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Conférence de presse à l'Assemblée Nationale le 11 octobre 2006 :

 TVA à taux 0 sur les énergies renouvelables :    mise en place d'une "fiscalité européenne très incitative tendant vers la TVA à taux zéro (...) en faveur des économies d'énergies et des énergies renouvelables", afin d"'abaisser de façon très spectaculaire la fiscalité" sur ces énergies et de permettre à l'Europe de tenir les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto

- Pilotage de la zone euro : lancement d' un débat sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance pour instaurer un pilotage de la zone euro par l'eurogroupe ( ministres des finances de la zone euro ), afin de permettre l'adaptation de " la contrainte budgétaire à l'objectif de création d'activités et d'emplois"

"Les gouvernements n'ont pas à être assujettis à des économistes théoriques qui ne sont responsables devant personne"     

 La Banque centrale européenne (BCE) doit "rendre des comptes, expliquer ces décisions et les justifier" par rapport à des objectifs politiques définis par l'eurogroupe.

- Conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient :   rétablissement immédiat des aides européennes à destination des Palestiniens.

"Si la famine s'installe, si le désespoir s'installe, alors la guerre civile s'installe". Personne ne doit pouvoir "compter sur cette perspective de guerre civile pour éliminer le Hamas".  Il est nécessaire de "maintenir la pression mais on ne peut pas sacrifier les peuples pour je ne sais quel résultat politique".

  - poursuite des efforts diplomatiques européens "pour contrer la menace du nucléaire militaire iranien".
-mise en place d'un  parquet européen pour coordonner les moyens judiciaires de lutte contre le terrorisme. 
- construction de l'Europe de la paix. "Aujourd'hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l'Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l'hyperpuissance américaine"

- Turquie :     "Cette question sera débattue puisqu'il y aura un référendum (...) Mon opinion est celle du peuple français. C'est le peuple français qui doit se prononcer. Le processus doit se dérouler normalement". 
Il faudra "sans doute, pour que le peuple français se prononce, avoir entre-temps apporté un certain nombre de garanties". 
"C'est évident que si la Turquie veut un jour confirmer sa candidature et entrer dans l'Europe, c'est évident qu'il faut qu'elle reconnaisse le génocide arménien"
 "On n'a pas de leçon à donner aux autres, et en même temps il faut que les choses se fassent"

- Pour une Europe de la recherche : il faut sortir du pacte de stabilité européen "les dépenses relatives à l'innovation et à la recherche".

- Pour une agriculture européenne respectueuse de l'environnement :  réorientation de la politique agricole commune et régionalisation de la gestion des aides.

- Pour une Europe des transports propres : mise en place d'une "ressource propre, par prélèvement sur les péages existants, pour financer les réseaux transeuropéens de transport".

- Pour une Europe qui protège les salariés : supprimer les aides européennes aux entreprises qui délocalisent d'un pays européen vers un autre, faire rembourser les aides publiques à celles délocalisant hors de l'Europe, et "promouvoir au sein de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) la prise en compte des critères sociaux et environnementaux". 

-mise en place de "minima sociaux européens avec un calendrier".

- une Europe pour les  jeunes : offrir à tout jeune en formation de faire un séjour d'étude dans un autre pays européen.

 

       Lire le texte complet

 

 Résumé vidéo :

 

Voir l'intégralité de la conférence de presse : 


L'envolée de Ségolène Royal dans les sondages a deux origines: son élection
à la présidence de la région Poitou-Charentes, en mars 2004, puis sa
candidature à l'élection présidentielle dont la presse a commencé à se faire
l'écho à l'automne 2005. Mais la classe politique, sourde et aveugle, n'a
rien vu venir.

Le site de la Sofres à propos de la popularité des femmes et hommes
politiques est riche d'enseignement. Avant l'élection régionale, la
popularité de Ségolène Royal, comme celle de toutes les personnalités du PS
ayant gouverné, était en train de s'effriter. Elle est remontée en flèche
après le résultat des élections régionales où la gauche avait raflé la
quasi-totalité des régions. Des raisons simples à cela. En battant la
protégée de Jean-Pierre Raffarin, Elisabeth Morin, sur ses terres de
Poitou-Charentes, Ségolène Royal devenait tout à coup emblématique, non
seulement de la victoire de la gauche, mais aussi de la leçon infligée au
premier ministre. Tous les observateurs s'accordaient en effet à constater
que la victoire de la gauche était aussi un vote de rejet contre Raffarin,
lequel était déjà usé jusqu'à la corde. Dans les premiers mois de sa
présidence, Ségolène Royal a su marquer sa différence avec la politique
régionale du premier ministre, en réduisant les dépenses, en premier lieu de
communication, la maison régionale Poitou-Charentes à Paris, les équipes de
certaines associations ou organisations satellites, etc. Dans le même temps,
elle mettait en place ses propres idées, à commencer par la fameuse «
démocratie participative », qu'elle expérimente depuis 2 ans dans les
lycées.

