silence (les 35 heures) ou brisait les orthodoxies (ses prises de position, si courageuses, sur le nucléaire iranien ou le Darfour)… Bécassine, enfin, avant son débat avec Sarkozy ; Cruella après et, surtout, pendant - quand elle a commis le crime de lèse future majesté de l’interrompre, interpeller, ne rien laisser passer, le mettre dans les cordes… Ce n’est plus une femme, gronda la rumeur, c’est une sorcière. Ce n’était plus la douce, la maternelle Ségolène, c’était un bretteur, une tueuse - voyez ces yeux minces où passent des épées de feu ; entendez cette voix de mauvaise sirène, une octave trop haut, si dure… Ah l’increvable misogynie des Français et souvent, malheureusement, des Françaises ! J’ai aimé, moi, cette dernière image dans ce dernier débat. J’ai aimé la stature qu’elle a prise à cet instant - et la belle droiture qui émanait de son regard et de son port. Elle honorait la gauche, cette droiture. Et elle honorait la France.

Elle a livré bataille, deuxièmement, à un moment d’inflexion, mais encore, hélas, de suspens, où il devenait clair que la vieille stratégie d’union des gauches n’avait plus de chance de l’emporter mais où la nouvelle stratégie d’alliance avec le centre restait trop insolite, inédite, bref, révolutionnaire, pour passer le cap des hypothèses et retourner, réellement, les esprits. Madame Royal a dit les mots qu’il fallait dire. Elle a fait les gestes qu’il fallait faire. Peut-être, d’ailleurs, le grand débat de la campagne, celui qui restera, celui qui fit bouger les lignes en même temps que, au passage, les liturgies cathodiques, fut-il ce débat avec Bayrou dont elle a pris l’initiative et qui ouvrait, on le verra maintenant très vite, un vrai nouveau chapitre de l‘histoire politique française. Mais voilà… Il était trop tôt... On a dit, ici ou là, qu’il était trop tard, que c’est avant qu’il fallait le dire, avant qu’il fallait le faire, etc. Non, voyons. Le contraire. Il était trop tôt dans le siècle. Trop tôt dans l’histoire du pays. Sauf que c’est elle, Madame Royal, qui, trop tôt ou trop tard, l’aura fait. Sauf que, ce big bang rêvé par les uns, annoncé par les autres, c’est elle, et personne d’autre, qui l’aura osé et déclenché. Pour cela, elle restera. Pour cela, même si elle a perdu, elle a gagné.

Et puis il faut bien reconnaitre, enfin, que Nicolas Sarkozy a été bon. Vraiment bon. Je veux dire par là qu’il a su surfer, avec un mélange de talent et de cynisme non moins remarquables l’un que l’autre, sur une vague de fond dont il semble que tout le monde ait, à part lui, sous-estimé la terrible puissance. Qui, parmi les commentateurs, avait-il prévu que l’éloge d’une France qui n’a jamais commis, sic, de crime contre l’humanité puisse faire recette à ce point, douze ans après les paroles de Jacques Chirac reconnaissant, au Vel d’Hiv, notre participation au crime nazi ? Qui imaginait de tels hurlements de joie et, au fond, de soulagement, chaque fois que fut dit et redit, de meeting en meeting, que la France ex-coloniale n’était coupable de rien, qu’elle n’était en dette vis-à-vis de personne et qu’elle devait être fière, au contraire, de son œuvre civilisatrice ? Qui, encore, pouvait deviner que le traumatisme de Mai 68 fût resté si vif dans les esprits que l’appel répété à « liquider » - quel mot ! – l’héritage du « parti des voyous et des casseurs » puisse faire jaillir, lui aussi, de tels geysers de fiel, de joie triste et de ressentiment ? Madame Royal a résisté à ce discours. Fidèle à la ligne tenue, sur ces sujets, peu ou prou, par nos deux derniers Présidents, elle a tenté d’endiguer ce flot de haine et de rancune. Et, de cela aussi, je lui sais gré.

Je ne parle pas - car seul le mauvais esprit gaulois en a douté - du sang-froid dont elle a fait montre, d’un bout à l’autre de l’aventure.

Je n’insiste pas - encore que le fait fût unique dans notre histoire électorale - sur la double bataille qu’il lui a fallu mener : l’une, publique, contre son adversaire; l’autre, secrète, contre les siens.

Et je n’évoque que pour mémoire, enfin, le ton et, comme dit un poète qu’elle affectionne, le « frisson nouveau » qu’elle a fait passer dans cette vieille musique socialiste qui n’en finissait pas de mourir et qui n’attendait, peut-être, que ce salutaire coup de grâce.

Tout cela, elle l’a fait. Et il faut espérer que s’en souviennent ceux qui, à partir de ce lundi matin, vont être tentés de se livrer au petit jeu de la chasse à la sorcière ou de la production de la chèvre émissaire.

Ségolène Royal est loin d’avoir dit son dernier mot – et c’est tant mieux.

Bernard-Henri Lévy
Nicolas Sarkozy : «Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J'adore. »

Non, ce n'est pas une invention; il l'a réellement dit !

