Qui pourrait raisonnablement contester l’ampleur du mouvement d’opinion qui s’est manifesté autour de Ségolène
Royal ? Dix sept millions de Français lui ont fait confiance !
En dépit de quelques éléphants qui se sont complu, lors de la campagne de désignation, en allusions dissuasives, en petites
phrases de mise en doute de ses « compétences ». En dépit aussi d’éléphanteaux diffusant une cassette sauvage sur l’école ou organisant quelques sifflets anti-Ségolène au Zénith… En
dépit encore de ces « ténors » qui, s’estimant dépossédés de leur « dû », ont fait campagne en traînant les pieds, tandis que la droite et les médias reprenaient avec
gourmandise leurs arguments sur les prétendues « bourdes » de pré-campagne de leur « propre » candidate ! Ce fut comme une folle tentative
d’autodestruction d’un parti par ses propres notables, abusant du pouvoir que le jeu malsain des écuries et des clans leur avait attribué, tentative poursuivie au
lendemain du scrutin par la publication de livres-pamphlets vengeurs signés d’irrascibles plumitifs …
Et la folie perdure, à voir contester aujourd’hui à celle qui a porté bien haut la confiance et les espoirs des socialistes il y a
quelques mois, le droit même de se manifester ! En fait, elle gêne ces quelques notables d’appareil et de clans qui rêvent de la voir s’effacer… Au moment où le PS est jugé inaudible, où le
besoin de leadership se fait cruellement sentir, où Sarkozy commence à lasser, au moment où il serait avisé de nous consacrer ensemble à préparer l’échéance de mars
prochain !
Comment un parti de gouvernement peut-il
continuer à fonctionner de la sorte, alors qu’une large part des énergies est consacrée à d’aussi vaines et destructrices polémiques internes, et ceci à la grande satisfaction de la droite ?
Dire que cela dure depuis 2004… Dire que cela est devenu pratique courante dans un parti socialiste où l’action collective devrait prévaloir sur les intérêts personnels …
En ce début d’année, au delà de l’adversité dont nous avons le sentiment qu’elle nous accable, qu’il me soit permis
d’adresser à mes amis socialistes un message d’espoir :
"Ne nous décourageons, le combat ne s'arrête jamais : vivre, c'est
lutter ! "
Soyons assez forts pour
rejeter sans ménagement petitesses et "règlements de comptes". De telles dérives sont si injustes, elles nous ont coûté si cher !
Soyons assez
forts pour remettre clans, éléphants et éléphanteaux à leur place, ils ne sont une garantie, ni de modernité, ni de rénovation … C’est
nous, les militants, qui avons majoritairement choisi et soutenu Ségolène Royal : elle s’est battu courageusement, elle a honoré notre choix et largement ouvert la voie à la rénovation.
Elle dispose de notre confiance et nous n’accepterons pas de voir remis en question notre choix tous les six mois !
Soyons assez forts pour ouvrir
grandes les portes et refonder la gauche, pour aider Ségolène à conforter son leadership et poursuivons ensemble le combat engagé.
C’est à l’intérieur du PS que se joue sa reconstruction, aussi faisons
nous un devoir d’y être le plus nombreux possible et d’y faire prévaloir notre détermination !
Gérard Denecker
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