Quand sa candidature à la présidentielle est devenue probable, les médias se
sont emparés de l'hypothèse. Quels peuvent être les ressorts de cette mise
en avant ? Déjà, Ségolène Royal avait été redécouverte et avait bénéficié d'une
large couverture lors des élections régionales. Deuxièmement, Ségolène Royal
apparaissait comme une personnalité « neuve » en politique, ce dont
raffolent les journalistes et... les électeurs, qui depuis des années n'ont
eu de cesse de renvoyer les équipes dirigeantes à chaque élection. En face,
Nicolas Sarkozy se prétend serein face à Ségolène Royal, mais son entourage
ne cache pas qu'elle fait des ravages dans les propres rangs de la droite.

Certains se sont demandés si ce capital d'image qui reposait sur deux
leviers, la région et les médias, n'allait pas s'éroder. Mais il tient bon.
La région tout d'abord. En deux ans, Ségolène Royal a tenu ses promesses :
gratuité des manuels scolaires, animateurs culturels dans les lycées,
relance du TER, . Elle a mis en place, sous les quolibets des grands
spécialistes politiques, le budget participatif des lycées, qui a ranimé une
communauté éducative souvent apathique. Et surtout elle a défini une
priorité très forte, l'excellence environnementale. Toutes les politiques
régionales sont construites sur cette base : agriculture (promotion de l'agriculture
biologique), développement économique (création du pôle de compétitivité des
éco industries), éducation (premier lycée Kyoto autonome en énergie), etc.

Naguère snobée par les notables, là voila soutenue par la quasi-totalité des
maires de gauche (Maxime Bono, maire de la Rochelle, Alain Mathieu,
Président de l'agglomération niortaise, Joël Tondusson, Maire de
Châtellerault, Bernard Grasset, Maire de Rochefort, Alain Baudin, Maire de
Niort, .) à l'exception du fabiusien Jacques Santrot, maire de Poitiers.
Elle bénéficie du soutien d'une large majorité de conseillers généraux
socialistes. Dans sa propre équipe au Conseil Régional, seul J.F. Fountaine,
ami intime de Lionel Jospin, fait défection. Marie Legrand, vice-présidente
Verte, déclare au "Times"(13/10) : " I would like her to do nationally as
she is doing here.(j'aimerais qu'elle fasse au plan national ce qu'elle est
en train de faire ici)" Même les communistes disent en privé qu'ils ne
verraient pas d'un mauvais oeil son élection à l'Elysée. La Fédération
socialiste de la Vienne, jusqu'alors acquise à Laurent Fabius, a basculé
dans le camp hollandais à l'occasion du débat sur le traité constitutionnel
européen.

Les médias continuent à la mettre en avant, mais sans l'épargner outre
mesure. Certains auteurs s'efforcent de l'atteindre en rappelant les
difficultés rencontrées par Ségolène Royal lors de son implantation en terre
deux-sèvrienne. Mais ils ne font que souligner davantage le caractère trempé
de la députée des Deux-Sèvres, constamment réélue depuis 1988 même quand le
contexte était défavorable à la gauche.

Enfin, l'idée de nouveauté que le personnage inspire s'installe durablement.
Malgré les hordes de journalistes dépêchés à Poitiers par les médias,
majoritairement favorables à la droite, en vue de « ramener quelque chose
sur Ségolène », la Présidente du Conseil Régional continue à incarner le
changement à gauche. Elle pilote souverainement l'assemblée régionale,
apportant à chaque séance des projets nouveaux sur l'éducation ou « l'après-pétrole
 ». L'opposition UMP reste atone, laissant au Front National la seule
expression critique, comme le relève Claude Lévy dans son livre sur Ségolène
Royal et Martine Aubry intitulé « L'une enchante, l'autre pas ». Jean-Pierre
Raffarin essaie bien de décocher quelques flèches de l'extérieur, mais ses
amis du Conseil Régional, Elisabeth Morin, qui lui succéda quelque temps, le
sénateur Henri de Richemont ou encore le fidèle raffarinien Dominique
Clément se montrent incapables de toute contestation ni de toute contre
proposition au sein de l'assemblée régionale..