Voir l'article dans le Parisien

Victor Hugo : extrait des Châtiments, III, 4, 1853

 Ils ont voté (1) ! Troupeau que la peur mène paître

Entre le sacristain et le garde champêtre,

Vous qui, pleins de terreur, voyez, pour vous manger,

Pour manger vos maisons, vos bois, votre verger,

Vos meules de luzerne et vos pommes à cidre(2),

S'ouvrir tous les matins les mâchoires d'une hydre ;

Braves gens, qui croyez en vos foins, et mettez

De la religion dans vos propriétés ;

Âmes que l'argent touche et que l'or fait dévotes (3)

Maires narquois, traînant vos paysans aux votes

Marguilliers (4) aux regards vitreux ; curés camus (5)

Hurlant à vos lutrins : Doemonem laudamus (6) ;

Sots, qui vous courroucez comme flambe une bûche ;

Marchands dont la balance incorrecte trébuche ; [?]

Invalides, lions transformés en toutous (7);

Niais, pour qui cet homme (8) est un sauveur ; vous tous

Qui vous ébahissez, bestiaux de Panurge,

Aux miracles que fait Cartouche (9) thaumaturge (10)

Noircisseurs de papier timbré, planteurs de choux,

Est-ce que vous croyez que la France, c'est vous,

Que vous êtes le peuple, et que jamais vous eûtes

Le droit de nous donner un maître, ô tas de brutes ?

  
Ce droit, sachez-le bien, chiens du berger Maupas (11),

Et la France et le peuple eux-mêmes ne l'ont pas.

L'altière Vérité jamais ne tombe en cendre.

La Liberté n'est pas une guenille à vendre,

Jetée au tas, pendue au clou chez un fripier.

Quand un peuple se laisse au piège estropier,

Le droit sacré, toujours à soi-même fidèle,

Dans chaque citoyen trouve une citadelle ;

On s'illustre en bravant un lâche conquérant,

Et le moindre du peuple en devient le plus grand.

Donc, trouvez du bonheur, ô plates créatures,

À vivre dans la fange et dans les pourritures,

Adorez ce fumier sous ce dais de brocart,

L'honnête homme recule et s'accoude à l'écart.

Dans la chute d'autrui je ne veux pas descendre.

L'honneur n'abdique point. Nul n'a droit de me prendre

Ma liberté, mon bien, mon ciel bleu, mon amour.

Tout l'univers aveugle est sans droit sur le jour.

Fût-on cent millions d'esclaves, je suis libre.

Ainsi parle Caton (12). Sur la Seine ou le Tibre,

Personne n'est tombé tant qu'un seul est debout.

Le vieux sang des aïeux qui s'indigne et qui bout,

La vertu, la fierté, la justice, l'histoire,

Toute une nation avec toute sa gloire

Vit dans le dernier front qui ne veut pas plier.

Pour soutenir le temple, il suffit d'un pilier ;

Un Français, c'est la France ; un Romain contient Rome,

Et ce qui brise un peuple avorte aux pieds d'un homme.

 
NOTES

1.Ils ont voté ! : le plébiscite du 20 décembre 1851 devait aboutir à la naissance du second Empire. 2. Vos meules de luzerne et vos pommes à cidre : les paysans furent les premiers à se rallier à Louis-Napoléon Bonaparte, par peur d'une jacquerie, 3. Ames... dévotes : allusion aux bourgeois. 4. Marguilliers : membres chargés d'administrer les biens d'une paroisse. 5. camus : pour un nez : aplati et court. Ici, bornés, obtus. Le démon est souvent représenté avec un visage camus. 6. Doemonem laudamus : « Nous louons le démon », parodie du « Te Deum laudamus ». 7. Invalides ... toutous : Sauboul, qui avait été un des chefs de la guerre des rues en décembre 51, fut nommé au commandement des Invalides. 8. cet homme : Napoléon III, surnommé, par l'auteur, « Napoléon le petit ». 9. Cartouche : célèbre voleur et criminel du début du XVIIIème siècle. Un des surnoms, aussi, qu'Hugo attribue à Napoléon 111. 10. thaumaturge : faiseur de miracles. 11. Maupas : préfet de police en 1851 qui a participé au coup Etat du 2 décembre 1851. 12. Caton : Caton d'Utique, figure illustre de la résistance contre César ; après la mort de Pompée, il essaya de continuer la guerre en Afrique, alors que les siens l'abandonnaient. Hugo songe, ici, au personnage évoqué dans La Pharsale de Lucain.

Merci à Nadine

 

Ses tout premiers actes :

Dormir au Fouquet’s

S’envoler en jet Privé

Se ballader en yacht

Faire revenir Johnny Halliday en lui promettant qu’il va payer moins d’impôts sans attendre que la loi de finances soit votée et que les élections législatives aient lieu.

Ne participer à aucune cérémonie commémorant la fin de la seconde guerre mondiale en partant en vacances hors de France ce 8 mai 2007.

Lire la revue de presse



Save the world - Neil Young : philadelphia

Avec de superbes images de National Geogaphic
 

merci à Jean-Claude

La campagne menée par Ségolène Royal a été magnifique et son discours porteur d'espérance.

Nous continuons notre action pour avoir un maximum de députés de gauche à l'assemblée nationale.

Je renouvelle mon entier soutien et ma confiance totale en Ségolène Royal qui nous a permis de nous rassembler pour défendre nos valeurs  : humanisme, progès social, démocratie participative, fraternité, respect et dignité de chacun.

Merci à Ségolène pour sa force et sa conviction, pour cet élan qui nous a portés jusqu'ici et qui ne s'éteindra pas !

Michèle Fazilleau



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