Les Français attendaient une offre politique nouvelle. Les dirigeants
historiques de la gauche, pétrifiés par l'échec du 21 avril, n'ont pas su y
répondre. C'est donc une nouvelle venue, ignorée par les élites parisiennes,
qui a su l'incarner et ainsi gagner la confiance populaire. Certains ont
bien du mal à l'admettre, mais pourquoi n'ont-ils pas réagi plus tôt ?
Pourquoi avoir tardé à intégrer dans leur démarche politique l'extraordinaire
soif de participation citoyenne, qui s'est exprimée notamment pendant la
campagne référendaire ? Pourquoi remettre à plus tard la question
environnementale ? Pourquoi se contenter de discours globalisants, alors que
les Français attendent des réponses concrètes, pas des promesses de miracles
auxquels ils ne croient plus ?

Sous le vent du cyclone, le Parti Socialiste est quelque peu bousculé. Les
repères bougent, les fractions éclatent. Enfin, la rénovation réclamée par
Arnaud Montebourg devient possible. C'est insupportable pour les écuries
présidentielles qui se préparent depuis le début des années 90. Mais c'est
vécu positivement par beaucoup de Français de gauche qui attendent depuis si
longtemps que l'on se penche vraiment sur leurs problèmes et qui aimeraient
retrouver un peu le goût de l'espoir.

Par Pictavio

 Extraits de la Profession de foi de Ségolène Royal dans le cadre de la procédure pour l'investiture du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle.

 Chères, chers camarades,

Au moment où je soumets ma candidature à vos suffrages, je voudrais vous dire à quel point je ressens ce mélange de gravité et de bonheur.

En effet, si vous en décidez ainsi, vous me confierez la plus belle des missions, celle d'incarner le changement et l'ardent devoir de victoire, en donnant aux Français un désir d'avenir.

Ce sont les socialistes qui peuvent accomplir l'audacieuse révolution de porter une femme à la tête de l'Etat et de parachever ainsi leur idéal de parité et de modernité.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Beaucoup de Français ont le sentiment de ne plus être ni écoutés ni compris. La rénovation des méthodes, l'exigence d'écoute et de participation, les réformes précises et crédibles, les réponses apportées aux inquiétudes des catégories populaires détermineront non seulement le résultat pour gagner, mais surtout la confiance pour réussir.

Forts de nos convictions socialistes, nous sommes capables de rassembler toute la gauche et de mobiliser les Français.

Nous croyons, nous socialistes, que la globalisation financière appelle le renforcement de l'Etat : c'est la droite qui fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics.
Nous croyons, nous socialistes, que l'angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité : c'est la droite qui, par ses choix, fabrique de l'insécurité sociale.
Nous croyons, nous socialistes, que la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales n'est pas une fatalité : c'est la droite qui affaiblit la République et porte atteinte au pacte social et à la laïcité.(...)

« Refuser le cercle de fatalité, le cercle de fer » disait Jaurès. C'est d'abord cela, le socialisme : s'arracher à la pesanteur des habitudes, porter une exigence de justice et de transformation sociale, garder au coeur une révolte vive.(...)

Je n'oublierai jamais l'allégresse de la campagne de 1981. J'ai eu la chance d'y participer, puis de travailler à l'Elysée tout au long du premier septennat de François Mitterrand.

Elue députée sans discontinuer depuis 1988 d'une circonscription rurale, je me suis battue pour l'égalité des territoires, affrontant le poids des conservatismes.

Dans mes fonctions ministérielles, je crois avoir démontré ce que signifie la morale de l'action et de l'efficacité.

Ministre de l'Environnement, j'ai agi avec fermeté contre les lobbys (loi sur l'eau et sur les déchets), mené des négociations âpres, notamment au Sommet de la Terre de Rio, et déjà soutenu les énergies renouvelables.

A l'Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l'accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l'intégration des enfants handicapés.

A la Famille, j'ai refondé une politique de gauche, réformé l'accouchement sous X, reconnu l'association des parents gays et lesbiens et favorisé la parité entre les deux parents, avec le congé de paternité.

Présidente de Région, après avoir battu l'équipe de Jean-Pierre Raffarin, j'agis avec une majorité de gauche pour renforcer les solidarités, libérer les énergies et faire vivre une démocratie participative. Et j'en tire chaque jour la conviction qu'il faudra aller jusqu'au bout de la décentralisation.
(...)
Ensemble, nous mériterons la confiance des Français et nous accomplirons ce changement profond qu'ils attendent : un pays créatif et accueillant à tous les siens et fier de sa diversité ; un Etat au service des citoyens garant d'un ordre social juste et de sécurités durables.

Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C'est notre projet, c'est notre bien commun.
De toutes les perspectives exigeantes qu'il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions :

- Pour l'emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d'achat car la justice sociale n'est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la recherche et l'innovation, en choisissant résolument l'excellence environnementale, riche d'activités et de métiers nouveaux.

- Pour le pouvoir d'achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix.(...)

- Pour l'école : l'égalité réelle, c'est de tenir pour tous les élèves la promesse républicaine de réussite. C'est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c'est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C'est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l'augmentation de la présence adulte dans les établissements. (...)

- Pour l'excellence environnementale : je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète, la gestion de l'eau, la priorité aux énergies renouvelables, le développement des transports propres, le traitement des déchets et la mise en place d'une véritable fiscalité écologique.

- Contre la violence : nous devons être lucides et implacables contre toutes les délinquances et contre toutes les causes qui conduisent aux comportements délinquants. Ce sont nos concitoyens les plus démunis qui en sont les principales victimes ; ceux qui souffrent ne doivent plus être abandonnés à leur sort.

Avec vous, je veux une France qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.(...)
Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l'exemple, pour construire ainsi, également, une politique d'immigration partagée.(...)

Voilà ce que je vous propose de réaliser ensemble.
Voilà le sens du combat que je suis prête à conduire avec vous.

Fidèlement.

Ségolène ROYAL

lire la profession de foi en entier

  • Un besoin de dispositions simples et rapides à mettre en place : baisser le seuil des 50 salariés minimum nécessaires à l'entrée de délégués syndicaux dans l'entreprise, remettre l'histoire sociale et le rôle du syndicalisme dans les programmes scolaires, faciliter la mise à disposition des données financières dans les très petites entreprises, obliger les grandes entreprises à déléguer un cadre dirigeant en responsabilité sur chaque site, permettre la représentation syndicale regroupée pour des entreprises sur un même site ou pour des branches professionnelles spécifiques et rendre l'Etat patron, patron exemplaire
  • Une expression forte de l'urgence du renouveau du dialogue social : qu'il soit réel, que la parole des salariés, à travers les syndicats, soit effectivement prise en compte, que l'écoute de façade soit remplacée par une écoute profonde et conséquente, avec une vraie posture de négociation et des interlocuteurs en de pleine qualité, mais comment faire? 
  • Une nécessité : nous retrouver le 25 octobre pour poursuivre nos discussions.

lire la suite  

 

Regarder le reportage sur France 3 ( début 3mn après le démarrage de l'émission )

 

Le site Désirs d'Avenir national www.desirsdavenir.org   est rénové, plus clair et plus complet  :  les recherches sont facilitées, de nouvelles rubriques ont été ajoutées, et notamment la synthèse des positions de Ségolène Royal sur différents sujets :

 

 >L'environnement
> Les OGM
> L'après-pétrole
> Le travail
> La sécurité
> La République du respect
> La Révolution démocratique
> Le co-développement
> L'immigration

 

Extrait du livre Ségolène Royal décryptée de AàZ dont l'auteur Laurent Pfaadt établit un portrait
qui ne verse ni dans la complaisance ni dans la critique facile , appuyé par les principales
déclarations de Ségolène ROYAL :
 "Les prises de position de Ségolène ROYAL sur les délocalisations ne datent pas d'hier .
Déjà en 1996 dans son ouvrage la vérité d'une femme , Ségolène ROYAL  s'élévait contre ce phénomène
" Peut-on accepter plus longtemps le cynisme de la logique boursière, récemment illustré par cette action Moulinex qui monte de 21% dès que la suppression de 2600 emploi est annoncée?..D'autres
règles doivent être inventées et vite ." Dix ans ont passé mais son opposition aux délocalisations est restée la même. Ainsi Ségolène Royal ne manque pas de dénoncer les effets néfastes de la bourse qui , selon elle, entraîne des suppressions d'emplois ou le bas coût du travail qui permet aux entreprises de faire fabriquer leurs produits en Chine plutôt qu'en France. " la mondialisation ne prive pas l'état de sa responsabilité" affirme t elle . Au contraire ! Pour que la France n'ait plus peur de la mondialisation il faut renforcer le rôle de la puissance publique  pour lutter contre les précarités et inventer de nouvelles sécurités , empêcher les délocalisations purement financières anticiper et accompagner les mutations , et aider les entreprises à innover et à créer les emplois de demain ".
 
En 1996 Ségolène Royal se battait déjà sur ce sujet, quand on pense que dix ans plus tard notre département de Vienne est des plus sinistrés dans le domaine de l'emploi ,j'ai une pensée toute particulière pour ces ouvriers et ouvrières de Domoform et Aubade qui sont laissés pour compte sur le bord de la route pour de tels intérêts financiers .
Ayons confiance en SEGOLENE  qui depuis son arrivée à la tête de la Région , scandalisée par l'attribution jusqu'en 2003  de 230000 euros versés par les contribuables de la région, a supprimé dès son arrivée cette subvention à cette compagnie aérienne Ryanair qui réalise des bénéfices importants . Là aussi les critiques sont allées bon train à son encontre . Malgré tout son courage reste intact puisqu'elle nous annonce qu'elle continuera à protéger les contribuables régionaux contre toutes les formes de gaspillage et les abus de subventions injustifiées .
 
Ségolène Royal a reçu le 9 octobre les ouvrières d'Aubade pour leur apporter un soutien dans la préparation de leur dossier : "Une entreprise qui fait des bénéfices ne peut licencier massivement"
 
Par Michel adhérent Désirs d'Avenir 86
La machine à gagner, la machine à perdre

Pour  gagner des parts de marché,  il faut  comprendre que rien n'est  acquis d'avance, et  améliorer sans cesse son produit pour le maintenir au top. Il ne faut  jamais croire qu'il n'y a plus d'évolutions possibles. Il faut être perfectible, et inculquer ce principe à toute son équipe. Il faut investir, et  sans relâche aller chercher les clients, présenter, expliquer, convaincre, être transparent, et  au prix de tous ces efforts, on peut espérer gagner de  nouveaux clients.

Ségolène Royal applique toutes ces règles en politique, et la machine à gagner est en marche : près de 100.000 nouvelles adhésions au PS, soit le doublement des membres, grâce notamment  à sa démarche « Désirs d'Avenir ».

Certes il existe encore des mondes protégés où tout se passe différemment, où il suffit d'être là et d'attendre son tour sans se fatiguer,  où grâce à quelques « ententes »  les contrats sont acquis d'avance avec des clients  pas trop regardants, ni trop exigeants, pour peu qu'on les invite à des cocktails ou des séminaires exotiques et qu'on sache faire des discours prédigérés. Mais ces mondes appartiennent au passé, et concernent des générations en fin de vie.  Et lorsque de plus en plus de clients portent  leur choix vers une autre offre, il faut savoir en tirer les enseignements avant qu'il ne soit trop tard. La bonne attitude est alors d'adopter les méthodes du concurrent ou de travailler avec lui au risque  de lancer la machine à perdre. En politique, Les « Eléphants du PS » seraient bien inspirés de le comprendre.

Nul doute que Ségolène Royal  n’a pas attendu passivement que ces adhésions tombent dans l’escarcelle du PS, et qui d’autre qu’elle pourrait s’approprier cette première victoire ? et qui peut prétendre  aujourd’hui que sans elle, le PS peut vaincre la droite ?

Il serait temps de réaliser qu'il n'y a plus de monde protégé en politique

 Par Olivier, adhérent Désirs d'Avenir 86

Ségolène Royal est intervenue le 7 octobre devant le conseil national du Parti Socialiste.

Rassembler les socialistes, c'est tout simplement d'abord, le projet. Cette campagne interne, mais aussi cette bataille, demain, doivent servir à mettre en valeur le projet et à le faire connaître aux Français. C'est pourquoi je voudrais revenir sur les leviers de ce projet, m'exprimer sur les enjeux de l'élection présidentielle et évoquer la bataille contre la droite.

Exercer le pouvoir avec autorité et sérénité, écouter pour agir juste   :  Il y a un vécu quotidien de la violence, une saturation qui appelle une vigilance permanente, et qui fait que les Français les plus exposés à la violence rejettent les autres. 

Passer d'une démocratie de rejet à une démocratie de projet    :                 La campagne sera participative, non pas parce que les citoyens ne veulent plus assister, immobiles, à des meetings, ou simplement prendre des tracts. Ils ont soif de participer, ils ont soif de compter pour quelque chose, et notre rôle sera de remettre le peuple au coeur du projet des socialistes. C'est comme cela que nous réussirons à construire le pacte social, et à rassembler la gauche. C'est comme cela, aussi, que nous donnerons la conviction que la volonté politique a un sens et qu'elle pourra agir juste. C'est la condition pour passer d'une démocratie de rejet à une démocratie de projet. La dénonciation de la droite ne suffira pas. Sinon, il y aura des désillusions, et des prises de distance. 

Alors tout dépend de nous, personne n'y arrivera seul, tout dépend de notre courage, de notre sens des responsabilités, de notre volonté, de notre capacité à écouter et à imaginer, de notre intelligence collective. Les Français, si nous le méritons, ne demandent qu'à nous faire confiance. Aidons-les à comprendre notre époque pour que la France saisisse toutes ses chances.

La video intégrale de son intervention :

                                                     

 

   Lire l'intégralité de son intervention

Ségolène Royal répond à l'économiste Thomas Piketty dans les colonnes du Nouvel Observateur du 5 octobre 2006 :

"D'une élection présidentielle comme celle de 2007, nos concitoyens
attendent davantage qu'un catalogue exhaustif, fût-il excellent :
des garanties sur la manière dont on s'y prendra pour régler les
problèmes avec eux. Voilà pourquoi ces engagements concrets que vous
appelez de vos voeux sont, à mes yeux, de méthode autant que de
contenu."

L'école : S'il est un domaine où le déni de réalité ne passe plus, 
c'est bien l'école. L'égalité des chances est pour partie un leurre, 
et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et 
spatiales. Malgré le dévouement des personnels, malgré l'espérance 
des parents, malgré des réussites qui démentent le déterminisme 
social. Le scandale n'est pas de le dire, mais de laisser faire. Il 
faut donc poser sans hypocrisie la question de l'égalité réelle et de 
la qualité de l'offre scolaire sur tout le territoire. Il n'existe 
pas de recette miracle, mais des manières de faire plus efficaces que 
d'autres, qui supposent d'agir conjointement hors l'école et dans 
l'école : en aidant les familles, en améliorant les conditions de vie 
des élèves et de travail des enseignants, en permettant à 
l'institution de réussir sa mutation inachevée.
La suite :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=30&a=64

  La protection sociale :  Notre système par répartition est un 
contrat fondé sur un partage du temps entre vie professionnelle et 
retraite. Il doit être équitable entre les générations et au sein 
d'une même génération. L'allongement de la vie - un trimestre de plus 
tous les ans - est une bonne nouvelle, mais nos régimes de retraite 
ne peuvent ignorer cette évolution démographique : d'ici à 2050, les 
plus de 60 ans seront deux fois plus nombreux. Pour aborder de façon 
sereine le partage entre activité et retraite de cette augmentation 
de la durée de vie, il faut le plein-emploi car trop de salariés ont 
des carrières incomplètes et trop de jeunes doivent attendre des 
années avant d'entrer dans la vie active. Il faut aussi tirer toutes 
les conséquences de la pénibilité du travail.
La suite :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=30&a=67

  Les impôts : Oui à votre description de l'opacité contre-performante 
de nos impôts ! Faire reposer les cotisations employeurs sur 
l'ensemble de la richesse produite - la valeur ajoutée - plutôt que 
sur les seuls salaires a effectivement un sens pour le financement de 
prestations universelles (famille, maladie). Ce serait le pendant, 
côté employeurs, du basculement sur la CSG des cotisations maladie 
des salariés, réalisé en 1997. En déconnectant le coût de l'embauche 
pour l'entreprise du financement de la protection sociale, l'objectif 
est de favoriser l'emploi mais sans pénaliser la croissance. Cette 
réforme n'est pas simple à mettre en oeuvre, et c'est sans doute 
pourquoi, entre 1997 et 2002, elle n'a pas été réalisée. Je crois, 
pour ma part, que le travail ne doit pas être plus taxé que le 
capital et qu'en matière fiscale les bonnes mesures combinent la 
lisibilité, la justice sociale et l'efficacité économique.
La suite :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?da=30&a=68

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